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	<title>Archives des Sens de la beauté - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Sens de la beauté - Soufi Inayat Khan</title>
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		<title>La place de l’art dans notre vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 03:08:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa - Les cahiers]]></category>
		<category><![CDATA[Art de la personnalité]]></category>
		<category><![CDATA[Cultiver la beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Devenir un être humain]]></category>
		<category><![CDATA[Équilibre de l'activité et du repos]]></category>
		<category><![CDATA[Harmonie avec la nature]]></category>
		<category><![CDATA[Perfectionnement de la nature]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve de Brahmâ]]></category>
		<category><![CDATA[Rêve du Créateur]]></category>
		<category><![CDATA[S'élever au-dessus]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la beauté]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;art et la vie Sous ce titre, je parlerai de la place tenue par l’art dans notre vie. Les Hindous ont dit de la Création qu’elle est le rêve de Brahma. On pourrait aussi justement dire de l’art qu’il est le rêve de l’homme&#160;; et comme le rêve de Brahma est cause de la manifestation [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-place-de-lart-dans-notre-vie/ms/murshida-sharifa/murshida-sharifa-les-cahiers/">La place de l’art dans notre vie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">L&rsquo;art et la vie</h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Murshida Sharifa Goodenough</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="282" height="440" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="border-radius:26px;height:171px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg 282w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1-192x300.jpg 192w" sizes="(max-width: 282px) 100vw, 282px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">Sous ce titre, je parlerai de la place tenue par l’art dans notre vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Hindous ont dit de la Création qu’elle est le rêve de <em>Brahma</em>. On pourrait aussi justement dire de l’art qu’il est le rêve de l’homme&nbsp;; et comme le rêve de <em>Brahma</em> est cause de la manifestation de tous les mondes, ainsi le rêve de l’homme crée-t-il un monde au milieu duquel il vit. On peut dire encore que la manifestation eût lieu parce que Dieu voulait Se reconnaître Lui-Même.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le Vedanta il est écrit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« J’étais un trésor caché&nbsp;; pour que ce trésor se manifestât, eût lieu ce rêve ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L’homme aussi se réalise par l’art&nbsp;; il connaît un trésor caché en lui et le manifeste dans toutes les expressions de l’art. On pourrait dire également que, par son activité, l’impulsion innée de l’Être Unique a produit ce monde&nbsp;; son désir de beauté a créé ce monde que nous appelons la nature. C’est aussi le désir de beauté qui pousse l’homme à vouloir parfaire la nature et à créer le monde que nous appelons l’art.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on regarde les choses d’un point de vue plus élevé, le monde fait par Dieu et le monde créé par l’homme, ne sont pas deux mondes séparés, mais un seul monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme nous le dit <em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em>:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Par la main de l’homme Dieu parachève Son art ».</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’artiste est la plume de Dieu</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’artiste est la plume de Dieu, et c’est bien ce qu’éprouve l’artiste&nbsp;; au moment où il crée, il ne se sent pas séparé de Dieu&nbsp;: il est lui-même et il n’est pas lui-même&nbsp;; il exprime ce qu’il a en lui et qu’il ne savait pas être en lui. Par la conscience de cette présence, il réalise qu’au moment où il crée, il n’y a pas en lui dédoublement, mais unification&nbsp;; il réalise par son art ce qui vient de sa source.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en revenir à l’idée du rêve, on voit dans les expressions de l’art, comme dans le rêve, parfois des choses affreuses, des choses effrayantes, bouleversantes ou déprimantes&nbsp;; mais on y voit aussi très souvent la beauté, la beauté qui se présente à nous et nous souligne ce qu’il y a de plus appréciable dans la vie. Et c’est par là que l’art contribue beaucoup au bonheur de l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on voit une belle œuvre d’art, un beau tableau, une magnifique statue, si on lit un poème dont on ait été fortement impressionné, si la lecture ou la vue au théâtre d’un drame a fait sur nous une profonde impression, on a le cœur élevé et l’âme aspire à quelque chose de plus haut. On se sent renouvelé. On sent que l’on a pris contact avec la vie dans sa profondeur, avec ce qu’elle a de plus beau. Cela peut paraître un rêve, mais il a quelque chose de plus réel que la vie de tous les jours.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une idéalisation de la <strong>nature </strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La place que nous donnons à l’art dans notre existence est plus restreinte qu’elle ne le serait si nous vivions d’après notre nature. Quelle triste chose que d’enfermer sa vie dans une boite rectangulaire et d’aller admirer les œuvres d’art seulement dans les musées&nbsp;! Quelle triste chose de s’astreindre à entendre de la musique durant quelques heures dans une salle de spectacle&nbsp;! Il serait bien plus naturel que l’art accompagne chaque heure, chaque phase de la vie. Les œuvres d’art sont-elles faites pour que nous les admirions exposées et entassées dans des salles où nous passons rapidement, ou bien pour illuminer notre vie, la rendre plus haute, exprimer ce que sent notre cœur et pour l’inspirer&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">A toutes les époques où fleurissait l’art, il était beaucoup plus intimement lié à la vie. Les Romains disaient qu’ils avaient deux populations, l’une circulant dans les places publiques et l’autre faisant partie de ces places. Et les statues sur des socles qui constituaient cette seconde population n’étaient pas grossières ou inachevées, mais elles représentaient une humanité idéalisée et se rapprochant de la perfection. Cela ne veut pas dire que l’ébauche d’une conception artistique ne puisse faire appel à l’imagination, mais certaines simplifications qui prennent prétexte de synthèse la paralysent au contraire. Un bras en lui-même n’est pas une surface rude, une tête n’est pas un carré, un front n’est pas un triangle. Ce sont là des expressions inachevées aussi, mais dans un autre sens.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><strong>L’art fait partie de la vie</strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les temps où se construisaient les cathédrales gothiques, elles faisaient partie de la vie. Passer par la cathédrale faisait partie de la vie quotidienne et la cathédrale à cette époque n’était pas d’aspect froid, gris, elle n’était pas seulement formée de pierres abandonnées à leur nudité. Elle était ornée de couleurs, de tapisseries, elle avait sa vie. On peut voir la différence d’impression qui se dégage des chapelles que l’on a pris soin d’orner, de celles où l’on célèbre un rite, où le cœur est chaud, où les yeux se réjouissent à la vue de tant de beauté, par rapport à celles où le culte est froid et qui paraissent mortes&nbsp;: elles n’étaient pas faites pour cela et ne vivent plus. Ce sont des os, de très beaux squelettes, mais elles ne vivent plus, la vie les a quittées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’intérêt que l’on porte à l’art n’est pas l’apanage de certains êtres&nbsp;; chacun possède cette tendance à des degrés différents. L’un peut avoir un don magnifique et l’autre n’éprouver qu’une petite joie dès qu’il voit de belles choses. Mais tous ont naturellement cet intérêt et il se manifeste même dans la création inférieure. Les oiseaux construisent des nids qu’ils décorent d’herbes, de plumes, de couleurs. S’ils ont tendance à être couverts de belles plumes, à posséder un beau plumage, n’est-ce pas un sentiment de beauté qui œuvre inconsciemment en eux et les habille de cette façon&nbsp;? Les insectes même n’en sont pas dépourvus et le manifestent aussi bien dans leurs formes, leurs couleurs que dans leurs petites architectures.