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	<title>Archives des Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough - Soufi Inayat Khan</title>
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		<title>Conclusion de ce mémorial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 07:39:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<category><![CDATA[Annihilation du faux ego - Annihilation du faux moi]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin de l'idéal]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin de la dévotion - Voie de la dévotion]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin du disciple - Voie du disciple]]></category>
		<category><![CDATA[Chishtiya]]></category>
		<category><![CDATA[De la limitation à la perfection]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Instrument de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Jouer à la mort]]></category>
		<category><![CDATA[Lumière de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Procédé de désapprendre]]></category>
		<category><![CDATA[Renonciation - Sacrifice - Obéissance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au terme de ce Mémorial, qu’avons-nous appris&#160;? Nous avons approché un être d’exception.&#160; A travers cet être d’exception, nous avons peut-être aussi mieux compris, perçu, qui était Pîr-o-Murshid Inayat Khan, car c’est par les meilleurs de ses disciples qu’on peut apprécier la grandeur d’un Maître, car comme le dit l’adage&#160;: on reconnaît l’arbre à ses [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/conclusion-de-ce-memorial/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">Conclusion de ce mémorial</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="644" height="873" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg 644w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2-295x400.jpg 295w" sizes="(max-width: 644px) 100vw, 644px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Au terme de ce Mémorial, qu’avons-nous appris&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons approché un être d’exception.&nbsp; A travers cet être d’exception, nous avons peut-être aussi mieux compris, perçu, qui était <em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em>, car c’est par les meilleurs de ses disciples qu’on peut apprécier la grandeur d’un Maître, car comme le dit l’adage&nbsp;: on reconnaît l’arbre à ses fruits.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis le parcours intérieur de <em>Sharifa Lucy Goodenough</em> nous a montré divers aspects de la vie. Il nous a montré des expériences qui attendent une âme qui s’engage sur le Sentier, pourvu qu’elle ait l’aspiration, le courage et la foi nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons aussi appris qu’un être humain peut parvenir à ce point où il exprime comme un reflet divin par sa lumière, par ses qualités plus qu’humaines – et pourtant si magnifiquement humaines – de pardon des offenses, de grand amour pour les âmes qui s’adressent à lui parce qu’elles sont perdues dans les chemins emmêlés de leur existence et aveuglées par leur propre obscurité. Et il les aide par son esprit de sagesse et sa profonde vision des choses de la vie.&nbsp;Et par son espoir au milieu des pires circonstances, il montre que la victoire, si elle n’est pas de ce monde n’en est pas moins éclatante et certainement riche de prolongements salutaires pour ceux et celles qui cherchent et chercheront, à leur tour, la lumière.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La qualité de disciple</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant si le contenu de ce Mémorial peut servir à instruire, à encourager, à inspirer, ceux qui ont un idéal spirituel, la vie et le parcours de <em>Sharifa Goodenough</em> ne peuvent guère servir d’exemple à suivre servilement, aveuglément.&nbsp;Chaque être humain, qu’il aille vers les hauteurs ou reste à ras de terre, étant unique par son tempérament propre, son atavisme, les circonstances de sa vie, fait un parcours au long de cette vie qui lui est particulier et reste inimitable.&nbsp;Si donc il part à la recherche du but spirituel, il doit faire sa propre route et laisser sa propre trace.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors quel serait l’essentiel, le noyau, le germe le plus vivant de l’enseignement qu’elle nous ait légué au terme de son voyage sur cette terre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous semble qu’elle-même l’a défini dans les paroles suivantes, prononcées dans une conférence du 6 Novembre 1932. Et qui sont le reflet évident de son expérience et montrent le principe qui a gouverné sa vie. Cette conférence est intitulée&nbsp;: « Le disciple ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« On s’étonne souvent que les Maîtres soient si rares, alors que leurs disciples paraissent nombreux.&nbsp; Mais ce n’est pas étonnant, car en fait, les disciples sont très peu nombreux.&nbsp; Il y a beaucoup d’élèves, beaucoup d’aspirants, mais trouver un disciple est une éventualité rare.&nbsp; Et ceux qui sont devenus des Maîtres le sont devenus parce qu’ils ont pu être disciples.&nbsp; Les Maîtres même, lorsqu’ils sont devenus maîtres, sont disciples, disciples non d’un seul Maître, d’un seul être, mais de tous&nbsp;: ils savent apprendre de tous, ils savent placer devant eux chaque être qu’ils rencontrent comme venant de Dieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelles conditions faut-il remplir pour être un disciple&nbsp;? Il faut le renoncement total au moi.&nbsp; On peut prétendre renoncer à tout&nbsp;: à la propriété, à la sécurité, on peut bien dire que l’on accepte le dénuement, que l’on peut vivre seul, que l’on peut supporter le manque de tous les conforts de la vie, mais c’est une autre affaire de se priver de son moi, qui est le fond de notre orgueil, et c’est le premier et le dernier pas du disciple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le disciple n’emploie pas sa faculté de raisonnement pour ce qui lui vient de son Maître, pour peser et mesurer ce qu’il dit&nbsp;; non pas, il l’accepte comme un petit enfant, sans critique, sans question.&nbsp; Il ne peut que se dire à lui-même&nbsp;: « Voici ce que je viens d’apprendre », et il renonce au&nbsp;: « d’après ce que je sais… », car l’attitude qui fait s’exprimer ainsi empêche d’être un disciple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la question qui vient naturellement à l’esprit de quelqu’un qui cherche est&nbsp;: « Dois-je me livrer à un être, aussi élevé soit-il, pour être son disciple&nbsp;? « </p>



<p class="wp-block-paragraph">On doit évidemment réfléchir avant de le faire et se demander&nbsp;: « Suis-je prêt à le faire&nbsp;? Puis-je avoir confiance&nbsp;?  » Il faut être lent à prendre une telle décision. Car une fois engagé dans la voie, il n’est plus temps de peser le pour et le contre.&nbsp;Il ne faut pas se dire non plus&nbsp;: « Puis-je ranger les enseignements du Maître à côté de ce que je sais déjà&nbsp;?  » Non.&nbsp;Le disciple accepte tout ce qui lui vient de son Maître comme formant le fond de sa connaissance. Il met à ce moment sa raison de côté.&nbsp;Plus tard, il s’en servira pour assimiler, grâce aussi à l’exemple qui lui vient de son Maître. Il s’en servira pour appliquer l’enseignement, pour le comprendre plus à fond.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a l’histoire d’un <em>Murshid</em> entouré de nombreux <em>murîds</em> qui l’écoutaient avec un intérêt religieux.&nbsp;l leur dit un jour&nbsp;: « Il y a longtemps que je vis dans une même méditation. Mais maintenant il me vient le désir d’aller me prosterner devant l’idole de la déesse Kali, au hideux visage ».&nbsp;Les <em>murîds</em> furent effarés.&nbsp; Tous le quittèrent, à l’exception d’un jeune garçon.&nbsp; Au seuil du temple de la déesse, le <em>Murshid</em> lui dit&nbsp;: « Tous m’ont quitté&nbsp;; ils ont peut-être raison.&nbsp;Veux-tu encore me suivre&nbsp;?  » &#8211; « Oui », répondit-il&nbsp;; et ils se prosternèrent ensemble.&nbsp; Le Maître demanda ensuite&nbsp;: « Comment se fait-il que toi, un bon musulman, m’ait suivi&nbsp;?  » &#8211; « Vous m’avez enseigné que Dieu seul existe. Que rien n’existe en dehors de Lui – répondit le disciple – cette idole est aussi une représentation de ce que nous adorons » .&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet élève devint le grand Soufi <em>Moïn-uddin-Chishti</em>, fondateur de l’Ecole <em>Chishtiya </em>dont nous descendons. Il employa sa raison non pas contre ce que suggérait la conduite de son <em>Murshid</em>, mais cherchant l’idée profonde de celui-ci, il réussit à le comprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’ego de l’homme qui entre en opposition avec tous et même avec Dieu. Il s’oppose à sa propre âme qui est de Dieu.&nbsp;L’âme désire la vie spirituelle, l’ego s’y oppose.&nbsp;L’ego veut affirmer sa personnalité, l’âme, qui désire la lumière, en est attristée, l’ego projette son ombre sur elle, il se tient comme un rocher devant l’âme qui veut sa propre lumière.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là aussi que réside la tragédie dans la vie du Messager.&nbsp;L’âme de chacun est attirée vers lui, mais l’ego de tous le repousse. De là proviennent toutes les souffrances dans la vie du Messager, toutes les colères contre lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ceux qui sont attirés vers le Maître, il y a la masse qui désire seulement un rayon de sa lumière. Et il y a ceux qui comprennent que l’homme a une vie intérieure. Un être qu’il doit découvrir s’il veut réaliser toutes les possibilités de la vie.&nbsp;Ce sont ceux-là qui sont appelés à devenir ses disciples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut aussi se demander s’il n’est pas souhaitable d’avoir une personnalité bien marquée, et de pouvoir affirmer ses propres idées&nbsp;? Ne regrettera-t-on pas un jour d’avoir perdu cette personnalité entre les mains d’un Maître&nbsp;? Au contraire.&nbsp;Celui qui renonce ainsi gagne une personnalité beaucoup plus profonde parce qu’il a brisé les limites de son moi. Il est entré dans une conscience qui comprend un domaine beaucoup plus vaste.&nbsp;Le premier pas que l’on fait dans ce chemin est de renoncer à son individualité devant un seul être, le dernier pas, de s’anéantir devant Dieu.&nbsp;Cette idée ne nous plaît pas.&nbsp;Pour nous, c’est affronter le néant, qui est comme une mort, comme une chose qui nous fait cesser d’exister, et l’âme désire la vie.&nbsp;Mais s’il y a un anéantissement, ce n’est pas celui de l’âme, c’est celui de sa prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ego, l’esprit de l’homme, son corps, sont les instruments de l’âme, qui n’est pas destinée à vivre en prison.&nbsp;Cet anéantissement signifie briser les barreaux de la prison comme on brise la cage de l’oiseau pour le rendre à son élément naturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est plus facile d’oublier son moi devant un être chez lequel nous trouvons une force et une lumière qui nous attirent que de s’anéantir devant un Dieu inconnu, invisible, incompréhensible.&nbsp;Et puis, si dans un ciel que nous désirons pur, clair, il y a des nuages, nous disons&nbsp;: « Ce n’est pas le ciel de Dieu ».&nbsp;Ainsi est ce monde, dans lequel nous voyons tant d’erreurs, de laideurs, d’imperfections.&nbsp;Et si l’on nous affirme&nbsp;: « Dieu est dans tous les êtres humains », nous nous demandons aussitôt&nbsp;: « Alors pourquoi autant de défauts, défauts en chacun comme en moi-même&nbsp;? Dieu est-il donc imparfait&nbsp;? « </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc plus facile de placer devant nous un idéal sous l’aspect d’un Maître, d’un Messager ayant la forme humaine que de vouloir d’emblée reconnaître et réaliser Dieu.&nbsp;Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer de réaliser Dieu, en Le reconnaissant sous toutes les formes, en tous les êtres.&nbsp;Mais cette attitude ne devient vraiment possible que si l’on s’y est préparé en entrant dans la voie du disciple qui tient devant lui son idéal et non pas son moi, qui dit&nbsp;: « A partir du moment où j’entre dans cette voie, je désire avoir toujours devant moi l’objet de ma dévotion, je désire m’assimiler de plus en plus à lui afin que mon esprit reflète ce que j’estime et admire dans cet être ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour celui-là le chemin est ouvert pour qu’il devienne lui-même un Maître ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Pour tous ceux qui auront bien lu ces dernières pages, il paraîtra évident qu’elle y a dessiné son propre parcours.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>S’élever de cette condition limitée jusqu’à l’Illimité</strong></h4>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-4d3f9f60 wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Quant à nous, nous avons essayé de peindre, dans ce Mémorial, son portrait le plus juste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Est-ce le portrait d’une « sainte »&nbsp;? Mais qu’appelle-t-on « une sainte »&nbsp;? Il y a dans ce terme tant de stéréotypes, de notions convenues, d’images toutes faites qui s’interposent entre la réalité d’une destinée spirituelle et notre imaginaire&nbsp;! <em>Murshida Sharifa</em> fut un être de chair et de sang, et non pas un personnage de vitrail.&nbsp;De cette condition humaine, elle dut souffrir toutes les servitudes, toutes les épreuves.&nbsp;Et pourtant, avec un héroïsme, avec un courage plus qu’insignes, elle s’éleva de cette condition limitée jusqu’à l’Illimité, nous montrant, à nous les vivants des générations actuelles et futures, que sans être d’une dimension aussi exceptionnelle que celle de <em>Pîr-o-Murshid</em> <em>Hazrat Inayat Khan</em>, une telle ascension nous est possible et que nous pouvons la tenter à notre tour.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu de cette entreprise était surhumain, mais la victoire ne fut pas moindre.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized has-custom-border" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);margin-bottom:0"><img decoding="async" width="644" height="873" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg" alt="" class="wp-image-7425" style="border-radius:25px;width:212px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg 644w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2-295x400.jpg 295w" sizes="(max-width: 644px) 100vw, 644px" /></figure>
</div>
</div>



