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	<title>Archives des Personnalité habit de l&#039;âme - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Personnalité habit de l&#039;âme - Soufi Inayat Khan</title>
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	<item>
		<title>L’enfance et la jeunesse de Lucy Marian Goodenough</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 16:20:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit chevaleresque]]></category>
		<category><![CDATA[Idéal de la personnalité]]></category>
		<category><![CDATA[Personnalité habit de l'âme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>d’après ses souvenirs personnels et ceux de sa famille « Quelle est la cause des divers degrés d’évolution que l’on constate dans le monde de variété&#160;? … Il y a trois causes principales&#160;: d’abord, l’héritage de l’âme, qu’elle a amené avec elle du monde angélique et du monde des djinns [1]&#160;; en second lieu les qualités [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="607" height="860" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/mda-s.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/mda-s.jpg 607w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/mda-s-282x400.jpg 282w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>d’après ses souvenirs personnels et ceux de sa famille</strong></h4>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">« Quelle est la cause des divers degrés d’évolution que l’on constate dans le monde de variété&nbsp;? …</p>
</blockquote>
</div>
</div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Il y a trois causes principales&nbsp;: d’abord, l’héritage de l’âme, qu’elle a amené avec elle du monde angélique et du monde des djinns <a id="_ftnref1" href="#_ftn1"><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></a>&nbsp;; en second lieu les qualités héritées qu’une âme a reçues de ses parents et de ses ancêtres&nbsp;; et en troisième lieu, ce que l’âme acquiert après sa venue sur la terre.&nbsp; Ce sont ces trois choses qui font ce qu’on peut appeler l’individualité, qui à son apogée aboutit à une personnalité ».&nbsp;</p>
</blockquote>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Hazrat Inayat Khan</em> – « <em>Le grand cycle de l’âme</em> &#8211; l’âme manifestée – Les cinq conditions de l’ego »</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Murshid Inayat Khan</em> accordait donc beaucoup d’importance à « ces qualités héritées qu’une âme a reçues de ses parents et de ses ancêtres ». C’est pourquoi il lui avait suggéré de noter ce qu’elle avait à en dire.&nbsp;Nous trouverons ces notes plus loin.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les souvenirs des sœurs de <em>Lucy Goodenough</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Voici d’abord les souvenirs des sœurs de <em>Lucy Goodenough</em>, tels qu’ils sont rapportés par <em>Feizi van der Scheer</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa sœur plus jeune écrivit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><em>« Lucy Marian Goodenough</em>, est la seconde fille du <em>Colonel W.H.&nbsp;Goodenough</em>, (plus tard <em>Lieutenant-General Sir William Goodenough</em>) et de Mrs. (ensuite Lady) <em>Goodenough</em>, née <em>Comtesse Kinsky</em>.&nbsp;Elle est née le 25 Août 1876 à Weymouth Street, Londres.&nbsp;Suivant les affectations militaires variées de son père, <em>Lucy</em> vécut à Douvres, à Shooter’s Hill près Woolwich, à Chester, Chatham et au Cap de Bonne Espérance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était une enfant très délicate, mais encline à prendre la tête de ses sœurs.&nbsp;Elle apprit l’Allemand avec une gouvernante allemande, jusqu’à ce qu’elle aille à l’école à Londres avec sa sœur aînée en 1891. Une année ou deux plus tard, elle fut envoyée à l’école de filles bien connue de St-Andrews, en Ecosse, où elle obtint une place d’études à Cambridge.&nbsp;Elle ne la prit pas. Mais en 1895 elle rejoignit ses parents au Cap et prit part à la vie sociale de la colonie, chassant avec des chiens, etc.&nbsp;Elle y fut une intrépide cavalière.&nbsp;Après la mort de son père en 1898, <em>Lucy</em> vécut avec sa mère et ses sœurs plus jeunes à Londres.&nbsp; Pendant la guerre de Boers elle revint au Cap avec des amis pour quelques mois.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis lors et jusqu’en 1914 elle voyagea beaucoup sur le Continent, surtout avec son amie la <em>Comtesse Silva-Tarouca</em>, qui lui était très dévouée. Comme la <em>Comtesse Silva-Tarouca</em> était infirme, elles passèrent plusieurs hivers à Bozen et allèrent souvent en Sicile.&nbsp;Au commencement de la Grande Guerre, <em>Lucy</em> passa quelque temps au Havre avec des amis anglais, comme bénévole dans une cantine.&nbsp;Après son retour, elle rencontra <em>Inayat Khan</em>« .</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ouvrons ici une parenthèse sur un incident noté dans cette lettre. Incident qui permet déjà de s’interroger sur un trait du caractère de <em>Lucy Goodenough</em> : « elle obtint une place d’études à Cambridge, elle ne la prit pas ». Il faut pourtant se rappeler qu’à l’époque, entrer dans une Université aussi prestigieuse était, pour une fille, un privilège exceptionnel. Pourquoi alors ne pas l’avoir accepté ? Manque d’ambition ? Caractère ombrageux, trop sélectif, qui n’admettait que de rares amitiés et ne désirait pas frayer avec une foule d’étudiants masculins ? Peu d’enthousiasme pour une carrière universitaire ? Sans doute un peu de tout cela. Cependant l’hypothèse qui semble la plus probable est que la clairvoyance précoce de son esprit lui montrait qu’elle ne trouverait pas dans une telle direction ce qu’elle cherchait déjà au fond d’elle-même</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais continuons.