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une tendance innée</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Tout est intelligence dans ce monde. Elle se manifeste partout et en observant la vie de près, il ne peut nous échapper qu’il y a une intelligence, un cœur, un sens de la beauté opérant à travers tous les êtres et même à travers tous les objets. Chez l’être humain, nous voyons que tous les enfants aiment plus ou moins peindre, chanter, dessiner, jouer d’un instrument ou en imiter le son s’ils n’en possèdent pas. Cette tendance pourrait être utilisée pour former la base de leur éducation. <em>Hazrat Inayat Khan</em> qui fut lui-même un artiste génial et s’est occupé en tant qu’artiste de tous les aspects de la vie, aurait voulu que l’on se serve de la tendance artistique de l’enfant dès le début de sa formation. Il disait&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Faites de la première éducation de l’enfant une éducation naturelle, ne l’obligez pas à tout de suite apprendre quelque chose d’utile, attendez à plus tard. Laissez-le faire ce vers quoi le pousse sa tendance innée&nbsp;: danser, dessiner, jouer d’un instrument, ou même faire des vers, aligner des mots, composer de petites poésies à sa façon ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Il ajoutait que ne pas savoir la géographie et l’histoire n’est pas un manque dans la vie de l’homme, mais que l’absence de ton et de rythme en est un chez lui. Atrophier ces sens innés, les empêcher de se développer, c’est appauvrir un être humain. Cela ne veut pas dire que chacun doive devenir un musicien, mais qu’il ait une idée de la musique, que ces sens du ton et du rythme trouvent chez lui une expression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’Etat de Baroda, en Inde, où il était né, on lui avait demandé son opinion sur l’enseignement de la musique. Il conseilla qu’on donnât à tous les enfants une éducation musicale, qu’on s’appliquât à développer chez eux ces sens innés du ton et du rythme.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Désencombrer notre existence </strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">En regardant la vie que nous nous faisons, nous voyons que nous l’encombrons de beaucoup d’inutilités. Nous nous figurons que, pour subsister, il nous faut bien des choses peu intéressantes par elles-mêmes. Elles ne sont pourtant pas toujours indispensables. Sans nul doute, dans nos climats, nous ne pouvons rester inactifs vingt-quatre heures de suite sous un arbre. Mais à combien d’occupations nous nous livrons qui ne nous mènent à rien&nbsp;! Que d’objets nous plaisent à moitié, dont nous nous surchargeons et que nous jetons deux ans après&nbsp;! Nous serions beaucoup plus heureux si nous pouvions diminuer le nombre de nos occupations. Nous aurions beaucoup moins de tracas si nous pouvions balayer la moitié des objets dont nous nous entourons&nbsp;; nous nous en trouverions très bien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combien serait plus réjouissante une pièce vide où l’on placerait seulement deux objets vraiment beaux qui en appelleraient à notre sens artistique, au lieu de ces bibelots pleins de banalité dont nous ne nous résignons pas à nous séparer en disant&nbsp;: « Je sais bien que c’est très laid, mais c’est chez moi depuis si longtemps&nbsp;! », ou&nbsp;: « C’est très à la mode, c’est une chose que je ne puis jeter ». Cependant, un petit nombre d’objets empreints de beauté et qui en éveilleraient en nous le sentiment nous rendrait plus heureux&nbsp;; ils nous amèneraient plus de joie dans nos demeures.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le sens de la vraie beauté</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi des choses qui sont l’expression personnelle des êtres habitant ces demeures. Lorsque nous regardons de belles habitations du passé imprégnées de l’esprit de ceux qui y vécurent, quel sentiment de bien-être emplit notre cœur&nbsp;! Il tient à nous de nous entourer de ce qui nous rendrait heureux au lieu de nous mettre mal à l’aise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi des costumes nationaux de paysans sont-ils plus jolis que les toilettes imposées à nous par la mode&nbsp;? C’est que l’on a porté durant plus ou moins longtemps ces formes, ces couleurs de vêtements et qu’on les a petit à petit modifiées pour les mieux adapter à certains types d’humanité. Cela s’est légèrement modifié suivant les époques et les besoins du temps, mais c’est toujours resté pittoresque, joli, parce qu’en harmonie avec la nature environnante. Nous ne pouvons en dire autant de ce que nous endossons et que la mode nous ordonne de transformer tous les deux mois. On pourrait tant changer en faisant des efforts vers quelque chose de vraiment harmonieux, mais cela demanderait beaucoup de temps, beaucoup d’expérience pour trouver des formes vraiment belles et adaptées à l’être humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains costumes furent dessinés par de grands artistes et sont toujours restés intéressants. Parmi ceux-là, l’on pourrait citer les uniformes des Gardes Pontificaux, créés par Michel-Ange comme les costumes des gardiens de la Tour de Londres, dessinés par Holbein. Si nous pouvions nous habiller de vêtements qui répondraient à nos besoins et à notre personnalité, qui seraient jolis, nous n’aurions pas à nous préoccuper d’en changer aussi souvent et nous pourrions réaliser quelque chose de vraiment artistique. Cela ne tient qu’à nous&nbsp;; nous pourrions, si nous le voulions, transformer la vie qui nous entoure dans le sens de la vraie beauté.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La souffrance de l’artiste</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Voyons maintenant la place que l’art tient dans la vie. Dans celle de l’artiste on pense souvent que la souffrance est nécessaire pour produire ce qu’il y a de beau et d’intéressant en lui. Sans doute, mais la souffrance chez lui se présente d’elle-même, l’effort d’extériorisation, lui, en constitue déjà une. Puis, le contact avec le monde, avec ceux qui doivent apprécier ses œuvres, est difficile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La souffrance de l’artiste à cet égard a toujours été grande. Car c’est avec son propre point de vue, ses préjugés ou son snobisme que le public essaie généralement de juger une œuvre d’art et de la critiquer, oubliant que ce qu’il y a de plus intéressant pour les admirateurs de l’art, c’est de quitter leur propre sentiment intérieur, de s’oublier pour faire place à ce qui vient vers eux. Un artiste sait ce qu’il veut faire, et lorsqu’on l’admire, on devrait d’abord observer, se mettre en état de réceptivité en face de son œuvre. C’est par là qu’ensuite l’on peut arriver à son point de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai que l’artiste désire satisfaire sa faim, ses appétits, qu’il a le désir de ce qui lui est utile et qu’il sacrifie parfois pour cela au goût du public, à la mode. Mais les premières impulsions de l’âme primitive n’ont pas toujours été celles qu’on lui prête. D’abord, son âme s’est élevée, puis il en est venu aux choses pratiques. Il en est de même pour tous. L’âme s’élève, puis on arrive aux choses pratiques de la vie. Or, chez les artistes, le désir de la beauté est la première impulsion&nbsp;; la nécessité vient après.