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	<title>Archives des Besoin de l&#039;âme - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Besoin de l&#039;âme - Soufi Inayat Khan</title>
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		<title>L&#8217;évolution de la musique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art – Cahier n°1]]></category>
		<category><![CDATA[Besoin de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Conscience de l'unité - réalisation de l'unité]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[L'attente de l'âme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il semble que la musique de la Grèce antique fût similaire à celle de l’Orient. Elle comportait certaines gammes, à l’instar des ragas en Inde, ou encore des gammes persanes. Il existait ainsi une similitude dans la musique de l’humanité ; et la distinction musicale entre l’Orient et l’Occident est apparue surtout avec les compositeurs [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="337" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2026/02/motif-16-e1783260840911.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-ce155df7 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Il semble que la musique de la Grèce antique fût similaire à celle de l’Orient. Elle comportait certaines gammes, à l’instar des <em>ragas </em>en Inde, ou encore des gammes persanes. Il existait ainsi une similitude dans la musique de l’humanité ; et la distinction musicale entre l’Orient et l’Occident est apparue surtout avec les compositeurs allemands, qui ont suivi une autre voie d’évolution dans le monde de la musique.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">La musique populaire</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les traditions et l&rsquo;histoire du monde, pour autant que l&rsquo;on puisse remonter, on constate que la mélodie était considérée comme l&rsquo;élément principal, tant en Orient qu&rsquo;en Occident. Et toute la richesse qui pouvait y être apportée l&rsquo;était par les auteurs ou les compositeurs en fonction de leur stade d&rsquo;évolution. Ces mélodies étaient pour la plupart des chants populaires, et parfois des compositions. S&rsquo;il s&rsquo;agissait de compositions, elles étaient l&rsquo;expression de l&rsquo;âme. Ce n&rsquo;étaient pas des compositions au sens technique du terme ; c&rsquo;étaient en réalité des créations de l&rsquo;imagination.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un artiste composait une mélodie, et cette mélodie devenait connue après qu&rsquo;il l&rsquo;ait chantée ou jouée. Puis d’autres la reprenaient. Ainsi, une même mélodie était chantée peut-être par dix personnes différentes de différentes manières, chacune ayant toute liberté dans son interprétation. Il est certain qu’il était parfois difficile de reconnaître qu’il s’agissait de la même mélodie après que quatre personnes l’aient chantée ou jouée. Mais en même temps, chacune de ces quatre personnes avait sa libre expression, qu’elle soit juste ou fausse.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les <em>ragas</em></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La musique orientale reposait sur les <em>ragas </em>. Le terme « <em>raga</em> » désigne un certain agencement de notes que l&rsquo;on peut qualifier de thème, distinct et reconnu comme un raga particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces <em>ragas </em>étaient créés par quatre catégories de personnes différentes, à commencer par ceux qui étudiaient et pratiquaient les chants populaires. A partir de ces chants, ils arrangeaient certains thèmes ou <em>ragas</em>. Il y avait ensuite les mathématiciens qui, grâce aux mathématiques, élaboraient des centaines de <em>ragas </em>, voire bien plus. Puis il y avait les poètes et les dramaturges. Pour leur usage, ils créaient des <em>ragas </em>, ainsi que leurs épouses, les <em>raginis</em>, leurs fils, leurs filles, leurs gendres et leurs belles-filles. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils imaginaient des familles de <em>ragas </em>. Enfin, les artistes qui, à partir des trois <em>ragas </em>différents qu&rsquo;ils pratiquaient, créaient une gamme correspondant à un thème précis, qu&rsquo;ils nommaient un raga : c&rsquo;est sur cette gamme de <em>ragas </em>que reposait la musique indienne.