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	<title>Archives des Différences religieuses - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Différences religieuses - Soufi Inayat Khan</title>
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		<title>Le paradis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Jun 2025 10:34:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa]]></category>
		<category><![CDATA[Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin de l'idéal]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de l'attitude]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le paradis, aujourd’hui, ne jouit pas d’une grande popularité.  La majorité des gens y pense très peu. Il n’en a pas toujours été ainsi.  Il y eut des époques où les gens y pensaient au contraire énormément, où ils se réjouissaient d’y aller, où c’était une préoccupation pour tout le monde.  Aujourd’hui, il y a [&#8230;]</p>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure style="height:171px; padding-top:0;padding-bottom:0;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="282" height="440" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="border-radius:26px;height:171px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg 282w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1-192x300.jpg 192w" sizes="(max-width: 282px) 100vw, 282px" /></figure></div>



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<p class="has-text-align-left" style="padding-top:0;padding-bottom:0">Le paradis, aujourd’hui, ne jouit pas d’une grande popularité.  </p>



<p class="has-text-align-left" style="padding-top:0;padding-bottom:0">La majorité des gens y pense très peu.</p>
</div>
</div>



<p>Il n’en a pas toujours été ainsi.  Il y eut des époques où les gens y pensaient au contraire énormément, où ils se réjouissaient d’y aller, où c’était une préoccupation pour tout le monde.  Aujourd’hui, il y a peu de personnes qui y croient et qui pensent en jouir un jour, ou bien qui doutent d’y être admises.  Mais il est certain que les conceptions que l’on se faisait jadis du paradis ont joué un grand rôle dans les divergences religieuses. Il était question de savoir si l’on était ou non prédestiné à y aller, ou à aller dans un autre lieu. Ou encore de savoir s’il y avait quelque chose qui pouvait changer cette destinée. Tout le Moyen-Age et la Réforme ont agité ces questions. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le paradis sur terre</strong></h4>



<p>Aujourd’hui l’on n’y pense plus guère. Et c&rsquo;est sans doute parce que l’on estime que le paradis tel que la religion nous l’a dépeint n’est guère intéressant et qu’il n’est pas tellement souhaitable d’y aller.  Et puis, il est très difficile d’imaginer aujourd’hui que le paradis est un lieu dans l’au-delà où l’on trouverait tout ce que l’on souhaite.  Pourquoi ?  Parce qu’aujourd’hui l’existence matérielle offre tant de possibilités diverses qui n’existaient pas autrefois. C&rsquo;est ainsi que notre attention, nos désirs, sont plutôt orientés vers celles-ci. </p>



<p>Pour beaucoup de gens, le paradis se trouverait plutôt dans des conditions de vie, de santé, de confort matériel, de distractions, que l’on devrait trouver ici-bas.  Ainsi, l’on pense que s’il doit exister un paradis, l’on doit faire des efforts pour l’amener ici-bas.  L’on espère qu’il viendra un temps où le monde sera différent de ce qu’il est aujourd’hui. L’on croit au perfectionnement de l’être humain, de sorte que tout sera parfait dans un lieu où chacun produira, où il y aura toujours des créations d’art, de beauté, où la maladie disparaîtra, où l’on vivra très vieux. Si vieux qu’un moment viendra où l’on ne souhaitera plus être dans ce monde.</p>



<p>Et ne croyons pas que seuls les esprits naïfs pensent ainsi.  On trouve des ouvrages écrits par des gens cultivés qui parlent d’un paradis sur la terre. Et le nombre de ces ouvrages (que les encyclopédies connaissent sous le nom d’utopies) est très grand.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le bien et le mal</strong></h4>



<p>En réalité le paradis existe, il n’y a aucun doute à ce sujet.&nbsp; Mais il peut être sur cette terre tout aussi bien qu’il peut ne pas être.&nbsp; Il est sur cette terre pour quelques rares êtres, et pour le plus grand nombre, il n’y est pas.</p>



<p>Les Écritures nous disent que Dieu a placé l’homme dans le paradis et que l’homme a trouvé moyen d’en sortir.  Pourquoi ?  Les Écritures nous disent encore que Dieu interdit à l’homme de manger le fruit de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. Pourtant c&rsquo;est ce que l’homme fit et il ne pût rester au paradis. </p>



<p>Dans le Gayan nous lisons&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Dieu fit l’homme, et l’homme fit le bien et le mal.</p>
</blockquote>