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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, Novembre 2011</em></p>



<p class="has-text-align-center has-base-color has-text-color has-link-color wp-elements-b55fbd29d97fe6e286eeb94b7567f827 wp-block-paragraph"></p>



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<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--1"><a class="wp-block-button__link has-base-color has-text-color has-link-color wp-element-button">Beauté, vérité. rareté<br></a></div>



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</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/conclusion-de-ce-memorial/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">Conclusion de ce mémorial</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’héritage et l’œuvre de Murshida Sharifa Goodenough</title>
		<link>https://lsps.fr/lheritage-et-loeuvre-de-murshida-sharifa-goodenough/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 06:40:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Silsila Sufian Son héritage L’héritage de Murshida Sharifa reste avec ceux qui l’ont aimée et suivie. Elle-même n’aurait pas apprécié qu’on les appelle ses ‘disciples’&#160;: « on est toujours le disciple de Murshid » affirmait-elle. C’est certainement vrai dans le monde de l’Unité, mais dans ce bas-monde, c’est tout de même elle qui leur a appris l’essentiel. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/lheritage-et-loeuvre-de-murshida-sharifa-goodenough/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">L’héritage et l’œuvre de Murshida Sharifa Goodenough</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" /></figure>


<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong><em>Silsila Sufian</em></strong></h4>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Son héritage</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’héritage de <em>Murshida Sharifa</em> reste avec ceux qui l’ont aimée et suivie. Elle-même n’aurait pas apprécié qu’on les appelle ses ‘disciples’&nbsp;: « on est toujours le disciple de <em>Murshid</em> » affirmait-elle. C’est certainement vrai dans le monde de l’Unité, mais dans ce bas-monde, c’est tout de même elle qui leur a appris l’essentiel. Et quel est cet essentiel&nbsp;? C’est que l’avancement dans la voie intérieure n’est pas affaire de connaissances, ni « d’initiations » mais dépend de la bonne attitude envers Dieu et envers la vie. La bonne attitude fait que les connaissances et les initiations deviennent vivantes, c’est-à-dire fructueuses pour soi-même et pour les autres.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Loyauté tolérance et harmonie</strong></h4>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-4d3f9f60 wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Et puis elle a aussi aidé de ses conseils et encouragé beaucoup de <em>murîds</em> de <em>Pîr-o-Murshid</em> qui se trouvaient désemparés après la disparition, de celui-ci et qui ne retrouvaient pas dans la nouvelle direction du Mouvement la largeur et l’élévation d’esprit, ni cet esprit d’universalité, qui avaient régné auparavant. Et elle les a toujours conseillé dans le sens de la tolérance et de l’harmonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps en effet ou ces personnes, déçues par la direction un peu étroite prise par l’enseignement du Soufisme et par la manière dont le <em>Shaikh-ul-Mashaikh</em> gérait la nouvelle situation, caressaient l’idée de faire sécession et de fonder un autre mouvement ayant à sa tête <em>Murshida Sharifa</em>. Elle refusa. A l’un de ces déçus, <em>Louis Hoyack</em>, <em>Elise Schamhart</em>, qui était présente, l’entendit répondre assez vivement&nbsp;: « <em>Yet, he is the</em> <em>Shaikh-ul-Mashaikh</em>  »&nbsp;! &#8211; « Pourtant, il est le <em>Shaikh-ul-Mashaikh</em>  »&nbsp;! Quels qu’aient été les différents qui les opposaient, sa loyauté restait entière. Et c’est au contraire grâce à ses efforts que beaucoup de <em>murîds</em> et de leaders importants, dont <em>Sirkar van Stolk</em>, restèrent et travaillèrent en évitant de se séparer de ce Mouvement, quelle que fussent par ailleurs leurs déceptions et leurs réticences. Déceptions et réticences dont nous fûmes souvent les confidents et les témoins.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized has-custom-border"><img loading="lazy" decoding="async" width="615" height="1024" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Age-615x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7506" style="border-radius:25px;width:211px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Age-615x1024.jpg 615w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Age-240x400.jpg 240w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Mda-Age.jpg 680w" sizes="auto, (max-width: 615px) 100vw, 615px" /></figure>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le groupe parisien</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut aussi parler du petit groupe parisien qui se réunissait autour d’elle. Avant de disparaître, elle en laissa la direction à une <em>murîde</em> âgée, une des premières <em>murîdes</em> de <em>Murshid Inayat Khan</em> en France, <em>Yvonne Detraux</em>. Celle-ci avait la même attitude envers <em>Murshid</em> qu’elle avait elle-même. Et bien qu’elle n’eût que peu de documents et de conférences à sa disposition (à l’époque, ils n’étaient pas traduits en français), et qu’elle vécut ignorée de la direction du Mouvement – qu’elle-même préférait ignorer tout autant (qu’y aurait-elle gagné&nbsp;?) &#8211; son intériorité, son expérience et ses qualités humaines suffirent à maintenir la cohésion du groupe jusqu’à son décès en 1946. Ce fut elle qui transmit l’initiation à <em>Michel Guillaume</em> quand il eut vingt ans, en même temps que cette chose si précieuse qu’est l’irremplaçable et tranquille exemple d’une spiritualité vraie, vécue dans la vie de tous les jours.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Yvonne Detraux</strong></h4>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-4d3f9f60 wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Parmi les autres <em>murîds</em> parisiens qui se réunissaient autour d’<em> Yvonne Detraux</em>, il y avait <em>Yvonne Guillaume</em>, mère de Michel et <em>murîde</em> initiée par <em>Murshid</em>, <em>Marie-Madeleine Frère</em>, l’artiste décoratrice <em>Cohen-Cortis</em>, la poétesse <em>Olga Chayès</em>, <em>Jeanne Guérineau</em>, (qui eut le grand mérite de prendre en notes les conférences prononcées par <em>Murshida Sharifa</em> en français à Paris ou à Suresnes) <em>M. Stubert</em> et <em>Mme. Buchmann</em>, et quelques autres, en tout une douzaine de personnes. Mais c’était surtout individuellement qu’elle les voyait et « ranimait la flamme », ce dont beaucoup d’entre nous avaient besoin. Car nous étions en plus dans la période noire de l’Occupation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si nous avons insisté sur la personnalité d’<em>Yvonne Detraux</em>, ce n’est pas seulement par piété filiale. Mais parce que la spiritualité vécue n’a pas besoin de grands éclats, de grandes connaissances théoriques, ni du brillant des paroles pour faire son travail. La pureté de la personne, sa calme intégrité, la justesse de ses paroles, de ses actes et même de ses gestes, transmettent infiniment mieux l’essentiel, la lumière intérieure, que l’éloquence et l’explication, fut-elle savante, de sujets spirituels. <em>Yvonne Detraux</em>, dans sa modestie et sa discrétion foncières, apportait davantage à ses amis que bien des gens dont la réputation de spiritualité, ou la prétention à celle-ci, s’annonçait plus ouvertement.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-full has-custom-border" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="264" height="347" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Yvonne-Detraux.png" alt="" class="wp-image-7486" style="border-radius:25px"/></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Que reste-il encore de cet héritage de <em>Murshida Sharifa</em>&nbsp;? Un esprit et un exemple que nous avons essayé de faire revivre au long de ce Mémorial. Un esprit qui vit et vivra en toutes les âmes qui voudront bien s’en inspirer, qui maintiendront vivante dans leur esprit l’image de <em>Murshida Sharifa</em>. Une image à travers laquelle transparaîtra la Lumière irradiée par son Maître. Et ce sera aussi pour ces âmes un exemple qui leur servira de référence pour penser, sentir et agir. Suivant la belle formule <em>d’Olga Chayès</em>&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"> « Sa bonté, sa sympathie et sa lumière subsisteront comme un élément de divinité intangible que l’on n’aura garde de profaner par un acte dont elle ne pourrait être solidaire ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Comment <em>Murshida Sharifa</em> enseignait-elle&nbsp;?