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	<title>Archives des Nature djinn - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Nature djinn - Soufi Inayat Khan</title>
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		<title>L&#8217;origine de la vie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Apr 2026 04:17:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°6]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Front souriant]]></category>
		<category><![CDATA[Loi de gravitation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Philosophie soufie : L&#8217;origine de la vie &#8211; la naissance et la mort L&#8217;âme, son origine et son déploiement Le Soufisme est religion, philosophie, art et mysticisme à la fois. Les plus grands scientifiques d&#8217;aujourd&#8217;hui seront d&#8217;accord avec la conception soufie, selon laquelle l&#8217;origine de la vie est mouvement. Le Soufi voit ce mouvement sous [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large);" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Philosophie soufie : L&rsquo;origine de la vie &#8211; la naissance et la mort</strong></h4>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-bb131731 wp-block-columns-is-layout-flex" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure style="aspect-ratio:4/3;height:171px; padding-top:0;padding-bottom:0;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="width:100%;height:100%;object-fit:contain;" /></figure>


<p class="has-text-align-center has-base-color has-text-color has-link-color wp-elements-a6de9bc824df859835cfa500dd97bd77">L&rsquo;âme, son origine et son déploiement</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-b161a56c wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p>Le Soufisme est religion, philosophie, art et mysticisme à la fois. Les plus grands scientifiques d&rsquo;aujourd&rsquo;hui seront d&rsquo;accord avec la conception soufie, selon laquelle l&rsquo;origine de la vie est mouvement. Le Soufi voit ce mouvement sous deux aspects : audible et visible. Le mouvement est d&rsquo;abord audible, puis visible. C&rsquo;est pourquoi nous lisons dans la Bible qui suggère cette idée, que d&rsquo;abord il y eut le Verbe et qu&rsquo;ensuite vint la lumière. </p>
</div>
</div>



<p style="padding-right:0;padding-left:0">D&rsquo;un point de vue métaphysique, cela signifie que le mouvement, ou la vibration, ayant pris naissance dans l&rsquo;Absolu, devint d&rsquo;abord manifeste en tant que Verbe, audible. Et ensuite il devint visible sous forme de lumière.</p>



<p>Qu&rsquo;est le soleil ? Le soleil est la centralisation du rayonnement tout-puissant ; la lumière qui était partout répandue fonctionna en un point unique. Là elle devint plus irradiante, plus brillante, plus puissante que le rayonnement qui était laissé à l&rsquo;espace. Cette lumière fonctionna encore dans la lune ; ses divers courants fonctionnèrent en diverses planètes et étoiles. Telle est exactement l&rsquo;origine de la création. La lumière toute-pénétrante de l&rsquo;Intelligence se focalisa d&rsquo;abord, faisant ainsi d&rsquo;elle-même l&rsquo;Esprit de l&rsquo;univers entier, et à partir de là commença à se manifester. La raison pour laquelle dans les anciens temps les gens adoraient le Dieu-Soleil, est que le soleil est l&rsquo;exacte similitude de Dieu, l&rsquo;Esprit de l&rsquo;univers entier. Cet Esprit de toute la création se forma de la même manière que le soleil.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La loi de gravitation</strong></h4>



<p>Comme il y a de multiples rayons du soleil, ainsi y a-t-il de multiples rayons de l&rsquo;Esprit d&rsquo;Intelligence, en d&rsquo;autres termes de Dieu, le Soi réel. Et chaque rayon est une âme. Le rayon est par conséquent la manifestation ; et l&rsquo;homme est par conséquent la manifestation de Dieu.</p>



<p>Les rayons s&rsquo;élancent et atteignent loin, pourtant ils sont toujours attachés au soleil. La loi de gravitation, comparée à la loi qui gouverne le soleil et son rayon, est une loi similaire. Le rayon ne quitte jamais le soleil. Sa tendance interne est de se projeter au loin et de rétrograder en revenant vers le soleil. En d&rsquo;autres termes, de s&rsquo;immerger dans le soleil. De même est l&rsquo;inclination de l&rsquo;âme. Quels que soient le degré de dépendance du corps envers la terre dense, et celui grâce auquel le mental se délecte dans les sphères intellectuelles, l&rsquo;inclination continuelle de l&rsquo;âme est de se retirer vers son origine. Parce que la manifestation physique parle le plus fort et que le mental fait son propre bruit, la plainte discrète de l&rsquo;âme demeure non-entendue. Néanmoins, comme il est dit dans le Coran :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«&nbsp;Tous sont venus de Dieu et à Dieu est leur retour&nbsp;».</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les différents plans</strong></h4>



<p>Venir de son origine vers la manifestation et revenir au but est le voyage de l&rsquo;âme. Afin de venir jusqu&rsquo;au plan physique, l&rsquo;âme doit passer par deux plans principaux. Elle passe d&rsquo;abord le plan angélique et ensuite le plan des génies, avant d&rsquo;atteindre le plan physique. La condition sur chacun de ces plans est que, afin de passer par lui ou d&rsquo;exister en lui, l&rsquo;âme doit emprunter un corps appartenant à ce plan particulier. Ainsi, l&rsquo;âme ne peut passer par, ni exister dans, le plan angélique à moins qu&rsquo;elle n&rsquo;adopte une forme angélique. Et l&rsquo;âme doit se vêtir d&rsquo;un corps venant du plan des génies afin d&rsquo;y exister. En venant sur le plan physique, l&rsquo;âme doit revêtir le corps terrestre. Cela signifie que l&rsquo;âme a mis un vêtement intérieur et un vêtement extérieur, et que le manteau qu&rsquo;elle met par-dessus, complète l&rsquo;âme en tant qu&rsquo;être humain appartenant au plan physique.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les vêtements</strong></h4>



<p>Un vêtement est caché sous un autre vêtement. On pourrait penser que le vêtement du plan des génies doit être de taille plus petite que le vêtement physique et que le vêtement du plan angélique, recouvert par le vêtement du plan des génies, doit être encore plus petit, mais ce n&rsquo;est pas nécessairement vrai. Tout ce qui est visible pour nos yeux physiques doit avoir un certain degré de vibrations : les vibrations physiques de la matière la rendent visible à nos yeux. Les vibrations du vêtement sur le plan des génies sont si subtiles que nos yeux physiques ne peuvent les voir. Mais ce n&rsquo;est pas nécessairement un sous-vêtement ; autant il pourrait être un sous-vêtement, autant c&rsquo;est un sur-vêtement. Sa taille n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;être aussi petite que notre corps ou que notre charpente physique. Sa taille est incomparablement plus grande.</p>



<p>Il en est de même du vêtement que l&rsquo;âme a adopté en l&#8217;empruntant au monde angélique. Il n&rsquo;est pas nécessairement si petit qu&rsquo;il soit recouvert par les deux autres qui viennent d&rsquo;être décrits. Mais il est encore plus grand et plus subtil. Seulement les yeux de ce plan-ci ne peuvent pas le voir ; son degré de vibration est plus grand. Nous voyons les choses en raison de leur degré de vibration. Si elles sont invisibles, ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;elles sont invisibles par nature, mais parce qu&rsquo;elles sont invisibles pour notre vue. Puisque nous sommes dépendants de nos yeux physiques pour voir, ce que les yeux physiques ne peuvent pas voir, nous disons naturellement que c&rsquo;est invisible. Ce n&rsquo;est pas vu pour la seule raison que nous ne pouvons pas le voir en tant que forme.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les qualités</strong></h4>



<p>Ainsi ce n&rsquo;est pas une exagération de dire que l&rsquo;homme est à la fois génie et ange, car il est passé par ces deux plans. Il ne le sait pas, mais il montre les qualités de ces deux plans. La qualité aimante en l&rsquo;homme, son amour de la beauté, sa joie, l&rsquo;aspiration, toutes ces tendances ainsi que l&rsquo;innocence de la nature humaine, viennent du plan angélique. La pureté du visage d&rsquo;un petit enfant nous donne la preuve qu&rsquo;il vient d&rsquo;arriver du plan angélique. Ses sourires, ses dispositions amicales et sa facilité à accepter tout ce qui est beau, son amour de la vie, tout cela montre les signes des sphères angéliques.</p>



<p>Quand qu&rsquo;une âme demeure plus longtemps sur terre elle perd les qualités angéliques et adopte de nouvelles qualités. Un petit enfant montre la qualité angélique et un enfant plus grand la qualité du génie par son empressement à connaître les noms et les formes, en posant des questions à ses parents avec une grande curiosité. Quand ce stade est passé, il semble plein de misère, de tourments, d&rsquo;impuissance.</p>



<p>Ne voyons-nous pas en quelques personnes prédominer la qualité angélique ? Elles sont bonnes, douces et innocentes, elles pardonnent. Elles sont pures de cœur, droites, aimant la beauté, toujours portées vers des aspirations élevées. Si nous étudiions plus soigneusement la nature humaine, nous trouverions bien des exemples de nature angélique. Il y a aussi des poètes, des compositeurs et des intellectuels, des écrivains et des inventeurs qui montrent la qualité du génie, appelé<em>djinn</em>, dans le langage de l&rsquo;Orient.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les qualités humaines</strong></h4>