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La justesse</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;artiste avait le mérite de chaque chanson qu&rsquo;il chantait et de chaque thème qu&rsquo;il jouait, car même si le thème ne comptait que quatre ou huit mesures, il l&rsquo;improvisait et le rendait plus intéressant. C&rsquo;est pourquoi, en Inde, un artiste devait être à la fois compositeur. Lors de l&rsquo;improvisation, on tenait compte du rythme et du raga, afin que le public puisse les reconnaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Même aujourd’hui, si quelqu’un chante un raga qui n’est pas exactement comme il devrait l’être, il se peut que, parmi le public, il y ait quelqu’un qui ne sache pas quelle erreur il commet, mais qui dira : « Cela ne sonne pas juste ». Tout comme en Espagne, lorsqu’un chanteur d’opéra chante et qu’il commet une petite erreur, quelqu’un dans le public commencera à dire : « Non, non, ce n’est pas juste », car l’image de la musique de l’opéra s’est gravée dans leur esprit. Et dès que cela semble différent de ce qu’ils ont l’habitude d’entendre, ils savent qu’il y a quelque chose qui cloche.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La méditation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une chose particulièrement remarquable : les mystiques ont joué un rôle majeur dans le développement de la musique indienne. Ils l’ont utilisée pour la méditation, car elle a été inventée par <em>Mahadeva</em>. Et cette musique est le moyen le plus merveilleux d’accéder à la réalisation spirituelle. En effet, il n’existe pas de moyen plus rapide ni de meilleur moyen d’atteindre la perfection spirituelle que la musique. Leurs grands mystiques, tels que <em>Narada</em> et <em>Tumbara</em>, étaient des chanteurs. <em>Krishna</em> jouait de la flûte. C&rsquo;est pourquoi la musique a une tradition et une pratique toutes deux liées au mysticisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont toujours suivi le principe que les scientifiques occidentaux ont découvert aujourd’hui, à savoir que l’oreille humaine est incapable d’apprécier pleinement deux sons joués ou chantés simultanément. C’est pourquoi, dans le but de faciliter la méditation, ils ont enrichi leur mélodie à tel point qu’ils y ont mis toute la beauté et l’harmonie possibles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La musique persane</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque la musique persane, avec son art et sa beauté, fut introduite en Inde, elle s&rsquo;est mariée à la musique indienne. Il en est résulté un art des plus merveilleux qui a, pour ainsi dire, parachevé la dimension artistique de cette musique. Le souhait des gens de toutes les classes sociales et de tous les âges a toujours été, et l&rsquo;est encore aujourd’hui, que la musique, qu’elle soit technique ou non, théorique ou non, n’ait aucune importance. Elle doit toucher profondément l’âme. Si ce n’est pas le cas, ils se moquent de la technique, de la théorie, de la science ou de quoi que ce soit d’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi il a souvent été très difficile, même pour les grands maîtres de la musique qui avaient développé la technique, qui avaient développé la science et qui maîtrisaient le rythme et le ton, de satisfaire le public, car le public, du roi à l’homme de la rue, tout le monde, ne veut qu’une seule chose : un profond appel à l&rsquo;âme. La voix, les paroles, la mélodie, tout ce qui est donné et exprimé dans la musique doit toucher l’âme, à tel point qu’un mendiant dans la rue, s’il ne chantait pas une chanson qui plaisait beaucoup, ne recevait pas autant de pièces qu’un autre dont la voix était plus séduisante.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;esprit des grands musiciens</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne fait aucun doute qu’une période s’est ouverte au cours de ce siècle, et qu’elle s’est développée, durant laquelle même la musique indienne a changé. Ce que nous appelons la musique classique, ou une musique qui a du poids et de la substance, qui est solide, n’est pas encouragée en raison de l’ignorance des princes et des potentats du pays. Ils préfèrent jouer au hockey et au golf plutôt que de s’adonner à la pratique musicale. C’est pourquoi la bonne musique n’est pas comprise. De plus, il y a cette manière qu’ils ont adoptée de fumer des cigarettes tout en parlant et en écoutant de la musique, cette musique n’a pas été faite pour cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi l’esprit des grands musiciens est mort, il est anéanti. En effet, un grand joueur de vina considérait son instrument comme sacré. Il l’adorait avant même de le prendre en main. Et il jouait peut-être de son instrument dix heures par jour en y voyant sa méditation, son culte, sa religion. Quand il vient jouer lors d’une réunion mondaine, devant un rajah qui s’agite, court dans tous les sens, fume et discute avec d’autres personnes, alors toute sa musique s’envole au vent. C&rsquo;est ce caractère sacré avec lequel les peuples des temps anciens considéraient la musique qui la maintenait à un niveau supérieur.