<p>C’est, exprimée autrement, la même idée.  Au moment où nous découvrons le mal, le paradis est perdu pour nous, la vie devient une peine, un labeur.  Pour les uns, un reste de paradis subsiste, pour les autres il n’existe pas du tout. Et il y a aussi des êtres pour qui cette terre est le contraire du paradis, des êtres pour qui la vie n’est que brûlure constante et qui sont consumés tous les jours.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le paradis hors de la sphère terrestre</strong></h4>



<p>Le paradis existe hors de cette sphère terrestre, dans une autre sphère pleine de bénédictions.  C’est de celle-ci que Pîr-o-Murshid Inayat Khan a parlé en expliquant la légende biblique de Loth qui s’échappa avec sa famille de la Ville condamnée et se réfugia dans les cavernes des montagnes.  C’est l’expérience de l’âme dans son voyage spirituel où elle arrive à un plan où tout est beauté, intelligence, joie.  La joie y est si grande que l’âme aime rester un certain temps sur ce plan. Cette joie est si grande que l&rsquo;âme y reçoit l’Inspiration, le Message de Dieu.  Dante a écrit : « C’est là que la vie du Christ a commencé ».  Et ce plan est aussi appelé le Plan de la Beauté.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le péché</strong> <strong>et le</strong> <strong>paradis </strong></h4>



<p>Mais pour en revenir à la terre, le paradis peut-il exister&nbsp;?&nbsp; Il existe en proportion de notre conscience du Beau, et n’existe pas en proportion de notre conscience du mal.&nbsp; Il y a des êtres pour qui il reste peu de mal, et il y a des êtres pour qui il y en a beaucoup.</p>



<p>Il est dit dans les Epîtres du Nouveau Testament que le péché vint par la loi.&nbsp; Qu’est-ce que la loi&nbsp;?&nbsp; La distinction entre le bien et le mal&nbsp;: « Tu feras ceci parce que c’est bien, tu ne feras pas cela parce que c’est mal ».&nbsp; C’est cette distinction qui est péché.&nbsp;</p>



<p>Par exemple, combien d’êtres sont punis parce qu’ils se sont approprié ce qui n’était pas à eux.  La honte, le châtiment, l’inquiétude, la prison, le déshonneur, sont la peine qu’ils ont encourue.  Et par ailleurs, il y a au Groenland, des hommes si simples qu’ils ne reconnaissent pas qu’une chose puisse appartenir à une personne. Et quand ces êtres simples viennent habiter parmi les Danois, ils font la même chose que chez eux, ils prennent les objets et s’en servent.  Il ne les considèrent pas comme la propriété de quelqu’un.  On leur dit : « Cela n’est pas à vous ».  Mais ils sont si doux et si naïfs que l’idée du péché, de la honte leur est étrangère. Pour eux, la souffrance de ce péché n’existe pas. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La tendance à voir le mal</strong></h4>



<p>Mais je ne veux pas dire par là que la propriété individuelle soit un mal en soi. Simplement toutes les formes de vie offrent ces deux côtés opposés : le bien et le mal et l’homme marche entre les deux.  Il peut s’habituer à voir le mal, à voir partout des fautes, à voir les travers des autres et à ne pas pouvoir les supporter.  Et l’homme est ainsi fait qu’il voit le mal d’abord chez les autres et que ce n’est qu’ensuite qu’il le voit en lui-même.  Et à cause de son amour-propre, il se dit : « Je vois de nombreuses fautes chez les autres, mais ce que je vois en moi est moins grave que chez les autres ».  Car l’homme n’imagine généralement pas ses fautes comme il voit celles d’autrui.</p>



<p>La vie passe constamment devant nos yeux et mène son train autour de nos oreilles. Nous voyons et entendons toutes sortes de choses. Et celui qui y voit constamment le mal se place en enfer. Il y trouve nuit et jour ce qu’il ne peut supporter et il éprouve la piqûre de toutes ses épines. Il en souffre beaucoup.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Regarder ce qui est beau</strong></h4>



<p>Il y a une autre disposition et une autre habitude que l’on peut se donner à soi-même : elle consiste à regarder ce qui est beau.  D’abord, à voir le beau qui s’impose de lui-même, qui éclate devant nos yeux, que l’on est forcé de reconnaître et à s’en délecter.  Ensuite, il y a tout un chemin à suivre et ce chemin est le chemin de l’idéalisme.  Celui qui s’engage dans ce chemin voit ce qui est beau. Ensuite il tâche de lui ouvrir de plus en plus ses yeux et son cœur, puis il l’embellit encore par l’imagination.  Car il faut d’abord une pleine perception de la beauté pour la contempler, pour lui ouvrir son cœur et son esprit. </p>



