<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Samadhi - Soufi Inayat Khan</title>
	<atom:link href="https://lsps.fr/tag/samadhi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lsps.fr/tag/samadhi/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Feb 2026 16:52:53 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>

<image>
	<url>https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/03/cropped-favicon-32x32.jpeg</url>
	<title>Archives des Samadhi - Soufi Inayat Khan</title>
	<link>https://lsps.fr/tag/samadhi/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>La proximité de Murshida et de Murshid</title>
		<link>https://lsps.fr/la-proximite-de-murshida-et-de-murshid/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 15:13:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<category><![CDATA[Samadhi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=7286</guid>

					<description><![CDATA[<p>La disciple du Murshid Feizi reprend&#160;: «  Sharifa avait toujours la permission de voir Murshid sans rendez-vous spécial, et pendant une maladie très pénible de Murshid, elle seule pouvait le voir et il lui demandait d’éloigner les autres. Beaucoup le prirent très mal et lui causèrent beaucoup d’ennuis. On peut aussi voir la haute estime [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-proximite-de-murshida-et-de-murshid/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">La proximité de Murshida et de Murshid</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="329" height="395" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/Accueil.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/Accueil.jpg 329w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/Accueil-250x300.jpg 250w" sizes="(max-width: 329px) 100vw, 329px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-d11944df wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>La disciple du <em>Murshid </em></strong></h4>



<p class="has-text-align-left">Feizi reprend&nbsp;:</p>
</div>
</div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-0a386c5a wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« <em> Sharifa</em> avait toujours la permission de voir <em>Murshid</em> sans rendez-vous spécial, et pendant une maladie très pénible de <em>Murshid</em>, elle seule pouvait le voir et il lui demandait d’éloigner les autres. Beaucoup le prirent très mal et lui causèrent beaucoup d’ennuis. On peut aussi voir la haute estime que <em>Murshid</em> lui témoignait dans un petit événement. Un jour qu’elle était chez lui aussitôt après la naissance d’un de ses enfants, il le lui mit entre les bras.</p>



<p>Pendant le <em>Samadhi </em><a id="_ftnref1" href="#_ftn1"><sup>[1]</sup></a> alors que <em>Murshid</em> voyait bien des <em>murîds</em> qui venaient devant lui à la ressemblance d’un animal, il ne voyait pas <em>Murshida</em> comme telle.</p>



<p><em>Sharifa</em> prit des leçons de persan avec <em>Murshid</em> et elle prit aussi des leçons musicales de Vina. Elle se sentait aussi spécialement reliée à la Perse…</p>



<p>… C’est dans un cahier contenant des caractères et des mots persans que je vis le sens de son nom soufi&nbsp;: <em>Sharifa</em> = vertueuse. J’aurais pu le savoir depuis longtemps parce qu’elle me l’avait dit un jour, mais en parlant du mot vertueux, au lieu de dire&nbsp;: ‘c’est le sens de mon nom’, elle dit&nbsp;: ‘c’est ce que je suis’. Cela me dérouta qu’elle puisse dire une telle chose à propos d’elle-même, et je ne compris pas ce qu’elle voulait dire ».</p>
</blockquote>



<p>Et <em>Feizi</em> ajoute, un peu éberluée semble-t-il&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Il n’y a pas de plus grande vertu que de se montrer bon et fidèle envers son ami, digne de sa confiance. On doit principalement trouver la différence entre la vieille âme et l’âme-enfant dans cette particularité », dit <em>Murshid</em> dans « <em>La construction du caractère</em>« . Et lors de <em>Viladat Day</em> 1925, il dit de <em>Murshida Sharifa</em>&nbsp;: « <em>Murshida</em> nous a prouvé, et prouvera toujours qu’elle est la fidèle digne de confiance » (je traduis littéralement l’anglais <em>faithful trustee</em>).</p>
</blockquote>



<p>Il est peut-être nécessaire ici d’ouvrir une parenthèse sur les « noms soufis » que <em>Murshid</em> donnait à se élèves, et dont l’usage tend à se perpétuer depuis. Remarquons que ce n’est pas seulement un usage oriental. Quand un moine ou une nonne entre dans un ordre religieux chrétien, un nouveau prénom lui est donné, généralement celui d’un saint du passé, censé lui servir de modèle ou de protection.</p>



<p>D’abord, qu’est-ce qu’un nom&nbsp;? C’est ce à quoi nous nous identifions. Si, dans une foule, une gare par exemple, vous entendez crier votre prénom, vous vous sentez instinctivement concerné et même, cela peut vous faire vous retourner. Vous ne prenez pas le temps de réfléchir que peut-être ce n’est pas vous qu’on appelle, mais que cela pourrait être un homonyme. Votre prénom et vous, à ce moment-là, c’est une seule et même chose et l’entendre vous mobilise entièrement.</p>



<p><em>Murshida Sharifa</em> était très avertie de ce phénomène d’identification au nom. Mais au lieu que vous et moi identifions notre nom avec notre ego limité, un véritable adepte aura médité dans sa conscience la qualité que ce nom évoque et se sera intimement approprié cette qualité. C’est pourquoi <em>Lucy Goodenough</em> a pu non seulement dire mais penser&nbsp;: « <em> Sharifa</em> ‘vertueuse‘, c’est ce que je suis ». Ce qui, de la part de la première venue, aurait été d’une prétention risible, dans la bouche de <em>Murshida</em> était véridique. Mais sa manière n’était pas de fournir des explications détaillées&nbsp;: un mot, une phrase, et c’était à l’élève de recueillir et de méditer cette leçon qui ne disait pas toujours son nom.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’incident du plan de table</strong></h4>



<p>La « proximité de <em>Murshida</em> et de <em>Murshid</em> » ne veut pas dire que tout ait toujours été sans nuage entre eux. Une relation sans nuage, fut-ce entre maître et disciple, cela n’existe pas. Nous connaissons au moins une instance où un de ces nuages a obscurci momentanément l’harmonie des relations mutuelles, et cet incident est intéressant à plus d’un titre. Il est intéressant parce qu’il montre un aspect du caractère de <em>Sharifa Goodenough</em>&nbsp;; il est aussi intéressant par ce qu’il a trait à la vie privée de <em>Murshid Inayat Khan</em> lui-même et montre combien celle-ci était difficile. Cet incident nous a été raconté par <em>Sakina</em> (plus tard appelée <em>Nekbakht</em>), l’une des secrétaires de <em>Murshid</em> (qui fut, comme nous l’avons dit plus haut, une amie pour nous).</p>



<p>Au cours de l’Ecole d’Eté de 1925, elle-même et sa cousine <em>Kismet Stam</em> (une autre secrétaire de <em>Murshid</em>) virent arriver <em>Sharifa</em> dans un état terrible, comme hors d’elle-même. Elle venait d’affronter la colère de <em>Murshid</em>, lui que ses disciples ne voyaient jamais dans cet état. Nous répétons ici textuellement ce que l’un de nous a entendu de <em>Sakina</em>&nbsp;: « Si vous m’aviez demandé ma tête – dit <em>Murshid</em> avec un regard terrible – je vous l’aurais donnée, mais ça&nbsp;! « .</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La dignité de l’épouse</strong></h4>



<p>Quel était donc ce ça ! capable de provoquer un si complet changement d’attitude chez <em>Murshid</em> que l’on avait toujours connu si posé, si calme et si bienveillant&nbsp;? <em>Sakina</em> s’était rendue compte qu’elle avait trait à un récent banquet qui avait réuni <em>Murshid</em>, son épouse <em>Begum</em> <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><sup>[2]</sup></a> et tous les <em>murîds</em> présents à l’Ecole d’Eté, banquet organisé par <em>Sharifa</em>. Elle avait placé à une table <em>Murshid</em> qui présidait entouré de ses <em>Murshidas</em>, et à l’autre table <em>Begum</em>, présidant aussi, mais dans une situation secondaire et comme isolée, séparée de son mari. Cela pouvait peut-être se justifier d’un point de vue protocolaire, mais l’effet dut en être désastreux.</p>



<p>Pour <em>Begum</em>, être ainsi séparée de <em>Murshid</em>, dont elle était déjà séparée si souvent à cause des voyages incessants du Maître d’Amérique en Europe et d’Europe en Amérique, dut être ressenti à la fois comme un affront et comme un signe qu’elle comptait moins que toutes ces femmes qui entouraient son mari. Cela montrait publiquement qu’elles étaient plus proches de lui qu’elle-même. Dieu sait quels orages s’en suivirent&nbsp;; car, pour avoir connu <em>Begum</em> par la suite, nous savons quelle femme certes admirable, mais hypersensible et ombrageuse elle pouvait être. Pour <em>Murshid</em>, cela signifiait que <em>Sharifa</em> avait brutalement ignoré la relation qui le liait à <em>Begum</em>. De plus, d’un point de vue oriental, qui était celui de <em>Murshid</em> vis-à-vis de <em>Begum</em>, cette séparation était une sorte d’insulte à la dignité de l’épouse, donc de lui-même.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le cœur blessé</strong></h4>



<p>Quoi qu’il en soit, les deux cousines virent arriver chez elles <em>Sharifa</em> dans un état d’agitation extrême, et celle–ci se mit aussitôt à réciter de façon précipitée toute une partie de La Divine Comédie de Dante, en italien, puis s’assit enfin, libérée d’une terrible tension, mais épuisée. Elle raconta alors la colère de <em>Murshid</em> qui avait causé son agitation étrange.</p>