<p>Ceux qui montrent la qualité humaine sont en plus grand nombre encore. On peut les diviser en trois classes : il y a la qualité humaine, il y a la qualité animale et il y a la qualité démoniaque. Cela apparaît dans le degré de leurs vibrations et de leur rythme. Un rythme intense produit la qualité démoniaque. Un rythme modéré montre la qualité animale, un rythme égal montre la qualité humaine. On peut ainsi expliquer la forme de ces rythmes : la qualité humaine est mobile. La qualité animale est inégale, la qualité démoniaque est en zig-zag.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La restitution des vêtements</strong></h4>



<p>La mort n&rsquo;est rien d&rsquo;autre que d&rsquo;enlever un vêtement et de le rendre au plan auquel il a été emprunté, car la condition est la suivante&nbsp;: l&rsquo;on ne peut emmener le vêtement du plan le plus bas au plan supérieur. L&rsquo;âme n&rsquo;est délivrée que quand elle consent &#8211; ou est forcée &#8211; de donner son vêtement au plan d&rsquo;où elle l&rsquo;a pris. C&rsquo;est cela qui délivre l&rsquo;âme afin qu&rsquo;elle continue son voyage. Et au fur et à mesure qu&rsquo;elle avance sur un plan supérieur, après qu&rsquo;elle y a séjourné, elle doit de nouveau rendre son vêtement et en être purifiée afin d&rsquo;aller plus loin.</p>



<p>Si les gens savaient cela, ils regarderaient la vie d&rsquo;un point de vue différent. Ils comprendraient la signification de cette morale : vous ne pouvez vous échapper que de ce qui ne vous appartient pas réellement. Et ils arriveraient à comprendre après l&rsquo;étude de cette philosophie que même leur corps ne leur appartient pas. En effet, c&rsquo;est une propriété empruntée et elle devra être rendue un jour. Par conséquent, les sages le renient avant d&rsquo;être obligés de le rendre. Tous les exercices spirituels donnés par les instructeurs sont pratiqués dans ce but : que nous puissions être capables de renier notre corps dès aujourd&rsquo;hui, afin de ne pas avoir le remords d&rsquo;avoir perdu quelque chose que nous avions cru être extrêmement précieux.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La mort</strong></h4>



<p>Cette connaissance jette aussi une lumière sur la question de la mort. La mort n&rsquo;est pas réellement la mort&nbsp;; c&rsquo;est seulement une étape passagère, c&rsquo;est un changement, comme de changer de vêtements. On pourrait penser&nbsp;: «&nbsp;Ne devenons-nous pas moindres en mourant&nbsp;?&nbsp;» Il n&rsquo;en est pas ainsi. Nous devenons davantage en mourant, car une fois que le vêtement physique a été rejeté, l&rsquo;âme bénéficie d&rsquo;une plus grande liberté, d&rsquo;une plus grande libération, pour la raison que la limitation du corps physique est grande. Le corps physique pèse lourdement sur l&rsquo;âme et le jour où son fardeau est enlevé l&rsquo;âme se sent plus légère, ses facultés, ses tendances, son inspiration et son pouvoir, tout se manifeste plus librement. Par conséquent, il n&rsquo;y a pas de perte dans la mort.</p>



<p>Nous en venons maintenant à la question : qu&rsquo;est-ce qui amène la mort ? Ou bien le corps, à cause de sa faiblesse, n&rsquo;est pas capable de servir correctement l&rsquo;âme, ou bien l&rsquo;âme a terminé sa mission sur ce plan. Elle ne le désire plus. Le corps s&rsquo;attache à l&rsquo;âme et l&rsquo;âme tient le corps : telle est la situation. Quand le corps est trop faible il perd naturellement son emprise sur l&rsquo;âme et la perd de plus en plus, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il ne puisse plus retenir l&rsquo;âme. Ou bien l&rsquo;âme tient le corps aussi longtemps qu&rsquo;elle a quelque chose à accomplir. Et quand l&rsquo;âme ne voit plus aucun but, alors elle perd son emprise sur le corps. Et ainsi graduellement le corps tombe des mains de l&rsquo;âme. C&rsquo;est par ce processus que la mort est amenée.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La naissance</strong></h4>



<p>Qu&rsquo;en est-il de la naissance&nbsp;? Les corps humains sont l&rsquo;argile nécessaire pour faire un corps pour l&rsquo;âme. L&rsquo;âme doit frapper à la porte du plan physique et un corps lui est donné. Cupidon est le symbole de cette idée, de cette philosophie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les impressions</strong></h4>



<p>Il y a à donner et à recevoir sur les deux plans par lesquels l&rsquo;âme doit passer, un donner et un recevoir entre les âmes qui s&rsquo;en viennent de la source vers la manifestation et les âmes qui reviennent de la manifestation vers le but. Comme un voyageur qui vient d&rsquo;Asie en Amérique et un voyageur qui va d&rsquo;Amérique en Asie se rencontrant en Europe échangent de l&rsquo;argent et des idées l&rsquo;un avec l&rsquo;autre, ainsi ces âmes prennent sur elles les dettes l&rsquo;une de l&rsquo;autre, la connaissance l&rsquo;une de l&rsquo;autre, le bonheur, la misère l&rsquo;une de l&rsquo;autre.</p>



<p>C&rsquo;est de cette manière que nous faisons l&rsquo;expérience de notre vie sur la terre. Une âme, sans quelquefois le savoir, prendra une route qui la mènera à la richesse, au succès. Une autre âme peut prendre une route qui la mènera à l&rsquo;échec, à des erreurs. Tout dépend des routes elles ont prises depuis le commencement. </p>



<p><em>Hafiz</em> a décrit cette idée d&rsquo;une très belle manière. Il dit que chaque individu a son propre vin, et que son amour dépend du vin qu&rsquo;il a pris. Si c&rsquo;est le vin du bonheur, si c&rsquo;est le vin de la joie, si c&rsquo;est le vin du chagrin, si c&rsquo;est le vin de la misère, si c&rsquo;est le vin du courage, de la crainte, de la confiance, de la méfiance, de la foi, de l&rsquo;incroyance, c&rsquo;est dans l&rsquo;ivresse de ce vin qu&rsquo;il agit, montrant au monde l&rsquo;effet de ce vin. Ainsi avons-nous chacun notre propre vin.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La connaissance</strong></h4>



<p>Dans cet échange des âmes allant de la source vers la manifestation et des âmes revenant de la manifestation vers la source, l&rsquo;un prend le vin de l&rsquo;égoïsme, l&rsquo;autre de l&rsquo;altruisme. Le poète persan a dit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Avant l&rsquo;aube, le vin fut versé.<br>J&rsquo;avais à peine ouvert les yeux qu&rsquo;un verre de vin me fut offert.<br>O saki, merci, quel que soit le vin que tu m&rsquo;aies donné,<br>car il m&rsquo;a enivré et m&rsquo;a fait me perdre moi-même ».</p>
</blockquote>



<p>L&rsquo;aube que le poète indique comme une naissance est le moment où l&rsquo;âme a commencé son voyage depuis le plan angélique. La première coupe qu&rsquo;elle a bue a déterminé sa vie subséquente.</p>



<p>Il n&rsquo;est pas vrai, comme on le dit, qu&rsquo;un homme quand il avance en évolution est plus riche de connaissances. Une évolution plus élevée est elle-même une connaissance. La connaissance que l&rsquo;on acquiert de source terrestre n&rsquo;est pas une monnaie qui a cours sur ces autres plans. La monnaie de ce plan-ci, un plan si étroit, est aussi limitée que ce plan &#8211; et l&rsquo;homme lui donne un tel prix&nbsp;! C&rsquo;est amusant quand une personne vient me voir et dit&nbsp;: «&nbsp;J&rsquo;ai lu tant de livres sur la science occulte, je pense que je suis tout à fait prête à être initiée&nbsp;». Cela m&rsquo;amuse beaucoup. Imaginez&nbsp;: lire de la science occulte devrait donner à quelqu&rsquo;un le droit à la spiritualité.</p>



<p>Le langage de ce pays est différent et la connaissance intellectuelle n&rsquo;y a pas cours. Apprendre ce langage est désapprendre ce que nous avons appris ici. Par conséquent, la question de l&rsquo;acquisition spirituelle est très différente. Et elle doit être abordée avec un point de vue complètement différent.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;individualité</strong></h4>



<p>Ce que j&rsquo;ai à dire en conclusion sur la philosophie soufie est que ce que nous appelons individualité est un état momentané. Et cette conception de l&rsquo;individualité telle qu&rsquo;on la trouve aujourd&rsquo;hui, ne pensez pas qu&rsquo;elle sera identique demain.</p>