&nbsp; D’après sa sœur aînée, Mrs. <em>Colonel Soltau-Symons</em>&nbsp;:</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized has-custom-border"><img decoding="async" width="640" height="1024" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-ado-640x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7507" style="border-radius:25px;width:171px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-ado-640x1024.jpg 640w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-ado-250x400.jpg 250w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-ado-768x1229.jpg 768w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-ado.jpg 938w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Elle était manifestement un garçon manqué, très indépendante et très volontaire, ce qui parfois la faisait se heurter aux autorités.&nbsp;Elle avait, comme vous le savez, le don des langues, hérité des deux parents, et une très bonne mémoire.&nbsp;Quand elle n’avait pas appris sa poésie française, elle prenait le livre cinq minutes avant la leçon, manœuvrait pour que je dise le morceau d’abord, pour ensuite pouvoir le réciter très passablement, chose dont je n’aurais pas été capable &#8230;&nbsp;Je me mariai très tôt et la vis très peu.&nbsp;Je n’ai jamais entendu parler d’une amitié quelconque avec quelque homme que ce soit.&nbsp;J’ai un jour entendu une vague rumeur disant qu’un jeune homme était mourant à l’hôpital. <em>Lucy</em> était très anxieuse de le voir, mais en avait été éloignée par sa sœur.&nbsp;Je n’ai jamais entendu parler d’aucun autre dont elle aurait été éprise ».</p>
</blockquote>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Plus loin, <em>Mrs. Soltau-Symmons</em> écrit&nbsp;: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Elle était le second enfant de mes parents et pendant bien des années n’était pas très robuste, sujette à de la toux et aux refroidissements en hiver ».&nbsp;Elle ajoute encore&nbsp;: « Son enfance fut sans événements particuliers, une vie ordinaire d’enfant anglaise à la campagne » Et enfin&nbsp;: « Quand elle rencontra <em>Inayat Khan</em>, elle quitta notre famille comme une flèche ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le manuscrit de <em>Feizi van der Scheer</em> reprend&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Pendant leur enfance, elle et ses sœurs furent élevées d’une façon très stricte selon des règles fixes. Tant d’heures par jour il fallait se promener, que le temps soit beau ou mauvais. Et il y avait tant d’heures pour les leçons.&nbsp;Elles étaient tellement habituées à ces règles qu’un jour que le Prince de Galles (le futur Edouard VII) était en visite et dormait à la maison, <em>Lucy</em>, conformément à son devoir, à huit heures du matin commença ses exercices au piano….</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi cette histoire qu’elle a racontée&nbsp;: </p>



<p class="wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)">« Dans mes premiers jours je criais et pleurais tant que la maison entière déclara qu’on n’avait jamais entendu un enfant crier comme cela.&nbsp;Mais je devins bientôt un bébé très satisfait.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)">Il y a beaucoup de petits événements de ma petite enfance dont je me souviens et qui donnent une image très claire de ce qu’est la mentalité d’un enfant à cet âge.&nbsp;Comment il ressent et comprend, et ne connaît pas ce qui l’entoure, à la manière d’un voyageur dans un pays étranger où il y a beaucoup de choses incompréhensibles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)">Mon plus ancien souvenir est que je suis assise dans une prairie ensoleillée, dorée par le soleil et les boutons d’or, et ma mère désignait à ma sœur, d’un an plus âgée que moi, un héron qu’elle voyait à une certaine distance.&nbsp;Je voulais beaucoup voir et je demandai encore et encore à le voir. Mais ma mère ne pouvait pas comprendre que je susse ce qu’était un héron.&nbsp;A la fin, grimpant un peu plus haut, je vis au loin l’oiseau blanc.&nbsp; Alors ma mère, très contente que j’aie vu quelque chose me demanda ce que c’était qu’un héron.&nbsp; Je dis « Un oiseau, un oiseau blanc ».&nbsp;Cela me donna ma première leçon d’indépendance.&nbsp; Je n’avais pas encore deux ans, j’avais un an et dix mois ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sharifa</em> était très réservée de nature.&nbsp;Même dans son enfance elle ne disait jamais quand elle avait mal aux dents ou ne se sentait pas bien.&nbsp;Elle disait aussi que d’entendre sa mère jouer une valse viennoise la rendait mélancolique. Et qu’elle s’en allait de la pièce.&nbsp;On prétendait à cause de cela qu’elle n’aimait pas la musique. Mais elle préférait qu’on la considérât ainsi plutôt que d’en dire la vraie raison.</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une sensibilité dès l’enfance</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La sensibilité de <em>Murshida</em> dans son enfance est attestée par le souvenir suivant :</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized has-custom-border"><img loading="lazy" decoding="async" width="396" height="574" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-eft2.jpg" alt="" class="wp-image-7532" style="border-radius:25px;width:243px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-eft2.jpg 396w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-eft2-276x400.jpg 276w" sizes="auto, (max-width: 396px) 100vw, 396px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-4d3f9f60 wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Quand j’avais à peu près cinq ans, nous allâmes une année dans la <em>New Forest</em>, où nous jouions très souvent avec les enfants de quelques amis, un peu plus âgés que nous. Ils étaient très contents de jouer avec les bébés que nous étions. Et nous aimions leurs jeux et leurs manières intéressantes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet ami de la famille construisait à cette époque un pavillon d’été dans son jardin.