<p>Si nous avons choisi de faire état de cet incident, ce n’est pas par seul souci de vérité historique. Il nous faut comprendre que l’itinéraire commun du maître et du disciple est l’occasion d’épreuves diverses qui les atteignent l’un et l’autre. Un maître soufi n’est pas un magister sur une estrade, qui n’a pas à se soucier des états d’âme de ses auditeurs, c’est un être dont le cœur est infiniment plus sensible que celui d’un autre afin de pouvoir comprendre le langage de chacun des cœurs qu’il rencontre. Plus sensible veut dire plus vulnérable. Cependant il doit être plus fort que celui d’un autre pour résister à tous les coups qu’il reçoit de tous côtés.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un chemin d’épreuves et de pardon</strong></h4>



<p>Ce chemin qu’on fait ensemble est donc un chemin d’épreuves&nbsp;; épreuves aussi bien pour le maître que pour le disciple&nbsp;; et l’on peut dire qu’ils s’éprouvent mainte fois mutuellement&nbsp;: pour l’élève ce sont des occasions de prises de conscience amenant à des rectifications. Pour le maître, ce sont des tests d‘endurance, <em>Murshid Inayat Khan</em> s’en est rarement expliqué. Néanmoins la citation suivante en fait apparaître un aspect qui s’applique, pensons-nous, particulièrement à la circonstance qui nous occupe&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-0a386c5a wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Il est difficile pour un maître dont la perception est aiguë, dont les sentiments sont délicats, de ne pas se fâcher contre un élève qui est enclin à faire des erreurs. Mais cela ne fait aucun bien au <em>murîd</em>, spirituellement ou dans la vie ordinaire. Le déplaisir du maître peut tomber sur un <em>murîd</em> comme une malédiction, et pourrait l’écraser avant que le maître ne le sache. Cependant il est bon que les <em>murîds</em> soient avertis de la susceptibilité du maître, (car il est naturel qu’autant la satisfaction du maître puisse être grande, autant son déplaisir peut être profond), afin que le <em>murîd</em> soit prudent, et qu’il ne se repose pas toujours sur la compassion du maître, continuant à commettre des erreurs</p>



<p>Le maître doit considérer son propre déplaisir comme son pire ennemi, et doit penser que si il tombe sur son <em>murîd</em>, c’est comme s’il tombait sur lui-même. Et il est souvent irrésistible d’exprimer une réaction qu’une erreur du <em>murîd</em> peut provoquer »…</p>
</blockquote>



<p class="has-text-align-right" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Extrait d’un « Entretien collectif »<a id="_ftnref3" href="#_ftn3"><sup>[3]</sup></a></em></p>



<p>Nous pensons que ce n’est pas faire injure à la mémoire de celui que nous considérons comme notre propre maître d’avoir écrit ces lignes. S’il fut une âme libérée, il fut aussi un être humain, et non pas l’image stéréotypée d’une idole infaillible et parfaite aux yeux du monde.</p>



<p>Et puis il est écrit, dans le <em>Vadan <a href="#_ftn4" id="_ftnref4"><sup><strong><sup>[4]</sup></strong></sup></a></em>, dans l’Invocation au<em> Pîr</em>, au maître spirituel&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Maître béni, ton être même est pardon ».</p>
</blockquote>



<p>La suite des choses a montré qu’il en fut bien ainsi entre <em>Sharifa Goodenough</em> et son <em>Murshid</em>. Pour s’en persuader, il suffit de se référer aux remerciements du Maître en 1926 à l’occasion de son anniversaire, et aux lettres que nous avons rapportées plus haut.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>



<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> <em>Samadhi</em> – <em>Feizi van der Scheer</em> fait ici allusion à des circonstances solennelles ou <em>Murshid</em> entrait dans une méditation profonde et où quelques <em>murîds</em> choisis venaient devant lui et recevaient une bénédiction spéciale.</p>



<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> <em>Begum</em> – <em>Ora Ray Baker</em>, épouse de <em>Hazrat Inayat Khan</em>.&nbsp; On ne l‘appelait jamais que ‘<em>Begum’</em>.</p>



<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> Entretien Collectif – Groupe restreint de <em>murîds</em> auxquels <em>Murshid</em> donnait un enseignement ésotérique particulier.</p>



<p><a href="#_ftnref4" id="_ftn4">[4]</a> <em>Vadan</em> – Avec le <em>Gayan</em> et le <em>Nirtan</em>, ‘bréviaire’ des disciples de <em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em>.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-37a5bc26 wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/murshida-sharifa-goodenough/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough-sommaire/">Sommaire du Mémorial de Murshida Sharifa</a></div>



<div class="wp-block-button is-style-fill"><a class="wp-block-button__link has-main-color has-primary-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://lsps.fr/conclusion-sur-cette-periode/mg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">Suite</a></div>



<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/murshida-sharifa-goodenough/">Publications de Murshida Sharifa</a></div>
</div>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-proximite-de-murshida-et-de-murshid/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">La proximité de Murshida et de Murshid</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La philosophie de l&#8217;âme</title>
		<link>https://lsps.fr/la-philosophie-de-lame/ms/murshida-sharifa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 17:05:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa]]></category>
		<category><![CDATA[Activité de l'Être Divin]]></category>
		<category><![CDATA[Ansar]]></category>
		<category><![CDATA[Anvar]]></category>
		<category><![CDATA[Atma]]></category>
		<category><![CDATA[Conscience unique]]></category>
		<category><![CDATA[Hal]]></category>
		<category><![CDATA[Instrument de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Miroir de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Phénomène de la réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Ruh]]></category>
		<category><![CDATA[Samadhi]]></category>
		<category><![CDATA[Umri Allah]]></category>
		<category><![CDATA[Vision de l'âme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=5273</guid>

					<description><![CDATA[<p>La philosophie de l&#8217;âme L&#8217;âme est appelée en sanscrit « Atma« , en persan on l&#8217;appelle « Rouh« . Quand on demanda au Prophète: « Qu&#8217;est-ce que l&#8217;âme? », il répondit par deux mots: « Umri Allah« , « une activité de Dieu ». La liaison entre la conscience et l&#8217;âme est semblable à la liaison entre le soleil et son rayon. Le rayon est [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-philosophie-de-lame/ms/murshida-sharifa/">La philosophie de l&rsquo;âme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure style="height:171px; padding-top:0;padding-bottom:0;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="282" height="440" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="border-radius:26px;height:171px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg 282w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1-192x300.jpg 192w" sizes="(max-width: 282px) 100vw, 282px" /></figure>


<p class="has-text-align-center has-base-color has-text-color has-link-color wp-elements-a56770d80c993960e0a94f50a1c82006"><strong><strong>La philosophie de l&rsquo;âme</strong></strong></p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-2052681f wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="has-text-align-left" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:0;padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--small);padding-left:0">L&rsquo;âme est appelée en sanscrit « <em>Atma</em>« , en persan on l&rsquo;appelle « <em>Rouh</em>« . Quand on demanda au Prophète: « Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;âme? », il répondit par deux mots: « <em>Umri Allah</em>« , « une activité de Dieu ».</p>
</div>
</div>



<p>La liaison entre la conscience et l&rsquo;âme est semblable à la liaison entre le soleil et son rayon. Le rayon est formé par l&rsquo;activité du soleil émettant sa lumière. L&rsquo;activité de la conscience émet son rayon, qu&rsquo;on appelle l&rsquo;âme. L&rsquo;activité en une certaine partie de la conscience fait que cette partie se projette vers la manifestation. Le rayon est le soleil, mais nous distinguons le rayon comme étant à part, distinct en lui-même, plus long ou plus court, plus puissant ou plus faible, selon l&rsquo;état d&rsquo;activité qui est en lui.</p>



<p>L&rsquo;âme, durant sa vie sur terre et ensuite, ne change pas son lieu d&rsquo;existence. Si quelque changement se produit, c&rsquo;est dans la direction de son mouvement. L&rsquo;âme n&rsquo;a, à l&rsquo;origine, aucun poids. Mais, en chemin, elle rassemble autour d&rsquo;elle des propriétés qu&rsquo;elle-même produit et qu&rsquo;elle emprunte sans cesse aux éléments qui composent l&rsquo;univers, et, de même que nos possessions ne sont pas nécessairement nous-mêmes, ses propriétés ne sont pas l&rsquo;âme. La meilleure comparaison est celle de nos yeux, dans lesquels de vastes étendues de campagne, d&rsquo;énormes montagnes et des milles d&rsquo;horizon sur la mer sont réfléchis d&rsquo;un coup, et pourtant les yeux sont à peine longs et profonds d&rsquo;un pouce. Telle est la nature de l&rsquo;âme, qui est si petite relativement à la quantité innombrable des âmes que contient l&rsquo;univers et pourtant assez vaste pour contenir en elle l&rsquo;univers entier.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le miroir de l’âme</strong></h4>



<p>L&rsquo;être extérieur, le mental et le corps, ont enfermé une portion de la conscience entière. Cette portion même est en réalité l&rsquo;âme. C&rsquo;est comme si une ligne était tracée sur une étoffe, la marquant ainsi comme séparée de la totalité. Ou c&rsquo;est comme si nous étions devant un écran avec une petite lanterne de telle sorte que la lumière de la lanterne forme un halo en tombant sur lui. De la même manière, les impressions du mental et du corps sont réfléchies sur l&rsquo;âme et la séparent de la totalité de la conscience. Sur l&rsquo;âme sont réfléchis le bonheur ou la misère, la joie ou la tristesse de l&rsquo;être extérieur. Mais l&rsquo;âme en elle-même n&rsquo;est ni triste ni joyeuse. L&rsquo;âme n&rsquo;est sujette ni à la naissance ni à la mort, et elle n&rsquo;a non plus ni croissance ni déclin. Elle n&rsquo;évolue pas plus qu&rsquo;elle ne dégénère.</p>