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Comme tout le monde, elle enseignait par ses paroles, publiques ou privées. Sa parole publique, nous en parlerons bientôt. Sa parole privée était marquée par la discrétion de son caractère. D’après nos souvenirs, comme d’après les propos que les uns ou les autres nous ont rapportés, elle ne disait pas directement&nbsp;: « au lieu d’agir comme vous le faites, agissez plutôt ainsi ». <em>Yvonne Guillaume</em> rapportait un jour&nbsp;: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Dans le cours d’une conférence, elle montrait par des exemples apparemment imaginaires certaines imperfections, ou au contraire certaines manières favorables de voir les choses ou de se comporter. Et à ce moment elle jetait un bref regard à une personne, un regard qui signifiait nettement&nbsp;: ’tenez, ceci, c’est pour vous’ et l’on comprenait ». </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ou bien c’était juste une remarque, mais jamais un reproche, encore moins une accusation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle enseignait encore plus par son comportement, par sa manière d’accueillir les paroles des autres. Alors on savait si elle approuvait ou n’approuvait pas, si elle encourageait dans la bonne voie ou conseillait de réfléchir davantage sur l’attitude à prendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais par-dessus tout elle enseignait par le silence. Car elle était de ces êtres rares dont les silences sont plus éloquents, communiquent davantage l’essentiel, que toute parole prononcée. Ce que rapporte <em>Michel Guillaume</em>, au début de ce Mémorial, sur son entrevue avec elle en est peut-être un des plus évidents exemples.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Son œuvre.</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">On ne saurait mieux faire que d’écrire à nouveau ce que son <em>Murshid</em> disait d’elle en 1925&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Tous ceux d’entre nous qui savent quelque chose de l’histoire du Mouvement Soufi connaissent le très grand service que <em>Murshida Goodenough</em> a rendu à la Cause en consignant les enseignements sans en changer un iota. Ils estimeront plus tard par-dessus tout le Message tel qu’il a été préservé par <em>Murshida</em> dans sa forme originale ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en effet grâce à <em>Murshida Sharifa</em> que la plupart des très précieux textes qui composent l’œuvre de <em>Hazrat Inayat</em> ont pu être préservés et ensuite imprimés pour ses disciples et pour le grand public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est nécessaire à ce propos de rétablir une nouvelle inexactitude. On a dit, et on colporte encore en dépit de toute évidence, le bruit qu’elle avait « altéré » les paroles du Maître, et qu’il avait fallu les rétablir ensuite. La réalité est autre. Un fait l’illustre parfaitement. Une première édition de textes de conférences telles qu’elles avaient été prononcées et recueillies par <em>Murshida</em> étant apparue en anglais, éditée par Kluwer en Hollande, le public anglophone protesta. Ce n’était pas du bon anglais, c’était peu lisible, cela « ne passait pas », protestèrent ces lecteurs <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a>. On comprendra encore mieux ces réticences si l’on se réfère à un passage de l’éloge de <em>M. de Cruzat Zanetti</em> que je retranscris ici&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« C’est ce sentiment exalté de loyauté qui me fournit l’occasion d’observer avec admiration… sa seule attaque directe, écrasante, mais qui resta toujours dans les bornes que s’imposaient son intelligence si admirablement développée et sa parfaite éducation. J’étais la victime de cette attaque. Elle s’imaginait que j’en avais pris à mon aise avec « la parole sacrée »…</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Et encore ceci, de la même personne&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Il m’arriva une fois de suggérer qu’elle seule était à même de fournir l’expression voulue de ce qui devait frapper chacun comme présentant l’aspect d’un amas informe de notes et de transcriptions. Elle riposta immédiatement&nbsp;: « chaque phrase, chaque mot laissé par le <em>Murshid</em> était de forme parfaite&nbsp;!  » Elle donna là un magnifique exemple d’une conception de la loyauté. Mais je n’en maintiens pas moins mon point de vue ».</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les différences éditoriales</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pour répondre à ces critiques du public, <em>M. van Pallandt</em>, aidé d’une personne anglaise, remania plus tard les textes qui composent maintenant une partie de la collection dite des ’Volumes’ en anglais, édités chez <em>Barrie and Rocliff</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tard cependant, un comité de plusieurs personnes chercha à revenir aux paroles authentiques. On réexamina les sténographies d’époque et les comptes-rendus manuscrits de la main de <em>Murshida Sharifa</em>. Quelques nouveaux « Volumes » de la collection sont issus de ce travail.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Son apport personnel</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Sous le titre général de <em>The Voice of Inayat Series</em> – (Série&nbsp;: La Voix d’Inayat), <em>Murshida Sharifa</em> publia trois opuscules&nbsp;: <em>Akibat, Life after Death</em> &#8211; (Akibat, La vie après le Mort – Août 1918), <em>Love, Human and Divine</em> – (L’Amour, Humain et Divin – Février 1919), et <em>The Phenomenon of the Soul</em> – (Le Phénomène de l’Ame – Avril 1919).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contenu de ces opuscules semble avoir été exactement mémorisé à partir de conférences prononcées par le Maître. Elles les a ensuite transcrites par elle-même, comme elle s’en explique&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Etant sous la direction spirituelle de <em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em>, le porteur du Message Soufi au monde Occidental, cela fut mon grand privilège d’entendre de sa bouche quelque choses de la vérité essentielle enseignée par tous les grands maîtres du monde. Consciente de la valeur de ses conférences, et considérant la grande importance qu’elles pourraient revêtir à cette époque de réveil spirituel, j’ai essayé de confier au papier un compte-rendu de celles-ci, que j’ai intitulé ‘ Collection&nbsp;: la Voix d’Inayat ‘, espérant qu’elles seront utiles à ceux qui foulent ce chemin »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Puis il existe, écrit et corrigé par elle-même, un recueil en anglais de 45 textes ou conférences, intitulé <em>The Ocean Within</em>. (Nous lui avons fait des emprunts au Chapitre II). Ce recueil comporte des souvenirs sur son <em>Murshid</em>, des enseignements sur la vie intérieure, des remarques sur l’œuvre de <em>Jelal-uddin-Rumi</em>, de Dante et de Shakespeare, toujours dans une perspective mystique. L’ensemble attend encore une édition anglaise et une traduction française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe enfin une œuvre beaucoup plus volumineuse constituée par les comptes-rendus de ses conférences en français, prises à la volée par Mlle. Guérineau et complétées grâce à l’aide d’auditeurs de ces conférences, notamment <em>Yvonne Guillaume</em>, et <em>Vilayat Khan</em> pour certaines. Elles ont été transcrites, mises au net et publiées bien des années plus tard par <em>Michel Guillaume</em>. Un premier recueil fut offert au public par les Editions La Colombe en 1962, sous le titre – assez malheureux à notre sens &#8211; de &lsquo;<em>Soufisme d’Occident</em>&lsquo;, (comme s’il y avait deux Soufismes, un pour chaque partie du monde. Ils risqueraient alors de se regarder en chiens de faïence, à l’instar de ce que font trop souvent l’Orient et l’Occident&nbsp;! Le Soufisme est universel ou il n’est pas).</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les conférences en français</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les autres conférences de <em>Murshida Sharifa</em> couvrent neuf « Cahiers » dont des extraits peuvent être consultés sur le site Internet. Ces Cahiers sont intitulés respectivement&nbsp;: </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Conférences, </li>