&nbsp;Un jour il m’emmena avec lui pour aller le regarder et il me dit&nbsp;: ‘l’année prochaine nous le terminerons. Et toi et moi nous irons nous y asseoir’.&nbsp;J’ai dit&nbsp;: ‘Vous devez le finir cette année’.&nbsp;Il répondit&nbsp;: ‘Non, il sera terminé l’année prochaine’ J’ai dit&nbsp;: ‘Il faut que vous le finissiez cette année. Il doit être fini maintenant’ Il demanda&nbsp;: ‘Pourquoi&nbsp;? L’année prochaine ce sera le moment’.&nbsp;J’ai répondu&nbsp;: ‘Alors nous n’irons jamais nous y asseoir’ – ‘Pourquoi&nbsp;?’- ‘L’année prochaine vous ne serez plus là’. Et je me sentais très triste, percevant comme un changement d’atmosphère, sentant que cela n’arriverait pas.&nbsp;</p>
</blockquote>
</div>
</div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Le Général Maurice semblait impressionné. Il me ramena là où était le reste de la famille et dit&nbsp;: ‘<em>Lucy</em> dit que l’année prochaine je ne serai pas là’.&nbsp;Ma mère me demanda pourquoi j’avais dit une telle chose.&nbsp;Je fus incapable de le dire, mais je me sentais très triste.&nbsp;A la maison on me demanda encore pourquoi j’avais dit cela, mais je ne sus que dire.&nbsp;Quelques mois plus tard le Général Maurice mourut et nous ne revînmes jamais à cet endroit ».&nbsp;</p>
</blockquote>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>The Ocean Within</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Plus tard elle vécut au Cap avec son père et alla chasser et monter à cheval.&nbsp;En fait elle n’aimait pas la chasse, mais adorait monter. Elle a raconté qu’il y avait un cheval avec lequel elle avait un tel contact qu’il savait dans quelle direction elle voulait qu’il aille sans qu’elle lui en donne le moindre signe ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un caractère sans concession</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la plus grande partie de sa vie, et jusqu’au départ de ce monde de son Maître, <em>Hazrat Inayat Khan</em>, il faut répéter que <em>Lucy Goodenough</em> fut d’un caractère sans concession. Il y avait parfois quelque chose d’inflexible aussi bien et surtout vis-à-vis d’elle-même que vis-à-vis de quelques membres du Mouvement Soufi. Cela lui causa, comme on le verra, bien des incompréhensions et bien des inimitiés durables. Le changement radical qui survint ensuite dans son caractère ne put réparer ni ces incompréhensions ni ces inimitiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu’il en soit, ce que l’hérédité signifiait pour elle apparaît dans les lignes suivantes. Elle les écrivit alors que son honneur avait été grossièrement attaqué, comme il apparaîtra plus loin. En voici la traduction&nbsp;:</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-ea9f9df7 wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Je pourrai dire ces choses qui m’intéressent dans ma vie.&nbsp;Je suis née à Londres en 1876, et je suis fille du Général <em>Sir William Goodenough</em>.&nbsp;Ma famille vécut longtemps en Oxfordshire, où elle fut connue pendant un certain temps. En effet, il y a des tombeaux à la mémoire de chevaliers de cette famille depuis le 14<sup>ème</sup> siècle, à un endroit nommé <em>Boughton Poges</em>, qui continua à lui appartenir jusqu’au temps de mon arrière-grand-père. Il y en eut beaucoup parmi eux qui appartinrent au clergé de l’Eglise d’Angleterre.&nbsp;Mon arrière-grand-père, Evêque de Carlisle, un homme très connu de son temps, fut l’un des premiers à s’intéresser à la nouvelle voie, et à prendre grand intérêt aux découvertes scientifiques, et à toutes les recherches débutantes dans cette direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-bottom:0">Je descends aussi par une branche collatérale de <em>William of Wykeham</em>, fondateur de <em>Winchester</em>.&nbsp;Cela m’a intéressée pour deux raisons, l’une à cause de la devise qu’il donna à cette Ecole&nbsp;: « <em>manners makyth man</em> » – la bonne conduite fait l’homme – si proche de l’enseignement de <em>Murshid</em>&nbsp;. La seconde c’est qu’il fut l’ami d’Edouard le Prince Noir, et fit un grand discours sur les marches de la Cathédrale St.&nbsp;Paul à Londres, louant et défendant – avec le consentement de ce prince et de son père le roi Edouard – le grand pouvoir mis entre les mains des hommes les plus capables de l’Eglise.&nbsp;C’était contraire à la tendance au nivellement d’aujourd’hui, mais bien en accord avec la manière dont <em>Murshid</em> a parlé.</p>
</blockquote>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--small);flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized has-custom-border"><img loading="lazy" decoding="async" width="526" height="1024" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Jeune-526x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7509" style="border-radius:25px;width:232px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Jeune-526x1024.jpg 526w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Jeune-206x400.jpg 206w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Jeune-768x1495.jpg 768w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Jeune-789x1536.jpg 789w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Jeune.jpg 816w" sizes="auto, (max-width: 526px) 100vw, 526px" /></figure>
</div>