<p>Omar Khayyâm a dit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">«&nbsp;O mon aimé, remplis la coupe qui efface aujourd&rsquo;hui les regrets passés et les craintes futures.<br>Demain&nbsp;? Quoi, demain je serai peut-être moi-même avec les soixante-dix mille ans d&rsquo;hier&nbsp;!&nbsp;».</p>
</blockquote>



<p>Aussitôt que l&rsquo;âme s&rsquo;éveille, elle ne donne plus beaucoup d&rsquo;importance à l&rsquo;individualité. C&rsquo;est une chose faite de vêtements empruntés à divers plans ; c&rsquo;est une poupée de chiffons. Toute l&rsquo;importance que nous lui donnons, nous devrions la donner à l&rsquo;âme qui est réelle. Elle vient du réel et elle recherche le réel.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" alt="" class="wp-image-737"/></figure>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Est-ce que l&rsquo;âme n&rsquo;est pas attirée par l&rsquo;action&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em> : La condition de l&rsquo;âme est semblable à celle du miroir. Il reflète aussi longtemps qu&rsquo;un objet est placé devant lui. Cependant, cet objet n&rsquo;est pas gravé sur le miroir, il l&rsquo;occupe au moment où il le voile. Ainsi, l&rsquo;âme est couverte par les expériences. En d&rsquo;autres termes, notre expérience peut tromper l&rsquo;âme, la recouvrir, l&rsquo;enterrer, et cependant ne peut pas pénétrer en elle.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em><em><em>San-Francisco, 5 avril 1926</em></em></em></p>



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</div>
</div>
</div>



<p class="has-text-align-center"><strong>Publié dans Philosophie &#8211; <strong>L’origine et la continuité de la vie</strong> &#8211; cahier 6 &#8211; chapitre 3</strong></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment le soufi considère la vie sur la terre</title>
		<link>https://lsps.fr/comment-le-soufi-considere-la-vie-sur-la-terre/ms/murshida-sharifa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 18:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa]]></category>
		<category><![CDATA[Âmes illuminées]]></category>
		<category><![CDATA[But de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Conscience de soi-même]]></category>
		<category><![CDATA[De la limitation à la perfection]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Divinité dans l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit et matière]]></category>
		<category><![CDATA[Nature angélique]]></category>
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		<category><![CDATA[Nature djinn]]></category>
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		<category><![CDATA[Relation entre l'homme et Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Renonciation - Sacrifice - Soumission]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le but du soufi dans la vie Le soufi considère-t-il que cette vie, telle qu&#8217;elle est vécue ordinairement, contient tout ce qu&#8217;il faut pour satisfaire le cœur, l&#8217;âme, l&#8217;esprit ?  Ou bien en attend-il une autre meilleure que celle que l&#8217;on trouve sur cette terre ?  Ou encore estimerait-il que l&#8217;homme est un être petit, impuissant et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-2052681f wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong><em>Le but du soufi dans la vie</em></strong></h4>



<p>Le soufi considère-t-il que cette vie, telle qu&rsquo;elle est vécue ordinairement, contient tout ce qu&rsquo;il faut pour satisfaire le cœur, l&rsquo;âme, l&rsquo;esprit ?  Ou bien en attend-il une autre meilleure que celle que l&rsquo;on trouve sur cette terre ?  Ou encore estimerait-il que l&rsquo;homme est un être petit, impuissant et malheureux et que la seule possibilité de bonheur qu&rsquo;il y ait pour lui serait de se fondre dans l&rsquo;essence de tout ?</p>
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</div>



<p>Le soufi ne renie pas certains côtés de l&rsquo;existence.&nbsp; Au contraire, il reconnaît qu&rsquo;une partie de son but consiste à vivre plus pleinement les aspects de la vie présente&nbsp;;&nbsp; par exemple, en s&rsquo;instruisant autant qu’il le peut, en développant son goût pour les arts, son goût pour les sciences.&nbsp; Mais cela ne lui suffit pas.&nbsp; Il veut vivre toutes les activités extérieures, et davantage encore.&nbsp; Il entend aussi explorer consciemment ces aspects de la vie dont l&rsquo;homme est inconscient ou peu conscient, ces aspects comme le rêve, le sommeil, dont on se défie d&rsquo;habitude, car ils ne sont pas du domaine des connaissances exactes&nbsp;;&nbsp; quand on s&rsquo;y plonge, on se dit que c&rsquo;est là une occupation très incertaine et qu&rsquo;on ne sait ce que l&rsquo;on peut en retirer.&nbsp; En conséquence, on n’explore pas ces aspects avec toute notre attention.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le désir de connaissance</strong></h4>



<p>Le soufi désire encore connaître ce qu&rsquo;il était avant sa venue sur la terre, s&rsquo;assurer de ce qui viendra après cette vie.&nbsp; Il voudrait savoir si ceux qui prétendent que toute notre intelligence et tous nos sentiments sont un produit de la matière se trompent.&nbsp; Il voudrait savoir si cette intelligence et ces sentiments n&rsquo;appartiendraient pas plutôt à des substances plus fines que la matière.&nbsp; Il voudrait savoir s&rsquo;il y a une forme d&rsquo;existence plus subtile que l&rsquo;état nébuleux.&nbsp; Et si ce ne serait pas plutôt de ces substances très fines et de leur action entre elles que naîtrait la vie consciente.&nbsp;</p>



<p>Le Soufi s&rsquo;interroge donc sur la possibilité d&rsquo;une autre vie que celle de la matière, qui aurait produit ces substances très fines&nbsp;;&nbsp; il se pose la question de savoir si la connaissance est venue d&rsquo;une action mécanique aveugle ou d&rsquo;une conscience individuelle&nbsp;;&nbsp; en d&rsquo;autres termes, de savoir si c&rsquo;est la fleur, qui existe avant le parfum, ou le parfum avant la fleur, et que c’est lui qui la produit.&nbsp; Et il ne se contente pas de poser la question, il veut en outre la résoudre, non seulement par l&rsquo;intellect, mais par une expérience personnelle.&nbsp; Par une expérience consciente personnelle, il veut approfondit la vie du rêve, savoir ce qu’est le sommeil au-delà du subconscient, de l’inconscient.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une vie plus réelle que la vie physique</strong></h4>



<p>Pour y arriver, quelle est sa méthode&nbsp;?&nbsp; Il remarque d&rsquo;abord qu&rsquo;une seule chose nous empêche de prendre une conscience entière de ces formes d&rsquo;existence : c&rsquo;est la connaissance de tout ce qui nous entoure.&nbsp; Par exemple, nous rêvons&nbsp;;&nbsp; puis nous nous réveillons, et c&rsquo;est à peine si notre mémoire conserve quelques lambeaux de ce rêve.&nbsp; Une fois les yeux ouverts, nous oublions le reste plus subtil, moins concret, moins substantiel que ce qui nous entoure.&nbsp; Donc le soufi abolit sa conscience de la vie physique, ensuite sa conscience de la vie mentale.&nbsp; Et quand les impressions fortes, concrètes, du monde extérieur n&rsquo;agissent plus sur son être physique ou sur son être mental, il commence à percevoir une autre vie plus réelle que la vie physique.&nbsp;</p>



<p>Et peu à peu, il en vient à comprendre qu&rsquo;il ne vit plus seulement dans son corps physique.&nbsp; Il ne vit plus seulement d&rsquo;une vie mentale.&nbsp; Il commence à développer son ouïe, sa vision, sa sensibilité dans de nouveaux domaines, à avoir des intuitions, à ressentir des impressions dont il sait, dans la suite, qu&rsquo;elles étaient justes.&nbsp; Il comprend davantage que son esprit et ses organes des sens ne peuvent lui dire.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Vivre dans son âme</strong></h4>



<p>S&rsquo;il voit quelqu&rsquo;un pour la première fois, il peut savoir ce qu&rsquo;est cet homme ou cette femme, quel est son caractère.&nbsp; Il peut même savoir quelles ont été les expériences par lesquelles ils sont passés.&nbsp; Ou encore un sentiment intérieur lui dit quelle destinée est réservée à telle ou telle personne.&nbsp; À mesure qu&rsquo;il dispose sous un voile les couleurs et les formes extérieures si fortes, les couleurs intérieures se manifestent à sa vue.&nbsp; Et le même développement survient en ce qui concerne le sentiment et l&rsquo;intelligence.&nbsp; De sorte qu&rsquo;il devient indépendant de son corps, indépendant de son esprit.&nbsp; Ainsi, il perçoit au-delà de l&rsquo;horizon de sa vision.&nbsp; Il entend au-delà des limites de sa faculté d&rsquo;audition.&nbsp; Et surtout il communique avec tous les êtres.</p>