<li>La Voie de la Beauté, </li>



<li>L’Esprit et la Matière, </li>



<li>Le Chemin de l’Idéal, </li>



<li>La Nature et la Nature de l’homme, </li>



<li>Le Mot, le Langage et la Poésie, </li>



<li>La Musique de la Vie, </li>



<li>Le Livre de la Sagesse Pratique, </li>



<li>Conférences pour les <em>murîds</em>. </li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Et il reste un certain nombre de conférences à réviser et à publier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En détailler le catalogue dans ce Mémorial n’aurait pas grand intérêt. Par contre le caractère de l’enseignement que <em>Murshida Sharifa</em> y dispense mérite qu’on s’y attache. Elle y explique la plupart des sujets principaux qu’a développés <em>Hazrat Inayat Khan</em> en les montrant sous un éclairage plus pratique, plus familier. Elle indique le plus souvent la manière dont nous pouvons les appliquer aux détails et aux circonstances de notre vie. Pourtant cela n’a rien d’une vulgarisation. Sa parole conserve la même lumière, je dirai le même « charisme » que celle de son Maître. Et si la saveur en est légèrement différente, la nourriture qu’elle nous apporte possède la même force nutritive et le bénéfice que l’on en retire est complémentaire.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Une leçon de vie</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">On peut dire que ce qui caractérise à la fois de la vie et de l’œuvre de <em>Murshida</em> <em>Sharifa Goodenough</em>, c’est la complémentarité par rapport à la vie et à l’œuvre de <em>Hazrat Inayat Khan</em>. Par sa vie elle a prouvé que le Soufisme pouvait être vécu et mené au terme de sa quête par une personne occidentale située en retrait de toute confession et obédience religieuse, montrant ainsi l’universalité spirituelle et la liberté du Message Soufi de son Maître. Par son enseignement propre, elle nous indique la manière de mieux appliquer pour nous-mêmes « la leçon de vie », la leçon d’harmonie, prêchée et offerte par son Maître <em>Hazrat Inayat Khan</em> à toutes les âmes qui sont exposées aujourd’hui et le seront demain à toutes les dégénérescences et à tous les désordres de notre monde moderne,</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> « Ce n’était pas du bon aglais » &#8211; Nous donnerons ici un exemple typique. Voici un texte sténographique tel qu’il a été transmis littéralement par <em>Murshida Sharifa</em>. Il est tiré de « <em>The Art of Painting</em> » &#8211; Suresnes 9 July 1924. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">‘The art of painting is as ancient as humanity. In all ages it has existed, not in the same form as it exists now’.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Cette phrase se retrouve identique dans la première édition du livre « Yesterday, Today and Tomorrow », Chapitre IV. Elle se retrouve, ainsi arrangée, dans le Vol. X de l’édition actuelle : “Art : Yesterday, Today and Tomorrow”, chap. VI, p. 180 : </p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">‘The art of painting is as ancient as the human race. It has existed in all ages, though not in the same form as to-day’. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Evidemment c’est du meilleur anglais, mais ce ne sont pas les mots que <em>Pîr-o-Murshid</em> a prononcés. Nous n’émettons aucun jugement sur la valeur ou la légitimité du procédé. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous disons seulement qu’il est faux de prétendre que Murshida Goodenough a « altéré » les paroles de Murshid. La vérité est que c’est exactement l’inverse.</p>



<p class="has-text-align-center has-base-color has-text-color has-link-color wp-elements-b55fbd29d97fe6e286eeb94b7567f827 wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-02353b0b wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">
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</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/lheritage-et-loeuvre-de-murshida-sharifa-goodenough/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">L’héritage et l’œuvre de Murshida Sharifa Goodenough</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Note sur la Silsila Sufian</title>
		<link>https://lsps.fr/note-sur-la-silsila-sufian/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 14:49:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<category><![CDATA[Baraka]]></category>
		<category><![CDATA[Conscience de l'unité - réalisation de l'unité]]></category>
		<category><![CDATA[Musique du Créateur]]></category>
		<category><![CDATA[Pîr]]></category>
		<category><![CDATA[Pureté du cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Retour de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Silsila el baraka]]></category>
		<category><![CDATA[Silsila el ouerd]]></category>
		<category><![CDATA[Silsila Sufian]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=7430</guid>

					<description><![CDATA[<p>Silsila Sufian Dans le cours de ce Mémorial, il a été plusieurs fois mention de la Silsila Sufian. La page de couverture porte aussi ces mots ainsi que l’image du sceau qui en est le signe. Que signifie donc cette Silsila Sufian et en quoi concerne-t-elle la fonction et la destinée de Murshida Sharifa Goodenough&#160;? [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/note-sur-la-silsila-sufian/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">Note sur la Silsila Sufian</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" /></figure>


<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong><em>Silsila Sufian</em></strong></h4>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Dans le cours de ce Mémorial, il a été plusieurs fois mention de la <em>Silsila Sufian</em>. La page de couverture porte aussi ces mots ainsi que l’image du sceau qui en est le signe. Que signifie donc cette <em>Silsila Sufian</em> et en quoi concerne-t-elle la fonction et la destinée de <em>Murshida Sharifa Goodenough</em>&nbsp;?</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">En 1925, <em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em> donna à <em>Murshida Sharifa</em> la charge de transmettre aux soufis qui devaient venir après lui le « lien mystique » reliant entre eux tous les Maîtres qui l’avaient précédé sur la terre, afin que l’esprit du Soufisme perdure sans s’éteindre, ni se ternir. Et pour matérialiser cet acte, il fit graver un sceau à son nom qui en indiquait la charge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La signification de la <em>Silsila</em>, (la ‘Chaîne’ en français) est à la fois très importante pour la compréhension du Soufisme et très subtile dans sa réalité. Elle n’a même pas toujours été bien comprise au sein du Mouvement Soufi (quelqu’un – qui aurait dû mieux savoir &#8211; a dit jadis que <em>Murshid</em> avait conféré ce titre à sa collaboratrice « pour la récompenser », confondant cette charge avec une sorte de médaille ou de décoration&nbsp;!). C’est une raison supplémentaire pour nous étendre quelque peu.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Uni à toutes les âmes illuminées…</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce donc que la <em>Silsila</em> dans l’idée d’un Soufi&nbsp;? Il s’agit, nous dit <em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em>&nbsp;: du </p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Flux entier de la vie spirituelle se manifestant à travers les âmes illuminées qui forment l’Esprit de Guidance ». </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, ces âmes illuminées, ces Guides dans la voie spirituelle, forment une chaîne suivie –la <em>Silsila</em> – et ils sont les véhicules du courant divin d’illumination. Quant au flux, au courant divin d’illumination, on l’appelle en arabe la <em>Baraka</em>. C’est dans ce sens que les musulmans qui ont quelque compréhension de ces choses parlent de la <em>Baraka</em> du Prophète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut aussi en donner une définition plus scolaire. Voici l’une d’entre elles écrite par <em>John A. Subhan</em>, dans&nbsp;:<em>’Sufism, its saints and shrines</em>&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Les enseignements dispensés dans les Ordres soufis sont supposés être transmis grâce à une chaîne de succession plus ou moins continue ayant son origine dans le Fondateur. Une telle chaîne s’appelle <em>Silsila</em> (pl. <em>Salâsil</em>) ». </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ce genre de définition possède le mérite de pouvoir être comprise par tous. Mais elle ne touche pas le fond du sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est néanmoins intéressant d’examiner de plus près une telle définition. La première phrase nous dit&nbsp;: « les enseignements dispensés dans les Ordres Soufis ». De quels enseignements s’agit-il&nbsp;? Dans certains Ordres soufis, on fait la distinction entre d’une part la <em>Silsila</em> <em>el ouerd</em>. C’est-à-dire la transmission des pratiques, des prières, des méditations, etc., par le Sheikh, l’instructeur responsable d’un groupe, aux membres de ce groupe. Et d’autre part, on fait la distinction avec la <em>Silsila</em> <em>el Baraka</em>. Et cela amène une autre question&nbsp;: qui peut transmettre à un autre la <em>Baraka</em>, le courant de vie et d’illumination spirituelle venu des sphères d’en-haut&nbsp;?