</div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Ma mère est la fille du Comte <em>Eugen Kinsky</em> et vécut en Moravie et à Vienne jusqu’à son mariage.&nbsp;<em>Kinsky</em> (dans l’ancien temps <em>Chynsky</em>) étant une vieille famille de Bohème, dont sont issus bien des commandants durant les guerres et divers hommes d’Etat.&nbsp;Un <em>Chynsky</em> fut un des quatre chevaliers qui à la bataille de Crécy accompagnèrent et entourèrent le roi Jean de Bohème, qui, bien qu’il fût aveugle, prit part à la bataille comme allié des Français. Il fut tué et ses chevaliers avec lui.&nbsp;Et c’est là qu’Edouard le Prince Noir les trouvant tués sur le champ de bataille, ému par cette action de l’ennemi, prit ses armoiries&nbsp;: les Trois Plumes, avec la devise&nbsp;: « <em>ich dien</em> » (« Je sers ») qui depuis ont été les armes du Prince de Galles.&nbsp;On a vérifié cette histoire il n’y a pas longtemps, et elle s’est trouvée historiquement vraie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je descends aussi en droite ligne du Prince <em>Kaunitz</em> l’homme d’Etat et Premier Ministre de Marie-Thérèse, qui joua une part si importante dans l’Histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant les guerres napoléoniennes, mon bisaïeul, Prince <em>Kinsky</em> prit une part déterminante. Et à la bataille d’Aspen, grâce à une manœuvre exécutée contrairement aux ordres reçus, changea le sort de la bataille, seule victoire gagnée sur Napoléon dans la période où son étoile était montante.&nbsp;Dans la monarchie autrichienne, il y avait un Ordre, La Croix de Marie-Thérèse, uniquement donnée pour cette seule action sur le champ de bataille, qui, contrairement aux ordres donnés avait eu un effet décisif sur l’issue du combat, et était accordée seulement après assemblée du Consistoire.&nbsp;Cette action était si brillante que sur le champ de bataille, l’Archiduc Charles, le héros de la bataille, prit sur sa poitrine cet Ordre même et l’épingla sur l’uniforme du général.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon grand-père avait d’abord pris grand intérêt à la politique. Mais comme on avait suivi un cours et pris des décisions tout à fait contraires à ses vues, il se tourna vers les questions économiques.&nbsp;Il était connu pour son esprit extraordinairement prompt. Et longtemps après sa mort, on citait sans cesse mainte situation et maint événement politique qu’il avait prédits ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces préoccupations – mieux&nbsp;: cette insistance donnée au lignage et à la valeur de tel ou tel ancêtre pouvaient déjà sembler au regard de certains, au début du siècle dernier, exagérées, désuètes et procéder peut-être d’un esprit de caste incompréhensible et peu admissible, comme nous nous en sommes expliqués plus haut.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’esprit de chevalerie</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce serait, il nous semble, ne rien comprendre à ce qui faisait le fond de ce caractère singulier. Car, aussi bien par ses écrits que par sa vie, l’on peut percevoir chez <em>Lucy Goodenough</em> qu’elle avait au fond d’elle-même, comme un dépôt sacré venant de ce que le passé avait de meilleur et de plus précieux. C&rsquo;est ce qu’on doit appeler l’idéal de la chevalerie. Un idéal fait de rigueur, d’impeccabilité morale, du sens de la constance jusqu’au sacrifice. Et elle montra par la suite qu’elle ne considérait nullement sa noblesse comme devant lui apporter quelque avantage ou privilège que ce soit. En bref, il faut s’imaginer que cet idéal s’incarnait dans une jeune fille. Celle-ci avait hérité aussi, il faut le dire, d’une certaine raideur germanique s’ajoutant à la réserve britannique. Cela ne la rendit jamais d’un abord facile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, elle-même pouvait s’amuser de cette raideur. Un jour étant dans un restaurant en Italie, elle entendit un serveur dire à haute voix à un autre : « Celle-là, c’est une vraie canne de bambou ». Il ne savait pas que <em>Lucy Goodenough</em> parlait couramment l’italien. Longtemps après, elle raconta en souriant l’anecdote à <em>Feizi</em>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cet esprit de chevalerie, <em>Murshid</em> dut cependant le reconnaître et l’apprécier chez <em>Lucy Goodenough</em>, si nous en croyons ces remarques que l’on trouve dans sa <em>Biography, partie « East and West</em> »&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Le pays qui est commercialement développé est seul considéré comme civilisé.&nbsp;Le progrès moral ou spirituel n’est pas une valeur reconnue.&nbsp;La chevalerie des chevaliers est maintenant une histoire du passé. On ne donne pas d’importance à la personnalité, mais à l’autorité.&nbsp;J’ai été très amusé d’entendre un jour un pseudo démocrate aller jusqu’à exprimer l’opinion que&nbsp;: « Ce sont les gens riches qui doivent avoir pouvoir sur l’argent. Car ils sont les seuls à savoir comment l’utiliser à son meilleur avantage ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour quelqu’un venu implanter des idées très différentes dans la conscience collective de l’Occident, trouver une âme dont il a pu dire  » qu’en elle il avait trouvé son propre point de vue » dut être un singulier soulagement.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le meilleur élève</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Feizi van der Scheer</em> nous donne un dernier trait concernant <em>Murshida Sharifa</em>&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Elle me dit une fois qu’elle n’avait jamais aimé le prénom Lucy. Et que concernant le nom Goodenough, on avait demandé à Murshid qui était son meilleur élève et qu’il avait répondu&nbsp;: « That mureed who is good enough, and yet not too good »&nbsp;: cette murîde qui est « good enough » (« assez bonne »), and yet not too good » (« et pourtant pas trop bonne) « .