<p>Si vous vous tenez habillé en haillons devant un miroir, le miroir reflétera vos haillons. Mais il ne sera pas lui-même dans la misère. Si vous vous tenez devant le miroir couvert de perles et de diamants, la réflexion des perles et des diamants tombera sur le miroir. Mais le miroir ne se changera pas en perles et en diamants. Ainsi en est-il de l&rsquo;âme; elle n&rsquo;est ni pécheresse ni vertueuse; elle n&rsquo;est ni riche ni pauvre. Toute la joie et le chagrin de la vie, l&rsquo;élévation et la chute sont reflétés pour un temps sur l&rsquo;écran de l&rsquo;âme, et après quelque temps disparaissent. C&rsquo;est pourquoi la joie comme le chagrin d&rsquo;hier ne sont plus rien pour nous aujourd&rsquo;hui.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les instruments de l’âme</strong></h4>



<p>L&rsquo;âme et le corps sont la même essence. C&rsquo;est d&rsquo;elle-même que l&rsquo;âme a formé le corps, l&rsquo;âme étant plus subtile, le corps plus grossier. Ce que, dans l&rsquo;âme, on peut appeler vibration, dans le corps devient atome. L&rsquo;âme est devenue mental pour expérimenter davantage, elle est devenue corps pour expérimenter plus concrètement encore. Pourtant le mental est indépendant du corps, et l&rsquo;âme est indépendante à la fois du mental et du corps.</p>



<p>L&rsquo;âme voit à travers le mental et le corps, le corps est comme les jumelles du mental, et le mental est le télescope de l&rsquo;âme. C&rsquo;est l&rsquo;âme qui voit. Mais nous attribuons la vue et l&rsquo;ouïe aux yeux et aux oreilles. En l&rsquo;absence de l&rsquo;âme, ni le corps ni le mental ne peuvent voir. Quand un individu est mort, les yeux sont là, mais ils ne peuvent pas voir. Les oreilles sont là, mais elle ne peuvent pas entendre.</p>



<p>C&rsquo;est le travail de l&rsquo;âme de connaître et de voir, et c&rsquo;est le travail du mental et du corps d&rsquo;agir comme une loupe grossissante pour elle. Cependant ceux-ci à leur tour voient et entendent ce qui leur est extérieur, car la conscience travaille aussi à travers eux. L&rsquo;âme voit le jeu de la pensée dans le mental, le mental perçoit les douleurs et les sensations du corps, le corps est conscient de la chaleur, du froid et du toucher. Sa conscience peut être constatée quand quelque chose est sur le point de tomber sur lui par accident. Avant que le mental ne puisse élaborer un plan de sauvetage, la partie exposée du corps s&rsquo;arrange pour y échapper.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;âme peut travailler sans instruments</strong></h4>



<p>Le mental voit seulement le corps, mais l&rsquo;âme voit à la fois le mental et le corps. Ni le corps ni le mental ne peuvent voir l&rsquo;âme. L&rsquo;âme est habituée à voir ce qui est devant elle, et ainsi ne peut se voir elle-même. Notre âme a toujours regardé au-dehors, c&rsquo;est pourquoi nos yeux, notre nez, nos oreilles, tous nos organes de perception sont externes. C&rsquo;est notre mental et notre corps qui attirent l&rsquo;âme au-dehors. Et comme les yeux, qui voient toutes choses, ont cependant besoin d&rsquo;un miroir pour se voir eux-mêmes, ainsi l&rsquo;âme ne peut se voir elle-même sans miroir.</p>



<p>Quand les yeux sont fermés, pensez-vous que l&rsquo;âme ne voit rien? Elle voit. Quand les oreilles sont closes, pensez-vous que l&rsquo;âme n&rsquo;entende rien? Elle entend. Cela prouve que c&rsquo;est l&rsquo;âme qui voit et qui entend. Dans la vie méditative, en contemplant l' »<em>Anvar</em> » et l' »<em>Ansar</em>« , un Soufi réalise ce fait qu&rsquo;il y a des objets que, sans l&rsquo;aide des yeux, l&rsquo;âme peut voir et qu&rsquo;il y a des sons que, sans l&rsquo;aide des oreilles, elle peut entendre.</p>



<p>Le grand poète Kabir a dit:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Quel jeu est-ce-là? Quand l&rsquo;aveugle lit le Coran, le sourd entend la Gita, le manchot est habile de ses mains, et le cul-de-jatte se prend à danser. »</p>
</blockquote>



<p>Il fait allusion à l&rsquo;âme qui possède la capacité de travailler même sans instruments, tels que les organes du corps et les facultés du mental.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le sommeil</strong></h4>



<p>Le sommeil, la condition d&rsquo;inconscience, est l&rsquo;état originel de la vie, duquel tout est venu. Le Coran dit :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le monde a été créé de l&rsquo;obscurité »</p>
</blockquote>



<p>Comme le corps dort et le mental dort, ainsi l&rsquo;âme dort. L&rsquo;âme ne dort pas toujours au même moment que le mental et le corps. De ce sommeil de l&rsquo;âme, seuls les mystiques font l&rsquo;expérience. Ils sont conscients de cette expérience en eux-mêmes; et ainsi peuvent la reconnaître chez d&rsquo;autres. Le corps dort davantage que le mental, l&rsquo;âme dort beaucoup moins que le corps et que le mental. Quand une personne est profondément endormie, son âme ne perd pas contact avec le corps. Si l&rsquo;âme perdait son contact avec le corps, la personne mourrait. Si l&rsquo;âme se retirait du mental, le mental serait dispersé, la collection des pensées serait éparpillée, ce serait comme une éruption volcanique.</p>



<p>L&rsquo;âme prend plaisir aux expériences des sens, à manger et à boire, à toute expérience. Elle s&rsquo;adonne à cela, et plus elle s&rsquo;y adonne, plus elle s&rsquo;y attache. Tout ce que nous mangeons et buvons contient un narcotique, même l&rsquo;eau pure. Par conséquent, après avoir mangé et bu, une sorte de sommeil nous vient, l&rsquo;âme se sent un peu délivrée, elle se sent quelque peu détachée du corps.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La libération de l’âme</strong></h4>



<p>L&rsquo;âme ne peut pas être facilement libre du corps et du mental. Bien que sa joie réelle soit d&rsquo;atteindre la paix en étant libre d&rsquo;expérience, pourtant elle l&rsquo;a oublié.  Le Coran dit :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Heureux celui qui la garde pure et perdu celui qui la corrompt »</p>
</blockquote>



<p>Il y a des gens qui s&rsquo;adonnent à l&rsquo;alcool, au haschich, à l&rsquo;opium, aux drogues et à toutes ces choses. Sous leur influence, les troubles du corps sont moins ressentis et les pensées sont rendues floues, l&rsquo;âme se sent soulagée. Mais c&rsquo;est un bonheur transitoire parce qu&rsquo;il est dépendant de la matière au lieu de l&rsquo;être de l&rsquo;esprit.</p>



<p>Une personne ordinaire sait qu&rsquo;après un profond sommeil, elle est calme, elle se sent reposée, elle se sent mieux, ses pensées sont plus claires. La condition de « Hal » ou « Samadhi », la condition la plus élevée, est la même que celle du sommeil profond, la différence étant seulement que cela est expérimenté à volonté. La différence entre l&rsquo;être parfait et l&rsquo;être ordinaire est seulement celle-ci: que l&rsquo;être parfait fait consciemment l&rsquo;expérience de ce dont l&rsquo;être imparfait fait inconsciemment l&rsquo;expérience. La nature accorde à tous la même expérience. Mais la plupart des gens en sont inconscients, ce qui est à leur désavantage.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La Conscience est une</strong></h4>



<p>Quand le mental sera dispersé, aucune impression ne restera sur l&rsquo;âme, rien ne l&#8217;empêchera de s&rsquo;immerger dans la Conscience totale.</p>



<p>Quelques philosophes ont dit que nous sommes des parties de Dieu. Il n&rsquo;en est pas ainsi. Ils ont dit cela parce qu&rsquo;ils ont vu le corps physique. Que peut voir de plus l&rsquo;intellect? Dans l&rsquo;existence physique, chaque individu est distinct et séparé, mais derrière cette existence physique, tous sont un, la Conscience est une. S&rsquo;il n&rsquo;en était pas ainsi, nous ne serions pas capables de nous connaître les uns les autres, ni le visage, ni la voix, ni le langage les uns des autres. Nous pouvons savoir, si nous avançons spirituellement, comment est notre ami. S&rsquo;il est au Japon ou en Arabie et que nous soyons ici, nous pouvons savoir s&rsquo;il est malade, s&rsquo;il est triste ou heureux. Et non seulement l&rsquo;état de nos amis, mais chaque chose est connue de l&rsquo;âme avancée.</p>