<p>L’expérience nous enseigne qu’au premier abord, nous pouvons éprouver une sympathie pour un être inconnu, de l&rsquo;antipathie pour un autre, quelque chose en eux nous donne une impression vague.&nbsp; Sans doute, pourra-t-il nous venir une grande sympathie pour quelqu&rsquo;un que nous voyons pour la première fois.&nbsp; Sa physionomie, sa voix nous dirons quelque chose.&nbsp; Mais un sentiment plus subtil peut nous aviser de ce qu&rsquo;il est.&nbsp; Et ce n&rsquo;est là qu&rsquo;une première phase.&nbsp; L&rsquo;impression devient par la suite beaucoup plus claire, plus consciente.&nbsp; Ainsi les êtres commencent peu à peu à vivre dans leur âme.&nbsp; Et l’âme n’est pas limitée comme le corps et l’esprit.&nbsp; Elle est infiniment plus vaste, elle est consciente de tout ce qui existe.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La nature se manifeste dans l&rsquo;homme</strong></h4>



<p>Le soufi dit que toute la nature se manifeste dans l&rsquo;homme&nbsp;;&nbsp; il veut éprouver la vérité de cette affirmation, la revivre dans toutes ses phases.&nbsp; À mesure qu’il suit ce sentier, il développe les différents aspects de sa nature, il les connaît mieux.&nbsp;</p>



<p>Tout d&rsquo;abord, il devient davantage lui-même par le développement des sentiments.&nbsp; Puis il passe par une phase où se développe en lui une certaine qualité de l&rsquo;animal : la patience qui le rend prêt à porter un fardeau qu’on pose sur ses épaules.&nbsp; Il se dit : « Puisqu&rsquo;on met ce fardeau sur mes épaules, je le porterai ».&nbsp; Puis se manifeste en lui cet attribut propre à l&rsquo;animal qui est l&rsquo;absence de ressentiment.&nbsp; Un chien pourra être frappé, il viendra néanmoins vers son maître.&nbsp; Un cheval pourra être privé de liberté, condamné à traîner des fardeaux, il n&rsquo;aura pas de ressentiment.&nbsp; Au contraire, il sera reconnaissant pour le peu de bien qu’on lui fait.</p>



<p>Ensuite, la nature végétale apparaît dans l’être.&nbsp; Il devient comme l’arbre qui donne des fleurs et des fruits à tous.&nbsp; Il les produit non pour lui-même mais pour ceux qui veulent les prendre sans distinction.&nbsp; Puis, la nature du roc apparaît en lui.&nbsp; Il devient stable et fort.&nbsp; Le roc reste intact sous l&rsquo;assaut des vagues.&nbsp; Un être ainsi développé devient comme un roc, la tourmente, les vagues de la vie viennent se jeter contre lui.&nbsp; Mais il ne reste pas comme un morceau de bois ballotté en tous sens.&nbsp; Il se maintient tel qu’il est, calme et fort malgré toutes les vicissitudes de l&rsquo;existence.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’être spirituel</strong></h4>



<p>Alors se développent les phases de l’être spirituel.&nbsp; Le « djinn » ou génie, cet être qui n&rsquo;a pas de corps physique, dont la vie est intelligence, sentiment et compréhension.&nbsp; La rapidité des opérations mentales, la faculté de comprendre les choses, la subtilité de l’intelligence, la variété des sentiments se développent durant cette phase.&nbsp; L&rsquo;être acquiert à ce moment une intelligence variée, rapide, sa mémoire s&rsquo;accroît.&nbsp; Puis, c&rsquo;est la phase de l&rsquo;ange où il devient comme vibrant, où il rayonne la lumière et fait entendre un son.&nbsp; Le cœur vibre constamment en lui, le cœur se fait sentir parce qu&rsquo;il rayonne.&nbsp; Sa lumière dévoilée devient plus claire.&nbsp; Elle l’éclaire lui-même et elle éclaire les autres.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les âmes illuminées</strong></h4>



<p>C’est pourquoi en présence de certains êtres très avancés, nous sentons constamment la paix, le repos, la vie<strong><em>.  </em></strong><em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em> disait qu’en orient, le disciple qui vient devant son maître, ne vient pas poser de questions.  Il vient, il s&rsquo;assied et, à ce moment, la réponse à la question qui occupe son esprit se présente, grâce au calme et à la lumière qui lui sont donnés par cette âme illuminée.  C&rsquo;est aussi pour cette raison qu&rsquo;en occident, beaucoup de gens aiment voir une statue du Bouddha.  La paix, le calme qu&rsquo;elle représente font appel à leur âme et leur donnent une impression de quiétude et de vie intérieure.</p>



<p>Un soufi ne considère pas que cette vie physique renferme tout ce qui est nécessaire à l’homme pour son bonheur et pour son développement.  Il trouve que l’homme normal doit étendre le rayon de son être au-delà de toutes ses limites étroites.  <em>Hazrat Inayat Khan</em> disait à ce propos que l&rsquo;homme vit généralement comme une personne qui s&rsquo;enfermerait au rez-de-chaussée en ignorant complètement les autres parties de sa maison.  Et il ajoutait qu&rsquo;il importe d&rsquo;en connaître tous les étages.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La relation entre l’homme et Dieu</strong></h4>



<p>Le soufi ne considère pas non plus cette vie comme une simple préparation à un état futur.  Il trouve qu’on doit entrer dans la réalité du Paradis dès cette terre.  Sans doute, ce Paradis se manifestera-t-il clairement plus tard, mais c’est déjà le moment d&rsquo;en réaliser ici l&rsquo;existence<strong><em>.  </em></strong><em>Pîr-o-Murshid</em> cite ce vers d’un poète oriental :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« L&rsquo;homme n&rsquo;est pas Dieu, Dieu n’est pas l’homme, et cependant l&rsquo;homme n&rsquo;est pas séparé de Dieu »</p>
</blockquote>



<p>Dans le <em>Vadan</em> on trouve cette phrase :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Dieu est Dieu et l’homme est l’homme et pourtant Dieu est l’homme et l’homme est Dieu »</p>
</blockquote>



<p><em>Hazrat Inayat</em> disait qu’on peut se représenter la relation entre l’homme et Dieu comme une ligne à une extrémité de laquelle il y a l&rsquo;homme, à l’autre Dieu.  Tous les deux sont reliés.  Un pôle de l&rsquo;être est le pôle divin, l&rsquo;autre pôle est son existence comme individualité sur la terre.  L&rsquo;homme a en lui une partie qui est l’essence de son être.  Il est comme un rayon partant de cette essence qui est l&rsquo;Être de Dieu.  Et ce rayon a accumulé tant de choses, tant de propriétés, tant de corps, qu’il s’est individualisé.  Et dans cette individualité il est petit.  Cependant, quand il perd sa petitesse, il peut être vaste comme tout ce qui existe, plus vaste que l’univers.  En cet état, il a conscience de la vie entière.</p>



<p>Quand le soufi contemple Dieu, il le fait avec un abandon total de sa personnalité.&nbsp; Quand il adore Dieu, il s’oublie lui-même.&nbsp; Quand il vit dans le monde, il se dit qu’il est appelé à agir comme un individu.&nbsp; Il cherche une manière harmonieuse d&rsquo;y vivre.&nbsp; Il cherche à faire de sa vie une expression de l’amour qui est l’essence de tous les êtres.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La place du renoncement</strong></h4>



<p>On pense parfois que cette conception spirituelle de la vie dans le monde doit mener au renoncement.&nbsp; Mais au début du chemin spirituel cela n&rsquo;est pas encore possible.&nbsp; Chacun n’est pas prêt au renoncement.</p>



<p>Le soufi au premier pas qu’il fait sur le sentier spirituel, reconnaît un frère dans chacun des êtres.&nbsp; Il cherche à vivre une vie de réciprocité, à ne pas faire sa part plus grande que celle des autres, ni celle des autres plus grande et la sienne plus petite.&nbsp; Ceci l’amène tout naturellement à un second degré de moralité où il préfère qu’un autre ait une part plus large que la sienne, où il veut accomplir davantage pour les autres et moins pour lui.&nbsp; C’est un état naturel.&nbsp; Il ne doit pas y être forcé.&nbsp; Car la contrainte apporterait la souffrance.&nbsp; Ce n’est que lorsqu&rsquo;on peut vivre cette morale, sans ressentir de regrets, en y portant sa préférence, qu&rsquo;il faut la vivre.&nbsp;</p>



<p>Alors, se développe la phase du renoncement naturel, où l&rsquo;homme ne désire plus rien pour lui-même.&nbsp; Il est comme s&rsquo;il se promenait dans un beau jardin, il n’a besoin de rien, il n&rsquo;éprouve pas de plaisir à cueillir les fleurs et préfère les laisser vivre.&nbsp; C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il agit pour toutes choses dans la vie.&nbsp; Afin d’arriver à ce développement, le soufi prend la voie de l’effacement du moi.&nbsp; Il voit que chacun de nous est naturellement préoccupé de lui-même, que cette préoccupation dans la vie grandit et qu’il faut y veiller.&nbsp; Sinon elle prend un trop grand développement.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’idéal soufi de l’homme parfait&nbsp;</strong></h4>