&nbsp;Murshid pouvait parfois envelopper les choses avec un certain humour…</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Note</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Le monde angélique et le monde des <em>djinns</em>. Dans l’enseignement soufi de <em>Hazrat Inayat</em>, notamment celui qui est exposé dans le volume : « Le grand cycle de l’âme », l’âme est comme un rayon issu de la Source divine. Elle se revêt d’abord d’un corps angélique. C&rsquo;est un corps de rayonnement. Il est fait de sentiments purs et de la lumière du plan le plus proche de la Source. Ensuite l’âme se revêt d’un corps issu du monde, ou du plan suivant. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un corps de substance mentale intelligente. C’est seulement ensuite que l’âme s’incarne sur le plan physique. « Une âme <em>djinn</em> » à laquelle fait allusion <em>Feizi van der Scheer</em> est une âme qui a subi une très forte empreinte du monde des <em>djinns</em>. Ainsi son attachement aux choses de la terre et son intérêt pour elles ne sont pas toujours très développés.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>L’au-delà expliqué par le phénomène de la réflexion</title>
		<link>https://lsps.fr/lau-dela-explique-par-le-phenomene-de-la-reflexion/pom/psychologie/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme/psychologie-le-mental-cahier-n6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 07:14:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychologie - Le mental - Cahier n°6]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le palais des miroirs]]></category>
		<category><![CDATA[Être entier]]></category>
		<category><![CDATA[Impression de la personnalité]]></category>
		<category><![CDATA[Personnalité habit de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Phénomène de la réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisation de la vérité]]></category>
		<category><![CDATA[Retour de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Roue des réincarnations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=5343</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a beaucoup d&#8217;enseignements, doctrines, spéculations et idées sur l&#8217;au-delà. S&#8217;il y a quelque chose qui peut expliquer, en un mot, la nature et le caractère de l&#8217;au-delà, c&#8217;est la réflexion. Quel que soit le point de vue où l’on se place, il y a une seule explication, qui est la réflexion&#160;; que l&#8217;on [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0;height:171px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-56d38c1d wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-bottom:0">Il y a beaucoup d&rsquo;enseignements, doctrines, spéculations et idées sur l&rsquo;au-delà. S&rsquo;il y a quelque chose qui peut expliquer, en un mot, la nature et le caractère de l&rsquo;au-delà, c&rsquo;est la réflexion. Quel que soit le point de vue où l’on se place, il y a une seule explication, qui est la réflexion&nbsp;; que l&rsquo;on se place du point de vue de celui qui croit au ciel ou à l&rsquo;enfer après la mort, ou du point de vue de celui qui croit que la mort est suivie de la réincarnation. </p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;y a pas un lieu spécial, une ville par exemple, pour ceux qui ont accompli de bonnes œuvres, de sorte que tous les bons seraient dans une cité appelée Ciel ou Paradis, et un autre lieu pour ceux qui seraient condamnés à séjourner de l&rsquo;autre côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;abord, chaque individu a sa façon de considérer la vie. Et telle sera son attitude envers la vie, et son optique à son égard, tel sera son au-delà. C&rsquo;est pourquoi le ciel de l&rsquo;un ne peut être le ciel de l&rsquo;autre, de même que l&rsquo;enfer de l&rsquo;un ne saurait être l&rsquo;enfer de l&rsquo;autre. Comme des êtres différents ont des idéaux différents, de même chacun a son monde particulier. Quel est ce monde&nbsp;? Ce monde est son esprit. Que contient-il&nbsp;? Il contient tout ce que l&rsquo;esprit contient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;âme est comme une plaque photographique qui peut recevoir la réflexion d&rsquo;une personne ou d&rsquo;un groupe, et peut contenir des milliers d&rsquo;âmes. Cette plaque photographique est capable d&rsquo;accueillir en elle-même la réflexion de tout un monde. Il en est de même pour l&rsquo;âme.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Ce que l&rsquo;âme thésaurise constitue son avenir</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">On demandera&nbsp;: « Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;au-delà&nbsp;? ». L&rsquo;au-delà est pour chacun ce que son âme renferme. Si son âme contient un ciel, son au-delà sera le ciel. Si son âme contient autre chose, alors son au-delà sera cette autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dira-t-on&nbsp;: « N’est-ce pas l&rsquo;âme qui revient comme réincarnation&nbsp;? ». Oui, certainement, une âme se présente&nbsp;; mais quelle âme&nbsp;? Qui est cette âme&nbsp;? C&rsquo;est une âme qui a reçu une réflexion, et c&rsquo;est le reflet qui est la réincarnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors on demandera&nbsp;: « Mais alors tout devient aussi irréel qu&rsquo;un théâtre d&rsquo;ombres&nbsp;? ». Mais qu&rsquo;est-ce d&rsquo;autre&nbsp;? Si ce n&rsquo;est pas un jeu d&rsquo;ombres, qu&rsquo;est-ce&nbsp;? Si l&rsquo;on trouve une réalité dans ce qui n&rsquo;est pas réel, cela peut être consolant, on peut y trouver du réconfort pour quelques jours, mais l&rsquo;irréalité reste l&rsquo;irréalité, et finalement s&rsquo;avérera non satisfaisante, parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a de satisfaction que dans la connaissance de la Vérité. Et si, provisoirement, il peut être satisfaisant de prendre l&rsquo;irréalité pour la réalité, on peut continuer ainsi. Cependant, il faut reconnaître que, finalement, cela s&rsquo;avère ne pas être vrai. Afin d&rsquo;éviter une future déception, on doit découvrir cela le plus tôt possible dans la vie, si l&rsquo;on est capable de saisir, et puis d&rsquo;assimiler la Vérité ultime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle est la situation de l&rsquo;âme qui fait l&rsquo;expérience du ciel, ou de l&rsquo;enfer, dans l&rsquo;au-delà&nbsp;? Le propre de l&rsquo;âme est de s&rsquo;entourer de ce qu&rsquo;elle a rassemblé. Ainsi que l&rsquo;a dit le <em>Christ</em>&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Là où se trouve votre trésor, là se trouvera votre cœur ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi ce que l&rsquo;âme a thésaurisé dans cette vie constituera son avenir.