</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un courant subtil</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous entrons là dans un sujet très sacré et en même temps très subtil que les mots ont de la peine à évoquer. Disons d’abord que ce courant subtil et pénétrant issu des sphères divines, un être humain convenablement préparé peut en devenir l’instrument, le canal. Ce courant illumine et spiritualise l’individu. Il arrive que ce courant ne fasse qu’illuminer un seul disciple, sans que celui-ci puisse le transmettre à d’autres. Mais il arrive aussi à des êtres choisis, dont la pureté et l’intensité de rayonnement sont plus grandes, de pouvoir le partager avec le cœur d’un ou de plusieurs disciples, et ainsi de les illuminer à leur tour. Ce sont ces êtres bénis qui composent la chaîne des Maîtres, la <em>Silsila</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant il est non seulement question de la <em>Silsila</em>, mais de plus, de la <em>Silsila Sufian</em>. Qu’est-ce à dire&nbsp;? Y aurait-il une <em>Baraka</em> spécifique au Soufisme, différente de celle des initiés chrétiens, juifs ou hindouistes&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne peut répondre que non, et cependant que oui. Non, parce que le flux d’illumination qui s’origine au divin ne peut être qu’un seul flux&nbsp;: il est évident qu’il n’y a pas deux Dieux, ni autant de Dieux qu’il y a de religions et d’écoles initiatiques&nbsp;! Et cependant oui, quelque chose dans ce flux est spécifique à chacune de ces religions et de ces écoles et il convient d’expliquer pourquoi et comment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre qu’il y ait ces nuances, reprenons la définition de <em>John A. Subhan</em>. Il mentionne ’une succession… ayant son origine dans le Fondateur’. Cette notion du Fondateur va servir à nous éclairer. Mais comme les mots sont trop pauvres et qu’un langage abstrait n’est pas le meilleur lorsqu’on entre dans ces questions subtiles, qu’on daigne nous permettre d’avoir recours à des analogies.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le mystère des vibrations</strong></h4>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-4d3f9f60 wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph"><em>Pîr-o-Murshid</em> a prononcé un jour une parole très éclairante, bien qu’assez mystérieuse, quand il a dit que le premier des instruments à cordes, la lyre, a été faite sur le modèle du cœur humain. On pourrait imaginer que c’est à cause de la forme de la lyre qui rappellerait – même vaguement – la forme d’un cœur&nbsp;? Mais ce n’est aucunement le cas&nbsp;! En fait, la comparaison est musicale. C’est parce que chacune des cordes d’une lyre vibre différemment, tout comme le cœur humain vibre différemment à chaque nuance de sentiment qui l’agite. Et de même qu’on peut composer une certaine mélodie sur les cordes d’une lyre bien accordée, de même le divin Musicien peut jouer Sa partition sur un cœur attentif à Sa musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il y a une seconde parole, beaucoup plus définitive, que <em>Pîr-o-Murshid</em> nous a laissée&nbsp;: « Celui qui connaît le mystère des vibrations connaît en réalité toutes choses ». Autrement dit toutes choses sont, intimement, composées de vibrations, dans tous les plans de la création. Si dans l’univers des sons audibles, il en est ainsi, il en est encore ainsi dans le monde spirituel.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized has-custom-border"><img loading="lazy" decoding="async" width="560" height="1024" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-560x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7485" style="border-radius:25px;width:161px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-560x1024.jpg 560w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-219x400.jpg 219w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg 688w" sizes="auto, (max-width: 560px) 100vw, 560px" /></figure>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La Musique du Message</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Or, chacun des grands Maîtres de la voie intérieure, entendant la céleste musique de la <em>Baraka</em>, la transmet avec la tonalité propre de son cœur. C’est pourquoi ce que l’on peut parfois percevoir dans un monastère chrétien par exemple peut être tout aussi apaisant, tout aussi élevant, tout aussi inspirant et merveilleux. Et cependant  cela peut être différent de ce que l’on peut recevoir auprès d’un véritable <em>Pîr <a id="_ftnref1" href="#_ftn1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a></em> soufi, c’est–à-dire un être devenu l’instrument qui émane et interprète la musique propre à son Ordre. Car la nuance est différente d’un Ordre Soufi à un autre. Autrement dit, la musique intérieure qui est à l’arrière-plan d’un Ordre, qui lui dicte sa manière de travailler avec les âmes, de les guider, lui est spécifique. Rien n’est interchangeable dans le monde de l’Esprit, sous peine de perturber la Musique du Créateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a la Musique du Message, telle que <em>Hazrat Inayat</em> l’a interprétée. Cette musique qu’il a fait pour ainsi dire résonner dans l’air de notre temps. Si elle perdure et se répand, c’est grâce aux âmes qui l’entendent et qui l’entendront dans l’avenir. Cette Musique du Message doit beaucoup à la musique de l’Ordre. En fait, la musique de l’Ordre est à son arrière-plan, un peu comme une basse continue. Et elle lui donne un ton qui convient à l’âge de l’humanité que nous vivons aujourd’hui.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La pureté du cœur</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">C’est par là que nous pouvons comprendre l’importance attachée par <em>Murshid</em> à la transmission de la <em>Silsila</em>. Cette <em>Silsila</em> que nous avons comparée à la musique. Il avait besoin d’un canal pur pour cet office. Et il a considéré que <em>Murshida Sharifa</em> était peut-être la plus pure de cœur parmi ses disciples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une question, cependant, demeure. Comment se fait-il que tous les <em>murîds</em> initiés n’entendent pas la musique de leur Ordre, ni sa tonalité propre&nbsp;? Leur âme l’entend, et c’est cela qui les a attirés vers cet Ordre, ou vers ce Maître. Leur cœur, lorsqu’il sera assez purifié, l’entendra à son tour.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il est peut-être utile, ici, de dissiper une équivoque. Parmi toutes les chaînes de succession Soufies, le nom d’aucune femme n’apparaît. Ce choix a certainement dû être choquant, à l’époque, pour certains membres masculins d’origine musulmane de l’entourage de <em>Murshid</em>&nbsp;: voir <em>Sharifa Goodenough</em> commise à cette charge, ce n’était plus dans la tradition&nbsp;! Mais <em>Murshid</em> lui-même avait rompu très vite avec l’idée que la spiritualité ne pouvait être transmise que par les hommes. Il avait nommé pour l’assister dans son travail spirituel quatre <em>Murshidas</em> et pas un seul <em>Murshid</em>. En outre, sur un autre plan, il avait nommé à la tête des activités religieuses du Mouvement Soufi, une autre femme, <em>Miss Sophia Saintsbury-Green</em>, bien avant qu’une femme n’ait été appelée à une fonction pastorale dans une Eglise chrétienne Réformée&nbsp;!</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La quête de l’Unité divine</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cela nous amène à une autre idée parfois émise, et souvent implicite&nbsp;: celle que la spiritualité féminine serait différente de celle des hommes. C’est une singulière illusion. Dans ce domaine, la distinction des sexes ne saurait s’appliquer. Pendant le retour conscient d’une âme vers sa Source &#8211; autre définition de la spiritualité – la première chose que cette âme recherche, à laquelle elle tend de toute sa force, est l’Unité divine, non pas la dualité humaine. Quel que soit son sexe, l’idée en disparaît très vite de l’aire de sa conscience. Et elle en vient à comprendre que la distinction des sexes n’existe que pour la vie terrestre, pour l’expression de la beauté et pour la procréation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De bonnes âmes demanderont (peut-être avec un brin d’angoisse pour certaines)&nbsp;: « Alors, nous ne rencontrerons dans l’au-delà personne de l’autre sexe que le nôtre&nbsp;?  » On répondra que vivre dans l’au-delà, même un au-delà très plaisant, très intéressant, n’est pas synonyme d’y chercher consciemment le divin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines âmes y continueront sûrement leur quête spirituelle, mais qu’en sera-t-il de celles qui ne l’ont pas fait ici-bas&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> Pîr – Dans le Soufisme, être illuminé capable de transmettre sa lumière spirituelle à un disciple, de le conseiller et de le guider dans sa vie extérieure et intérieure. Ses caractéristiques sont exposées dans l’Invocation au <em>Pîr</em> du <em>Vadan</em>.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-02353b0b wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">
<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/murshida-sharifa-goodenough/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough-sommaire/">Sommaire du Mémorial de Murshida Sharifa</a></div>