<p>Tel est le chemin de l’idéalisme : c’est une conception que l’on forme en soi. Il ne faut pas s’en départir car la tendance de la personne idéaliste, lorsqu’elle voit une chose qui n’est pas aussi belle qu’elle le souhaite, est de se sentir désappointée.  Si elle se dit : « Je me suis trompée, les choses sont décevantes, quelle déception !  Ce n’est absolument pas ce que je croyais », elle s’égare hors de son chemin.  Mais si elle garde son idéal devant elle, son cœur en jouira d’abord pour lui-même. Et ensuite ce sera le seul moyen pour elle d’arriver à transformer cette chose moins belle en une chose plus conforme à son idéal de beauté. </p>



<p>Ainsi, il faut d’abord voir le beau dans ce que la vie vous amène. Par exemple dans une belle fleur, dans un beau jardin. Ensuite passer sur les choses que l’on ne trouve pas belles pour s’absorber en ce qui est beau.  Ce chemin est un développement en soi et ses effets sont précieux.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’éducation devrait montrer la beauté</strong></h4>



<p>On n’obtiendra jamais ce développement ni ces effets en observant seulement les fautes, en voulant les éloigner et en luttant contre elles.</p>



<p>Lorsqu’on en vient à l’éducation des enfants et même lorsqu’il s’agit de l’entraînement des masses, il est infiniment préférable de leur montrer ce qui est beau, ce qui peut les élever. Contempler la beauté est un moyen infiniment meilleur que de faire voir les fautes et de les agiter à tout moment devant les yeux des gens. </p>



<p>Bien souvent, dans l’idée de diminuer les défauts de l’humanité, nous voyons réclamer dans les journaux des sanctions exemplaires.  « Pourquoi les délits augmentent-ils ?  -écrit-on- c’est parce qu’on ne punit pas assez sévèrement ».  Mais de cette façon l’on n’arrivera à rien.  La crainte du châtiment a très peu d’effet sur l’homme parce que l’homme ne souhaite pas le mal au moment où il le commet. Il ne le voit pas. Il est seulement aveuglé soit par son impulsion du moment soit par l’objet qu’il désire obtenir par son action.  Mais le châtiment, ou la crainte du châtiment, se manifeste ensuite : il sent qu’il est coupable, même si personne ne le découvre et qu’il n’encourt pas de punition extérieure.  S’il a commis une mauvaise action, il pourra rester extérieurement maître de lui. Mais s’il est lucide, il verra qu’il a intérieurement perdu l’équilibre.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La perte d&rsquo;humilité </strong></h4>



<p>Le meilleur moyen d’empêcher l’être humain de commettre des actions indésirables est de l’aider à fortifier sa volonté et surtout de lui donner l’impression du bien qui est aussi le beau. Car ce que nous appelons « bien » et « vertu », ce sont des reflets de la beauté.  Hazrat Inayat Khan disait souvent dans ses conférences qu’aujourd’hui, plus il y a de prisons, plus il y a de prisonniers et plus il y a de tribunaux, plus il y a de cas à juger.  Et quand on lui demandait : « Mais que faire de ceux qui sont condamnés ? », il répondait : « Il faudrait leur pardonner ».</p>



<p>Murshid Inayat Khan dit encore que l’on peut s’habituer ou bien à voir tout en mal, ou bien à voir la beauté partout et que c’est un très petit changement d’attitude, comme de tourner la tête à droite ou à gauche.  Comment en vient-on à voir le mauvais côté des choses ?  L’être qui commence à ouvrir davantage qu’auparavant ses yeux sur la vie voit davantage de mal. Souvent, cette vision le fascine et au contraire de se détourner de ce mal et d’embellir sa vision il ne peut plus lui échapper.  Il dit alors : « Le mal est quelque chose que je ne puis pas supporter ». Puis à force de le dire, il s’en fait une vertu et par là finit par perdre toute humilité. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le manque de perfection</strong></h4>



<p>Mais sommes-nous donc des perfections ?  Y a-t-il quelqu’un qui puisse dire : « Je suis libre des défauts que je vois chez un autre ? »  Si nous n’avions pas en nous une parcelle de ce même défaut, nous n’en parlerions même pas.  Devant une petite fille anglaise on parlait d’hypocrisie.  Elle n’avait jamais entendu ce mot.  « Qu’est-ce que cela signifie -demanda-t-elle- est-ce que moi je n’en ai pas ? ».  En effet, elle était trop petite pour avoir développé cette tendance. </p>