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Réincarnation ou retour</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle différence y a-t-il entre ces deux idées bien distinctes&nbsp;? Celle, que l&rsquo;âme continue dans la roue des réincarnations, allant d&rsquo;une vie à une autre. Et celle, qu&rsquo;après la mort, l&rsquo;âme fait l&rsquo;expérience du ciel ou de l&rsquo;enfer, et ainsi continue en se dirigeant vers Dieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont seulement deux façons différentes de considérer une âme particulière. Celui qui appelle la personnalité « âme » voit que cette personnalité persiste lorsqu&rsquo;elle passe d&rsquo;un état à un autre. Il voit que la personnalité que l&rsquo;on a connue n&rsquo;a pas cessé d&rsquo;exister dans le monde, mais se reproduit grâce à ses diverses réflexions. Quand on considère cette personnalité comme l&rsquo;âme, on parle de la chaîne des réincarnations, l&rsquo;une suivant l&rsquo;autre. Mais celui qui considère l&rsquo;âme comme indépendante de la personnalité, et voit la personnalité comme un habit de l&rsquo;âme, et non pas comme l&rsquo;âme elle-même, celui-là voit la condition présente de ce rayon de l&rsquo;Intelligence divine, qui est venu dans le monde comme une âme. Il voit que ce rayon se projette et puis se retire. Il comprend que la projection est la manifestation, et que le retrait est le retour vers le but.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le devenir du corps</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">On dira&nbsp;: « N&rsquo;y a-t-il rien qui reste de cette âme, quelque chose qui continue&nbsp;? ». L&rsquo;âme qui a accompli son voyage vers le but, a, certes, laissé quelque chose derrière elle. Quand le corps est abandonné à la terre, il lui advient quelque chose&nbsp;: ou bien il est dévoré par un seul animal, de sorte que cet animal ne fait plus qu&rsquo;un avec lui, ou bien des insectes l&rsquo;ont absorbé, de sorte qu&rsquo;il continue à se manifester à travers eux. De toute façon, ce corps est devenu quelque chose. Toutefois, nous ne le considérons pas comme la personne. Nous disons&nbsp;: ceci était le corps de telle personne, qui a trépassé. Par conséquent, nous ne faisons pas grand cas de ce qui est arrivé à ce corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, si nous étudions et analysons les différents états par lesquels le corps est passé, nous constaterons qu&rsquo;il a donné forme à diverses créatures et objets&nbsp;: il est devenu engrais pour des fleurs, des plantes et des fruits, et a rejoint, directement ou indirectement, les animaux, les oiseaux. En plus, des vies minuscules, ainsi créées, sont allées loin, poussées par le vent, ont été respirées par beaucoup d&rsquo;êtres, qui les ont absorbées dans le souffle ou dans l&rsquo;eau. Si nous considérons tout cela, nous découvrons que rien de ce qui a été créé n&rsquo;est jamais entièrement perdu. Il est seulement transformé, et ce changement le fait naître à une vie nouvelle. Par conséquent, la mort du corps n&rsquo;est qu&rsquo;une sorte d&rsquo;illusion pour nos yeux, et derrière cette illusion, quelque chose s&rsquo;est accompli qui va vers la continuation de la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le devenir de la personnalité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, considérons ce que nous appelons le monde du mental, le monde de la personnalité. La personnalité est un autre habit de l&rsquo;âme. Celle-ci aussi continue, comme le fait le corps, prenant d&rsquo;innombrables formes. La personnalité, elle aussi, est soit absorbée par une seule âme sur son chemin, soit partagée entre plusieurs âmes venant de la source, et qui, arrivant à la manifestation, témoignent à la fois de cette même personnalité, car c&rsquo;est d&rsquo;elle-même qu&rsquo;il s&rsquo;agit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La chenille représente la fleur, l&rsquo;arbre, la plante, dont elle a absorbé la réflexion&nbsp;: la chenille, devenue papillon, est comme la réincarnation de ce dont elle s&rsquo;est imprégnée, et pourtant nous connaissons la chenille comme une entité, telle qu&rsquo;elle nous apparaît. Quelqu&rsquo;un qui représente une personnalité achevée a sûrement absorbé ce qui s&rsquo;est réfléchi sur elle. En d&rsquo;autres termes, elle reflète ce qu&rsquo;elle a incorporé, ce qui a été projeté sur elle, ce qu&rsquo;elle a emprunté à une autre personnalité. Et c&rsquo;est de cette personnalité qu&rsquo;elle peut se prétendre la réincarnation.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le devenir de l’âme</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à l&rsquo;âme, dont le corps est un habit, et la personnalité un autre habit, il s&rsquo;agit seulement d&rsquo;un rayon divin &#8211; bien qu&rsquo;il soit difficile pour chaque esprit de comprendre que ce rayon soit une âme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, si l&rsquo;intuition et l&rsquo;inspiration permettent à notre compréhension de saisir clairement cette idée, alors nous percevons une âme&nbsp;: non pas une personnalité, non pas un corps, mais une âme, une entité indépendante, toute seule, qui a été un ange et un djinn, qui passe à travers tous ces états, et qui rejoint finalement son origine, le seul but qui réside au fond de son cœur.