<p>Chez le tout petit enfant, la première phase qu&rsquo;on remarque, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;est pas conscient du fait que tout ce qui existe ne lui appartient pas.&nbsp; Il n&rsquo;est pas conscient de son individualité, mais il est conscient de tout ce qui existe.&nbsp; Il a conscience du feu, du soleil, de la lune.&nbsp; Mais si on lui dit : « Non, tu ne peux pas avoir le feu, le soleil, la lune », il en est attristé.&nbsp; Il croyait que tout se trouvait à sa portée.</p>



<p>A mesure que l’enfant grandit, il commence à sentir ses limites.&nbsp; Ses aspirations, ses désirs, en étant contrariés, se font plus vifs.&nbsp; Ainsi, en vient-il à insister davantage sur sa personnalité.&nbsp; Si l&rsquo;on comprend cela, on tâche de diminuer cette insistance et de l&rsquo;effacer.&nbsp; Celui qui y parvient constate qu’il n’a rien perdu.&nbsp; Il a gagné.&nbsp; Son esprit s’est épanoui.&nbsp; Si au contraire on affirme constamment : « Je veux ceci, je veux cela », l&rsquo;ego, le moi grandit de plus en plus.</p>



<p>On parle de l’idéal soufi de l’homme parfait&nbsp; .&nbsp; Aucun être individuel ne peut être parfait, en ce sens qu&rsquo;aucun individu ne peut être sans limites et sans défauts.&nbsp; Pourtant, le Christ a dit :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Soyez parfaits comme votre Père au ciel est parfait »</p>
</blockquote>



<p>Pour ce qui est d&rsquo;être parfait, sans limites, l&rsquo;homme n&rsquo;y arrive que lorsqu’il est conscient du pôle divin de sa nature, et du rayon divin qui se reflète dans son être tout entier.</p>



<p>L&rsquo;homme qui a vécu pleinement sa vie est celui qui a vécu sa vie comme individu et qui connaît toutes les phases de son être, depuis le pôle divin jusqu&rsquo;à l&rsquo;homme.&nbsp; C&rsquo;est de cette manière, c&rsquo;est en arrivant à cette réalisation que le soufi atteint le but de sa vie.</p>



<p class="has-text-align-right" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em>Suresnes, dimanche 7 janvier 1934</em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></p>



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<p></p>
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		<title>L’homme-ange</title>
		<link>https://lsps.fr/lhomme-ange/pom/mysticisme/mysticisme-la-connaissance-de-letre-entier/mysticisme-cahier-n1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 16:25:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mysticisme - Cahier n°1 - La vie intérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Âme spirituelle]]></category>
		<category><![CDATA[Deva]]></category>
		<category><![CDATA[Message de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Nature angélique]]></category>
		<category><![CDATA[Nature djinn]]></category>
		<category><![CDATA[Tragédie de la limitation]]></category>
		<category><![CDATA[Vairâgya]]></category>
		<category><![CDATA[Vie intérieure]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mot hindou Deva désigne un homme-ange&#160;; le terme soufi est&#160;: « Farishtakhaslat« . La vie angélique est la première expression de l&#8217;âme. Il n&#8217;est donc pas surprenant que l&#8217;homme, au cours de sa vie, laisse paraître des traits de la nature angélique, puisqu&#8217;ils sont au fond de son âme. Ayant traversé des sphères et des plans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large);" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<p class="has-text-align-left">Le mot hindou <em>Deva</em> désigne un homme-ange&nbsp;; le terme soufi est&nbsp;: « <em>Farishtakhaslat</em>« . La vie angélique est la première expression de l&rsquo;âme. Il n&rsquo;est donc pas surprenant que l&rsquo;homme, au cours de sa vie, laisse paraître des traits de la nature angélique, puisqu&rsquo;ils sont au fond de son âme.</p>
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<p>Ayant traversé des sphères et des plans d&rsquo;existence différents, l&rsquo;âme participe aux attributs de ces sphères et de ces plans. En s&rsquo;agglomérant autour de l&rsquo;âme, les attributs du monde inférieur lui font presque oublier son être le plus pur, qui est la première expérience qu&rsquo;elle a eue d&rsquo;elle-même. L&rsquo;âme qui, à travers toutes ses expériences dans la vie terrestre, est toujours encline à se tourner vers sa condition première, sa nature angélique, montre un caractère différent des caractéristiques de l&rsquo;être humain en général. Cette âme est comme la boussole qui indique toujours la même direction, de quelque manière qu&rsquo;on la tourne. Il en est de même pour une âme, qui est de nature à se diriger vers l&rsquo;origine et la source dont chaque âme provient.</p>



<p>Or, cette âme peut avoir la même tendance depuis son enfance et durant la jeunesse, et elle peut l&rsquo;avoir gardée encore à l&rsquo;âge adulte et la développer toujours plus. Mais ce penchant naît avec l&rsquo;âme, et son magnétisme est grand. Elle attire toutes les autres âmes, parce qu&rsquo;elle reste en contact avec son être réel, qui est l&rsquo;être réel de toutes les âmes qu&rsquo;elle approche&nbsp;; c&rsquo;est pourquoi elle agit sur ces âmes comme un aimant. <em>Deva</em> est le nom de cette âme humaine pure.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le djinn</strong></h4>



<p>Le type de l&rsquo;âme suivant celui de <em>Deva</em> est le « <em>Djnayn</em> » d&rsquo;où vient le mot <em>Djinn</em>.</p>



<p>C&rsquo;est la nature d&rsquo;une âme qui reste en contact avec le monde intérieur reflété extérieurement dans tout ce qui est beau. Alors que l&rsquo;âme de chacun recherche la beauté qui est au-dehors, l&rsquo;âme <em>Djinn</em> porte son attention moins sur la beauté qui se reflète à l&rsquo;extérieur, que sur la source de cette beauté, qui est au-dedans.</p>



<p>C&rsquo;est parmi ceux dont la vie est la vie intérieure que l&rsquo;on rencontre le plus souvent ces deux types caractéristiques du <em>Deva</em> ou ange, et du <em>Djnayn</em> ou <em>djinn</em>, parce qu&rsquo;ils sont moins absorbés par la vie terrestre, donc plus attirés par la vie intérieure. Cela ne veut pas dire que ce monde ne les intéresse pas, cela ne signifie pas qu&rsquo;ils ne prennent pas part à la vie sur terre&nbsp;: en fait, c&rsquo;est son intérêt pour le monde extérieur qui y conduit l&rsquo;âme. Sans cet intérêt elle n&rsquo;y viendrait pas. Mais tandis que la vie terrestre offre de l&rsquo;intérêt pour l&rsquo;âme, elle lui est en même temps une déception.</p>



<p>Tout ce qui dans ce monde intéresse une âme belle et pure, ne le fait qu&rsquo;aussi longtemps qu&rsquo;elle ne s&rsquo;en approche pas&nbsp;: dès qu&rsquo;elle l&rsquo;effleure, son intérêt s&rsquo;évanouit&nbsp;; sa tendance naturelle est de se retirer. Les objets, qui retiennent l&rsquo;âme de tout le monde, ne peuvent retenir cette âme. Ils peuvent l&rsquo;attirer, parce qu&rsquo;elle voit en eux le reflet apparent de ce qu&rsquo;elle cherche, mais dès qu&rsquo;elle touche ce reflet, elle découvre que ce n&rsquo;est qu&rsquo;une ombre, ce n&rsquo;est pas réel, et elle se retire déçue. Ainsi s&rsquo;écoule la vie du <em>Deva</em> ou du <em>Djinn</em>.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’âme spirituelle</strong></h4>



<p>Les poètes de l&rsquo;Inde ont chanté ce trait particulier au lièvre&nbsp;: lorsqu&rsquo;il a soif, il erre dans la forêt&nbsp;; il manifeste un grand contentement lorsqu&rsquo;il entend le grondement du tonnerre et il se met à courir avec le désir de boire. Mais parfois, il n&rsquo;y a que du tonnerre ou, s&rsquo;il pleut ce n&rsquo;est qu&rsquo;une ondée&nbsp;; il n&rsquo;y a pas assez d&rsquo;eau pour boire, et le lièvre a toujours soif. Ainsi est, dans ce monde, la soif d&rsquo;une âme fine. L&rsquo;âme de celui que la vie spirituelle attire est toujours altérée&nbsp;; elle cherche constamment quelque chose, elle cherche partout. Quand elle croit avoir trouvé, ce n&rsquo;est pas ce qu’elle cherchait, et, ainsi, la vie devient une lutte incessante et une déception sans cesse renouvelée.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’indifférence</strong></h4>