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’art élève l’être</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Voyez les enfants&nbsp;: ils n’ont pas toujours le désir d’un peu de confort&nbsp;; ils ne crient pas toujours parce qu’ils ont faim. Ce sont les grandes personnes qui leur rappellent le côté matériel de la vie, qui limitent leur élan. Ainsi, en écoutant notre propre cœur et notre âme nous sentirons davantage l’impulsion vers ce qui peut satisfaire le cœur et l’âme&nbsp;; ce n’est pas le confort, le nécessaire qui les satisfont.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Evidemment, nous dépendons de beaucoup de choses pratiques et nous ne pouvons les négliger, mais à force d’y prêter attention, elles tiennent une place trop grande dans notre vie. Si nous pensons&nbsp;: « Je vais d’abord m’occuper du côté pratique, puis de choses élevées », nous n’y arriverons jamais, car ce côté pratique retiendra notre attention. Mais si nous allons vers le but élevé et que nous y veillons, nous l’atteindrons et nous n’aurons pas négligé les marches qui doivent nous y conduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’art, la création artistique, est une pierre de touche. Celui qui n’est pas sincère ne peut faire une œuvre d’art qui dure. Celui qui est attiré par ce qui se trouve au-dessous de son idéal ne peut créer une œuvre d’art durable, capable de satisfaire le cœur des hommes. Par conséquent, s’occuper d’art, que ce soit peinture, dessin, musique ou danse, développe dans l’être le sens de l’élévation. La sincérité favorise l’expression du cœur, de la foi, de la générosité, toutes qualités qui ne peuvent jamais être absentes chez ceux qui aiment l’art ou sont eux-mêmes des artistes.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’art de la personnalité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc naturel que ces artistes dont je viens de parler cultivent en eux le sens d’un autre art dont <em>Pîr-o-Murshid </em>a développé le thème et qui est l’art de la personnalité, le meilleur et le plus parfait des arts. Il dit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Une belle personnalité est comme une statue vivante, comme de l’air auquel s’ajoutent des parfums. ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Et il explique comment développer cet art, comment former un caractère ferme, comment en faire le tracé et l’orner ensuite. Puis, comme dans un tableau, y mettre l’ombre et la lumière, comme dans la musique, y établir des dièses, des bémols, le rythme, le ton.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lui-même avait voué sa jeunesse à l&rsquo;art de la musique et y était parvenu à une perfection extraordinaire, surtout dans le chant&nbsp;; et son art était arrivé à créer l’extase. Pourtant, il abandonna peu à peu cet art qui lui était si cher et des plus sacré pour se consacrer à l’art de la personnalité. C’est celui-là qu’ont beaucoup pratiqué les Soufis.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Développer son humanité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les Soufis ne visent pas seulement le développement mystique, le développement intérieur&nbsp;; ils ne veulent pas seulement arriver au point culminant de la vie spirituelle, mais ils visent aussi à se développer au point de vue humain. Ils ne cherchent pas à développer des pouvoirs occultes, quoique ces pouvoirs se développent en même temps en eux&nbsp;; mais le Soufi veut vivre pleinement comme être humain&nbsp;; il veut développer son humanité et il y apporte grand soin. Pour cela, il observe la musique de la vie. Sa personnalité est semblable à un instrument dont il doit jouer correctement dans la symphonie que représentent tous les êtres. Ce n’est pas assez pour lui que de vivre la vie intérieure seule. Il veut vivre la vie complète et savoir vivre heureux&nbsp;: vivre dans ce monde aussi bien que dans le monde intérieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pour cela qu’il cultive l’art de la personnalité. Il souhaite s’adapter à toutes les circonstances où il se trouve placé, à les voir en beauté. Il arrive ainsi à contempler partout la beauté et à voir la face de la beauté. C’est difficile. Bien des choses dans la vie nous forcent constamment à tourner la tête pour voir la vie tantôt à travers le beau, tantôt à travers la laideur. Il s’agit pour lui de la maintenir ou de la ramener sans cesse vers l’optique du beau. Il y parvient à force de volonté, de persévérance. A la longue, il trouve même partout des grains d’or qui lui sont précieux, qu’il conserve et qui constituent pour lui un trésor durable.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le sens de la beauté</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il lui faut pour cela regarder d’abord vers ce qu’il y a de plus élevé, vers la lumière divine et tourner ensuite ses regards sur ce monde. Si l’on regarde les ténèbres, on ne verra pas la beauté. Si l’on regarde d’abord vers la lumière, on verra la beauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est par le développement du sens de la beauté, en cherchant à voir la beauté dans la manifestation que le Soufi s’essaye à développer sa personnalité et à rendre sa vie heureuse.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em>Paris, Salle Pleyel, mercredi 27 novembre 1935</em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La nature humaine</title>
		<link>https://lsps.fr/la-nature-humaine-2/ms/murshida-sharifa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 04:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa]]></category>
		<category><![CDATA[Murshida Sharifa - L'océan intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Aspiration humaine]]></category>
		<category><![CDATA[De la limitation à la perfection]]></category>
		<category><![CDATA[Développement de la personnalité]]></category>
		<category><![CDATA[Éveil à la beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Faculté de sympathie]]></category>
		<category><![CDATA[Nature animale]]></category>
		<category><![CDATA[Nature humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Ouverture du cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Phénomène de la réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la beauté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=10787</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pîr-o-Murshid Inayat Khan a dit que la première chose dont nous devrions nous occuper est de prendre soin de tout faire pour devenir humains. Le premier pas est de nous rendre compte quand nous avons montré la nature animale et la nature du diable. Car il y a cinq natures en chaque être humain&#160;; à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Murshida Sharifa Goodenough</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="644" height="873" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="border-radius:26px;height:171px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg 644w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2-295x400.jpg 295w" sizes="(max-width: 644px) 100vw, 644px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-7c00611f wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph"><em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em> a dit que la première chose dont nous devrions nous occuper est de prendre soin de tout faire pour devenir humains. Le premier pas est de nous rendre compte quand nous avons montré la nature animale et la nature du diable. Car il y a cinq natures en chaque être humain&nbsp;; à côté de la nature humaine, il y a celle de démon, de l&rsquo;animal, du <em>djinn <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a></em> et de l&rsquo;ange. Nous devrions nous rendre compte quand nous avons montré la nature démoniaque, mais personne ne veut admettre son démon à lui.