<p class="has-text-align-right" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em>Traduit du phénomène de l&rsquo;âme</em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16ee50ce wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/murshida-sharifa-goodenough/">Murshida Sharifa</a></div>
</div>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-philosophie-de-lame/ms/murshida-sharifa/">La philosophie de l&rsquo;âme</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le contrôle de soi &#8211; 1</title>
		<link>https://lsps.fr/le-controle-de-soi-1/pom/recueil-l-art-d-etre-la-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 13:57:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Recueil - L'art d'être - La santé]]></category>
		<category><![CDATA[Amal]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de ses tendances]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise des pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise du corps]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Faux ego - Faux moi - Nafs]]></category>
		<category><![CDATA[Maîtrise des sentiments]]></category>
		<category><![CDATA[Miroir du cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Nafsi kushi]]></category>
		<category><![CDATA[Paires d'opposés]]></category>
		<category><![CDATA[Samadhi]]></category>
		<category><![CDATA[Tassawur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=4815</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le contrôle de soi est la chose qu&#8217;il est le plus nécessaire d&#8217;apprendre. Quelqu&#8217;un peut avoir une grande spiritualité, illumination et piété, mais en l&#8217;absence du contrôle de soi cela ne revient à rien. Le contrôle de soi est aussi la seule voie vers la paix et le bonheur. Nous entendons dire et nous lisons [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-controle-de-soi-1/pom/recueil-l-art-d-etre-la-sante/">Le contrôle de soi &#8211; 1</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large);" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="height:171px;" class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="177" height="114" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/06/ae.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-2052681f wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p>Le contrôle de soi est la chose qu&rsquo;il est le plus nécessaire d&rsquo;apprendre. Quelqu&rsquo;un peut avoir une grande spiritualité, illumination et piété, mais en l&rsquo;absence du contrôle de soi cela ne revient à rien. Le contrôle de soi est aussi la seule voie vers la paix et le bonheur. Nous entendons dire et nous lisons parfois que des individus de grande réputation dans le monde pour leur spiritualité et leur mysticisme font une chose qui nous étonne beaucoup. Ils commettent une erreur enfantine. </p>
</div>
</div>



<p>C&rsquo;est par manque de contrôle de soi qu&rsquo;ils commettent une erreur contre laquelle eux-mêmes ont parlé et écrit bien des fois.</p>



<p>Celui qui étudie la spiritualité apprend le contrôle de soi de trois manières. Par les postures, par <em>Tassawur</em> qui est concentration et par <em>Amal</em> qui est la pratique la plus élevée. Après cela vient <em>Samadhi</em> qui est appelé par les derviches <em>Masti</em> et qui est méditation. C&rsquo;est l&rsquo;illumination, c&rsquo;est faire halte dans l&rsquo;illumination. La différence entre méditation et concentration est que la concentration est pratiquée sur une forme sur un objet et que la méditation est sans forme ni objet.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le contrôle du corps</strong></h4>



<p>Le repos et le contrôle du corps sont enseignés par les postures et les positions. Quand une personne est restée tranquille pendant quelque temps elle commence à bouger. Il n&rsquo;y a aucune nécessité pour elle de bouger, mais elle a bougé son pied ou son bras, ou elle tambourine sur la table ou mâchonne ses lèvres ou cligne des yeux. L&rsquo;activité augmente de plus en plus et à la fin, cette personne saute dans son sommeil. Quand le premier sommeil vient, elle sursaute et tressaute. Pour contrôler l&rsquo;activité du corps, s&rsquo;asseoir tranquillement dans les postures et les positions définies est la première leçon.</p>



<p>Cependant, il ne peut y avoir seulement immobilité. Si quelqu&rsquo;un a gardé les mains immobiles pendant un long moment et puis désire jouer du piano, il ne pourra pas. Il doit rendre assez d&rsquo;activité à ses doigts avant de pouvoir bien jouer du piano. Autant d&rsquo;immobilité il y a, autant d&rsquo;activité il doit y avoir.</p>



<p>Dormez et ne dormez pas, mangez et ne mangez pas, parlez et ne parlez pas, si vous mangez chaque jour, un jour sur sept ne mangez pas ou si vous mangez tout le mois, un ou deux jours dans le mois ne mangez pas. Cela donne une maîtrise que vous ne pouvez obtenir par la seule renonciation. Cela ne signifie pas que vous deviez mourir de faim. On doit donner de la bonne nourriture au corps, de la nourriture fraîche et tous ses besoins doivent être satisfaits. Cela vaut mieux que de le laisser désirer sans cesse ce qu&rsquo;il a devant lui. Vous devez donner au corps ce qu&rsquo;il désire mais vous devez contrôler ses besoins et ne pas être contrôlé par eux.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le contrôle des pensées</strong></h4>



<p>Après cela vient le contrôle des pensées. C&rsquo;est le second pas, le contrôle du corps vient en premier. Bien des gens ont constaté qu&rsquo;ils pouvaient s&rsquo;asseoir dans certaines postures pendant des heures, mais qu&rsquo;ils ne pouvaient garder leur mental tranquille. Cela doit être appris par degrés. Une personne ne peut contrôler son mental en voulant ne penser à rien, cela ne sera jamais possible. D&rsquo;abord, laissez le mental tenir quelque pensée que ce soit qui l&rsquo;intéresse, n&rsquo;importe quelle pensée d&rsquo;amour, n&rsquo;importe quelle pensée de bonne volonté, quoi que ce soit qui l&rsquo;intéresse. Bridez sa tendance à sauter d&rsquo;une chose à l&rsquo;autre. Quand vous attrapez le mental en train de sauter d&rsquo;une chose à une autre, ramenez-le en arrière et tenez-le. Vous devez dire&nbsp;: « je suis plus grand que mon mental, ma volonté est plus grande que mon mental et je rendrai mon mental obéissant à ma volonté ».</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La maîtrise des sentiments</strong></h4>



<p>Et puis vient la maîtrise des sentiments du cœur. Il ne doit pas y avoir de sentiment de vengeance, de méchanceté, d&rsquo;aigreur contre qui que ce soit dans le cœur. Quand un tel sentiment se présente, on doit dire ceci est une ternissure qui vient dans mon cœur. Quand tous les sentiments de ce genre sont écartés du cœur, il devient comme un miroir, un miroir sans ternissure qui reflète tout ce qui est devant lui. Alors tout le divin est reflété dans le cœur. Alors toutes les inspirations, les intuitions, les impressions arrivent, et tout ce que nous appelons clairvoyance. Il n&rsquo;y a pas besoin de courir après de telles facultés elles viennent d&rsquo;elles-mêmes.</p>



<p>Après cela il n&rsquo;y a plus qu&rsquo;une seule chose à accomplir. Éloigner de l&rsquo;âme toutes les pensées qui viennent des autres et toutes les pensées et les sentiments qui s&rsquo;élèvent du moi. Eloignez même les sentiments d&rsquo;amour et de bonne volonté, quand vous êtes dans cette méditation, alors d&rsquo;elle-même vient une extase, un ravissement, une paix.</p>



<p>Bien des gens demandent&nbsp;: « Comment pouvons-nous contrôler nos pensées&nbsp;? Que pouvons-nous faire si nos pensées ne nous obéissent pas&nbsp;? Si notre mental ne nous obéit pas&nbsp;? Comment pouvons-nous aimer une chose si nous ne l&rsquo;aimons pas ou la détester si nous l&rsquo;aimons&nbsp;?, cela nous semble impossible&nbsp;! « . Pour une personne qui est allée au-delà des préférences et des répulsions cela semble une question d&rsquo;enfant, parce qu&rsquo;elle ne connaît pas les opposés.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le contrôle de ses tendances</strong></h4>



<p>La manière de gagner le contrôle de soi est d&rsquo;abord de faire le contraire de ce que votre inclination vous porterait à faire. Si vous vous sentez incliné à manger parfois ne mangez pas. Contrôlez la faim. Si vous vous sentez porté à dormir, ne dormez pas. A un autre moment si vous n&rsquo;avez pas envie de dormir, dormez. Il y a mille inclinations. Chaque sens a ses inclinations. Ne donnez pas libre cours à ces inclinations, gouvernez-les afin qu&rsquo;elles ne vous gouvernent pas. C&rsquo;est ce qui est appelé <em>Hatha Yoga</em> par les yogis. Les Soufis l&rsquo;appellent <em>Nafsi Kushi</em>.</p>



<p>J&rsquo;ai vu le <em>Nizam</em> de <em>Hyderabad</em> se tenir debout pendant huit ou dix heures, s&rsquo;il désirait se tenir debout bien qu&rsquo;il fût roi et eût toutes choses à sa disposition dans sa maison. S&rsquo;il ne désirait pas dormir, il ne dormait pas pendant sept huit, neuf et dix jours. Grâce à cela, il devint un tel maître, qu&rsquo;il maîtrisa le secret de guérir les morsures de serpents. En Inde, il y avait beaucoup de serpents pendant que le <em>Nizam</em> vivait, il était connu dans l&rsquo;Inde entière et si quelqu&rsquo;un était mordu par un serpent, les gens lui télégraphiaient. Quand le <em>Nizam</em> disait&nbsp;: « Il va bien » la personne était sauvée.</p>



<p>Quand on a appris à contrôler ses propres inclinations, la seconde leçon est de contrôler les inclinations dans l&rsquo;action. Ne mangez pas quand vous êtes en train de manger, ne buvez pas quand vous buvez. Lorsqu&rsquo;une personne a appris cela, elle est maître dans la solitude et dans la foule. Elle n&rsquo;a pas besoin de la solitude pour être spirituelle, elle est spirituelle dans la foule aussi.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="177" height="114" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/06/ae.png" alt="" class="wp-image-3125"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La voie du contraire</strong></h4>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Comment gagner le contrôle de soi&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: En faisant le contraire de ce que votre inclination vous amènerait à faire. Si vous désirez manger ne mangez pas, si vous désirez boire ne buvez pas, si vous vous sentez incliné à agir restez tranquille, si vous vous sentez incliné à rester tranquille agissez, si vous désirez parler taisez-vous. Manger n&rsquo;est pas un péché, mais si parfois vous essayez de ne pas manger aussi longtemps que vous le pouvez, ce sera bien. Boire n&rsquo;est pas un péché, mais si parfois vous essayez de ne pas boire aussi longtemps que vous le pouvez, ce sera bien.</p>