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Tansen</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque <em>Tansen</em>, le grand chanteur de la cour d’Akbar, blessé par une remarque de l’empereur, quitta la cour, irrité par ce qu’on lui avait dit, il se rendit à Rivan, qui se trouve au centre de l’Inde. Et lorsque le maharaja de Rivan apprit que <em>Tansen</em> était venu dans son pays, il fut perplexe, se demandant : « Comment vais-je pouvoir lui rendre hommage ? ». On fit venir une chaise pour que <em>Tansen</em> puisse s’asseoir et entrer dans ce palais. Et lorsque cette chaise fut apportée dans le palais, <em>Tansen</em> s’attendait à ce que le maharaja vienne au moins l’accueillir à la porte. Dès qu’il descendit de la chaise, il demanda : « Où est le maharaja ? ». Et celui à qui il s’adressait répondit : « Voici le maharaja ». C&rsquo;était lui qui avait porté la chaise à travers toute la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tansen</em> fut profondément ému. Il dit : « Vous n’auriez pas pu me donner de plus grande récompense. » Et à partir de ce jour, <em>Tansen</em> le salua de la main droite et dit : « Cette main ne saluera jamais personne d’autre de toute ma vie. » Et c’est ce qu’il fit. Il ne saluait même pas l’empereur de la main droite. Il disait : « C’était l’appréciation, la reconnaissance du talent ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">La musique théâtrale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Une nouvelle forme de musique a fait son apparition en Inde, que l’on appelle la musique théâtrale. Elle n’est ni orientale ni occidentale. C’est une musique singulière. Peut-être imite-t-elle les nuances de la marche, du galop, de la polka et d’autres airs bien connus ici, même dans le monde occidental, auxquels on ajoute une touche indienne. C’est pourquoi elle ne plaît ni aux oreilles des Occidentaux, ni aux fins mélomanes orientaux. Cela tient simplement au fait que les masses n’ont pas reçu d’éducation musicale de qualité et que, pour elles, le théâtre est la seule source de divertissement. Elles s’attachent à cette musique autant qu’aux groupes de jazz en Amérique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;appel à l&rsquo;âme</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le pape Grégoire, qui a créé la gamme grégorienne, n’a fait qu’introduire dans la musique religieuse ces belles mélodies issues de la Grèce antique. Et c’est tout ce qui subsiste aujourd’hui de cette époque. Parmi les compositeurs, s&rsquo;il y en a un qui s&rsquo;est intéressé à cette nuance, c&rsquo;est Haendel, en particulier dans son « Messie ». Mais quand on en vient aux autres compositeurs, ils ont un style bien distinct de celui de la musique antique. Nul doute que ce qui a constitué la base de la musique occidentale l&rsquo;a aidée à évoluer. Évoluer de quelle manière ? Mécaniquement. Ils ont pu former un ensemble de cent personnes, une fanfare ou un ensemble à cordes, et un orchestre dans lequel plusieurs centaines d’instruments jouaient en même temps. Cela a naturellement fait forte impression et a ouvert de nouvelles perspectives d’évolution et de développement dans le monde de la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y avait pourtant une chose qui s&rsquo;était perdue et qui se perd chaque jour davantage. Et qu&rsquo;est-ce donc ? L&rsquo;appel à l&rsquo;âme, qui est la raison d&rsquo;être même de la musique. Debussy a passé toute sa vie à chercher comment l&rsquo;introduire. Mais celui qui m&rsquo;en parla personnellement, fut Scriabine. Il dit : « Il manque quelque chose à notre musique moderne. » Je lui demandai : « Quoi ? » Il répondit : « Elle est devenue tellement mécanique, toute la composition est mécanique. Comment y insuffler un esprit ? » Et j’ai pensé qu’avec son caractère raffiné et sa belle personnalité, si Scriabine avait vécu un peu plus longtemps, il aurait pu introduire un nouveau courant musical dans le monde moderne.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La perfection musicale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">On constate aujourd’hui deux choses, notamment dans la musique moderne. La première est le culte de la nature et une tendance à améliorer la musique de notre époque. Et cela pourra s’accomplir de plus en plus à mesure que l’on appréciera de plus en plus la musique solo du violoncelle ou du violon. On reviendra à cette idée ancienne d’un instrument qui joue ou d’une voix qui chante. Et lorsqu’on en aura pleinement pris la mesure, on atteindra à nouveau le stade spirituel de la perfection musicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il existe une autre tendance qui va de pair avec celle-ci et qui la tire vers le bas. Cette tendance, c’est qu’ils ne se contentent pas encore des accords créés par de grands compositeurs tels que Wagner, Mozart ou Beethoven. Au contraire, ils inventent de nouveaux accords, des accords susceptibles de semer la confusion chez des milliers de personnes. Et quel en est le résultat ? Cela a un effet inconscient sur le système nerveux de l’humanité ; cela rend les gens de plus en plus nerveux.