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">La nature animale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La nature animale est-elle la nature grossière<em>&nbsp;? </em>Non, nous montrons la nature animale quand nous sommes intolérants. L&rsquo;homme devrait être plus volontiers tolérant que les animaux. Il y a des mulets qui ne toléreront pas un mulet d&rsquo;une autre couleur. Dans quelques contrées, ils peignent les mulets pour les faire accepter par les autres. Quand nous montrons de l&rsquo;intolérance lorsque les autres ne sont pas comme nous, n&rsquo;appartiennent pas à notre religion, à notre nation, nous montrons la nature animale sous la nature humaine. Celui qui s&rsquo;abandonne à la colère, à des accès de colère, devient un tigre, un animal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand quelqu&rsquo;un prend plaisir à faire du mal, alors c&rsquo;est un démon. Une personne irritée qui donne libre cours à sa colère contre quelqu&rsquo;un qui ne peut pas répondre, ou qui se réjouit de l&rsquo;infortune d&rsquo;un autre quand quelque mésaventure s&rsquo;est produite, ces choses sont les marques du démon. Nous disons<em>&nbsp;:</em> « Les gens n&rsquo;ont qu&rsquo;à s&rsquo;en accommoder », ou nous disons<em>&nbsp;:</em> « Tout le monde est comme ça », puis vient la faiblesse, et les gens ne s&rsquo;en accommodent plus. Nous devrions émonder ces sarments sauvages de notre nature.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La nature humaine</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Quand nous voyons une personne qui, loin de se réjouir en rapportant les fautes ou les ridicules d&rsquo;une autre, paraît ne même pas voir de telles choses, qui tâche de les cacher comme elle essayerait de cacher sa propre faute ou qui, lorsque son attention est attirée vers cela, dit<em>&nbsp;:</em> « Je ne l&rsquo;ai pas remarqué, j&rsquo;ai tellement l&rsquo;habitude de ces personnes », alors nous voyons un être humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l&rsquo;homme s&rsquo;éveille au sens de la beauté, alors il devient humain. Une personne est sensible à la beauté de la nature, une autre ne la ressent pas du tout, elle est moins qu&rsquo;humaine. Plus nous nous éveillons à la beauté, plus nous devenons humains. Pratiquer la bonté et la tolérance est bon, mais quelque chose d&rsquo;autre est requis, qui est d&rsquo;éveiller en soi le centre du cœur, la nature sensible. Si l&rsquo;on peut le faire, alors commence la nature sensible. Quelqu&rsquo;un peut avoir été bon toute sa vie, mais, quand il commence à éveiller son sens intérieur, il arrive au complet épanouissement pour lequel l&rsquo;homme a été fait, au but pour lequel cette manifestation entière est venue à l&rsquo;existence.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;ouverture du cœur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce procédé d&rsquo;éveil du centre sensitif est donné par <em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em> à ses <em>murîds</em> <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong><sup><strong><sup>[2]</sup></strong></sup></strong></a>. Par la pratique soigneuse et patiente de ce procédé, l&rsquo;ouverture du cœur commence et l&rsquo;on sent<em>&nbsp;:</em> « Maintenant ma vie en vaut la peine ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après quelques semaines, l&rsquo;on peut percevoir un progrès, mais c&rsquo;est après bien des années que le bénéfice entier en est acquis. Ce que nous faisons a davantage de valeur que ce que nous étudions, ce que nous mettons en pratique est de plus grande valeur que n&rsquo;importe quelle étude. Cela nous aide à atteindre le point où nous entrons dans le stade du développement de notre nature, de la véritable nature de l&rsquo;être humain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un poète a dit<em>&nbsp;:</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Sentir que je ne sens plus, c&rsquo;est une plus grande douleur que la douleur elle-même ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pour cette raison que nous disons dans la prière<em>&nbsp;:</em> </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Ouvre nos cœurs à Ta beauté ». </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le chemin du mystique est pour une minorité, pour ceux qui ont un désir profond de le trouver, mais l&rsquo;éveil du cœur est la construction du véritable être humain.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="209" height="258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/07/apae.png" alt="" class="wp-image-4986" style="width:90px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Les aspect de la vie sont contenus dans l&rsquo;homme</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;est-ce qui distingue l&rsquo;être humain en tant que tel<em>&nbsp;?  </em>D&rsquo;abord son universalité. L&rsquo;homme a en lui tout ce qui existe depuis les aspects les plus élevés jusqu&rsquo;aux plus bas. Lui seul a en lui-même chaque aspect de la vie. Par conséquent il a en lui-même toute possibilité&nbsp;; toutes choses sont possibles pour l&rsquo;homme. Donc, comme chaque aspect de la vie est contenu en lui, là gît sa connaissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;est-ce qui le rend humain<em>&nbsp;? </em>Sa réalisation de chaque aspect de la vie et cette réalisation est possible parce qu&rsquo;il les contient tous en lui. Habituellement l&rsquo;homme se contente d&rsquo;une très petite réalisation, il se contente de ne pas regarder au-dessous de la surface et de ne pas chercher ce qui est au-dessus de lui. Il sait qu&rsquo;il est sur la terre et que le Ciel existe peut-être quelque part. S&rsquo;intéressant seulement à son expérience matérielle il ne regarde pas au-delà. Un intellectuel ira un peu plus loin mais n&rsquo;ira pas jusqu&rsquo;au fond. Tout intellectuel commence par certains faits.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;homme parfait</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a néanmoins en chaque être humain une tendance à aller plus loin. Tout enfant demande<em>&nbsp;:</em> « Pourquoi<em>&nbsp;?</em>« , mais très peu de gens peuvent lui dire « pourquoi ». Ce « pourquoi<em>&nbsp;? » </em>est étouffé en lui. Il s&rsquo;arrête parce qu&rsquo;il a eu trop de déceptions. Seul le mystique va plus loin pour chercher les plus hauts sommets et les abysses les plus profondes &#8211; pourtant chacun possède cette tendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand la possibilité de tout comprendre devient une réalisation, alors l&rsquo;homme devient un homme parfait. L&rsquo;on demande souvent<em>&nbsp;:</em> « Qu&rsquo;est-ce que veut dire le Soufi par « l&rsquo;Homme Parfait »<a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><strong><sup><strong><sup>[3]</sup></strong></sup></strong></a>, qui est l&rsquo;homme parfait<em>&nbsp;? » ; </em>c&rsquo;est celui qui a fait l&rsquo;expérience de chaque aspect de la vie. Né imparfait, lorsqu&rsquo;il touche l&rsquo;expérience la plus profonde et la plus élevée, alors il touche la divinité et devient parfait.