<p>Les <em>Fakirs</em> prennent la voie du contraire. Ils aiment ce qu&rsquo;ils n&rsquo;aiment pas. Telle est la raison pour laquelle on peut lire que <em>Mahadeva</em>, <em>Shiva</em>, bût du poison et portait des crânes et des ossements autour du cou, parce que personne n&rsquo;apprécierait d&rsquo;être dans une tombe parmi les morts. Il est toujours représenté avec un serpent autour du cou&nbsp;: de cette façon le préjugé l&rsquo;ego le <em>nafs</em> est écrasé. Le <em>Fakir</em> appelle « père » chaque petit homme chaque petit garçon, pensant&nbsp;: « Il est le père et je suis le fils ». A chaque fillette il dit&nbsp;: « mère » pensant&nbsp;: « Elle est bien plus grande que je ne suis ». Il dit à tous&nbsp;: « Je suis votre serviteur votre humble serviteur votre serviteur obéissant ».</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La volonté</strong></h4>



<p>Développez la volonté par la lenteur du mouvement, par la lenteur de la parole, par la lenteur et le contrôle de la pensée, car l&rsquo;activité tend à nous faire bouger de plus en plus vite.</p>



<p>Aucune pensée ni sentiment ne devrait s&rsquo;élever en dehors de notre volonté. Quand nous avons gagné la maîtrise sur le moi, nous avons gagné la maîtrise sur toutes choses. Des saints et des sages ont commandé à un arbre flétri de reverdir. Comment cela peut-il se faire&nbsp;? Par leur maîtrise sur le moi.</p>



<p class="has-text-align-center" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">L&rsquo;Art d&rsquo;être &#8211; La santé &#8211; recueil posthume de conférences &#8211; chapitre 10 &#8211; 1</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-37a5bc26 wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/lart-detre-sommaire/">Art d&rsquo;être &#8211; La santé &#8211; Sommaire</a></div>
</div>
</div>
</div>



<p class="has-text-align-center" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-controle-de-soi-1/pom/recueil-l-art-d-etre-la-sante/">Le contrôle de soi &#8211; 1</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le mystère du sommeil</title>
		<link>https://lsps.fr/le-mystere-du-sommeil/pom/recueil-l-art-d-etre-la-sante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 16:34:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Recueil - L'art d'être - La santé]]></category>
		<category><![CDATA[Amant de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Fonctionnement automatique du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Hahût]]></category>
		<category><![CDATA[Idéal de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Immersion en Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Jabrut]]></category>
		<category><![CDATA[Lahût]]></category>
		<category><![CDATA[Libération de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Malakût]]></category>
		<category><![CDATA[Miroir du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Nasût]]></category>
		<category><![CDATA[Objet de concentration]]></category>
		<category><![CDATA[Pureté du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Samadhi]]></category>
		<category><![CDATA[Sushupti]]></category>
		<category><![CDATA[Union avec Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Vision de l'âme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=4741</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mystère du sommeil Nous voyons dans notre vie quotidienne que le plus grand ami de l’enfant est celui qui l’aide à s’endormir. Nous pouvons donner plein de jouets, plein de poupées et de bonbons, mais quand on aide l’enfant à s’endormir, c’est cela qui est pour le plus grand bénéfice de l’enfant&#160;; c’est alors [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-mystere-du-sommeil/pom/recueil-l-art-d-etre-la-sante/">Le mystère du sommeil</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large);" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure style="height:171px;" class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="177" height="114" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/06/ae.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure>


<p class="has-text-align-center has-base-color has-text-color has-link-color wp-elements-7b3ec62461cf1f00ac450a3275b5dd67">Le mystère du sommeil</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-77d506fb wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--medium);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--medium);flex-basis:66.66%">
<p>Nous voyons dans notre vie quotidienne que le plus grand ami de l’enfant est celui qui l’aide à s’endormir. Nous pouvons donner plein de jouets, plein de poupées et de bonbons, mais quand on aide l’enfant à s’endormir, c’est cela qui est pour le plus grand bénéfice de l’enfant&nbsp;; c’est alors qu’il est le plus heureux.</p>
</div>
</div>



<p>Ceux qui sont malades et souffrent s’ils peuvent dormir sont heureux. Toute leur souffrance est alors partie si seulement ils peuvent dormir, ils disent pouvoir supporter tout le reste. Ils demandent au médecin&nbsp;: « Donnez-moi une pilule, n’importe quoi qui fasse dormir ». Si l’on vous offrait le palais d’un roi et toutes les distractions possibles, tous les luxes, les meilleurs entourages les meilleurs mets à la condition que vous ne dormiez pas, vous diriez&nbsp;: « Je n’en veux pas je préfère dormir ».</p>



<p>Quelle est la différence entre celui qui est heureux et celui qui est malheureux&nbsp;? Seulement celle-ci&nbsp;: que celui qui et malheureux ne peut pas dormir. La tristesse, le tracas, l’anxiété, le tourment lui enlèvent instantanément le sommeil. Pourquoi est-ce que les gens s’adonnent aux boissons alcoolisées et aux drogues de toutes sortes&nbsp;? Seulement à cause de cela. Quand un homme a bu de l’alcool, sous la forte action de la substance un léger sommeil l’envahit, ses mains et ses pieds s’endorment, sa langue dort il ne peut pas parler clairement, il ne peut pas marcher droit et il tombe. La joie de ce sommeil est si grande que quand il a bu une fois, il veut boire encore. Il décidera à mille reprises de ne plus boire mais il le fera quand même.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La bénédiction du sommeil</strong></h4>



<p>Il y a des vers de notre grand poète Roumi où il dit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« O sommeil&nbsp;! Chaque nuit tu libères le prisonnier de ses liens&nbsp;! ».</p>
</blockquote>



<p>Quand il est endormi, le prisonnier ne sait pas qu’il est en prison, il est libre. Le misérable n’est plus misérable, il est content. Celui qui souffre n’est plus dans la peine ni dans la misère. Cela nous montre que l’âme n’est ni dans la douleur ni dans la misère. Si elle l’était, elle le serait aussi quand le corps est endormi. L’âme ne ressent pas la misère du corps et du mental mais quand l’individu s’éveille, alors l’âme pense qu’elle souffre et qu’elle est misérable. Cela nous montre quelle grande bénédiction est le sommeil. Cette grande bénédiction nous est donnée sans que nous ayons à payer, comme tout ce qui est de grande valeur. Nous ne payons pas pour dormir, alors que nous payons des millions pour des bijoux pour des pierres précieuses qui n’ont aucune utilité pour notre vie – le pain, nous l’achetons pour quelques sous.</p>



<p>L’homme n’a pas idée de la grande valeur du sommeil parce que le bénéfice qu’il procure ne peut être vu ni touché. S’il est très pris par quelques affaires qui lui rapportent de l’argent, l’homme s’en occupera davantage et prendra même sur son sommeil parce qu’il voit&nbsp;: « J’ai gagné tant de Livres sterlings, tant de Francs », il ne voit pas ce qu’il a gagné par le sommeil.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le sommeil profond</strong></h4>



<p>Quand nous sommes endormis, nous faisons ordinairement l’expérience de deux conditions&nbsp;: le rêve et le sommeil profond. Le rêve est l’activité incontrôlée du mental. Quand nous sommes éveillés et que notre mental travaille en dehors de notre contrôle, il nous montre des images qui proviennent de son stock d’impressions et nous appelons cela imagination. Les imaginations qui viennent pendant le sommeil nous les appelons rêves. Nous ne disons pas qu’ils sont réels parce que notre état de veille nous montre quelque chose de différent. Mais tant que l’état de veille est absent le rêve est réel.</p>



<p>Pendant le sommeil profond une personne n’est d’habitude, consciente de rien. Quand elle se réveille elle se sent rafraîchie et comme renouvelée. Que faisons-nous quand nous sommes endormis&nbsp;? L’âme est alors libérée de l’emprise du corps et du mental. Elle est libre elle va à son propre élément, dans les sphères les plus élevées, et elle jouit d’y être. Elle est heureuse elle fait l’expérience de tout le bonheur de toute la sagesse de ces sphères elle jouit de toute bénédiction de toute paix.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les visions de l’âme</strong></h4>



<p>En dehors du rêve et du sommeil profond, il existe les visions. On les éprouve lorsque l’âme durant le sommeil est active dans les sphères les plus élevées. Ce qu’elle y voit, le mental l’interprète en image allégoriques. L’âme voit clairement la chose réelle et le mental prend dans ses propres impressions ce qui est plus ou moins semblable à ce que l’âme voit. Par conséquent, c’est vu comme une image, une allégorie, une parabole que celui qui est sage peut interpréter parce qu’il connaît le langage de ces sphères.</p>



<p>S’il se voit en train d’escalader une montagne, il sait ce que cela signifie, s’il se voit lui-même en haillons ou très richement habillé, dans un bateau, un désert, il sait ce que cela signifie. L’ignorant ne le sait pas, il pense que c’est seulement un rêve que ce n’est rien.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les visions des sages</strong></h4>



<p>Un individu voit dans une vision&nbsp;: soit ce qui le concerne lui-même soit ce qui concerne les autres auxquels il prend intérêt. S’il prend intérêt à son pays ou à la totalité de l’humanité, il verra ce qui concerne son pays ou la totalité de l’humanité.</p>