<p>Il s&rsquo;ensuit qu&rsquo;au lieu de s&rsquo;intéresser à tout, elle éprouve une sorte d&rsquo;indifférence, et pourtant dans son vrai caractère il n&rsquo;y a pas d&rsquo;indifférence, mais seulement l&rsquo;amour. Alors même que la vie semble devoir rendre cette âme indifférente, l&rsquo;âme ne peut le devenir vraiment&nbsp;; et c&rsquo;est de cette situation que naît un sentiment que, seul, un mot hindou peut exprimer&nbsp;: aucune autre langue ne possède de terme aussi adéquat. Les Hindous l&rsquo;appellent&nbsp;: « <em>Vairâgya</em>« , d&rsquo;où vient le mot « <em>Vairâgi</em>« . Par « <em>Vairâgi</em>« , on entend l&rsquo;être qui est devenu indifférent, bien qu&rsquo;indifférent ne soit pas le mot qui convienne&nbsp;; celui pour qui tout ce qui attire l&rsquo;être humain a perdu sa valeur&nbsp;: cela ne l&rsquo;attire plus, cela ne l&rsquo;asservit plus. Il peut continuer à s&rsquo;intéresser aux choses de ce monde, mais il n&rsquo;y est plus attaché.</p>



<p>Le premier sentiment du <em>Vairâgi</em> est de se détourner de tout. Il montre la même nature que le lièvre qui se sauve au bruissement d&rsquo;une feuille, car il est devenu sensible, et convaincu des résultats décevants causés par la limitation et la variabilité de la vie dans le monde. Blessé dans son for intérieur, il devient sensible, et la première idée qui lui vient à l&rsquo;esprit est de se sauver, de se cacher quelque part, d&rsquo;aller dans une caverne de la montagne ou dans la forêt, là où il ne rencontrera personne. Nulle affaire de ce monde, nulle relation, nulle amitié, nulle richesse, nul rang ou dignité, nulle fonction, nul bien-être, rien ne l&rsquo;attache plus à la terre.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La transformation de son amour</strong></h4>



<p>Cela ne signifie pourtant pas qu&rsquo;il soit dépourvu de ce qu&rsquo;on appelle amour ou bonté, car s&rsquo;il vit sur cette terre c&rsquo;est seulement par amour. Quand il n&rsquo;a pas d&rsquo;intérêt pour le monde, l&rsquo;amour seul l&rsquo;y maintient&nbsp;; l&rsquo;amour qui ne se manifeste plus par l&rsquo;attachement, mais seulement par la bonté, le pardon, la générosité, le service, les égards, la sympathie, l&rsquo;aide qu&rsquo;il apporte dans toutes les occasions, n&rsquo;attendant jamais rien du monde, mais faisant tout ce qu&rsquo;il peut, éprouvant de la pitié pour les conditions douloureuses qu&rsquo;il rencontre, et connaissant les limites et la continuelle variabilité de la vie.</p>



<p>Lorsque ce <em>Vairâgi</em> est allé plus loin dans son évolution, il devient semblable au serpent&nbsp;: sage comme le serpent, et, comme lui, il recherche la solitude. Le serpent n&rsquo;aime pas se mouvoir dans la foule&nbsp;; il a toujours son gîte où il se cache&nbsp;; il n&rsquo;en sort que lorsqu&rsquo;il a faim ou soif et, quand il a pris sa nourriture, il est satisfait, tandis que les chiens et les chats en veulent toujours plus. Quand le serpent est rassasié, il retourne à son trou et il y reste jusqu&rsquo;à ce que la faim l&rsquo;en fasse sortir de nouveau&nbsp;; il a perdu toute voracité.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Libre de tout attachement</strong></h4>



<p>De même l&rsquo;âme du <em>Vairâgi</em>&nbsp;: il ne désire vivre dans ce monde que pour les autres, non pour lui-même. Il est en relation avec les hommes pour les servir, ne demandant pas à être servi, pour les aimer, ne demandant pas à être aimé, pour être leur ami, ne demandant pas leur amitié. Il ne connaîtra pas une seconde désillusion, une suffit. Lorsque le <em>Vairâgi</em> a appris à connaître la fausseté de la vie ordinaire, il ne se laisse plus jamais tromper. Il voit les gens avec les yeux de l&rsquo;expérience et dit. « Je n&rsquo;attends rien de vous. Si je viens à vous, c&rsquo;est pour donner, non pour recevoir. Je fais tout pour vous, mais je reste libre de tout attachement ». Tel est le mot d&rsquo;ordre du <em>Vairâgi</em>.</p>



<p>Lorsque le <em>Vairâgi</em> se développe toujours plus dans ce sentiment de <em>Vairâgya</em>, il devient un lion. Il n&rsquo;est plus le serpent qui cherche la solitude, bien qu&rsquo;il continue à l&rsquo;aimer. Et il n&rsquo;est plus le lièvre qui fuit loin de la foule. Il est le lion intrépide, il fait face à toutes les difficultés. Non plus sensible, mais en possession de toute sa force, de tout son pouvoir, avec tout son équilibre, il souffre patiemment, au milieu de la foule, parmi les hommes, brave et courageux. Dans quel but&nbsp;? Pour supporter tout ce qui lui arrive, tous les chocs qu&rsquo;un être sensible reçoit dans le monde&nbsp;; pour regarder chacun en face, l&rsquo;esprit courageux, puisant sa force dans la vérité, et gardant une conscience limpide.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le messager</strong></h4>



<p>C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;âme-lion du <em>Deva</em>, de l&rsquo;homme-ange, vient au secours de l&rsquo;humanité. Celui qu&rsquo;on appelle le Maître ou le Saint ou le Prophète ou le Sage, est le <em>Vairâgi</em> arrivé à ce plan de l&rsquo;évolution. Il est comme le fruit que le soleil a fait mûrir sur l&rsquo;arbre. Ainsi cette âme que l&rsquo;expérience de la vie a mûrie, sans jamais permettre à cette expérience de l&rsquo;affaiblir de quelque manière que ce soit, et qui, le mental bien équilibré, a su maintenir la Vérité, avec espoir et patience, guidée par son amour pour l&rsquo;humanité et de son désir de servir Dieu, sans attendre en retour, ni estime ni récompense, d&rsquo;en bas ou d&rsquo;en haut, ainsi cette âme du <em>Deva</em>, apporte le Message Divin, à quelque moment qu&rsquo;Il vienne, à une communauté, à une nation ou au monde.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em>Conférences prononcées à Katwijk en septembre 1922.</em></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-40b3fbc6 wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-mysticisme/mysticisme-sommaires/#MYSC1" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--medium);padding-left:var(--wp--preset--spacing--medium)">Sommaire de la Vie Intérieure</a></div>
</div>



<p class="has-text-align-center" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans Mysticisme &#8211; La Vie Intérieure &#8211; cahier n°1 &#8211; chapitre 9</strong></p>



<p></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le but de la vie intérieure</title>
		<link>https://lsps.fr/le-but-de-la-vie-interieure/pom/mysticisme/mysticisme-la-connaissance-de-letre-entier/mysticisme-cahier-n1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 16:07:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mysticisme - Cahier n°1 - La vie intérieure]]></category>
		<category><![CDATA[Âme spirituelle]]></category>
		<category><![CDATA[But spirituel]]></category>
		<category><![CDATA[Conscience du Soi]]></category>
		<category><![CDATA[Nature angélique]]></category>
		<category><![CDATA[Nature djinn]]></category>
		<category><![CDATA[Nature humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Présence de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Vie intérieure]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Est-ce le pouvoir ou l&#8217;inspiration que recherche la personne spirituelle, (l&#8217;homme vivant la vie intérieure)&#160;? En fait, elle ne recherche ni l&#8217;un ni l&#8217;autre, mais toutes les qualités, telles que pouvoir et inspiration, la suivent sur le chemin vers le but spirituel. Le but que poursuit l&#8217;homme spirituel est la conscience du Soi, et son [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large);" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure style="height:171px; padding-top:0;padding-bottom:0;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="233" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/6gif.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Mysticisme - Pîr-o-Murshid Inayat Khan" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-b161a56c wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="has-text-align-left">Est-ce le pouvoir ou l&rsquo;inspiration que recherche la personne spirituelle, (l&rsquo;homme vivant la vie intérieure)&nbsp;? En fait, elle ne recherche ni l&rsquo;un ni l&rsquo;autre, mais toutes les qualités, telles que pouvoir et inspiration, la suivent sur le chemin vers le but spirituel. Le but que poursuit l&rsquo;homme spirituel est la conscience du Soi, et son voyage le conduit à la profondeur de son être réel, son Dieu, son Idéal.</p>
</div>
</div>



<p>Fait-il le sacrifice de tous les intérêts de la vie&nbsp;? Considère-t-il les diverses fins, que poursuivent les gens dans leur vie, comme devant détourner du But&nbsp;? Non point&nbsp;; nul doute que son but soit le plus élevé qu&rsquo;une âme puisse atteindre&nbsp;; toutefois, tous les autres buts qui se présentent à lui dans la vie ne sont pas nécessairement des obstacles sur sa route&nbsp;: il s&rsquo;en fait un escalier qui lui facilite la route. Ainsi donc, l&rsquo;homme vivant la vie intérieure, ne critique ni ne condamne jamais les buts d&rsquo;autrui, si petits ou ridicules qu&rsquo;ils puissent paraître&nbsp;; car il sait que chaque but que la vie apporte est une marche qui conduit en avant, pourvu qu&rsquo;on veuille avancer.</p>