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La perfection spirituelle</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et très souvent, on constate que ceux qui assistent à de bons concerts ne le font que par simple formalité. « C’est un bon concert, il faut y aller ». Et par conséquent, ils accepteront n’importe quel accord qui se présentera, pourvu que la musique porte un nom prestigieux. Qu’on l’appelle air, ciel, nuages, rire ou pleurs ou un nom qui fait peur. C’est ce dont ils ont besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comme l’a dit Wagner : « Le bruit n’est pas nécessairement de la musique ». Aussi moderne que soit le théâtre ou la salle de concert, cela ne suffit pas, cela n’apporte rien aux âmes qui s’y sont rendues uniquement pour satisfaire leur vanité, pour se dire qu’elles ont mis les pieds dans une belle salle et qu’elles ont dépensé tant d’argent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique est source de guérison, la musique élève les âmes, la musique inspire les personnes. Il n’y a pas de meilleur moyen de se rapprocher de Dieu, de s’élever davantage vers l’esprit, d’atteindre la perfection spirituelle que la musique, à condition qu’elle soit bien comprise.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2026/02/motif-16.png" alt="" class="wp-image-9769" style="width:130px;height:auto"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Écouter</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pour le progrès spirituel, vaut-il mieux écouter que jouer, ou faut-il faire les deux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Si l&rsquo;on ne sait pas jouer, alors il faut écouter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Quel effet produit le son des cloches, et le son d&rsquo;une seule cloche a-t-il un attrait plus grand ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Certainement. Un seul son pénètre plus profondément que plusieurs sons. Vous pourriez demander pourquoi. La raison est que deux sons sont en conflit, deux sons créent toujours un conflit. Même s’ils sont parfaitement accordés l’un à l’autre, ils restent deux. Cela en soi est un conflit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le processus d&rsquo;évolution</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Ce que Scriabine a tenté de faire sans y parvenir, quelqu’un d’autre va-t-il bientôt s’y essayer ? Cela semble être un tel besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Puisqu’il y a un besoin, cela doit arriver. Tout arrive quand il y a un besoin. C&rsquo;est seulement qu&rsquo;il semble que nous n&rsquo;en ayons pas assez besoin. C&rsquo;est là la difficulté. Nous nous contentons si facilement de tout ce dont nous n&rsquo;avons pas suffisamment besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Si le monde en avait assez besoin, cela ne viendrait-il pas ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Mais s&rsquo;ils apprécient le groupe de jazz, si cela leur suffit, alors naturellement cela viendra lentement, car si peu de gens veulent quelque chose de mieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Si la musique doit revenir à la simplicité dans sa forme, sera-t-elle différente de ce qu’elle était autrefois ? Quel sera le processus de cette évolution finale ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, elle sera différente du passé en ce sens que la musique ancienne n’avait qu’une seule direction. Et cette direction était que chaque instrument était joué et chaque chant était chanté seul. Et il n’y avait rien d’autre à côté. Aujourd’hui, cette direction s’est développée à l’époque moderne. Il y a une variété de voix et une variété d’instruments qui jouent ensemble. Ce qu’il reste à développer, c’est la partie ancienne qui s’y trouve, afin de la rendre parfaite.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Jazz</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Le règne du jazz en tant que divertissement va-t-il durer encore longtemps ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, il répond à un besoin important. Aujourd’hui, tous les restaurants et tous les hôtels veulent de la musique, mais on ne trouve peut-être qu’un seul vrai musicien dans tout le pays, voire dans le monde entier. Comment chaque restaurant pourrait-il engager ce musicien ? Pourtant, chaque restaurant a besoin d’un peu de musique. Que vont-ils avoir ? Auront-ils de la musique de la plus haute qualité ? Les gens finiront par s&rsquo;en lasser. D&#8217;emblée, elle ne sera pas jouée correctement par tous les musiciens qu&rsquo;ils pourront engager. C&rsquo;est pourquoi le règne des groupes de jazz ne déclinera pas de