<p>Dans un songe, on peut entendre une voix ou recevoir un message donné sous forme d’écriture. Les sages et les saints voient dans une vision exactement ce qui arrivera ou bien la condition présente telle qu’elle est, parce que leur mental est contrôlé par leur volonté. Même au cours du sommeil ce mental ne pense pas un instant qu’il pourrait agir indépendamment de leur volonté. Et ainsi quoi que ce soit que l’âme voit, le mental le montre exactement comme c’est vu. Les sages et les saints ont des visions même étant éveillés, parce que leur conscience n’est pas lié à ce plan terrestre et qu’elle agit librement sur les plans plus élevés.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La méditation et la concentration</strong></h4>



<p>En dehors du rêve, de la vision et du sommeil profond, le mystique fait l’expérience de deux autres conditions&nbsp;: le rêve qu’il provoque lui-même et le sommeil profond qu’il provoque lui-même. Accomplir cela est le but du mysticisme.</p>



<p>C’est si facile que je peux vous l’expliquer par ces quelques mots et c’est si difficile à réaliser que je voudrais incliner la tête devant celui qui y est arrivé. C’est accompli par la méditation et la concentration.</p>



<p>Pouvez-vous tenir une seule pensée dans votre esprit en éloignant toutes les autres pensées, mille images vont et viennent. En maîtrisant cela, le mystique maîtrise tout. Alors il est éveillé sur ce plan ci et sur le plan plus élevé. Alors celui-ci devient sommeil et l’autre l’état éveille.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La conscience</strong></h4>



<p>Les gens peuvent dire que les mystiques, les Soufis sont de grands occultistes, des gens de grand développement psychique. Cela n’est pas leur but, leur but est la vraie conscience, la vraie vie, la conscience qui est au-delà&nbsp;: <em>Allah</em>. Quand cela est ouvert devant eux alors toute vision est ouverte pour l’âme.</p>



<p>Vous pourriez peut-être dire&nbsp;: « Alors les gens paresseux qui dorment tout le temps sont tous des saints&nbsp;? ». Non, l’âme doit apprendre ce que c’est que la vertu, elle doit apprendre à être vertueuse.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="177" height="114" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/06/ae.png" alt="" class="wp-image-3125" style="width:150px"/></figure>



<p>Par le mot « sommeil&nbsp;», nous entendons que nous nous voilons du monde dont nous sommes conscients d’habitude. Mais nous ne comprenons pas que lorsque nous sommes éveillés, nous nous voilons d’un autre monde qui en fait est plus réel, que c’est l’être réel qui est ainsi voilé. La différence entre l’état de veille et l’état de sommeil est que, lorsque nous nous voilons de ce qui est réel nous disons&nbsp;: « Je suis éveillé&nbsp;» et quand nous nous voilons de ce qui est irréel et illusoire nous disons que nous sommes endormis.</p>



<p>La raison de cela est que dans l’état où nous sommes conscients de toutes choses extérieures, nous pouvons désigner ceci ou cela, tel ou tel objet dont nous ne doutons pas. C’est ce qui nous fait dire que nous sommes éveillés, c’est parce que nous reconnaissons les objets autour de nous. Mais pendant que nous sommes endormis nous pensons que nous rêvons. Nous ne savons pas où nous sommes, ni ce que nous faisons. En réalité, c’est à ce moment-là que nous faisons l’expérience de notre vie réelle.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Notre vie réelle</strong></h4>



<p>En quoi notre vie réelle consiste-elle&nbsp;? Elle consiste en bonheur naturel, en paix et en pureté. Par pureté j’entends, que notre cœur, notre esprit, notre intelligence sont purs de tous les tourments, angoisses, peines et souffrances du mental. Purs de l’amertume et de la douleur tels que nous les éprouvons en ce monde. En ce monde où notre cœur reflète sans cesse ces choses et nous amènes les souffrances qui s’y rapportent.</p>



<p>Quelle valeur possède la paix que nous procure le sommeil&nbsp;! On ne peut s’en rendre compte avant d’avoir ardemment attendu un sommeil qui ne peut venir. A pareil moment l’être comprend que tout ce que l’on peut posséder en ce monde est digne d’être sacrifié à la paix qu’apporte le sommeil, au bonheur que nous y éprouvons. Tous les plaisirs du monde n’offrent qu’une lueur de ce bonheur qui est en nous, en notre être intérieur. Dans notre vie extérieure de tous les jours ce bonheur est comme enterré. S’il vient un moment où l’âme fait l’expérience du bonheur c’est celui où nous sommes endormis.</p>



<p>Le peu de bonheur que nous éprouvons en ce monde n’est pas réel. Ce n’est qu’une ombre, nous le nommons « plaisir ». Tandis que nous n’appelons pas ainsi le vrai bonheur dont nous faisons l’expérience par notre lumière naturelle. Car nous ne savons pas ce que c’est. Seulement nous en gardons les effets et l’être se sent heureux lorsqu’il vient de s’éveiller après un bon sommeil.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une libération</strong></h4>



<p>La paix que nous ressentons durant le sommeil ne peut se comparer avec celle que nous éprouvons sous forme de tranquillité dans un siège confortable, sur un divan ou sous forme de confort matériel dans la maison ou ailleurs. La vie dont nous faisons l’expérience durant le sommeil est au-delà d’un mur, d’un mur de prison, les chagrins et les maladies de ce monde sont en prison pendant ce temps. Dans l’état de veille nous sommes en prisons, notre vie est malheureuse. Quand nous sommes profondément endormis nous sommes libres. Au moment où le sommeil vient à l’être qui se trouve dans la peine et la souffrance, celui-ci laisse derrière lui toutes ses maladies. Il est à ce moment au-dessus de toutes les souffrances, de toutes les douleurs.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le mystère du sommeil</strong></h4>



<p>Cela prouve que pendant le sommeil l’homme fait l’expérience d’une vie qui est au-dessus de cette existence mortelle. Quoique l’homme fasse chaque jour l’expérience du sommeil, il ne la réalise pourtant jamais comme la plus grande bénédiction de sa vie jusqu’à ce qu’il ait souffert d’en manquer. L’homme ne tient aucun compte de toutes les bénédictions naturelles, ne les regardant pas comme des bénédictions, il reste mécontent. Celui qui pourrait voir la bénédiction dans la vie elle-même serait si reconnaissant que tout ce qui pourrait lui manquer dans la vie extérieure lui semblerait insignifiant. La bénédiction intérieure est tellement grande en comparaison de ce qui manque dans le monde extérieur&nbsp;! À vrai dire, il n’y a aucune comparaison entre les deux.</p>



<p>Tout cela montre que le développement qui aide l’avancement d’un être le long du chemin spirituel consiste à ne pas chercher au-delà des voies naturelles du mystère du sommeil. Une fois ce mystère résolu, la question plus profonde du culte intérieure est aussi résolue. L’explication des choses est tout le temps si proche. Et néanmoins, elle est en même temps si loin de notre atteinte&nbsp;!</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Cinq stades de développement</strong></h4>



<p>En terme Soufis, il y a cinq stades de développement&nbsp;: <em>Nasut</em>, <em>Malakut</em>, <em>Jabrut</em>, <em>Lahut </em>et <em>Hahut</em>.</p>



<p><em>Nasut </em>est la conscience qui est dépendante de nos sens. Quoique nous voyons par le moyen des yeux ou que nous entendions par le moyen des oreilles, quoique nous sentions et goûtions, toutes ces expériences que nous acquérons par le truchement du corps matériel, nous prouve que tout ceci est un plan particulier de conscience ou un mode particulier de conscience.</p>



<p><em>Malakut</em> est un autre stade de la conscience, se manifestant à travers notre plan mental. Grâce à cette conscience plus élevée nous faisons l’expérience de la pensée et de l’imagination qui sont au-delà de nos sens. Il nous arrive très souvent de ne pas remarquer quelqu’un qui passe tant nous sommes absorbés dans un certain sujet. Bien que les oreilles soient ouvertes nous ne pouvons entendre. Bien que les yeux soient ouverts nous ne pouvons pas voir. Qu’est-ce que cela signifie&nbsp;? Cela signifie que la conscience est en train de faire à ce moment-là, l’expérience de la vie sur un plan différent. Bien que l’on soit assis là avec les yeux et les oreilles ouverts, la conscience est sur un autre plan. Elle travaille avec un corps différent.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le plan de <em>Malakut</em></strong></h4>



<p>Chaque individu en fait l’expérience, non seulement quand il est absorbé dans ses pensées mais aussi dans les rêves. Au moment où les divers organes des sens se reposent, le mental est libre de travailler. Et il travaille avec l’aide du même mécanisme. Ce dernier est formé par l&rsquo;ensemble des expériences et des impressions des sens qu&rsquo;il a recueillies au cours de l&rsquo;expérience de la condition de <em>Nasut</em>. En d’autres termes toute expérience que l’homme amasse pendant le jour est recueillie pendant la nuit. Et le mental travaille avec ce mécanisme. Quoi que ce soit qui ait été amassé pendant le jour est au travail pendant la nuit.</p>



<p>C’est ainsi que si une personne a une impression de peur, la peur se manifestera dans ses rêves sous des formes diverses. Si une personne a une impression d’amour, l’amour apparaîtra dans ses rêves sous des formes variées. S’il s’agit de succès, le rêve montrera le succès sous des formes différentes. Ainsi le mental prépare un masque pour chaque impression qu’il reçoit. C’est ce qui permet de comprendre la signification des songes.</p>