<p>Quand l’être humain n’a pas un certain défaut, le voir chez les autres ne l’offusque pas.  Si nous devenons coléreux, intolérant envers une personne qui nous semble fautive, c’est par aveuglement. Car si nous nous regardons nous-mêmes, nous découvrirons un petit grain de ce défaut qui nous semble une montagne chez les autres.  Se rendre compte de cela est un grand avantage.  Cela peut permettre à la montagne que nous voyions auparavant chez l’autre de se changer en un petit grain de poussière si imperceptible que l’on ne parlera plus de ce défaut.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La tendance à juger</strong></h4>



<p>Il y a aussi des cas où un être qui nous est cher souffre à cause du défaut d’une autre personne.  Alors, nous sommes indignés, nous avons tendance à accuser cette autre personne et à nous justifier de cette accusation en disant : « N’ai-je pas raison d’en vouloir à cette personne de ce défaut qui offense quelqu’un qui m’est cher ? ».  En cela il y a sans doute de l’altruisme, une part d’amour, mais l’intolérance est l’intolérance.  Sommes-nous juges ?  Peut-être que ces deux êtres ne désirent pas notre intervention.  Et il se peut aussi que par notre intervention l’être à qui nous voulons du bien soit éloigné de l’autre personne. Et peut-être cela signifie-t-il un obstacle dans le chemin qu’il est destiné à suivre, et une plus grande peine.  </p>



<p>Le Christ a dit :</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Ne jugez pas. </p>
</blockquote>



<p>Nous ne sommes pas appelés à intervenir dans la vie des autres, à moins qu’ils ne nous demandent de le faire, ou que nous en ayons la responsabilité comme dans la vie des enfants.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Trouver le bonheur en soi-même</strong></h4>



<p>Nous pouvons lire dans «&nbsp;La Coupe de Saki&nbsp;»&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>«&nbsp;Le bonheur, c’est penser ou faire ce que l’on considère comme beau.&nbsp;»</p>
</blockquote>



<p>C’est une parole très profonde.  Nous cherchons tellement le bonheur en pensant qu’il consiste en mille choses !  Et de plus nous pensons qu’on doit nous l’apporter.  Mais en réalité le seul bonheur qu’il y ait est celui que nous pouvons trouver en nous-mêmes.  Et il consiste en la vision intérieure de la beauté et en son expression dans nos pensées et dans nos actes.  Le premier pas dans ce chemin est de connaître la beauté et de la contempler.  Quant à voir des fautes et des défauts, on ne peut s’en empêcher et il ne serait pas souhaitable de se cacher les yeux.  Et puis, sans ces défauts la vie serait incomplète. Cependant, il est important de comprendre le pourquoi de ces ombres, la raison de leur existence.  Et lorsque nous aurons compris ce pourquoi, toutes nos rancunes, tout notre ressentiment se dissiperont. </p>



<p>Supposez que quelqu’un vive dans une maison privée de tout ensoleillement la plupart du temps et plongée dans l’ombre.  S’il ne voyait aucune cause à cela, il se tourmenterait et se désespérerait.  Mais s’il se rend compte que l’on a construit cette maison à côté d’une montagne, il trouvera la chose naturelle. Il comprendra et sans doute s’arrangera-t-il pour aller vivre ailleurs.  Quand nous comprenons la raison des choses qui nous paraissent désagréables ou fautives, même une calomnie pourra venir frapper notre cœur, choquer notre esprit et nous pourrons néanmoins l’oublier.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Se nourrir de beauté</strong></h4>



<p>En contemplant constamment la beauté on rassemble en soi et on attire autour de soi tout ce qui est beau et l’on se transforme en beauté.  Vous vous souviendrez certainement de cette comparaison de Pîr-o-Murshid : celle de la chenille qui vit au milieu des fleurs et des feuillages. En devenant papillon, elle a des ailes de la couleur des feuilles et des fleurs dont elle s’est nourrie.  Et Inayat Khan ajoute : « Telle est l’âme qui se nourrit de beauté ».  Elle est destinée à reproduire cette beauté, à la reproduire en elle-même. Puis elle deviendra cette beauté et elle jouira alors du paradis. </p>



<p class="has-text-align-right"><em><em>Suresnes, dimanche 19 janvier 1936</em></em></p>