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le réel et l’irréel</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le clairvoyant peut dire que toute cette manifestation qui se présente devant nous est un théâtre d&rsquo;ombres&nbsp;: il se poursuit durant la nuit, et le matin tout est fini. On pourrait se demander&nbsp;: « S&rsquo;il en est ainsi, que sommes-nous supposés faire&nbsp;? » Si nous estimons que tout est irréel, il semble que nous ne puissions parvenir à rien. Mais si nous ne le considérons pas comme irréel, alors nous restons en fait dans l&rsquo;irréel sans pouvoir ouvrir nos yeux à ce qui est réel. Il faut tirer le meilleur parti de ce monde irréel, tout en tenant fermement la connaissance de la réalité, seul sauveur, en qui nous trouvons notre libération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la Vérité qui inspire, et c&rsquo;est la Vérité qui sauve.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" class="wp-image-1593" style="width:101px;height:auto"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Que pensez-vous de l&#8217;embaumement&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Je n&rsquo;y vois pas de signification particulière. Je pense que l&rsquo;homme use parfois de voies artificielles pour empêcher la nature de jouer le rôle qui lui est propre. Le corps de l&rsquo;homme est emprunté à la nature, c’est juste de rembourser sa dette.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Quel est le lien du mental avec une momie&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Dans une certaine mesure, le mental est attaché au corps, même après avoir quitté ce monde. Mais plus l&rsquo;âme s&rsquo;est élevée, moins elle est attirée par le corps. Il est donc préférable de s&rsquo;élever au-dessus des choses terrestres durant sa propre vie au cours de son existence.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’individualité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Chaque âme constitue-t-elle un rayon individuel, ou est-ce qu’un rayon contient-il plus d&rsquo;une âme, comme une âme-groupe&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Le mot « individualité » même comporte une certaine illusion. L&rsquo;homme pense, par exemple, que son corps est quelque chose de bien séparé. Il voit son corps même comme le signe de son individualité, et cependant, chaque atome de son corps a une vie individuelle, chaque cellule de son sang a sa vie propre, sa maladie, sa mort et sa naissance. Un médecin qui faisait de la recherche sur le sang m&rsquo;avait un jour démontré que chaque cellule du sang est un être vivant qui peut être malade, qui peut mourir, et qui peut causer la mort d&rsquo;autres cellules. L&rsquo;enveloppe qu&rsquo;est notre corps cache cela à nos yeux. Autant que nous puissions le voir, nous voyons le corps comme individu, mais combien d&rsquo;individus portons-nous en nous&nbsp;?</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;Être Tout Entier</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, une famille aussi a une sorte de signification individuelle. Un pays, une nation, ont une apparence d&rsquo;individualité, ainsi que le monde, ou une planète. Pourtant, comme toutes les cellules du corps forment ensemble le corps, ainsi nous faisons tous partie d&rsquo;un pays. Tous les pays font partie du monde, et la planète fait partie du cosmos. Qu&rsquo;est-ce donc que l&rsquo;individu&nbsp;? Il y a un seul individu. Aussi longtemps que nous le voyons ainsi, nous pouvons appeler « individu » tout ce que nous percevons distinctement. Quand nous voyons une entité éloignée du reste, exclusive, séparée, nous l&rsquo;appelons un individu. Mais ce sont nos yeux qui la voient comme séparée, et il viendra un temps où nous ne la verrons plus comme une entité à part, mais comme reliée à tout ce qui existe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi le Soufi arrive tout naturellement, après avoir observé la vie d&rsquo;une façon pénétrante, à voir Un Individu Unique, et un seul individu, et il voit l&rsquo;Être Tout Entier reflété dans cet Individu Unique. C&rsquo;est vers cette notion que nous devons tendre.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La personnalité est une image que l&rsquo;âme réfléchit</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Peut-on considérer la personnalité comme une image que l&rsquo;âme projette pour se manifester dans le monde extérieur&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: La personnalité est plutôt une image que l&rsquo;âme réfléchit afin de se manifester sous cette forme. C&rsquo;est une chose à laquelle l&rsquo;âme prend part. Par exemple, quelqu&rsquo;un fait un voyage&nbsp;; en route, il trouve de la neige, et il en est couvert. Il arrive ensuite en un lieu sec, mais il y a apporté la neige qui le couvrait. Telle est l&rsquo;âme qui se manifeste. Elle a apporté avec elle une personnalité. C&rsquo;est cette personnalité qui guide et dessine maintenant son destin dans le monde physique, qui construit sa forme. S&rsquo;il faut donner un nom à ce que l&rsquo;âme a apporté, c&rsquo;est possible, mais à son origine, l&rsquo;âme n&rsquo;avait pas de personnalité, elle a débuté comme un rayon divin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: L&rsquo;âme continue-t-elle d&rsquo;être un rayon divin séparé lorsqu&rsquo;elle donne la vie à d&rsquo;autres incarnations&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Chaque incarnation est rendue vivante par un rayon nouveau, car l&rsquo;action de l&rsquo;âme n&rsquo;est pas de sortir et de revenir à mi-chemin pour s&rsquo;avancer de nouveau. Ce n&rsquo;est pas ainsi non plus que fait le souffle. L&rsquo;action de l&rsquo;âme est la même que celle du souffle. Elle se manifeste pleinement, et se retire complètement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Afin que nous existions, chaque respiration doit toucher le tréfonds de notre être, car la vie n&rsquo;est pas possible sans que nous soyons rechargés à chaque instant par l&rsquo;esprit le plus intime, au plus profond de nous, et chaque respiration atteint cette profondeur de notre esprit, autrement, nous ne pourrions pas vivre. Nous croyons que c&rsquo;est la nourriture, ou les choses extérieures, qui nous gardent en vie, mais en réalité avec chaque respiration, c&rsquo;est la vie de Dieu que nous absorbons à tout instant.