<p>Supposez par exemple qu’une personne aille voir un homme sage en disant&nbsp;: « J’ai vu des fleurs dans mon rêve. Quel va être le résultat&nbsp;? » L’homme sage répondra&nbsp;: « Amour bonheur succès ». Pourquoi&nbsp;? Parce que celui qui est sage sait que le mental se travestit lui-même. Et il travestit ses imaginations en quelque chose de beau quand quelque chose de beau est sur le point d’arriver. Et en quelque chose de laid quand quelque chose de mauvais doit survenir.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Action et réaction</strong></h4>



<p>Pourtant, il n’en est pas seulement ainsi, que le mental se pare lui-même d’une certaine forme afin de vous dire de façon plus ou moins évidente que vous allez avoir une bonne ou une mauvaise expérience. Il y a aussi la conséquence naturelle des choses. Il y a l’action et la réaction. Ce que nous prenons du monde extérieur est préparé dans le mental. Et celui-ci réagit sous une autre forme qui nous donne une sorte de clé. Clé grâce à laquelle on peut comprendre ce que sera la prochain pas. Sous cette forme c’est un avertissement.</p>



<p>Il n’est nullement besoin de prendre comme avertissement, dans le sens spirite, ce genre de rêve et prétendre qu’un esprit, un fantôme ou un ange est venu pour vous raconter le futur.</p>



<p>C’est votre propre mental qui se déguise lui-même en esprit, en fantôme ou en ange. Et il se déguise en toute forme que vous désiriez voir venir à vous ou en toute forme qui vous soit familière. Il ne viendra jamais sous une forme qui vous soit étrangère et telle que vous ne l’ayez jamais connue. Il viendra seulement sous une forme à laquelle vous êtes habitué. Par exemple, si vous voyez un chien avec des ailes, c’est tout de même la forme d’un chien qui vous est familière. C’est seulement le mélange ou la combinaison des formes qui est curieuse. Bien que les ailes soient attachées au chien la forme n’est pas vraiment nouvelle. Vous voyez quelque chose que vous reconnaissez.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le mental visionnaire</strong></h4>



<p>En réalité le rêve est l’état du mental sous deux aspects différents. Quand le mental n’est pas expressif mais réceptif et n’agit pas dans un rythme positif mais négatif, alors ce mental devient visionnaire. Ce mental est visionnaire qui est apte à capter en lui la réflexion de n’importe quel mental qui tombe sur lui. Ainsi il peut capter la réflexion d’une personne vivante ou du mental d’une personne décédée.  Il peut capter la réflexion d’une personne avancées spirituellement ou d’une personne très ordinaire. Le mental est là, ouvert comme une parcelle de sol incultivé que quelqu’un peut transformer en ferme ou en jardin.  Où quelqu’un peut y semer des graines de fleurs ou seulement des graines de plantes à épines.</p>



<p>Cela fait comprendre que des gens puissent avoir dans leurs rêves des expériences différentes de celles qu’ils ont eues dans leur vie éveillée.</p>



<p>Quand les gens disent&nbsp;: « J’apprends quelque chose de mes rêves, ils m’inspirent. J’ai reçu de nouvelles idées de nouvelles leçons », c’est parce que leur mental a été exposé à l’impression donnée.</p>



<p>Un mental ouvert de cette manière aux impressions peut aussi bien refléter une impression satanique qu’une impression angélique. Il peut refléter une mauvaise aussi bien qu’une bonne. Il est ouvert à tout ce qui vient. Une telle personne peut aussi bien être égarée qu’être aidée. Le résultat par conséquent n’est bon qu’autant que les impressions auxquelles le mental répond sont bonnes.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Recevoir les bonnes impressions</strong></h4>



<p>Dans ce cas, quelle est la manière grâce à laquelle on peut avoir de façon sûre le mental concentré sur de bonnes choses et ainsi recevoir de bonnes impressions&nbsp;? Il y a trois choses à considérer&nbsp;:</p>



<p>En premier lieu, on doit être capable d’éloigner toutes les pensées en perpétuel changement qui viennent dans le mental. On doit développer cette force mentale. Cette volonté qui éloignera toutes les pensées qui viennent pendant la concentration et qui tiennent le mental hors de l’objet sur lequel on le concentre.</p>



<p>En second lieu, le mental doit se fixer sur l’objet qu’il aime. Si l’on n’éprouve pas d’amour pour l’Être Divin, pour Dieu, si l’on n’a pas d’idéal alors c’est certainement difficile car cela ne peut être accompli par l’intellect seul. Quelqu’un de purement intellectuel en reste à demander à d’autres&nbsp;: « Sur quoi est-ce que je vais fixer mon esprit&nbsp;? Sur quel objet&nbsp;? S’il vous plaît dessinez-le moi ou montrez-moi où il est ». C’est l’amant de Dieu dont le mental ne peut errer nulle part sauf aller directement à Dieu.</p>



<p>Enfin la pureté mentale est nécessaire. Le mental doit être pur de toute crainte, de tout tracas ou anxiété et de toute espèce de fausseté. Car tout cela fait écran entre le mental et la vision de Dieu. Le mental empli de foi, d’amour, de pureté et de force, une fois qu’il est fixé sur l’idéal de Dieu, recevra l’enseignement l’inspiration et l’avis de façon directe pour chaque cas qu’il rencontre dans la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’essence de la religion</strong></h4>



<p>La simple leçon de toutes les religions en chaque époque, l’essence de toute religion et philosophie, sont contenues dans ces mots&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-0a386c5a wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Allez et tenez-vous devant Dieu avec une simple foi, tenez-vous devant Dieu comme un petit enfant et alors dites&nbsp;: je ne sais rien je n’ai rien appris, je suis seulement comme une coupe vide attendant d’être rempli. J’ai seulement l’amour à Vous offrir et parce que mon amour est insuffisant, je demande qu&rsquo;on m&rsquo;en donne davantage. J’ai seulement la foi et pourtant c’est trop peu aussi demanderais-je qu’elle soit fortifiée et développée pour qu’elle devienne assez forte pour me soutenir devant Vous.</p>



<p>Et j’ai besoin de pureté mais je ne la possède pas, ou du moins si je l’ai c’est uniquement Votre Essence qui est au-dedans de mon être et je désire la garder aussi intacte que possible. Avec ces trois choses, je viens comme un simple enfant sans aucune connaissance m’appartenant, laissant de côté tout doute, toute question ou quoi que ce soit qui pourrait se mettre entre nous ».</p>
</blockquote>



<p>Voilà l’essence de la religion. C’est si simple que même un enfant pourrait y parvenir s’il le désirait. Il n’a pas besoin de beaucoup d’instruction pour y arriver, une fois qu’on le lui a expliqué il comprend. Et nous non plus nous n’avons pas besoin d’instruction ou de grandes connaissances intellectuelles pour le faire.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La paix et la pureté intérieures</strong></h4>



<p>En allant un peu plus loin au-delà du plan de <em>Malakut</em>, cela nous mène au plan de <em>Jabrut.</em> Le plan de la conscience où l’expérience est semblable à celle d’une personne plongée dans un sommeil profond sans rêve, dont on dit qu’elle est profondément endormie. La bénédiction qu’on y éprouve est encore plus grande.</p>



<p>Dans cette plus haute expérience, c’est l’Être même de Dieu par lequel nous faisons l’expérience de la vie, de la paix et de la pureté qui sont au-dedans de nous. De plus, tandis que chacun peut faire l’expérience de cette bénédiction pendant le sommeil, la personne qui suit le chemin du développement spirituel en fera l’expérience étant pleinement éveillée. Les yogis appellent cet état <em>Sushupti</em>. Cette joie de la vie, de la paix et de la pureté les mystiques l’éprouvent avec les yeux grands ouverts, étant pleinement éveillés. Les autres ne peuvent la toucher que pendant le sommeil profond.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’immersion en Dieu</strong></h4>



<p>Une expérience plus avancée encore, de la conscience est <em>Lahut</em>. Elle élève une personne du plan matériel au plan immatériel. Dans ce plan l’état de sommeil profond n’est pas nécessaire. Il y a une plus grande paix, une plus grande joie et une plus grande proximité de l’Essence qui est appelée divine. En termes chrétiens ce stade est appelé <em>Communion</em>. Et en termes védantiques il est appelé <em>Turiya-Vashta</em>. Et le pas qui suit celui-ci est appelé <em>Samadhi</em> qu’on peut décrire comme l’immersion en Dieu. En d’autres termes, à ce stade nous plongeons dans notre moi le plus profond. Il y a dans ce stade la capacité de plonger si profondément que nous touchons notre être le plus profond qui est la demeure de toute intelligence, Vie, Paix et Joie et où les tracas, la maladie ou la mort n’entrent pas.</p>



<p><em>Hahut</em> est l’expérience qui est le but de tout mystique suivant le culte intérieur. En termes védantiques ce stade est appelé <em>Manan</em>. L’équivalent dans la terminologie chrétienne est l’Union.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Devenir humain</strong></h4>



<p>A partir de ces considérations, on peut voir que le travail de l’Ordre Soufi est de tendre à anoblir l’âme. Quand nous sommes initiés dans l’Ordre Soufi nous prenons le chemin de l’anoblissement de l’âme. Il ne s’agit aucunement de faire des prodiges, de communiquer avec les esprits d’accomplir des miracles ou de développer des pouvoirs psychiques ou magnétiques de clairvoyance ou de clairaudience ni rien de ce genre.</p>