<p>Dans la vie d&rsquo;une âme, il vient un moment où elle éprouve le désir de jouer à la poupée&nbsp;; elle recherche les jouets. Du point de vue spirituel, il n&rsquo;y a aucun mal à cela, car elle sait voir, en temps voulu, le chemin qui la conduit au but&nbsp;; ce ne sont que des intérêts passagers conduisant à d&rsquo;autres et, de la sorte, elle avance. Ainsi donc, d&rsquo;après le sage, l&rsquo;homme se donne, au cours de sa vie, différents buts tels que la richesse, le plaisir ou un paradis terrestre.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;homme spirituel devient semblable à un enfant</strong></h4>



<p>L&rsquo;homme spirituel commence son voyage au point où les autres ont terminé le leur. L&rsquo;évolution ne suit pas une route droite, elle est plutôt comme une roue qui tourne sans fin, de sorte que, sur le sentier spirituel, les expériences de la vie prennent d&rsquo;abord une direction descendante, pour prendre ensuite la direction ascendante. Ainsi celui qui foule ce sentier, retourne en arrière et fait l&rsquo;expérience de la jeunesse, car la vie spirituelle donne santé au mental et au corps, puisqu&rsquo;elle est la vraie vie. Il se sent rempli de vigueur, d&rsquo;énergie, d&rsquo;aspirations, d&rsquo;enthousiasme, d&rsquo;une vivacité d&rsquo;esprit qui le rajeunit, quel que soit son âge.</p>



<p>Ensuite, il devient comme un petit enfant, ardent au jeu, prêt à rire, heureux parmi les enfants&nbsp;; dans sa personnalité apparaissent des traits de caractère enfantins, en particulier ce regard de l&rsquo;enfant qui n&rsquo;éprouve ni inquiétude, ni angoisse, ni amertume contre qui que soit&nbsp;; qui désire être l&rsquo;ami de tous, qui n&rsquo;est ni orgueilleux ni plein de lui-même, mais qui va avec tout le monde sans distinction de classe ni de caste, de nation ni de race. C&rsquo;est de cette manière que l&rsquo;homme spirituel devient semblable à un enfant&nbsp;; la tendance aux larmes, la promptitude au rire, tous ces traits se voient chez l&rsquo;homme spirituel.</p>



<p>Poursuivant sa route, il passe de l&rsquo;enfance à la petite enfance, ce qui est reconnaissable à son innocence. La sagesse peut éclairer son cœur, il est cependant innocent&nbsp;; on peut le tromper facilement, bien qu&rsquo;il le sache. En outre, il est heureux dans toute circonstance, comme le petit enfant. De même que le petit bébé ne se soucie ni des honneurs, ni des insultes, l&rsquo;homme spirituel n&rsquo;y prête pas attention non plus. A ce point de son évolution, il répond à l&rsquo;insulte par un sourire.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’âme spirituelle montre des traits humains</strong></h4>



<p>Les honneurs qu&rsquo;on lui fait, sont pour lui, comme ceux que l&rsquo;on fait au petit bébé qui ne sait à qui ils sont destinés. Seul celui qui l&rsquo;honore sait à qui va son témoignage. L&rsquo;homme spirituel n&rsquo;en est pas conscient, il n&rsquo;en est ni heureux ni fier&nbsp;; pour lui, ce n&rsquo;est rien&nbsp;; celui qui l&rsquo;a honoré s&rsquo;est honoré lui-même, puisque, pour le bébé, cela ne fait rien que l&rsquo;on parle bien ou mal de lui, cela le laisse indifférent, et il est également prêt à sourire dans les deux cas. Ainsi est l’âme spirituelle.</p>



<p>Tandis que l&rsquo;âme spirituelle évolue plus haut, elle commence à montrer les traits réellement humains&nbsp;; car c&rsquo;est alors, que les qualités humaines commencent à vivre dans l&rsquo;homme. Dans une telle âme, on peut voir les traits purement caractéristiques de l&rsquo;être humain, dénué de tout trait animal.</p>



<p>Par exemple, il se montre enclin à apprécier toutes les petites marques de bonté, d&rsquo;où qu&rsquo;elles viennent&nbsp;; à admirer le bien partout où il le perçoit, une tendance à sympathiser avec toute personne, quelle que soit sa condition, avec un saint comme avec un pécheur&nbsp;; il est prêt à s&rsquo;intéresser aux affaires de ses amis lorsqu&rsquo;ils font appel à lui&nbsp;; il montre une tendance au sacrifice, sans aucunement s&rsquo;inquiéter de ce qu&rsquo;il sacrifie, du moment que son acte répond à un besoin intérieur. Le respect, la reconnaissance, la sincérité, la fidélité, la patience, l’endurance, toutes ces qualités apparaissent dans son caractère. C&rsquo;est à ce moment de son évolution, que vraiment il peut juger, car c&rsquo;est alors que le sens de la justice s&rsquo;éveille.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les traits animaux puis végétaux</strong></h4>



<p>Tout en évoluant, il continue toujours à rétrograder. Maintenant apparaissent en lui des traits caractéristiques du règne animal&nbsp;: ce trait, par exemple, de l&rsquo;éléphant qui, avec sa force gigantesque, est prêt à porter le fardeau dont on le charge&nbsp;; celui du cheval qui est prêt à servir son cavalier&nbsp;; la qualité de la vache qui vit harmonieusement avec les autres créatures, rentre à l&rsquo;étable sans y être conduite et donne le lait dû à son veau. Ces qualités se forment chez l&rsquo;être spirituel. Le <em>Christ</em> les a prêchées.</p>



<p>Toujours plus loin, les qualités propres au règne végétal se développent en lui&nbsp;: celles des plantes qui produisent fleurs et fruits, attendant patiemment la pluie d’en haut, ne demandant jamais rien en retour à ceux qui viennent les cueillir, donnant sans jamais rien attendre, n&rsquo;ayant d&rsquo;autre désir que de produire la beauté, chacune selon ses moyens, pour la laisser prendre ensuite par celui qui en est digne comme par celui qui n&rsquo;en est pas digne, quel qu&rsquo;il soit, sans attendre aucune marque d&rsquo;appréciation, ni aucun remerciement.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les traits minéraux</strong></h4>



<p>Avançant toujours, il arrive au plan du règne minéral. Il devient comme un rocher sur lequel les autres peuvent s&rsquo;appuyer, sur lequel ils peuvent compter&nbsp;; un rocher impassible au milieu des vagues toujours mouvantes de l&rsquo;océan de la vie&nbsp;; un rocher qui endure tout dans ce monde dont l&rsquo;influence fait l&rsquo;effet d&rsquo;un heurt sur les êtres sensibles&nbsp;; il devient un roc de constance dans l&rsquo;amitié, de fidélité dans l&rsquo;amour, de loyauté envers chaque idéal qu&rsquo;il défend. On peut compter sur lui dans la vie et dans la mort, ici-bas et dans l&rsquo;Au-delà. Dans ce monde où l&rsquo;on ne peut compter sur rien, où tout change à chaque instant, cette âme garde la fermeté du roc au milieu de toutes ces fluctuations, prouvant par là qu&rsquo;elle est arrivée au règne minéral.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La qualité du <em>djinn</em></strong></h4>



<p>Le progrès suivant est caractérisé par la qualité du <em>Djinn</em>&nbsp;; c&rsquo;est la qualité de celui qui sait tout, qui comprend tout. Il n&rsquo;est rien qu&rsquo;il ne puisse comprendre. Si difficile que soit une situation, si subtil que soit un problème, quelle que soit la condition dans laquelle se trouvent ceux qui l&rsquo;entourent, il comprend tout. Un cœur, endurci par les fautes de toute une vie, fond devant sa compréhension, car le <em>djinn</em> comprend l&rsquo;ami comme l&rsquo;ennemi. Il a acquis la connaissance, non seulement de la nature humaine, mais aussi des buts que chacun poursuit, et des conditions de vie en général, sous tous leurs aspects.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La nature angélique</strong></h4>



<p>En continuant d&rsquo;avancer sur le chemin spirituel, il revêt maintenant la nature angélique. L&rsquo;ange est fait pour adorer, il adore donc Dieu dans toutes les créatures. Il ne se sent ni plus grand, ni meilleur, ni plus spirituel que quiconque. Arrivé à ce plan de conscience, il est l&rsquo;adorateur de tous les noms et de toutes les formes, car il les considère tous comme les noms et les formes de Dieu. Aucun être, si dégénéré ou si méprisé du monde soit-il, n&rsquo;est à ses yeux moins qu&rsquo;un autre. Ses yeux ne voient que l&rsquo;Être Divin, et chaque instant de sa vie se passe en adoration.</p>