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La sympathie</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Comment se fait-il que la sympathie distingue l&rsquo;homme parmi tous les êtres<em> ? </em>Ceux-ci possèdent la sympathie mais non pas autant que l&rsquo;homme, parce que la sympathie vient de la connaissance. Ceux qui représentent l&rsquo;ange sur la terre sont très beaux, l&rsquo;amour rayonne à travers eux, mais nous sympathisons seulement quand nous comprenons, et nous comprenons lorsque nous avons nous-mêmes la même expérience. Le petit enfant, tellement gentil, tellement souriant, peut aussi sourire quand sa mère est dans la souffrance. Ce sourire élève la mère à une sphère plus haute, mais l&rsquo;enfant ne sympathise pas avec elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand nous nous sommes trouvés dans la même situation nous pouvons avoir de la sympathie. Pour prendre un exemple simplement quotidien, celui qui n&rsquo;a jamais eu mal aux dents ne peut avoir la sympathie correspondante&nbsp;; il dira<em>&nbsp;:</em> « Va chez le dentiste, cela passera tout de suite ». La connaissance ou l&rsquo;étude ne donnent pas la compréhension qu&rsquo;un peu de souffrance peut donner. On n&rsquo;a parfois pas besoin de secours, un essai de consolation aggrave souvent la douleur, mais la sympathie est toujours salutaire et aide à guérir. De la naissance au moment du départ de l&rsquo;homme de ce monde on ne peut pas lui dire beaucoup, mais la sympathie sera bénéfique. La caractéristique d&rsquo;un ami c&rsquo;est sa sympathie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le mental humain</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son corps physique l&rsquo;homme connaît chaque élément, la caractéristique de chaque être est représentée dans son mental, dans son âme il y a non seulement la réflexion de chaque expérience, mais aussi la nature divine, l&rsquo;étincelle divine. Qu&rsquo;est-ce qui n&rsquo;est pas à la portée de l&rsquo;homme quand Dieu Lui-Même est à sa portée<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme peut être le plus endurant et le plus fragile &#8211; plus fragile que la fleur. Il peut être le pire et il peut être le meilleur, un démon et un ange. Le mystique ne cherche pas à retrancher une grande part de sa nature, mais il développe au cours de son voyage tous les aspects divers de la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les différentes natures</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il développe le caractère, la patience, le service volontaire de l&rsquo;animal, la tolérance que l&rsquo;on voit dans l&rsquo;animal<em>&nbsp;:</em> un cheval à qui l&rsquo;on parle rudement ne répond pas par une ruade. Cette bonne volonté dans le service, l&rsquo;homme peut la développer en lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il peut développer la nature végétale, le silence, la tranquillité, la production continuelle de fleurs et de fruits. L&rsquo;homme peut être facilement découragé. Il peut désirer produire dans le domaine de l&rsquo;art, se dévouer dans celui de l&rsquo;aide, et il peut laisser tomber tout cela parce qu&rsquo;il rencontre l&rsquo;ingratitude. Une plante continuera à donner ses fruits qu&rsquo;ils soient désirés ou non. On peut aisément développer la nature qui consiste à amener au jour ce qui se trouve dans la personnalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nature du roc est de rester immobile, insensible aux vagues de la vie. Par cette endurance l&rsquo;homme peut se développer. Puis il y a le stade du djinn, la faculté d&rsquo;admiration, de manifester la poésie et la musique. La nature angélique est en tout être humain. C&rsquo;est la tendance à donner tout ce que l&rsquo;on a reçu. C&rsquo;est la nature de la lumière, de l&rsquo;amour, une nature qui est bonheur en elle-même et donne du bonheur à tous ceux qui viennent dans sa sphère d&rsquo;influence.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La personnalité humaine</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier pas pour créer la personnalité humaine est de voir ce qui, en nous, est élément indésirable. Nous devrions reconnaître le démon en nous et le déraciner. L&rsquo;on développe cet aspect en y participant, on l&rsquo;élimine en s&rsquo;en détachant, en le détachant de soi en même temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Hazrat Inayat Khan</em> a comparé une personne qui se contente de connaître un ou deux aspects de sa nature avec un homme qui se contenterait de connaître une ou deux pièces de sa maison. Mais celui qui connaît l&rsquo;étage supérieur et l&rsquo;étage moyen aussi bien que le rez-de-chaussée est celui qui connaît tous les aspects de la vie. Ce contentement n&rsquo;est pas désirable s&rsquo;il nous enlève notre aspiration. L&rsquo;aspiration est la plus grande aide pour la réalisation spirituelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous arriveront à ce stade à la longue. Le Coran dit<em>&nbsp;:</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Si vous faites un pas vers Nous, Nous ferons dix pas vers vous »</p>
</blockquote>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> La qualité du djinn ou génie est acquise par l&rsquo;âme dans son voyage vers son incarnation terrestre en passant par un plan ou une « sphère » dans lequel elle vient après être passée par le monde des anges. Cette qualité est expliquée dans la suite du texte. Ce sujet est développé dans l&rsquo;ouvrage de Hazrat Inayat<em>&nbsp;:</em> « Le Grand Cycle de l&rsquo;Ame ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Un « murîd » dans un Ordre Soufi, est l&rsquo;élève d&rsquo;un « Pîr » ou maître-instructeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> « Al insaan al kamil », l&rsquo;Homme Parfait, est un sujet de méditation dans plusieurs Ecoles Soufies, passées et présentes. Il existe un ouvrage de ce titre en français, traduit de Titus Burkhart.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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		<title>La beauté</title>
		<link>https://lsps.fr/la-beaute/pom/mysticisme/mysticisme-la-connaissance-de-letre-entier/mysticisme-cahier-n4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Aug 2025 11:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mysticisme - Cahier n°4]]></category>
		<category><![CDATA[Beauté de la forme]]></category>
		<category><![CDATA[Beauté de la nature]]></category>
		<category><![CDATA[Beauté divine]]></category>
		<category><![CDATA[Beauté intérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Perfection de beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Perfectionnement de la nature]]></category>
		<category><![CDATA[S'élever au-dessus]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la beauté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=6482</guid>

					<description><![CDATA[<p>La beauté qu&#8217;un connaisseur apprécie et qu&#8217;un amant admire est adorée par le mystique. Il est inutile d&#8217;essayer de mettre en paroles ce qu&#8217;elle est. S&#8217;il y a quelque chose qui puisse l&#8217;expliquer, c&#8217;est l&#8217;autre mot pour la beauté, et cet autre mot est l&#8217;harmonie. C&#8217;est la combinaison harmonieuse des couleurs, le groupement harmonieux des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-56d38c1d wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">La beauté qu&rsquo;un connaisseur apprécie et qu&rsquo;un amant admire est adorée par le mystique. Il est inutile d&rsquo;essayer de mettre en paroles ce qu&rsquo;elle est. S&rsquo;il y a quelque chose qui puisse l&rsquo;expliquer, c&rsquo;est l&rsquo;autre mot pour la beauté, et cet autre mot est l&rsquo;harmonie. C&rsquo;est la combinaison harmonieuse des couleurs, le groupement harmonieux des lignes, le mélange harmonieux des objets de la nature qui nous suggère l&rsquo;idée de la beauté. Pour être beau un objet doit être harmonieux, car c&rsquo;est réellement l&rsquo;harmonie qui est beauté.