<p>Le seul et unique but est de devenir humain, de vivre une vie saine d’essayer d’améliorer les conditions morales de sa propre vie, d’anoblir son caractère et d’envisager non seulement nos propres besoins mais aussi ceux de nos voisins et de nos amis. Notre travail est d’essayer de développer cette étincelle qui est en chaque âme, dont la seule satisfaction réside dans l’amour de Dieu et l’approche de Dieu avec l’espérance d’avoir quelque jour un aperçu de cette vérité dont on ne peut rien dire en paroles.</p>



<p class="has-text-align-center" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">L&rsquo;Art d&rsquo;être &#8211; La santé &#8211; recueil posthume de conférences &#8211; chapitre 17</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-37a5bc26 wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/lart-detre-sommaire/">Art d&rsquo;être &#8211; La santé &#8211; Sommaire</a></div>
</div>
</div>
</div>



<p class="has-text-align-center" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-mystere-du-sommeil/pom/recueil-l-art-d-etre-la-sante/">Le mystère du sommeil</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La réalisation de soi</title>
		<link>https://lsps.fr/la-realisation-de-soi/pom/mysticisme/mysticisme-linitiation/mysticisme-linitiation-cahier-n6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 18:02:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mysticisme - L’initiation - Cahier n°6]]></category>
		<category><![CDATA[Cinq sens]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance de soi - connaissance du moi]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit animal]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit humain]]></category>
		<category><![CDATA[Ouverture du cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Samadhi]]></category>
		<category><![CDATA[Sens intérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[Sentiment intérieur]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=2914</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pourquoi assistons-nous à des classes d&#8217;études&#160;?&#160; Est-ce pour acquérir des pouvoirs spirituels en vue de l&#8217;inspiration, pour connaître des phénomènes ou par simple curiosité&#160;?&#160; Tout cela serait faux.&#160; Est-ce pour atteindre un but matériel ou un succès dans les affaires du monde&#160;?&#160; Cela n&#8217;est pas à souhaiter.&#160; Notre objectif devrait être la connaissance de soi, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-realisation-de-soi/pom/mysticisme/mysticisme-linitiation/mysticisme-linitiation-cahier-n6/">La réalisation de soi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large);" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure style="height:171px; padding-top:0;padding-bottom:0;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="233" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/6gif.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Mysticisme - Pîr-o-Murshid Inayat Khan" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-b161a56c wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p>Pourquoi assistons-nous à des classes d&rsquo;études&nbsp;?&nbsp; Est-ce pour acquérir des pouvoirs spirituels en vue de l&rsquo;inspiration, pour connaître des phénomènes ou par simple curiosité&nbsp;?&nbsp; Tout cela serait faux.&nbsp; Est-ce pour atteindre un but matériel ou un succès dans les affaires du monde&nbsp;?&nbsp; Cela n&rsquo;est pas à souhaiter.&nbsp; Notre objectif devrait être la connaissance de soi, la réalisation de soi, apprendre à connaître ce que nous sommes.</p>
</div>
</div>



<p>Certains, qui admirent les qualités de piété et de bonté, voudraient que chacun devienne comme un ange&nbsp;;&nbsp;or, ayant constaté que c&rsquo;est impossible, ils ne se lassent pas de critiquer.&nbsp;L&rsquo;homme renferme en lui-même un démon et un ange. Il est à la fois humain et animal.&nbsp;C&rsquo;est le démon en lui qui le pousse à faire le mal sans motif et par instinct.&nbsp;Et le premier pas qu&rsquo;on doit faire consiste à abandonner cette attitude.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La recherche de l&rsquo;esprit humain</strong></h4>



<p>Personne ne croit que son démon individuel puisse être une manifestation du diable. Mais quel est celui qui peut dire&nbsp;: « Je suis libéré de la puissance de l&rsquo;esprit du mal&nbsp;! »&nbsp;?&nbsp;Nous pouvons être sous emprise et nous devons briser une telle domination.&nbsp;Nous devons nous libérer du mal.&nbsp;</p>



<p>Chacun de nous est capable de lutter. Nous devons constater à quelles époques nous avons laissé se manifester notre esprit diabolique ou animal. Ce qu&rsquo;il nous faut, c&rsquo;est l&rsquo;esprit humain. La connaissance de soi est la recherche de cet esprit humain. Tout doit devenir humain en nous. Mais que faire pour cela ? Lire la Bible et d&rsquo;autres saintes écritures ? Tous ces livres indiquent ce que nous devrions faire. Mais il faut aussi découvrir ce trésor de bonté qui est en nous, qui est dans notre cœur et qui se répandra à mesure que nous cultiverons notre cœur.</p>



<p>Par l&rsquo;ascétisme vous pouvez développer votre âme et atteindre à l&rsquo;extase.&nbsp;Mais à quoi servirait le <em>Samadhi</em> si nous ne sommes pas tout d&rsquo;abord humains&nbsp;? Si nous voulons vivre en ce monde il nous faut être humains.&nbsp;L&rsquo;ascète devrait vivre dans une forêt.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Cultiver le cœur et les sentiments</strong></h4>



<p>Comment devrions-nous cultiver le cœur, les sentiments&nbsp;? Sans doute, la mansuétude, le dévouement et la bienveillance sont des qualités nécessaires.&nbsp;Mais il y a autre chose encore, c&rsquo;est l&rsquo;éveil d&rsquo;un certain centre en nous qui nous rend sensibles, non seulement aux choses matérielles, mais aussi aux choses mentales.</p>



<p>Il y a deux catégories de gens, à savoir ceux qui sont frappés par la beauté de la musique ou par toute autre expression de beauté, les autres y sont insensibles comme la pierre.&nbsp;Pourquoi&nbsp;?&nbsp;Parce qu&rsquo;il y a dans leur cœur et dans leur mental quelque chose qui n&rsquo;est pas éveillé.&nbsp;Nous avons cinq sens, mais nous avons aussi des sens intérieurs.&nbsp;Or, ceux-ci peuvent jouir bien plus ardemment de la vie.</p>



<p>Certains diront toutefois&nbsp;: «&nbsp;Je n&rsquo;ai nul besoin des sens intérieurs, les sens extérieurs me suffisent amplement&nbsp;».&nbsp;Ils parleraient autrement si, par exemple, ils perdaient un œil ou un autre de leurs cinq sens. Pour être complet l&rsquo;être humain doit développer également ses sens intérieurs.&nbsp;Mais il doit avant tout développer son sentiment intérieur.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Développer la personnalité</strong></h4>



<p>L&rsquo;étude intellectuelle peut durer toute la vie, elle est sans fin. C&rsquo;est pourquoi le maître n&rsquo;encourage pas la spéculation. Une doctrine signifie qu&rsquo;on se sépare d&rsquo;autres doctrines.  Le Soufi appartient à n&rsquo;importe quelle religion. Voilà pourquoi il n&rsquo;a ni des croyances spéciales ni des théories.C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on peut trouver un Soufi qui croit à la réincarnation et un autre qui a conscience de ce que sont les Cieux et les enfers La tâche qui incombe au Soufi est le développement personnel. C&rsquo;est ce que vous pratiquez qui est plus important que ce que dit l’enseignant. Le maître peut vous protéger. Il peut vous dire : « Oui, il en est ainsi, j&rsquo;ai fait la même expérience moi-même ». </p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La voie du disciple</strong></h4>



<p>L’initiation contient plusieurs degrés. C’est une confiance que le maître vous donne, mais la véritable initiation est l&rsquo;œuvre de Dieu. Aucun maître ne peut, ni ne veut juger. Le disciple est celui en qui le maître veut bien avoir confiance.  Tous sont les bienvenus auprès de lui. Spirituellement il est à la fois père et mère pour son disciple. La vie du maître est souvent un sacrifice.Il est persécuté et il endure bien des souffrances, mais le peu d&rsquo;aide que le maître peut donner, il le donnera.</p>



<p>Il n&rsquo;est besoin d&rsquo;aucune qualification spéciale pour devenir disciple.&nbsp;Le maître donne et le disciple est libre de recevoir.&nbsp;L&rsquo;enseignement est semblable à un joyau précieux caché dans une pierre.&nbsp;C&rsquo;est au disciple de briser la pierre pour y trouver le joyau.&nbsp;</p>



<p>En Orient, cet enseignement intérieur fait partie de la religion.&nbsp;En Occident, on ne le considère souvent que comme une éducation seulement.&nbsp;Cela devrait être une éducation sacrée.&nbsp;En Orient, le <em>murshid</em> donne la leçon et le disciple la met en pratique durant un mois ou une année.&nbsp;Nous ne pouvons avoir un nouvel exercice chaque semaine.&nbsp;Mon grand-père a pratiqué une seule méditation une quarantaine d&rsquo;années et alors un miracle lui est arrivé.&nbsp;</p>



<p>Parfois la profondeur d&rsquo;un enseignement, qui échappe tout d&rsquo;abord, est comprise plus tard. J&rsquo;ai chanté un <em>mantram</em> pendant une quinzaine d&rsquo;années sans le comprendre. Et puis il s&rsquo;est révélé soudain au-dedans de moi. En chacun de nous se trouve un maître qui nous enseigne quand le temps est venu. </p>



<p class="has-text-align-right" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em><em>Document</em> <em>conservé par Murshida Sharifa, entre 1916 et 1920</em></em></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-f8c5c050 wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-mysticisme/mysticisme-sommaires/#MYSC6">Retour au sommaire</a></div>
</div>



<p class="has-text-align-center" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans Mysticisme &#8211; Le voyageur du Ciel &#8211; cahier n°6 &#8211; chapitre 5</strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-realisation-de-soi/pom/mysticisme/mysticisme-linitiation/mysticisme-linitiation-cahier-n6/">La réalisation de soi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
