Le grand cycle de l’âme

Philosophie – Cahier n° 5

Ce grand cycle de l’âme est décrit en trois stades. Le voyage de l‘âme vers la manifestation, passant par le ciel des anges et la sphère des djinns ou génies. L’expérience de l’âme de la terre dans le corps et le mental. Le retour de l’âme à son origine, quittant successivement les mêmes mondes à travers lesquels elle est passée auparavant.

Nous trouvons ici aussi des descriptions de mondes et d’êtres qu’ignore l’homme ordinaire. Les mondes des anges et des djinns avec leurs habitants qui sont des âmes qui n’ont pas pénétré plus loin dans la création, mais qui peuvent être envoyées sur la terre pour un but défini. Les courtes causeries que fit Hazrat Inayat à leur sujet provoquèrent beaucoup de questions et de réponses.

Pour les âmes qui continuent leur « voyage » et persistent à aller vers la terre, ces mondes sont des étapes passagères sur leur chemin, où ils amassent toutes sortes d’influences qu’ils amènent avec eux sur la terre. En effet, l’âme attire et collecte tout ce qui vient à elle « et ainsi elle devient différente de ce qu’elle était dans sa condition originelle ».

Les âmes allant vers la terre et les âmes revenant de la terre se rencontrent sur ces plans. Et il se produit des échanges entre elles.

« Les âmes dans leur chemin vers la terre, remplies d’extase divine mais pauvres en richesses terrestres » reçoivent des âmes qui s’en reviennent. Elles reçoivent leurs richesses, expériences, convictions, talents, mérites. « Les garanties, les contrats, les hypothèques et tous les comptes que l’esprit a laissé inachevés sur la terre, elles prennent sur elles de les payer ou de les recevoir en venant sur la terre ». Ces âmes prennent avec elles ces impressions qui détermineront leur vie sur la terre.

L’expérience de la terre

En allant plus loin, l’âme entre dans le plan physique. Comme cela a déjà été dit dans le cahier n° 4, elle entre « par le canal du souffle qui est le pouvoir qui est derrière chaque action ». L’âme reçoit alors un corps dans lequel fonctionner. En effet, dans chaque plan l’âme a besoin d’un corps adapté à ce plan particulier. Elle a déjà amené avec elle « des cieux angéliques un corps lumineux et de la sphère des djinns un corps plein d’impressions », et à la fin elle fonctionne dans le corps humain qui est une offrande de l’univers entier. L’âme s’identifie à ce corps et donc s’y attache.

Le retour à son origine

Mais il vient un moment où le corps ne peut plus retenir l’âme. Il abandonne, et l’âme qui est la vie même s’en va « laissant le corps matériel comme on jetterait un manteau dont on n’a plus besoin ». De la même manière, après avoir vécu un long temps, que nous ne pouvons pas estimer d’après nos propres mesures, dans les mondes des djinns et des anges, l’âme abandonne les corps de ces sphères. Et finalement l’âme « est toute consentante d’embrasser la source et le but de l’amour, de l’harmonie et de la beauté qui l’a attiré à travers tous ces plans ». Alors « elle se rend compte de l’erreur qu’elle avait faite en s’identifiant à sa réflexion, à son ombre tombant sur les différents plans ». Et c’est alors que l’âme réalise pleinement: « J’existe ».

L’introduction au « Grand Cycle de l’Ame » et sa conclusion enferment en peu de mots l’histoire entière, du début jusqu’à la fin, du processus de la création du monde et de l’aventure de l’âme.