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</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/note-sur-la-silsila-sufian/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">Note sur la Silsila Sufian</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Éloges de Murshida Sharifa Goodenough</title>
		<link>https://lsps.fr/eloges-de-murshida-sharifa-goodenough/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 09:06:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=7415</guid>

					<description><![CDATA[<p>Silsila Sufian Peu d’êtres, parmi ceux qui l’on vraiment connue, ont écrit sur Murshida Sharifa Goodenough, bien qu’elle en ait aidé beaucoup plus, qu’elle les ait inspirés, éclairés dans « les chemins emmêlés de la vie » [1], et qu’elle en ait guidé certains à la découverte d’eux-mêmes. Comme ce sont des écrits qui complètent, touche après [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" /></figure>


<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong><em>Silsila Sufian</em></strong></h4>
</div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Peu d’êtres, parmi ceux qui l’on vraiment connue, ont écrit sur <em>Murshida Sharifa</em> <em>Goodenough</em>, bien qu’elle en ait aidé beaucoup plus, qu’elle les ait inspirés, éclairés dans « les chemins emmêlés de la vie » <a id="_ftnref1" href="#_ftn1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a>, et qu’elle en ait guidé certains à la découverte d’eux-mêmes. Comme ce sont des écrits qui complètent, touche après touche, l’image qu’a laissée cette grande âme, nous ferons une large part à ces éloges.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons connu certains de ces hommes et de ces femmes. Et beaucoup furent, malgré la différence d’âge, nos amis. Il y eut parmi eux des instructrices et des instructeurs dans la voie soufie. De la sincérité de tous, nous ne saurions douter.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>M. <em>de Cruzat Zanetti</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Voici d’abord ce qu’écrivit dans son « In Memoriam » M. <em>de Cruzat Zanetti</em>, (le conseiller de <em>Murshid</em> et ensuite du Mouvement pour toutes les affaires légales), qui la connut lors de pratiquement toutes les fonctions qu’elle tint dans l’administration du Mouvement Soufi à Genève&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Il est difficile de trouver des paroles pour caractériser la perte que représente pour le Mouvement Soufi le décès de <em>Murshida Goodenough</em>. Il est hors de doute qu’elle est grande et survient à un moment où le Mouvement aurait le plus grand besoin des qualités et des forces qui constituaient cette personnalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai pu, par mes observations personnelles au cours de nombreuses années, acquérir la conviction que personne n’a jamais été plus qu’elle en intime communion de pensée et d’objectif avec <em>Inayat Khan</em>. Au moment où je suis entré en contact avec le Mouvement cette union intime était pour ainsi dire parfaite. J’ai vu dans une séance publique un simple regard d’<em>Inayat Khan</em> provoquer instantanément chez <em>Murshida Goodenough</em>, à un moment où elle hésitait, la traduction parfaite des paroles qu’il avait prononcées. Réciproquement j’ai vu à une réunion du Comité un mot qu’elle lui adressa doucement, en langue persane, créer une situation nouvelle.</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de gens connaissent sa dévotion complète envers le <em>Murshid</em> lors des premières difficiles années de l’œuvre missionnaire en plusieurs pays. Mais je crains qu’un petit nombre seulement se rende compte à quel point nous lui sommes redevables de l’expression du Message. En vérité je suis convaincu que sans elle et les capacités extraordinaires qu’elle a mises au service de la Cause, le vaste champ de paroles et de pensées d’<em>Inayat Khan</em> qui ont vu le jour depuis qu’il nous a quitté serait demeuré en friche. Il m’arriva une fois de suggérer discrètement qu’elle seule était à même de fournir l’interprétation et de trouver l’expression voulue de ce qui devait frapper chacun comme présentant l’aspect d’un amas informe de notes et de transcriptions. Elle riposta immédiatement&nbsp;: « chaque phrase, chaque mot laissé par le <em>Murshid</em> était de forme parfaite ». Elle donna là un magnifique exemple d’une conception de la loyauté. Mais je n’en maintiens pas moins mon opinion.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized has-custom-border" style="margin-top:0;margin-bottom:0"><img loading="lazy" decoding="async" width="350" height="484" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/mda-Cruzat.jpg" alt="" class="wp-image-7494" style="border-radius:25px;width:187px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/mda-Cruzat.jpg 350w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/mda-Cruzat-289x400.jpg 289w" sizes="auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px" /></figure>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ce sentiment exalté de loyauté qui me fournit l’occasion d’observer, avec admiration, lors d’une réunion, sa seule attaque directe, écrasante, mais qui resta toujours dans les bornes que s’imposait son intelligence si admirablement exercée et sa parfaite éducation. J’étais la victime de cette attaque. Elle s’imaginait que j’en avais pris à mon aise avec « la parole sacrée ». Mais ce que je m’étais permis de faire l’avait été avec le consentement et l’approbation du <em>Murshid</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hélas&nbsp;! combien cet esprit si admirablement développé et ces qualités d’excellente éducation manqueront aux réunions futures du Mouvement&nbsp;! La sérénité avec laquelle elle assistait à ces réunions, souvent sous l’assaut d’attaques aussi sottes de contenu qu’impardonnablement vulgaires de forme, était une leçon, montrant jusqu’à quel degré de perfection peut atteindre une intelligence disciplinée et un esprit qui se maîtrise. Son cerveau était un des organes les plus fins que j’aie jamais eu le privilège de rencontrer. Je l’ai vue, sans préparation, répéter dans les termes mêmes la relation des minutes égarées d’une réunion remontant à une année de date, qui, comparées ensuite au compte-rendu officiel, se montra rigoureusement exacte. Et cependant, à chacune de ces réunions, elle pouvait donner l’impression d’être distante, comme détachée du sujet traité. Ce fait peut servir à illustrer par un exemple visible que les méthodes des mystiques aboutissent à rendre plus aigus et plus puissants les instruments que Dieu nous a donnés pour agir sur le plan de l’existence terrestre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mes propres limitations, mon inexpérience personnelle des procédés des mystiques, nos conceptions différentes de ce qui produit des résultats dans la vie humaine, faisaient de notre coopération une tâche pas toujours facile. Mais ce que je puis affirmer avec une égale candeur, c’est que personne ne tenait ses qualités en plus haute estime que moi. Elle devint pour moi, dans une certaine mesure, au sein du Mouvement Soufi, la pierre de touche, qui me permettait de discerner l’alliage de l’or pur. Assurément personne n’apprit qu’elle nous avait quittés avec un plus profond sentiment de chagrin pour le Mouvement Soufi ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Antoinette Schamhart</em></strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Antoinette Schamhart</em>&#8211;<em>Scholte</em> écrit, émue par son amour et sa sagesse inépuisables. </p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-43ce4a5d wp-block-columns-is-layout-flex" style="padding-top:0;padding-bottom:0">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« En écrivant ces quelques lignes à la mémoire de celle que j’ai aimée infiniment, je revois par la pensée la calme et sobre pièce, où il m’a été permis de passer auprès d’elle tant de moments heureux. La simplicité de son attitude concordait si merveilleusement avec cette ambiance, où tout parlait d’une paix et d’une sérénité parfaites. Elle était une source de sagesse, une sagesse qu’elle communiquait en paroles et en silence, car son silence parvenait à révéler plus que ne peuvent le faire les mots, exprimant des choses trop subtiles, trop fragiles pour être dites. Elle n’était pas seulement le Maître, mais encore et surtout l’amie sur laquelle on pouvait compter en toutes circonstances, l’amie qui savait avant que la plainte ne fût énoncée, l’amie qui comprenait sans explications. Et elle donnait dans un élan d’amour infini. </p>
</blockquote>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--small);flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized has-custom-border"><img loading="lazy" decoding="async" width="644" height="873" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg" alt="" class="wp-image-7425" style="border-radius:25px;width:188px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg 644w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2-295x400.jpg 295w" sizes="auto, (max-width: 644px) 100vw, 644px" /></figure>
</div>
</div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Elle s’était consacrée à l’œuvre du Maître, en devenant de plus en plus l’instrument par lequel se répandait le Message. Et elle s’était dévouée à ce travail sacré, continuellement, malgré toutes les difficultés qu’elle devait subir, en prodiguant sans cesse son amour et sa sagesse inépuisables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle vivra dans la mémoire de tous ceux qui l’ont aimée et dans les conférences qu’elle a laissées – ces conférences qui témoignent d’une connaissance et d’une intelligence intérieure qui ne sont pas de ce monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son décès fut, pour beaucoup d’entre nous, une perte irréparable. Et pourtant, de cette perte apparente s’élèvera un lien intime qui fera naître la certitude qu’en réalité il n’y a plus de séparation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vers Elle, qui nous indiquait le chemin à suivre par son exemple, en marchant sur les traces du Maître, vont nos pensées d’affection quand nous lisons les vers suivants&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Que ton pied sur le sol laisse une noble empreinte <br>Et peut-être, suivant les sentiers après toi, <br>Quelque esprit, agité par le doute et la crainte, <br>Retrouvera l’espoir, le courage et la foi ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Louis Hoyack</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">De l’éloge de <em>Louis Hoyack</em>, nous extrayons ce passage&nbsp;: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Elle a vécue et est morte inaperçue aux yeux de la plupart, inconscients de l’élévation de sa spiritualité. Les êtres et les choses exquis ne trouvent que peu d’admirateurs en cette foire de médiocrité. Mais ceux qui découvrirent le rayonnement de son évolution spirituelle et gagnèrent la tendre amitié de son cœur aimant, se sentent liés à elle pour toujours…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi l’existence de cette initiatrice est achevée&nbsp;: vie de peine et de tragédie, mais aussi vie de prière, de promesse, d’espoir et de bonheur. Car elle possédait le vrai bonheur, celui de ceux dont le regard, passant par-delà les douleurs de ce monde illusoire, contemplent la vision de l’Eternel ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Olga Chayès</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et ce dernier souvenir d’Olga Chayès&nbsp;: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Jamais elle ne s’imposait. Mais je la sentais aux abords de ma vie. Et lorsque ma volonté de bien faire se trouvait épuisée, sa force était là pour suppléer à la mienne&nbsp;: dès lors, miraculeusement, les circonstances cédaient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle ne s’imposait jamais, mais il suffisait d’aller vers elle et de se laisser pénétrer de son silence&nbsp;; c’est ainsi que j’étais venue, parfois, ne parvenant plus à tolérer en moi certaine douleur, et l’on repartait galvanisé par un courant si puissant qu’il vous rendait fluide, insensible aux peines individuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’elle, je savais peu – mais qu’elle m’avait été plus secourable, à moi, une inconnue, que n’avaient pu l’être mes plus proches amis. Et aussi que sa maîtrise d’elle-même semblait sans défaillance et que jamais, durant ces cinq années où il m’avait été permis de l’approcher, elle n’avait prononcé une parole amère ou hostile à autrui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle demeure toujours, présence ineffaçable, dans le jardin secret de ma vie. Et mon désir le plus profond est de l’y retrouver à jamais. Cette parcelle d’elle-même qu’elle m’a laissée, en me prodiguant sa bonté, sa sympathie et sa lumière subsiste comme un élément de divinité intangible que je n’ai garde de profaner par un acte dont elle ne pourrait être solidaire ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> ‘Les chemins emmêlés de la vie’ – Phrase tirée de l’Invocation au <em>Pîr</em>, du <em>Vadan</em>.&nbsp;</p>



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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Deux anecdotes</title>
		<link>https://lsps.fr/deux-anecdotes/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 08:34:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=7409</guid>

					<description><![CDATA[<p>La vie avec Murshida Sharifa Ces souvenirs sur Murshida Sharifa ne seraient pas complets si l’on ne rapportait deux anecdotes relatées par nos mères respectives. Antoinette Schamhart fut une amie et se considéra toujours comme une disciple de Murshida Sharifa . Elle a raconté à Elise, sa fille, et à Michel, son gendre cette anecdote. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="688" height="1258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg 688w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-219x400.jpg 219w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-560x1024.jpg 560w" sizes="auto, (max-width: 688px) 100vw, 688px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>La vie avec Murshida Sharifa</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ces souvenirs sur <em>Murshida Sharifa</em> ne seraient pas complets si l’on ne rapportait deux anecdotes relatées par nos mères respectives.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Antoinette Schamhart</em> fut une amie et se considéra toujours comme une disciple de <em>Murshida Sharifa</em> . Elle a raconté à Elise, sa fille, et à Michel, son gendre cette anecdote. Un jour étant en Hollande, elle dut écrire à <em>Murshida Sharifa</em>. Elle lui demandait quelques instructions précises concernant une affaire très urgente. Avant que sa lettre n’ait pu recevoir une réponse, elle reçut pourtant celle-ci, dans des délais incroyablement courts. Et dans sa lettre <em>Murshida Sharifa</em> lui répondait point par point aux questions posées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, en examinant l’estampillage postal de la lettre de <em>Murshida</em> avec le moment où elle-même avait écrit la sienne, Antoinette se rendit compte qu’elles avaient pratiquement écrit ensemble, elle les demandes et l’autre les réponses.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le taxi au pont de Saint Cloud</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Yvonne Guillaume a raconté à son fils Michel qu’un jour, au moment de quitter <em>Murshida Sharifa</em> au seuil de sa maison de Suresnes, celle-ci l’accompagna jusqu’à son taxi. Mais au lieu de lui dire au revoir tout de suite, <em>Murshida</em> commença à tourner autour du taxi, en lui jetant de brefs coups d’œil de côté. Yvonne fut très surprise de ce manège, mais elle ne dit rien. Après quelque temps, elles se dirent au revoir et le taxi partit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrivé au Pont de Saint-Cloud, un accident fatal faillit se produire. Un lourd camion ayant cassé ses freins fonça sur ce taxi qui ne le voyait pas arriver.&nbsp;A la dernière seconde, son chauffeur, mû par une sorte d’automatisme inconscient, exécuta la seule manœuvre qui lui permettait d’échapper. Et il n’y eut aucun accident de personne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="padding-right:0;padding-left:0">Yvonne n’en parla pas à <em>Murshida</em>. Quelque temps plus tard, <em>Murshida</em> faisait une conférence intitulée : « L’être spirituel ». A un moment de son exposé, elle dit, en regardant Yvonne droit dans les yeux : « Par l’influence d’un être spirituel, un grave accident peut être évité … » Le souvenir de l’incident de Saint-Cloud et du comportement inhabituel de <em>Murshida</em> autour du taxi revint à la mémoire d’Yvonne Guillaume. Et elle en comprit la raison.</p>



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		<item>
		<title>Souvenirs de Wazir van Essen</title>
		<link>https://lsps.fr/souvenirs-de-wazir-van-essen/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 08:24:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=7405</guid>