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</div>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le message soufi</title>
		<link>https://lsps.fr/le-message-soufi/pom/presentation-du-soufisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 17:58:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Présentation du Soufisme]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance de l'Être divin]]></category>
		<category><![CDATA[Contemplation de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Contemplation de la vérité]]></category>
		<category><![CDATA[Culte intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Différences religieuses]]></category>
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		<category><![CDATA[Message de Dieu]]></category>
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		<category><![CDATA[Réalisation de la vérité]]></category>
		<category><![CDATA[Service de l'humanité]]></category>
		<category><![CDATA[Source de la sagesse]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large);" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<p>Bien-aimés de Dieu, je désire vous parler ce soir du Message Soufi et de son œuvre dans le monde.</p>



<p>Tout d’abord, les gens se demandent si c&rsquo;est une mission qui vient d&rsquo;Orient. Je vous dirai qu&rsquo;elle ne vient ni d&rsquo;Orient, ni d&rsquo;Occident: elle vient de Là Haut. C&rsquo;est pour l&rsquo;œuvre de Dieu et pour le service de l&rsquo;humanité que les gens de l&rsquo;Est et de l&rsquo;Ouest, du Nord et du Sud se sont unis dans cette tâche sacrée. </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le nom soufi </strong></h4>



<p>Le nom soufi est aussi bien oriental qu&rsquo;occidental. Il vient du mot grec Sophia. En Perse on dit Sufia, ainsi le mot est aussi acceptable en Orient qu&rsquo;en Occident. Ce n&rsquo;est pas le nom d&rsquo;une certaine secte ou d&rsquo;une certaine religion. Mais c&rsquo;est bien le nom de l&rsquo;essence de toutes les religions. </p>



<p>Sans doute très souvent les gens confondent le mot sagesse avec le mot intelligence. Mais en fait la sagesse est quelque chose qui jaillit du cœur de l&rsquo;homme. La source de la sagesse est Dieu Lui-même. Tandis que l&rsquo;intellectualité est une connaissance acquise ici-bas, la connaissance des noms et des formes. En effet, l&rsquo;habileté de ce monde ne peut être comparée à la sagesse. Beaucoup de gens sont habiles, mais sont-ils sages? Leur sagesse dure quelques moments ou quelques jours et n&rsquo;aboutit à rien. Tout succès acquis par l&rsquo;habileté d&rsquo;ici-bas est limité, et quand la limite est passée il prend fin.</p>



<p>La vraie sagesse est la divine essence cachée profondément dans le cœur de l&rsquo;homme. Quelques-uns la cherchent consciemment, d&rsquo;autres inconsciemment. Sofia ou soufisme est le nom de la véritable sagesse, qui jaillit comme une source divine du cœur&nbsp; de l&rsquo;homme. Ceux qui, à travers les âges, ont réalisé cette source divine, qui est l&rsquo;héritage de chaque âme, l&rsquo;ont appelé Sophia ou Sagesse. On lui a également donné d&rsquo;autres noms tels que Vedânta, Bible ou Écriture. Mais la sagesse sous toutes ses formes et quelle que soit l&rsquo;époque à laquelle elle a été donnée au monde, est en fait le soufisme.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Recevoir le nouveau Message</strong></h4>



<p>Le nom fut adopté, sans aucun doute, pour distinguer des institutions où des étudiants se consacraient à l&rsquo;étude des métaphysiques et du culte intérieur, à la contemplation de Dieu et aux œuvres de charité. Les gens qui appartenaient à ces institutions furent les premiers, à n&rsquo;importe quel moment et dans n&rsquo;importe quel pays où le Divin Messager vint, à sympathiser avec Lui et à Le comprendre. Leurs cœurs étaient assez grands pour recevoir le nouveau Message et ils furent les fermes soutiens de tous les Messagers. </p>



<p>Si nous étudions les traditions des guerres de religion, nous trouvons que partout, et à chaque période, il y a eu toujours opposition au message qui fut donné aux hommes comme une inspiration. Les hommes se battirent entre eux en disant : « Notre Dieu est différent du vôtre; notre église est différente, le Messager pour qui vous avez de l&rsquo;estime est différent. » Jamais, pour les soufis, ces différences n&rsquo;ont existé. Ils s&rsquo;opposaient seulement et luttaient contre ce qui divisait l&rsquo;humanité en tant de sectes et de croyances. Ils luttaient contre les nations qui se battaient au lieu de s&rsquo;harmoniser et de se comprendre à l&rsquo;aide de la religion.</p>