sitôt. Au contraire, c&rsquo;est quelque chose de nouveau, et les compositeurs de jazz seront de plus en plus nombreux car le besoin est immense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avez-vous entendu dire récemment que M. Ford a demandé que de la musique soit jouée dans son usine, avec le même rythme que celui du travail effectué, afin que le travail soit effectué en cadence avec ce rythme ? Il y a donc une formidable opportunité pour tous les compositeurs d’être engagés dans toutes les usines du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Que pensez-vous de l&rsquo;influence de Bach, du rythme qu&rsquo;il a apporté ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Personnellement, j&rsquo;apprécie toujours la musique de Bach.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Quelle est la meilleure musique à composer pour l&rsquo;Adoration Universelle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : La musique universelle.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Polyphonie</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Pourquoi les gens d&rsquo;aujourd&rsquo;hui aiment-ils tant la musique à plusieurs voix ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas entendu la musique à une seule voix. Plus ils l&rsquo;écouteront et plus ils s&rsquo;en rapprocheront, plus ils oublieront l&rsquo;autre partie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vais maintenant vous donner un exemple. De grands concerts symphoniques sont donnés dans les salles de Berlin, de Londres, de New York, de Paris et de toutes les grandes villes. Et si vous observez attentivement ce que le public apprécie le plus – un solo de violoncelle, un solo de flûte, un solo de violon –, vous constaterez sans doute qu’il est habitué à entendre de nombreux sons, et qu’une fois le solo terminé, il souhaite profiter de l’autre partie. Mais en même temps, si vous y assistiez et leur demandiez : « Préférez-vous que cela continue un peu plus longtemps ou que tous les instruments jouent ? », tous vous répondraient la même chose : « Je préfère que ce solo dure cinq minutes de plus ». Car l&rsquo;âme humaine est la même, que ce soit dans l&rsquo;Antiquité ou à l&rsquo;époque moderne, en Orient ou en Occident.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La musique triste</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Autre chose : il existe une musique qui donne envie de sauter et de danser, une musique qui donne envie de rire et de sourire, et une musique qui donne envie de verser des larmes. Demandez à des personnes réfléchies : « Laquelle préférez-vous ? » Elles répondront : « Celle qui fait venir les larmes. » Et l’on pourrait se demander : « Pourquoi ? Pourquoi veulent-elles une musique triste ? » Pourquoi l’âme la veut-elle ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que c’est le seul moment où l’âme est touchée. L’autre musique, qui effleure la surface de l’être, ne reste qu’à la surface. La musique qui touche les profondeurs de l’être, c’est celle qui nous transporte jusqu’à l’extase. Plus la musique atteint de profondeur, plus elle touche l’âme. Sans aucun doute, la personne la plus énergique, qui a dîné et bu un verre, aimerait danser. Elle se contentera volontiers d’un peu de musique de danse. Mais alors, elle n’a pas besoin de musique. Pour elle, un groupe de jazz suffit amplement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Deux sons ne peuvent-ils pas se compléter l’un l’autre et ainsi renforcer la puissance lorsque les voix des chanteurs s’unissent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : C’est ce que je dis : la musique classique, telle qu’on la reconnaît, a apporté cela au monde. Peut-être que cela se développera. Cela existe ; mais l’autre aspect est perdu. Ce qui existe a tout autant de valeur ; je ne dis pas que cela n’a aucune valeur. Cela a sa valeur. Mais il y a autre chose qui a été perdue.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La musique folklorique</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Le renouveau moderne de la musique folklorique est-il le signe d’une meilleure musique pour l’Occident ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, c’est un effort qui va dans la bonne direction s’il est mené sans la dénaturer. Car la tendance de tout compositeur est de prendre la musique folklorique, d’y ajouter sa touche personnelle et de gâcher ce qui s’y trouve. Mais s’il la conserve sans la dénaturer, et si cela est présenté au monde, ce sera quelque chose qui en vaut la peine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en outre, aujourd’hui, il arrive parfois que des gens prennent la musique folklorique et y introduisent une harmonie moderne. Et toute la musique folklorique est alors gâchée. Car la musique folklorique est l’expression de l’âme de cette époque particulière où il n’y avait pas d’harmonie telle qu’il y en a aujourd’hui. Et cette méthode actuelle d’harmonisation, lorsqu’elle est introduite dans la musique folklorique, agit comme une sorte de vent qui emporte l’atmosphère qui était son atmosphère d’origine.