					<description><![CDATA[<p>La vie avec Murshida Sharifa Nous transcrivons d&#8217;autres souvenirs de Wazir Van Essen : « Je n’oublierai jamais le moment où elle sortit pour la première fois après des années de réclusion pour donner une conférence dans le Hall.&#160; Elle était vêtue de blanc, telle qu’on la voit sur une de ses photographies, encore partiellement étrangère [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="688" height="1258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg 688w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-219x400.jpg 219w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-560x1024.jpg 560w" sizes="auto, (max-width: 688px) 100vw, 688px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>La vie avec Murshida Sharifa</strong></h4>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Nous transcrivons d&rsquo;autres souvenirs de Wazir Van Essen :</p>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-aeabb493 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">« Je n’oublierai jamais le moment où elle sortit pour la première fois après des années de réclusion pour donner une conférence dans le Hall.&nbsp; Elle était vêtue de blanc, telle qu’on la voit sur une de ses photographies, encore partiellement étrangère au monde extérieur et pourtant elle avait déjà cette qualité de transparence qui fut si marquée chez elle par la suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tard, elle se rendit de nouveau à Paris pour donner des conférences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout cela dut être très difficile. Surtout les déplacements dans le vieux petit tramway désuet et bruyant suivis de trajets en métro.</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized has-custom-border"><img loading="lazy" decoding="async" width="621" height="940" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/Blanc.jpg" alt="" class="wp-image-7421" style="border-radius:25px;width:149px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/Blanc.jpg 621w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/Blanc-264x400.jpg 264w" sizes="auto, (max-width: 621px) 100vw, 621px" /></figure>
</div>
</div>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Un jour, elle me demanda de l’accompagner lors d’une visite en ville.&nbsp; Pendant des années, elle avait négligé de faire régulariser ses papiers d’identité et son passeport.&nbsp; Pour aller à Paris, je voulus monter la rue de la Tuilerie pour prendre le tramway, afin de lui épargner la traversée du Boulevard de Versailles (plus tard Bd.&nbsp; Henri Sellier).&nbsp; <em>Murshida</em> n’y consentit pas.&nbsp; Cela impliquait qu’il fallait revenir sur nos pas&nbsp;: « Il n’est pas juste d’un point de vue psychologique d’aller à contre-sens de son but » &#8211; dit-elle.&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">On la réprimanda au Consulat britannique pour avoir négligé ses affaires.&nbsp; Elle répondit très humblement&nbsp;: « <em>I’m sorry I have neglected the matter so long</em> » &#8211; (« Je suis désolée d’avoir négligé cette affaire si longtemps »).&nbsp; La façon dont elle prononça ces paroles fit immédiatement taire le fonctionnaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Quand <em>Murshida</em> sortit à nouveau, elle recommença à s’intéresser aux problèmes des <em>murîds</em> qui venaient la voir et qu’elle recevait avec un grand amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lettres qu’elle écrivait, par exemple à <em>Shanavaz van Spengler</em>, qui se montra par certains côtés un peu négatifs, exprimaient très nettement son attitude envers <em>Murshid</em> et le Message.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une petite illustration de la manière dont <em>Murshida</em> se sentait liée avec <em>Murshid</em> et voyait en lui le Rasoul <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a> peut se voir dans le fait suivant&nbsp;: je dis un jour&nbsp;: « Au temps de <em>Murshid</em> … ».&nbsp; Elle m’interrompit en disant&nbsp;: « <em> Wazir</em>, <em>it’s always Murshid’s time</em> » &#8211; « <em> Wazir</em>, nous sommes toujours au temps de <em>Murshid</em>« .</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Sur son lit de mort, ce fut comme si les sphères intérieures s’ouvraient pour l’accueillir après une vie de dévouement, de lutte et d’accomplissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Murshid</em> dit d’elle, dans son Autobiographie, qu’elle était une perle cachée sous une coquille de dure apparence.&nbsp; Quelques-uns parmi nous ont eu le privilège de voir s’ouvrir la coquille, de découvrir la perle et d’en contempler la lumière à laquelle on n’avait pas accès auparavant ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> Rasoul – Dans la perspective de l’enseignement de <em>Hazrat Inayat Khan</em>, il s’agit d’un prophète porteur du Message de Dieu pour une époque entière, qu’il soit connu du monde ou reste quasi inconnu.</p>



<p class="has-text-align-center has-base-color has-text-color has-link-color wp-elements-45915ea508d2e92b25602ebd7445e2d4 wp-block-paragraph">souvenirs de Wazir Van Essen </p>



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</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Derniers souvenirs de Feizi van der Scheer</title>
		<link>https://lsps.fr/derniers-souvenirs-de-feizi-van-der-scheer/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 08:04:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=7398</guid>

					<description><![CDATA[<p>La vie avec Murshida Sharifa Nous en résumerons une partie des derniers souvenirs de Feizi.&#160; En 1935, la propriétaire qui louait la maison à Murshida Sharifa, à côté du Champ Soufi, et d’où elle avait vue sur la maison de Murshid, lui donna congé, pour des raisons obscures.&#160; Il fut impossible de trouver une maison [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/derniers-souvenirs-de-feizi-van-der-scheer/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">Derniers souvenirs de Feizi van der Scheer</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="688" height="1258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg 688w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-219x400.jpg 219w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-560x1024.jpg 560w" sizes="auto, (max-width: 688px) 100vw, 688px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>La vie avec Murshida Sharifa</strong></h4>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Nous en résumerons une partie des derniers souvenirs de <em>Feizi</em>.&nbsp; En 1935, la propriétaire qui louait la maison à <em>Murshida Sharifa</em>, à côté du Champ Soufi, et d’où elle avait vue sur la maison de <em>Murshid</em>, lui donna congé, pour des raisons obscures.&nbsp; Il fut impossible de trouver une maison convenable qui fut située aussi près de ce champ, ni qui ait la même vue, conditions auxquelles <em>Murshida</em> donnait une importance quasi capitale.&nbsp; Ce périmètre avait été spécialement béni par <em>Pîr-o-Murshid</em>, et pour <em>Sharifa</em>, sa présence y était palpable.&nbsp; </p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Elle dut déménager de l’autre côté de ce champ dans un local qui faisait partie d’une série de bâtiments en brique, les Haras.&nbsp; Le local était insalubre, seulement chauffé par un poêle à charbon dont le tuyau d’évacuation passait à travers une fenêtre.&nbsp; C’était humide et enfumé, et répandait une mauvaise odeur persistante.&nbsp; Son peu de santé n’y résista pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, en Février 1936, elle alla à Vienne.&nbsp; En deux mois, elle y donna vingt-trois conférences et de multiples interviews à des <em>murîds</em> où à des personnes intéressées par le Soufisme. Elle revint par <em>Zürich</em> où elle parla et donna encore des interviews…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle revint épuisée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Après l’Ecole d’été de 1936 – reprend <em>Feizi</em> – <em>Murshida Sharifa</em> reprit les classes <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a>, et les conférences à Paris.&nbsp; Mais au retour elle devait s’arrêter un moment de marcher.&nbsp; Cependant elle ne disait pas un mot concernant sa fatigue ou sa maladie.&nbsp; Mais au bout de quelque temps, elle tomba trop malade pour continuer…</p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-bottom:0;flex-basis:33.33%">
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</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Trois semaines avant sa disparition elle me donna quelques instructions sur ce que j’aurais à dire ou à faire au cas où elle ne se rétablirait pas, quelques messages à sa famille et à quelques <em>murîds</em>.&nbsp; Pour les <em>murîds</em> du groupe français elle me dit&nbsp;: « Priez-leur de me pardonner », et elle me le demanda aussi à moi.&nbsp; <em>Murshida</em> ne voulut pas que je prévienne sa mère ou ses sœurs.&nbsp; Elle ne voulut non plus voir aucun <em>murîd</em>.&nbsp; Elle disait que pour une malade, la meilleure chose est de n’avoir qu’une personne autour d’elle.&nbsp; Pourtant les dernières semaines une <em>murîde</em> française dévouée m’aida à la soigner, mais c’était une personne âgée qui finit par accuser la fatigue, et quand je demandai à <em>Murshida</em> qui elle voulait pour me remplacer, <em>Murshida</em> me dit de demander à <em>Wazir van Essen</em> – qui était arrivé de Hollande – s’il voulait bien être de quelque secours.&nbsp; Elle reçut aussi une autre <em>murîde</em> néerlandaise qui était spécialement venue à Suresnes pour la voir.</p>
</blockquote>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">« Trois jours avant son décès, <em>Vilayat</em> vint lui apporter quelque chose, et quand je lui dis qu’il était reparti, elle me demanda de le rappeler et de lui dire que bien qu’elle ne puisse pas parler, il pouvait venir la voir.&nbsp; Il resta quelque temps et le soir elle me dit&nbsp;: « Cela a été un bon jour, un très bon jour « Et <em>Feizi</em> ajoute en note son sentiment personnel&nbsp;: Si jamais le ‘<em>Silsila Sufian</em>’ fut transmis en silence, je pense que ce fut ce soir-là, alors que <em>Vilayat</em> était encore trop jeune pour le recevoir explicitement ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le jour avant son décès elle me dit de la mettre dans une certaine posture de prière.&nbsp; Bien que cela produisît de l’œdème du visage, elle resta longtemps dans cette position et ne voulut pas que je lui fasse changer.&nbsp; <em>Murshida Sharifa</em> souffrait beaucoup mais ne se plaignait jamais.&nbsp; Elle raconta un jour que lorsque <em>Murshid</em> était malade et souffrait aussi beaucoup, il dit&nbsp;: « Ce sont des aperçus de Sa miséricorde ».&nbsp; Bien que ses voies respiratoires fussent très encombrées, la maîtrise de son souffle était telle qu’il resta toujours régulier.&nbsp; Elle avait souvent de forts accès de fièvre, pourtant jusqu’à la fin elle eut la maîtrise d’elle-même.&nbsp; Au tout dernier moment il y eut le changement dans les yeux qui annonce la mort, <em>Wazir</em> et moi commençâmes à dire un <em>Wazifa</em> <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong><sup><strong><sup>[2]</sup></strong></sup></strong></a> de guérison.&nbsp; Quand la vie revint dans ses yeux, elle me dit&nbsp;: « Qui vous a dit de faire ça&nbsp;? « , et elle donna un autre <em>Wazifa</em>, que nous répétâmes jusqu’à la fin.&nbsp; Pendant longtemps je lui tins les mains, et quand afin d’aller chercher quelque chose, je les desserrai, il y eut à nouveau ce changement dans ses yeux, et très calmement et paisiblement, elle passa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Parmi les derniers mots qu’elle prononça il y eut ceux-ci&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--small)">« Quant à ceux qui vous blessent et font du mal, il faut leur pardonner.&nbsp; <br>Profondément en lui, chacun est bon.&nbsp; <br>Même s’ils vous font du mal, pour eux cela leur semble bien sur le moment ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Chacun est bon, ils ne le voient pas toujours dans la bonne lumière, pourtant ils sont bons ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et encore&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« La vie est difficile, et cela demanderait plus d’une vie pour savoir comment la vivre.&nbsp; <br>Pourtant on peut être heureux, et je deviens de plus en plus heureuse chaque jour ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> Les ‘classes’ constituent l’ossature de l’enseignement de base de <em>Hazrat Inayat</em> pour les débutants</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a id="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> Wazifa – Analogue dans le Soufisme au <em>mantram</em> dans l’Hindouïsme : répétition d’un mot sacré.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-02353b0b wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">
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</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Opinion de Feizi van der Scheer sur Murshida Sharifa</title>
		<link>https://lsps.fr/opinion-de-feizi-van-der-scheer-sur-murshida-sharifa/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 07:44:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<category><![CDATA[Âme djinn]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit et matière]]></category>
		<category><![CDATA[Perfection spirituelle]]></category>
		<category><![CDATA[Vairâgya]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=7387</guid>