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La personnalité de l&rsquo;homme constitue son au-delà</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: La personnalité dont vous parlez continue-t-elle dans l&rsquo;au-delà, de la même façon que les faits et les pensées&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Certainement, mais vous pouvez considérer cela de deux points de vue différents. Le premier est que notre corps demeure avec nous tant que nous vivons, et l&rsquo;autre est que, en nous coupant les ongles ou les cheveux, une partie de ce corps est séparée de nous. Cette partie coupée n&rsquo;est pas perdue, elle n&rsquo;est pas détruite, mais nous ne nous soucions pas de savoir où elle est allée et ce qu&rsquo;elle est devenue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en est de même pour chaque pensée et chaque sentiment. Parfois les pensées deviennent des êtres qui vivent, comme des créatures vivantes. Elles travaillent pour vous, ou contre vous. Si cela est vrai, il en va de même pour les différentes parties du corps. Parfois, chez les personnes blessées à la guerre &#8211; mains coupées, doigts enlevés &#8211; la personne ne pense pas à cette partie disparue. Cependant, cette partie est également utilisée par la nature, elle existe quelque part.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde est un lieu où rien n&rsquo;est perdu. Tout continue, et est seulement modifié. Un doigt ou une jambe amputés continuent d&rsquo;exister. Et il en est ainsi de tout ce qui a été séparé du mental. Partis dans les autres sphères, leur vie continue. Comme les parents savent que leurs enfants continuent leur existence après eux, ainsi chaque pensée, et chaque sentiment, continuent de vivre dans la sphère mentale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si nous perdons un doigt ou une jambe, nous ne perdons pas notre corps, nous continuons de vivre. De même, tandis que les pensées et les sentiments disparaissent, l&rsquo;homme ne perd pas son individualité. Sa personnalité constitue son au-delà.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’ancienneté de la personnalité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Alors l&rsquo;expression « une âme ancienne » est fausse, puisque chaque âme est une âme nouvelle, un nouveau rayon de Dieu&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Au lieu de dire « une personnalité ancienne », on dit « une âme ancienne ». Il est préférable de parler d&rsquo;une « personnalité ancienne ». L&rsquo;âme, telle que nous la reconnaissons, est revêtue d&rsquo;une « personnalité », de sorte qu&rsquo;ordinairement nous appelons la personnalité « âme ».</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La réincarnation de la personnalité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: non enregistrée</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Ce qui est fait du corps après la mort est différent de ce qui est fait de la personnalité qui survit. Le corps est une substance, il est englouti et absorbé. La personnalité est une image, elle se réfléchit dans le monde mental. De même que la réflexion d&rsquo;une personne sur une plaque photographique ne dépouille pas cette personne de son existence, ainsi la réflexion d&rsquo;une âme tombant sur une autre âme ne dérobe pas la personnalité de la première. Cette personnalité continue son voyage vers le but, suivant le processus nécessaire. C&rsquo;est sa réflexion qui bâtit une autre personnalité sur le même dessin&nbsp;; ce qui est reconnu comme une réincarnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut se demander s&rsquo;il y a un lien entre ces deux personnalités qui se ressemblent&nbsp;? Certes, ce qui se ressemble s&rsquo;attire. Si, dans le plan des <em>djinns</em>, se forme un lien de sympathie entre deux âmes, ce lien continue à exister. De cette façon, il est naturel que l&rsquo;esprit de <em>Shakespeare</em> continue à inspirer la personnalité qui reflète <em>Shakespeare</em> sur la terre. A la question&nbsp;: « Peut-il y avoir plusieurs incarnations d&rsquo;une même personnalité&nbsp;? », on peut répondre&nbsp;: « Oui, de même qu&rsquo;on peut tirer beaucoup de photographies d&rsquo;une même personne, de même peuvent se manifester sur la terre plusieurs réflexions d&rsquo;une seule et même personnalité ».</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le palais des miroirs &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1935 Deventer.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong><strong>Publié dans Psychologie – <strong><strong>L’aire du mental <strong><strong>–&nbsp;Le palais des miroirs</strong></strong></strong></strong> –&nbsp;<strong>cahier n°6</strong>&nbsp;– chapitre 9</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/lau-dela-explique-par-le-phenomene-de-la-reflexion/pom/psychologie/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme/psychologie-le-mental-cahier-n6/">L’au-delà expliqué par le phénomène de la réflexion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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