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La perfection est dans l&rsquo;unité</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Que pensez-vous de la multiplication des sons, également appliquée à l’orchestration, lorsqu’elle est de la plus parfaite espèce ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Mais qui peut juger qu’elle est de la plus parfaite espèce ? — Et d’ailleurs, le chef d’orchestre est-il parfaitement sûr que chaque corde des violons qui jouent, qu’il y en ait cent, deux cents ou dix, est parfaitement accordée les unes aux autres ? C’est une question très difficile. C&rsquo;est bien beau pour le public d&rsquo;applaudir de là où il se trouve, mais quand on vient inspecter chaque instrument pendant qu&rsquo;il est joué, pensez-vous que chaque instrument soit si bien accordé ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors, s&rsquo;il y a une perfection, elle peut être perçue dans une seule voix, dans un seul instrument. C&rsquo;est pour cela que les gens aiment les solos, sans le savoir, mais ils les aiment. Lors de mon dernier séjour aux États-Unis, il y avait un violoncelliste qui se produisant <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a>. C&rsquo;était un grand violoncelliste, et beaucoup sont allés l&rsquo;écouter. Et même ceux dont les oreilles sont peut-être plus habituées à la musique ordinaire, même eux ne pouvaient s&#8217;empêcher d&rsquo;apprécier la beauté de cet instrument unique si magnifiquement joué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et maintenant, pour ceux d’entre vous ici présents qui sont enclins au progrès spirituel, ce sera encore plus facile, maintenant que vous l’avez entendu, de le voir lors d’un concert symphonique, de le voir une fois, deux fois, voire trois fois ; puis dites-moi ; et vous verrez alors qu’un seul instrument magnifiquement joué vous élève tout simplement lorsqu’il est joué par un musicien accompli. C’est là que vous pouvez trouver la perfection. La perfection se trouve en la cherchant, en la poursuivant, en la trouvant, en la réalisant. Elle est dans l’unité, elle n’est pas dans la dualité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Joke</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Les larmes viennent-elles toujours du plus profond de l’âme ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Jamais ; seulement des yeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Questions : Ne pensez-vous pas que danser sur de la musique de jazz peut également contribuer au développement intérieur ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je n’en ai pas le moindre doute.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Pablo Casals à Détroit</p>



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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>3 septembre 1926</em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><strong>Publié <strong>dans L&rsquo;art &#8211; Hier, aujourd&rsquo;hui et demain</strong>&#8211; <strong>cahier n°1 &#8211; </strong>chapitre 11</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le grand cycle de l&#8217;âme</title>
		<link>https://lsps.fr/philosophie-cahier-n-5-le-grand-cycle-de-lame/eg/philosophie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 27 Apr 2025 04:51:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres parus]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°5]]></category>
		<category><![CDATA[Aventure de lâme]]></category>
		<category><![CDATA[Besoin de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Corps de lumière]]></category>
		<category><![CDATA[Corps humain]]></category>
		<category><![CDATA[Corps matériel]]></category>
		<category><![CDATA[Cycle de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Expérience de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Identification de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Impression de la personnalité]]></category>
		<category><![CDATA[Retour de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Sphère des génies - des djinns]]></category>