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;il y a quelque chose au monde qui rende quelqu&rsquo;un inconscient de lui-même, en d&rsquo;autres termes, lui fasse perdre la conscience qu&rsquo;il a de lui-même, s&rsquo;il y a quelque chose qui rende humble, s&rsquo;il y a quelque chose qui fasse que l&rsquo;on se soumette volontairement, c&rsquo;est la beauté. Quelque chose qui conquiert sans épée, qui retient sans mains, qui est plus tendre que les pétales d&rsquo;une fleur et plus fort que quoi que ce soit au monde c&rsquo;est la beauté.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La beauté du monde objectif</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">On peut diviser la beauté selon trois aspects différents. La première est la beauté du monde objectif, des objets. On peut voir la beauté des objets dans la nature. Ce qui attire inconsciemment l&rsquo;homme vers la beauté de la nature est l&rsquo;harmonie qu&rsquo;elle exprime. La mer, les rivières, les montagnes et le ciel bleu, le soleil quand il se lève et quand il se couche, la lune à sa croissance et quand elle est pleine, semblent tous se mêler l&rsquo;un à l&rsquo;autre pour produire une vision divine et commencer à parler à l&rsquo;âme. C&rsquo;est pourquoi la beauté de la nature est élevante. Pour les mystiques, les saints, les prophètes, c&rsquo;était le moyen de s&rsquo;élever à ce diapason où ils pouvaient sentir Dieu. Alors, il n&rsquo;y avait plus leur croyance en Dieu, mais ils sentaient Dieu dans la beauté de la nature.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a l&rsquo;autre beauté objective, qui est l&rsquo;art, la création de l&rsquo;homme. Elle exerce un appel parce que c&rsquo;est une production, c&rsquo;est une imitation de ce que l&rsquo;âme admire. Et bien souvent ces détails que l&rsquo;on ne peut pas remarquer clairement dans la nature sont perceptibles dans l&rsquo;art. Par conséquent, l&rsquo;art est parfois la touche finale de la beauté exprimée dans la nature. Une image dessinée par un artiste peut être plus belle, car l&rsquo;artiste a terminé ce que la nature n&rsquo;a pas fini.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;homme rend la beauté complète</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mais qui travaille dans l&rsquo;artiste&nbsp;? Le Créateur Lui-Même. Ce que le Créateur a laissé inachevé, à travers l&rsquo;artiste Il l&rsquo;a fini. Par conséquent, les créations de l&rsquo;Art sont aussi élevantes. C&rsquo;est une grande source d&rsquo;inspiration pour quelqu&rsquo;un d&rsquo;écouter les chants des oiseaux. Mais un chant chanté par un être humain, fait par un être humain, peut être encore plus élevant. Parce que l&rsquo;homme a achevé cette beauté. C&rsquo;était la mission de l&rsquo;homme de l&rsquo;achever. C&rsquo;est pour cela que le monde fut créé&nbsp;: pour que ce qui n&rsquo;était pas achevé dans la nature, l&rsquo;homme puisse l&rsquo;achever à sa manière afin de rendre la beauté complète.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La beauté de l&rsquo;être vivant</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le second aspect de la beauté est la beauté personnelle, celle de l&rsquo;être vivant, que ce soit dans la forme ou dans les traits, que ce soit dans la pensée et l&rsquo;imagination, que ce soit dans le mérite ou la qualification, que ce soit sous forme de vertu ou de qualités supérieures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous me demandiez&nbsp;: « Qu&rsquo;est-ce que la bonté&nbsp;? », je répondrais&nbsp;: « La beauté ». Si vous me demandiez&nbsp;: « Qu&rsquo;est-ce qui est bien et qu&rsquo;est-ce qui est mal&nbsp;? », je dirais&nbsp;: « Ce qui est beau est bien et ce qui manque de beauté est mal ». Mais vous pourriez demander&nbsp;: « Alors il n&rsquo;y a rien de tel que ce que les gens de religion appellent péché et vertu&nbsp;? ». Et je donnerais la même réponse&nbsp;: « Ce qui est beau est vertu et ce qui manque de beauté est péché ».</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les paires d’opposés</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;on pourrait demander&nbsp;: « Est-ce que ce ne sont pas deux pôles opposés&nbsp;? » oui, quand nous les regardons comme des pôles opposés. Quand nous regardons les deux extrémités d&rsquo;une ligne nous voyons qu&rsquo;il y a deux extrémités. Mais quand nous regardons le centre de la ligne, alors nous la voyons comme une seule ligne. Ces pôles opposés nous apparaissent comme étant deux quand nous regardons les deux extrémités, quand nous les regardons dans cette lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la meilleure explication serait que ce qui est bien est ce qui est le plus beau, ce qui est mauvais est ce qui manque de beauté. Quand le tapis sur le sol n&rsquo;est pas mis comme il devrait l&rsquo;être, alors nous disons qu&rsquo;il est mal mis. Mais il n&rsquo;y a pas de règle selon laquelle il devrait être mis. Il y a seulement le sens de voir la beauté. Ce sens est perturbé en voyant que le tapis n&rsquo;est pas placé correctement. Par conséquent, ce qui est mal est le manque de beauté.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La beauté de Dieu</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième aspect de la beauté est la beauté de Dieu. C&rsquo;est-à-dire la beauté dans sa perfection. Afin de la voir, il faut se développer spirituellement pour qu&rsquo;elle puisse se manifester devant la vue. Tout ce qui semble bon et beau, on peut l&rsquo;imaginer dans sa perfection aussi loin qu&rsquo;atteigne l&rsquo;imagination. Et on peut l&rsquo;appeler la beauté de Dieu, car elle est manifeste à notre vue, mais dans sa limitation. C&rsquo;est seulement en Dieu que nous voyons la beauté dans sa perfection. Il n&rsquo;y a aucun objet dont nous pouvons dire qu&rsquo;il est parfaitement beau. Et il n&rsquo;y a non plus aucune personne à laquelle on puisse attribuer toute beauté, excepté à son idéal, que l&rsquo;on peut faire aussi beau que possible, mais alors on le fait. Mais toute beauté appartient à Quelqu&rsquo;Un et c&rsquo;est Dieu, et en Dieu on peut la trouver dans sa perfection.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Additionner la beauté de ce qui nous entoure</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a deux manières de trouver cette beauté. Une manière est de la trouver en groupant toutes choses et tous les êtres. Ce dont une personne manque, l&rsquo;autre l&rsquo;a. Ce dont un arbre manque un autre arbre l&rsquo;a, ce dont la rivière manque la mer l&rsquo;a. Et ce dont le désert manque on peut le trouver dans la forêt, ce dont la terre manque on peut le trouver dans le ciel. Et ainsi, quand nous prenons le tout, nous commençons à avoir un aperçu de la beauté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La beauté ne manque pas. Mais quand nous la prenons comme une partie et que nous la regardons, nous verrons certainement le manque de beauté. Ceux qui voient la beauté y font des divisions, la coupent en sections, deviennent critiques par nature. Ils sont à sa poursuite, mais ils ne la trouvent pas. Ils en trouvent un peu dans une personne et le manque dans une autre. Mais quand ils voient un peu de beauté dans une personne, dans la même personne ils trouvent aussi quelque chose qui manque. Et quand nous comparons cela avec la perfection de beauté, alors ce qui manque se manifeste bien davantage en quantité que la beauté elle-même. Par conséquent, l&rsquo;homme devient naturellement critique, et cette tendance le rend aveugle à lui-même.