<p>Aucun prophète, aucun Messager n&rsquo;a jamais porté le message au monde avec l&rsquo;idée que ses partisans fussent exclusifs. Avec l&rsquo;idée qu&rsquo;ils pussent regarder les partisans et les disciples des autres croyances avec haine et mépris. Ou qu&rsquo;ils pussent dire que le leur était le seul vrai message. Combien de guerres et de batailles dans l&rsquo;histoire du monde ont été causées par des différences religieuses? Cependant cela n&rsquo;était pas le désir de Dieu, ni le mobile des prophètes et de la religion. C&rsquo;était l&rsquo;abus de la religion causé par les autorités religieuses, en vue de leur propre pouvoir, pour exercer leur empire sur les pratiquants de cette foi.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Soufisme et religion</strong></h4>



<p>Quand on remonte d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre l&rsquo;histoire des prophètes Hébreux, on trouve que le soufisme existait au temps d&rsquo;Abraham. Il répondait à l&rsquo;appel de Dieu. Et lorsque après son initiation il revint d&rsquo;Égypte, ce furent les soufis qui se rassemblèrent autour de lui et qui formèrent une association de sages. De même, les soufis, furent les premiers, à la venue de Jésus et de Muhammad, a reconnaître le Divin Message. Ils furent les premiers à faire bon accueil au Messager, à sympathiser avec lui et à le comprendre. La sympathie des soufis fut grande. Car ils savaient combien il était difficile pour un être humain plein de bonté de vivre dans ce monde si faux. Et ainsi ils réalisaient combien plus grande était la difficulté pour ceux qui portaient le Message de la Vérité.</p>



<p>Après la mort du prophète Muhammad on trouve l&rsquo;existence des soufis, qui avaient leurs institutions dans toutes les parties civilisées de l&rsquo;Orient &#8211; dans l&rsquo;Inde, en Chine, en Perse, en Arabie et en Égypte. Autrement, comment les Hindous et les Musulmans auraient-ils pu vivre côte à côte avec leurs religions différentes, si ce n&rsquo;avait été à cause de la lumière de la sagesse soufie qui leur apprenait à se respecter mutuellement? Partout en Orient où la paix existe parmi les pratiquants de croyances diverses, elle est due aux efforts des soufis. Ceux-ci vivent dans la contemplation de la vérité et dans la réalisation de la source et du but de tous les êtres que nous appelons Dieu.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le service de Dieu et de l&rsquo;humanité</strong></h4>



<p>Lorsque nous considérons la condition du monde actuel, nous trouvons qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas très différente de celle des temps passés. La haine, les préjugés, l&rsquo;amertume existent encore entre les races et les nations entre les partisans de croyances diverses. Tous les efforts faits vers des réformes sociales, commerciales ou politiques ont leur limite. Ils ont leur côté personnel. Mais il ne peut pas y avoir des moyens plus grands que la réalisation de la vérité, dans laquelle tous les êtres humains peuvent s&rsquo;unir.</p>



<p>C&rsquo;est cette idée qui a poussé ceux qui s&rsquo;intéressent au service de Dieu et de l&rsquo;humanité a former un noyau de fraternité composé de membres de différentes croyances et de différentes nations. Ils ont leur propre religion, leurs propres églises, leurs propres écritures, le Maître qu&rsquo;ils estiment et à qui ils offrent leur dévotion. Le Message Soufi ne leur demande pas de changer leur religion, il les aide plutôt à mieux la comprendre. Il leur apprend que la religion ne doit pas être confinée dans une seule croyance. Et que la tolérance, l&rsquo;amour et la sympathie doivent être développés non seulement dans la religion, mais aussi dans les différents aspects de la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le culte intérieur</strong></h4>



<p>C&rsquo;est là le principal enseignement que le Message Soufi apporte au monde. Cela, et la réalisation de Dieu, non seulement par la croyance, mais aussi par la connaissance. La connaissance de Dieu qui est l&rsquo;accomplissement de notre vie dans ce monde. La croyance seule ne donne pas aux âmes la pleine satisfaction qu&rsquo;elles désirent vivement. Souvent de grands croyants en Dieu, après quelque contrariété ou quelque peine profonde, après quelque crise dans leur vie lorsqu&rsquo;ils sentent qu&rsquo;ils ont été laissés seuls, sans aucun égard, perdent leur foi. Par exemple combien de croyants ont perdu leur foi après une guerre. Parce que croire seulement en Dieu n&rsquo;est pas suffisant. La connaissance de Dieu est nécessaire. Cette connaissance ne peut être acquise par l&rsquo;étude, mais uniquement par une certaine méthode appelée culte intérieur.</p>



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