Le mystère de la souffrance

Khalifa Nargis

Pour comprendre le mystère de la souffrance il vous faut comprendre le mystère des paires d’opposés. Tant que l’homme vit dans ce monde d’illusion ou Mâyâ, il est sujet à ses lois et ne peut faire l’expérience du Ciel sans connaître aussi l’enfer ; il ne peut avoir la vie sans avoir la mort, ni la joie sans la souffrance ; il vit une vie séparée dans un monde illusoire. S’il pouvait se tourner de cette irréalité vers le réel, pour lui la souffrance disparaîtrait, il aurait traversé l’illusion et découvert le secret des paires d’opposés.

Tant qu’elles sont divisées, elles trompent l’homme, mais quand elles peuvent être unies ou équilibrées, elles révèlent le mystère le plus profond de l’être.

« L’Eternel est incorruptible et équilibré et le connaisseur de l’Eternel ne se réjouit pas lorsqu’il obtient ce qui est agréable et ne s’afflige pas lorsqu’il passe par ce qui est désagréable »

Mais l’homme possède le libre-arbitre et les expériences de chacun correspondent à ses croyances.

« La foi de chaque homme est à l’image de sa propre nature, un homme consiste en sa foi.
Ce qu’est sa foi, il est cela même ».

Bhagavad Gîtâ.

Publié dans « Le seuil de la discipline » – Chapitre 61