<p>Il n&rsquo;a plus besoin d&rsquo;adorer Dieu à une heure fixe, ni dans un lieu déterminé, ni d&rsquo;une certaine manière. Il n&rsquo;est point de moment où il n&rsquo;adore&nbsp;; à chaque instant de sa vie, il est en adoration, il est en présence de Dieu. Passant chaque instant de sa vie dans la présence de Dieu, son cœur devient pur comme le clair cristal&nbsp;: tout s&rsquo;y reflète, personne ne peut lui cacher ses pensées, rien n&rsquo;échappe à sa connaissance. Il connaît une personne aussi clairement qu&rsquo;elle se connaît, et même plus, car chacun connaît sa propre condition, sans toutefois en voir la cause. L&rsquo;homme spirituel, quand il est arrivé à ce plan de son évolution, connaît la condition d&rsquo;une personne et voit, derrière cette condition, quelle en est la raison. Il connaît donc de chacun plus que chacun ne sait lui-même.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le Dieu vivant</strong></h4>



<p>C&rsquo;est alors que l&rsquo;évolution, ayant atteint son point culminant, est accomplie&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Soyez parfaits, comme votre Père Céleste est parfait »,</p>
</blockquote>



<p>a dit le <em>Christ</em>. Cet état dépasse toute expression. C&rsquo;est un sens, un état de conscience, un sentiment, que les mots ne pourront jamais exprimer. Tout ce qu&rsquo;on peut en dire, c&rsquo;est ceci&nbsp;: quand l&rsquo;homme a atteint ce plan qui est appelé la perfection, ses pensées, ses paroles, ses actes, l&rsquo;atmosphère qu&rsquo;il répand, tout en lui communique Dieu&nbsp;; il répand Dieu partout. Même s&rsquo;il ne parlait pas, sa présence répandrait Dieu&nbsp;; même s&rsquo;il ne faisait rien, il apporterait Dieu. Ainsi, ceux qui sont Dieu-réalisés apportent le Dieu vivant au monde.</p>



<p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;une croyance en Dieu qu&rsquo;on trouve dans le monde, aujourd&rsquo;hui&nbsp;: Dieu existe dans l&rsquo;imagination, dans l&rsquo;idéal. L’âme qui a atteint la Perfection Divine apporte au monde terrestre un Dieu vivant Qui, sans elle, resterait confiné aux cieux.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em>Conférences prononcées à Katwijk en septembre 1922.</em></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-40b3fbc6 wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-mysticisme/mysticisme-sommaires/#MYSC1" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--medium);padding-left:var(--wp--preset--spacing--medium)">Sommaire de la Vie Intérieure</a></div>
</div>



<p class="has-text-align-center" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans Mysticisme &#8211; La Vie Intérieure &#8211; cahier n°1 &#8211; chapitre 7</strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-but-de-la-vie-interieure/pom/mysticisme/mysticisme-la-connaissance-de-letre-entier/mysticisme-cahier-n1/">Le but de la vie intérieure</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Nature humaine (1)</title>
		<link>https://lsps.fr/la-nature-humaine-1/ms/murshida-sharifa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 06:57:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa]]></category>
		<category><![CDATA[Beauté de la nature]]></category>
		<category><![CDATA[But de la création]]></category>
		<category><![CDATA[Éveil à la beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Éveil du cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Nature animale]]></category>
		<category><![CDATA[Nature djinn]]></category>
		<category><![CDATA[Nature humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Ouverture du cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de la beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Sens intérieurs]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pir-o-Murshid Inayat Khan a dit que la première chose dont nous devrions nous occuper est de prendre soin de tout faire pour devenir humains. Le premier pas est de nous rendre compte quand nous avons montré la nature animale et la nature du diable. Car il y a cinq natures en chaque être humain. A [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure style="height:171px; padding-top:0;padding-bottom:0;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="282" height="440" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="border-radius:26px;height:171px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg 282w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1-192x300.jpg 192w" sizes="auto, (max-width: 282px) 100vw, 282px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-2052681f wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p>Pir-o-Murshid Inayat Khan a dit que la première chose dont nous devrions nous occuper est de prendre soin de tout faire pour devenir humains. Le premier pas est de nous rendre compte quand nous avons montré la nature animale et la nature du diable. Car il y a cinq natures en chaque être humain. A côté de la nature humaine, il y a celle de démon, de l&rsquo;animal, du <em>djinn</em> et de l&rsquo;ange. Nous devrions nous rendre compte quand nous avons montré la nature démoniaque, mais personne ne veut admettre son démon à lui.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Notre sauvagerie</strong></h4>



<p>La nature animale est-elle la nature grossière&nbsp;? Non, nous montrons la nature animale quand nous sommes intolérants. L&rsquo;homme devrait être plus volontiers tolérant que les animaux. Il y a des mulets qui ne toléreront pas un mulet d&rsquo;une autre couleur. Dans quelques contrées, ils peignent les mulets pour les faire accepter par les autres. Quand nous montrons de l&rsquo;intolérance lorsque les autres ne sont pas comme nous, n&rsquo;appartiennent pas à notre religion, à notre nation, nous montrons la nature animale sous la nature humaine. Celui qui s&rsquo;abandonne à la colère, à des accès de colère, devient un tigre, un animal.</p>



<p>Quand quelqu&rsquo;un prend plaisir à faire du mal, alors c&rsquo;est un démon. Une personne irritée qui donne libre cours à sa colère contre quelqu&rsquo;un qui ne peut pas répondre, ou qui se réjouit de l&rsquo;infortune d&rsquo;un autre quand quelque mésaventure s&rsquo;est produite, ces choses sont les marques du démon. Nous disons : « Les gens n&rsquo;ont qu&rsquo;à s&rsquo;en accommoder ». Ou nous disons : « Tout le monde est comme ça », puis vient la faiblesse, et les gens ne s&rsquo;en accommodent plus. Nous devrions émonder ces sarments sauvages de notre nature.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’humanité</strong></h4>



<p>Quand nous voyons une personne qui, loin de se réjouir en rapportant les fautes ou les ridicules d&rsquo;une autre, paraît ne même pas voir de telles choses, qui tâche de les cacher comme elle essayerait de cacher sa propre faute ou qui, lorsque son attention est attirée vers cela, dit&nbsp;: «&nbsp;Je ne l&rsquo;ai pas remarqué, j&rsquo;ai tellement l&rsquo;habitude de ces personnes&nbsp;», alors nous voyons un être humain.</p>



<p>Quand l&rsquo;homme s&rsquo;éveille au sens de la beauté, alors il devient humain. Une personne est sensible à la beauté de la nature. Si une autre ne la ressent pas du tout, elle est moins qu&rsquo;humaine. Plus nous nous éveillons à la beauté, plus nous devenons humains. Pratiquer la bonté et la tolérance est bon, mais quelque chose d&rsquo;autre est requis, qui est d&rsquo;éveiller en soi le centre du cœur, la nature sensible. Si l&rsquo;on peut le faire, alors commence la nature sensible. Quelqu&rsquo;un peut avoir été bon toute sa vie. Mais quand il commence à éveiller son sens intérieur, il arrive au complet épanouissement pour lequel l&rsquo;homme a été fait, au but pour lequel cette manifestation entière est venue à l&rsquo;existence.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;ouverture du cœur</strong></h4>



<p>Ce procédé d&rsquo;éveil du centre sensitif est donné par Pir-o-Murshid Inayat Khan à ses <em>mourîds</em>. Par la pratique soigneuse et patiente de ce procédé, l&rsquo;ouverture du cœur commence et l&rsquo;on sent : « Maintenant ma vie en vaut la peine. »</p>



<p>Après quelques semaines, l&rsquo;on peut percevoir un progrès. Mais c&rsquo;est après bien des années que le bénéfice entier en est acquis. Ce que nous faisons a davantage de valeur que ce que nous étudions. Ce que nous mettons en pratique est de plus grande valeur que n&rsquo;importe quelle étude. Cela nous aide à atteindre le point où nous entrons dans le stade du développement de notre nature, de la véritable nature de l&rsquo;être humain.</p>



<p>Un poète a dit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Sentir que je ne sens plus, c&rsquo;est une plus grande douleur que la douleur elle-même. »</p>
</blockquote>



<p>C&rsquo;est pour cette raison que nous disons dans la prière&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ouvre nos cœurs à Ta beauté. »</p>
</blockquote>



<p>Le chemin du mystique est pour une minorité, pour ceux qui ont un désir profond de le trouver, mais l&rsquo;éveil du cœur est la construction du véritable être humain.</p>



<p class="has-text-align-right" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em><em><em><em><em><em>The Ocean Within</em></em></em></em></em></em></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-right is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16ee50ce wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/murshida-sharifa-goodenough/">Murshida Sharifa</a></div>
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<p></p>
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