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Voir la beauté intérieure</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre manière de voir la beauté divine est de fermer les yeux pour un moment à l&rsquo;aspect dense de la beauté et de voir la beauté intérieure. Par exemple, la personne qui s&rsquo;élève au-dessus de la beauté de la forme commence à voir celle de la pensée, celle qui s&rsquo;élève au-dessus de la beauté de la pensée commence à voir celle du sentiment, qui est plus grande encore, et celle qui s&rsquo;élève même au-dessus de ce qu&rsquo;on appelle sentiment et voit l&rsquo;aspect spirituel de la beauté, voit une beauté encore plus grande. Il n&rsquo;y a pas de fin à la réalisation de la beauté intérieure, et celle-ci est beaucoup plus grande comparée à la beauté extérieure. Mais cela ne fait pas qu&rsquo;une personne déteste la beauté extérieure. Cela fait seulement qu&rsquo;elle l&rsquo;apprécie davantage que ne le font les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un penseur et ascète fut un jour mené à une pièce de variétés à New-York où il y avait toutes sortes de danses et de pièces et divers amusements. Celui qui l&rsquo;avait amené là était curieux de connaître quelle opinion était la sienne à ce propos et il lui dit&nbsp;: « Cela doit vous dégoûter, vous, un être contemplatif, de venir voir ces bêtises qui se déroulent sur la scène ». Il répondit&nbsp;: « Non, pas du tout. Comment cela serait-il dégoûtant&nbsp;? N&rsquo;est-ce pas mon <em>Krishna</em> qui joue là&nbsp;? » Ceux qui ont touché la beauté intérieure, sont ceux qui peuvent apprécier la beauté sous toutes les formes et ce n&rsquo;est pas même qu&rsquo;ils apprécient, ils l&rsquo;admirent, ils l&rsquo;adorent. S&rsquo;il y a une adoration qui puisse être donnée à quelque chose ou à quelqu&rsquo;un, c&rsquo;est à ce Dieu qui est caché sous forme de beauté.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’âme danse à la vue de la beauté</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ne soyez pas surpris, si vous lisez des poèmes de Soufis de Perse et d&rsquo;autres pays, tels que <em>Hafiz</em> et <em>Jami</em>, tels que <em>Roumi</em> et <em>Farid-ud Din-Attar</em>, que tous leurs livres ne soient pas des exposés philosophiques, mais soient des témoignages d&rsquo;admiration de la beauté du commencement à la fin. Et si vous plongiez profondément dans chaque vers vous trouveriez qu&rsquo;il vaut cent livres emplis de philosophie. Pourquoi&nbsp;? Parce que leur âme a été portée à danser à la vue de la beauté. Ce qu&rsquo;ils ont exprimé dans leurs vers est vivant, est brûlant, est empli de beauté. Elle pénètre la personne qui peut la ressentir, qui peut l&rsquo;admirer. Leur poésie est leur prière, il peut sembler qu&rsquo;elle soit offerte à la beauté, mais à qui l&rsquo;est-elle&nbsp;? Leur chant est offert à Dieu.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em>Série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1925</em></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-f20ad329 wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-mysticisme/mysticisme-sommaires/#MYSC4">Sommaire du cahier n°4</a></div>
</div>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><strong>Publié dans Mysticisme &#8211; Le chemin vers Dieu – La réalisation du véritable ego &#8211; Cahier n°4 &#8211; chapitre 11</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-beaute/pom/mysticisme/mysticisme-la-connaissance-de-letre-entier/mysticisme-cahier-n4/">La beauté</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La réponse à la beauté</title>
		<link>https://lsps.fr/la-reponse-a-la-beaute/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 15:54:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Amour de la beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Beauté de la nature]]></category>
		<category><![CDATA[Beauté divine]]></category>
		<category><![CDATA[But de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin spirituel]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[Éveil à la beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Harmonie de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Immanence divine]]></category>
		<category><![CDATA[Interdépendance de la vie intérieure et de la vie extérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Réponse à la beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Vérité divine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Concernant la réponse à la beauté, il y a deux tempéraments différents que nous voyons généralement dans le monde.&#160; L&#8217;un dit&#160;: «&#160;Je n&#8217;écoute pas de musique le dimanche, c&#8217;est un jour religieux&#160;;&#160; aimer les couleurs est émotionnel&#160;;&#160; regarder des peintures est passionnel, apprécier n&#8217;importe quel parfum, aimer les odeurs plaisantes, c&#8217;est de sensualité&#160;».&#160; Il y [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Concernant la réponse à la beauté, il y a deux tempéraments différents que nous voyons généralement dans le monde.&nbsp; L&rsquo;un dit&nbsp;: «&nbsp;Je n&rsquo;écoute pas de musique le dimanche, c&rsquo;est un jour religieux&nbsp;;&nbsp; aimer les couleurs est émotionnel&nbsp;;&nbsp; regarder des peintures est passionnel, apprécier n&rsquo;importe quel parfum, aimer les odeurs plaisantes, c&rsquo;est de sensualité&nbsp;».&nbsp; Il y a l&rsquo;autre tempérament qui ressent les vibrations des couleurs, qui apprécie les aliments délicieux, qui admire la ligne droite et la courbe, qui est touché, ému par la musique, qui se sent élevé par la beauté de la nature.&nbsp; </p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle différence trouvons-nous entre ces deux tempéraments&nbsp;?&nbsp;L&rsquo;un est vivant et l&rsquo;autre manque de vie.&nbsp;L&rsquo;un est vivant parce qu&rsquo;il est réceptif à tous les aspects de la beauté, que la beauté en appelle à ses yeux, à ses oreilles ou à ses sens du goût ou du toucher.&nbsp;L&rsquo;autre est incapable de les apprécier.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La beauté divine nous entoure</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme, au fond de lui, cherche le bonheur, la beauté, l&rsquo;harmonie. Pourtant, en ne répondant pas à la beauté et à l&rsquo;harmonie devant lui, il gaspille son existence. Il perd l&rsquo;occasion d&rsquo;expérimenter la vie et de l&rsquo;apprécier. Quel est cet oubli de soi pour refuser la beauté divine qui est devant nous&nbsp;?&nbsp; Si nous nous privons de la beauté divine qui nous entoure, la beauté qui est au-dedans ne se développera pas. En effet, l&rsquo;âme est née avec les yeux ouverts au-dehors. C&rsquo;est notre condition, elle ne voit pas la vie au-dedans.&nbsp;La seule manière de s&rsquo;éveiller à la vie au-dedans, qui est des plus belles, est de répondre d&rsquo;abord à la vie au-dehors.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’éveil à la beauté extérieure</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce monde dans toute sa beauté illimitée &#8211; la nature sublime, les personnalités à la divine immanence &#8211; si nous l&rsquo;ignorons, pourquoi sommes-nous venus ici et qu&rsquo;y avons-nous accompli&nbsp;?&nbsp;Celui qui le méconnaît tourne le dos à ce qu&rsquo;il cherche sans cesse. Il est son propre ennemi.&nbsp;De cette façon, il ne peut être spirituel, il ne peut être religieux.&nbsp;En se refusant à lui-même tout ce qui est beau autour de lui, il ne peut être élevé. En effet, si la beauté du dedans était le seul but de la vie, Dieu n&rsquo;aurait créé l&rsquo;homme et ne l&rsquo;aurait pas envoyé sur la terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, la vision de la beauté sur la terre éveille à la vision de la beauté qui appartient à l&rsquo;esprit.&nbsp;Certains disent que c&rsquo;est sensuel et que cela prive de l&rsquo;illumination spirituelle. Ce serait le cas à la condition d&rsquo;être entièrement absorbé en elle, de s&rsquo;en nourrir sans penser qu&rsquo;il y ait autre chose en dehors d&rsquo;elle.&nbsp;La beauté qui est au-dehors a sans aucun doute un caractère transitoire. Elle passe, et par conséquent, on ne peut pas en dépendre.