		<category><![CDATA[Voyage de l'âme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Philosophie &#8211; Cahier n° 5 Ce grand cycle de l&#8217;âme est décrit en trois stades. Le voyage de l&#8216;âme vers la manifestation, passant par le ciel des anges et la sphère des djinns ou génies. L&#8217;expérience de l&#8217;âme de la terre dans le corps et le mental. Le retour de l&#8217;âme à son origine, quittant [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading">Philosophie &#8211; Cahier n° 5 </h2>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small)" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="252" height="360" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/phi5-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Philosophie - Cahier n° 5 : Le grand cycle de l&#039;âme" style="height:auto;width:250px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/phi5-1.jpg 252w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/phi5-1-210x300.jpg 210w" sizes="(max-width: 252px) 100vw, 252px" /></figure>


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<p class="wp-block-paragraph">Ce grand cycle de l&rsquo;âme est décrit en trois stades. Le voyage de l<strong>&lsquo;âme vers la manifestation</strong>, passant par le ciel des anges et la sphère des djinns ou génies. L&rsquo;expérience de l&rsquo;âme<strong> de la terre </strong>dans le corps et le mental. Le retour de l&rsquo;âme <strong> à son origine</strong>, quittant successivement les mêmes mondes à travers lesquels elle est passée auparavant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous trouvons ici aussi des descriptions de mondes et d&rsquo;êtres qu&rsquo;ignore l&rsquo;homme ordinaire. Les mondes des anges et des djinns avec leurs habitants qui sont des âmes qui n&rsquo;ont pas pénétré plus loin dans la création, mais qui peuvent être envoyées sur la terre pour un but défini. Les courtes causeries que fit <em><strong>Hazrat Inayat</strong></em> à leur sujet provoquèrent beaucoup de questions et de réponses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les âmes qui continuent leur « voyage » et persistent à aller vers la terre, ces mondes sont des étapes passagères sur leur chemin, où ils amassent toutes sortes d&rsquo;influences qu&rsquo;ils amènent avec eux sur la terre. En effet, l&rsquo;âme attire et collecte tout ce qui vient à elle « et ainsi elle devient différente de ce qu&rsquo;elle était dans sa condition originelle ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les âmes allant vers la terre et les âmes revenant de la terre se rencontrent sur ces plans. Et il se produit des échanges entre elles.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« Les âmes dans leur chemin vers la terre, remplies d&rsquo;extase divine mais pauvres en richesses terrestres » reçoivent des âmes qui s&rsquo;en reviennent. Elles reçoivent leurs richesses, expériences, convictions, talents, mérites. « Les garanties, les contrats, les hypothèques et tous les comptes que l&rsquo;esprit a laissé inachevés sur la terre, elles prennent sur elles de les payer ou de les recevoir en venant sur la terre ». Ces âmes prennent avec elles ces impressions qui détermineront leur vie sur la terre.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;expérience de la terre</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">En allant plus loin, l&rsquo;âme entre dans le plan physique. Comme cela a déjà été dit dans le cahier n° 4, elle entre « par le canal du souffle qui est le pouvoir qui est derrière chaque action ». L&rsquo;âme reçoit alors un corps dans lequel fonctionner. En effet, dans chaque plan l&rsquo;âme a besoin d&rsquo;un corps adapté à ce plan particulier. Elle a déjà amené avec elle « des cieux angéliques un corps lumineux et de la sphère des djinns un corps plein d&rsquo;impressions », et à la fin elle fonctionne dans le corps humain qui est une offrande de l&rsquo;univers entier. L&rsquo;âme s&rsquo;identifie à ce corps et donc s&rsquo;y attache.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le retour à son origine</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il vient un moment où le corps ne peut plus retenir l&rsquo;âme. Il abandonne, et l&rsquo;âme qui est la vie même s&rsquo;en va « laissant le corps matériel comme on jetterait un manteau dont on n&rsquo;a plus besoin ». De la même manière, après avoir vécu un long temps, que nous ne pouvons pas estimer d&rsquo;après nos propres mesures, dans les mondes des djinns et des anges, l&rsquo;âme abandonne les corps de ces sphères. Et finalement l&rsquo;âme « est toute consentante d&#8217;embrasser la source et le but de l&rsquo;amour, de l&rsquo;harmonie et de la beauté qui l&rsquo;a attiré à travers tous ces plans ». Alors « elle se rend compte de l&rsquo;erreur qu&rsquo;elle avait faite en s&rsquo;identifiant à sa réflexion, à son ombre tombant sur les différents plans ». Et c&rsquo;est alors que l&rsquo;âme réalise pleinement: « J&rsquo;existe ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;introduction au « Grand Cycle de l&rsquo;Ame » et sa conclusion enferment en peu de mots l&rsquo;histoire entière, du début jusqu&rsquo;à la fin, du processus de la création du monde et de l&rsquo;aventure de l&rsquo;âme.</p>



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