&nbsp;Pour celui qui est dépendant de cette beauté et s&rsquo;est laissé absorber par elle, et ainsi a tourné le dos à cette beauté qui est éternelle, il est certain que, pour lui, c&rsquo;est une erreur.&nbsp;Pourtant, aucune âme n&rsquo;est jamais arrivée à contempler la vision de la beauté spirituelle que l&rsquo;on trouve au-dedans sans avoir été éveillée à la beauté qui est extérieure.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La vision de l’immanence divine</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Dans mon explication, spirituel veut dire vivant. Une personne éveillée à la beauté de la poésie, prompte à admirer la subtilité d&rsquo;un poème, qui apprécie la beauté de la mélodie, de l&rsquo;harmonie, qui peut éprouver de la joie dans l&rsquo;art et être élevée par la beauté de la nature, qui vit comme un être vivant, non pas comme si elle était morte, c&rsquo;est cette personne que l&rsquo;on peut appeler spirituelle.&nbsp;Et vous constaterez toujours que la tendance des personnalités spirituelles est de s&rsquo;intéresser à chaque personne dans leur vie.&nbsp; C&rsquo;est le signe qu&rsquo;elles sont vivantes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelqu&rsquo;un qui est claquemuré en lui-même se ferme&nbsp;;&nbsp;il a fait quatre murs autour de lui.&nbsp;Cela peut être sa tombe, il y est enterré.&nbsp; La personne qui est vivante voit naturellement tout. Et comme elle voit tout, elle sympathise avec tout, elle répond à tout, elle apprécie tout en tout le monde.&nbsp; Et de cette façon, elle éveille en elle-même la vision sublime de l&rsquo;immanence de Dieu.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La réceptivité à la beauté</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Un enfant qui meurt très jeune ne peut pas arriver à cette spiritualité par la beauté de la vie.&nbsp;Qu&rsquo;en pensez-vous&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: L&rsquo;enfant est souvent plus réceptif à la beauté qu&rsquo;un adulte. Parce que ce dernier a développé en lui une attitude pessimiste, des préjugés. Et qu&rsquo;à cause de ces préjugés il est incapable de voir la beauté qu&rsquo;un petit enfant peut voir et apprécier.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, quand nous regardons un autre, nous faisons une barrière avec nos idées préconçues avant même de le regarder.&nbsp; Un enfant, un ange sur la terre, le regarde comme il regarderait son meilleur ami. Il n&rsquo;a aucune inimitié, aucune idée préconçue envers quiconque.&nbsp;Par conséquent, l&rsquo;enfant est ouvert à la beauté.&nbsp;Un enfant ne sait pas que le feu brûle, il sait seulement que le feu est beau.&nbsp; Ainsi, un enfant est tellement béni qu&rsquo;à chaque moment de sa vie il vit dans une complète vision de beauté. Et aussi longtemps que dure cet état, un être est dans le Jardin d&rsquo;Eden. Il en est exilé du jour où l&rsquo;âme a touché la nature humaine terrestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Si dans l&rsquo;âme il n&rsquo;y a pas la possibilité d&rsquo;apprécier la beauté, comment serait-elle capable d&rsquo;apprécier d&rsquo;abord la beauté terrestre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: L&rsquo;âme possède en elle-même une soif naturelle de beauté.&nbsp;C&rsquo;est un manque dans une personne quand elle ne la cherche pas de la bonne façon.&nbsp;Y a-t-il une seule personne qui n&rsquo;aime pas la beauté, qui ne soit pas capable de l&rsquo;apprécier&nbsp;?&nbsp; Mais elle peut se priver elle-même de cette beauté qu&rsquo;elle pourrait avoir admirée librement.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La connaissance et la beauté</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Est-ce que la qualité qui consiste à apprécier la beauté est plus spirituelle que la soif de la connaissance&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: D&rsquo;où vient la connaissance&nbsp;? La connaissance vient par l&rsquo;observation.&nbsp; L&rsquo;observation vient par l&rsquo;amour de la beauté.&nbsp; D&rsquo;abord la fleur attire notre attention. Alors l&rsquo;on commence à chercher d&rsquo;où vient la fleur, quels sont sa nature et son caractère, ses bienfaits, comment cultiver cette plante. En premier l&rsquo;on est attiré par sa beauté, ensuite l&rsquo;on cherche à savoir sa nature.&nbsp; De là vient toute connaissance.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’expérience de la beauté</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: n&rsquo;a pas été enregistrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: Il y a une sorte d&rsquo;étude artificielle qui n&rsquo;est pas l&rsquo;étude naturelle.&nbsp;On peut l&rsquo;appeler un «&nbsp;gagne-temps&nbsp;».&nbsp;On dit&nbsp;: «&nbsp;Il y a des personnes qui ont étudié toute leur vie. Elles ont fait des découvertes pour nous et les ont transcrites dans des livres. Je dois les apprendre en lisant leurs livres&nbsp;».&nbsp;Mais alors, on ne sait pas qu&rsquo;on n&rsquo;a pas appris ce que la personne qui a écrit ces livres a appris. Par exemple, quelqu&rsquo;un qui aurait lu les livres de Luther Burbank, plusieurs livres sur l&rsquo;horticulture, n&rsquo;a pas appris ce que Luther Burbank a appris. Lui, il a expérimenté pour lui-même, il a été au jardin, sa joie ne peut se traduire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est certain qu&rsquo;un autre pourra tirer bénéfice de ce qu&rsquo;il a donné. Mais il ne pourra bénéficier de ce dont Luther Burbank a bénéficié, à moins qu&rsquo;il ne suive le même chemin.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Reconnaitre la divinité dans toute beauté</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Quelle est la tendance dans l&rsquo;homme qui le retient de progresser&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: Au temps présent, le monde est devenu très commercial. A un point même où, absorbé dans le commerce, il néglige le sens de la beauté.&nbsp;En d&rsquo;autres termes, le sens de la beauté est sacrifié au commerce, mais en même temps dans le commerce aucun but de la vie n’est accompli.&nbsp;Ce qui accomplit le but de l&rsquo;âme est son éveil à la beauté dans tous ses aspects.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Il n&rsquo;en était pas ainsi dans les anciens temps&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: Non, il y avait d&rsquo;autres fautes, mais celle-ci est la faute de cette époque particulière.&nbsp;Néanmoins, quelle que soit la condition du monde, ceux qui marchent dans le chemin spirituel n&rsquo;ont pas besoin d&rsquo;être désappointés car leur effort vers la spiritualité n&rsquo;est pas pour que les autres aient à l&rsquo;apprécier, c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils désirent marcher dans le chemin spirituel.&nbsp;Par conséquent, ils gardent à l&rsquo;esprit que la vérité divine est la chose la plus belle au monde et qu&rsquo;en étant réceptifs, en appréciant et en admirant la beauté sous tous ses aspects, en reconnaissant la divinité dans toute beauté &#8211; dans la douceur du fruit, dans la couleur de la fleur, le parfum des roses, dans la lumière des étoiles, en toutes choses &#8211; de cette façon l&rsquo;homme s&rsquo;agrandit.&nbsp;Et c&rsquo;est cela qui permet à l&rsquo;âme de s&rsquo;épanouir et de manifester l&rsquo;esprit divin.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-philosophie-2/philosophie-sommaires/#PHIC7">Sommaire du « But de la vie »</a></div>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 9</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-reponse-a-la-beaute/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">La réponse à la beauté</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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