					<description><![CDATA[<p>La vie avec Murshida Sharifa Les observations comme les opinions d’une personne comme Feizi qui a vécu en la compagnie quotidienne de Murshida Sharifa pendant huit ans jusqu’à son décès présentent un intérêt évident.&#160; Car à fréquenter tous les jours une personnalité originale (et l’on ne peut nier que Murshida Sharifa en fût une) on [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="688" height="1258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg 688w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-219x400.jpg 219w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-560x1024.jpg 560w" sizes="auto, (max-width: 688px) 100vw, 688px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>La vie avec Murshida Sharifa</strong></h4>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Les observations comme les opinions d’une personne comme <em>Feizi</em> qui a vécu en la compagnie quotidienne de <em>Murshida Sharifa</em> pendant huit ans jusqu’à son décès présentent un intérêt évident.&nbsp; Car à fréquenter tous les jours une personnalité originale (et l’on ne peut nier que <em>Murshida Sharifa</em> en fût une) on la voit, pour ainsi dire, par le petit bout de la lorgnette.&nbsp;</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">On peut faire le compte de ses défauts et de ses petitesses. Combien de mémorialistes, de biographes n’y ont-ils pas pris un malin plaisir et ne s’en-t-ils pas sont servis pour faire descendre de grands hommes de leur piédestal et barbouiller leur statue ! Tel grand philosophe était pingre. Tel savant de réputation internationale piquait les idées de ses confrères pour se les attribuer. Et tel immense artiste était, dans le privé, un ivrogne, etc. . Il semble qu’il y ait quelque chose de rassurant pour les lecteurs (et aussi pour les auteurs) de ces biographies à pouvoir se dire : « Après tout, ce n’était qu’un homme comme nous. Il a seulement suffi de lui ajouter un grain de génie ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi une personnalité comme celle de <em>Murshida Sharifa</em> est dérangeante. Elle l’est du moins pour celles et pour ceux qui ne l’ont pas approchée. Egalement pour ceux  qui n’ont pas compris le niveau qu’elle avait atteint. Ils n’arrivent pas à la situer dans le catalogue d’êtres humains qu’ils ont connus par eux-mêmes ou par ouï-dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’opinion que nous rapportons n’est donc pas de celles qui rapetissent la personne qu’ils décrivent.&nbsp;Cette opinion a d’autant plus d’authenticité que <em>Feizi van der Scheer</em> était une personne positive, souvent critique. Et que sa générosité naturelle n’empêchait nullement de voir clair et de parler net.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« <em>Murshida Sharifa</em> – écrit-elle – était très typiquement une<em> âme-djinn</em> » </p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Et elle s’en explique plus loin.&nbsp; </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« De cette sorte d’âme il est dit dans <em>‘La vie intérieure</em><strong><sup> <a id="_ftnref1" href="#_ftn1"><strong><sup>[1]</sup></strong></a></sup></strong>’ d’<em>Inayat Khan</em>&nbsp;: Elles sont moins absorbées dans la vie de ce monde, et d’autant plus attachées à la vie intérieure.&nbsp; Cela ne signifie pas qu’elles ne prennent pas intérêt à ce monde, en fait, c’est l’intérêt pour la vie extérieure qui porte l’âme vers lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« De même la description du <em>Vairâghi</em> <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong><sup><strong><sup>[2]</sup></strong></sup></strong></a> et de la manière dont cette âme se développe, dans le même livre, donne une image typique de la vie et du développement spirituel de <em>Murshida Sharifa</em>.&nbsp; En fait j’ai souvent été émerveillée du grand intérêt qu’elle portait à chaque aspect de la vie, et quand parfois je me plaignais de la vie, elle disait toujours&nbsp;: « Pourtant c’est intéressant »</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Elle avait un tempérament mystique, et le fait même qu’elle vivait à un autre niveau que la plupart des gens, faisait que souvent elle les blessait, ce qui était sûrement la dernière chose qu’elle aurait voulu&nbsp;; même si les autres la blessaient, ce n’était pas dans sa nature d’y répondre.&nbsp; D’autre part j’ai remarqué la considération qu’elle avait pour les autres, et d’une manière à laquelle beaucoup de gens n’auraient pas pensé.&nbsp; Ainsi elle me dit de ne jamais parler sans nécessité de la maladie ou de la pauvreté d’un autre, et quand j’ai objecté&nbsp;: « Mais ce n’est pas une honte d’être malade ou pauvre », elle répondit&nbsp;: ‘Vous pouvez voir les choses ainsi, cependant, d’une certaine façon, cela les diminue’.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Une petite chose qui vexait souvent les autres était qu’il lui arrivait d’oublier d’aller leur dire bonjour.&nbsp; Elle-même en disait&nbsp;: ‘ Ce n’est pas parce que je ne les vois pas, mais parce qu’ils sont tellement dans mon esprit que je trouve très naturel qu’ils soient là’.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Murshid</em> dit&nbsp;: « Les opinions sont en conflit quand elles sont exprimées par deux personnes qui sont a des stades différents d’évolution.&nbsp; Par conséquent les sages répugnent à exprimer leur opinion ».&nbsp; J’ai souvent remarqué cela lorsque <em>Murshida</em>, à cause du Message, avait à donner son opinion.&nbsp; Mais même si elle restait silencieuse, cela devenait par soi-même une cause d’incompréhension.&nbsp; C’était son principe, quand elle voulait faire une certaine chose, de ne la dire qu’à ceux que cela concernait directement.&nbsp; Ainsi, par exemple, lors de sa maladie, elle alla voir un médecin et commença un traitement sans me le dire, ce qui me fit de la peine, bien que j’eusse compris que ce n’était pas par manque de confiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Elle n’était indifférente qu’en apparence.&nbsp; Ce qui, à la plupart des gens, semblait de l’indifférence, l’était seulement pour ce qui la concernait elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">‘Parfois il arrive qu’un être humain atteigne un degré où il devient un peu indifférent.&nbsp; Ce n’est pas tout un chacun qui arrive à ce point, mais c’est un développement naturel.&nbsp; Il vient un moment où un être dit&nbsp;: ‘Je ne souhaite plus rien.&nbsp; Je n’ai aucun grand désir pour ceci ou cela’.&nbsp; C’est alors qu’il peut tourner son attention vers les autres, pour lesquels il pourra sûrement représenter quelque chose, qu’il pourra aider, et avec lesquels il pourra sympathiser… ‘</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cette indifférence était aussi la raison pour laquelle elle ne cherchait jamais la dévotion envers elle-même ».&nbsp; ….&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il est écrit dans une petite note qu’elle laissa&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--small)">Il dit&nbsp;: Je suis venu à Suresnes <br>     J’ai dit&nbsp;: Pour quelle raison êtes-vous venu&nbsp;? <br>Il dit&nbsp;: Je suis venu pour vous <br>     J’ai dit&nbsp;: Vous n’êtes pas venu pour moi, mais pour le parfum de la présence du Maître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Un jour elle me dit&nbsp;: « Voyez-vous, la raison pour laquelle je n’ai pas donné beaucoup d’explications est que d’une manière générale je ne m’embarrasse pas de parler ou de penser beaucoup à toute ces questions de vie courante, qui rendent la vie si lourde »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Feizi</em>, pour appuyer ce propos, cite encore des fragments d’une conférence de <em>Murshida</em>&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Celui qui connaît la vie de l’esprit se sent libéré de la matière, qui pour lui ne constitue pas un fardeau qui l’alourdit et l’écrase.&nbsp; Il semble qu’il soit au-dessus de cela, qu’il ait une vie complètement à part, et que cette vie à part soit sa vraie vie.&nbsp; Il semble qu’il soit essentiellement détaché de la vie matérielle qui n’est plus qu’une phase de son expérience&nbsp;; qu’il vive autre part, et qu’il lui suffise d’éveiller sa conscience de cette autre vie pour se libérer de la préoccupation constante d’accumuler les choses matérielles, qui est la condition de la vie ».&nbsp; … « Il est ainsi très facile, pour ceux qui savent comment prendre refuge dans cette conscience de tourner le dos au monde matériel et de faire face à la vie de l’esprit » … « De cette manière la vie devient complète, et aussi équilibrée, parce que l’on vit en contact de l’esprit et aussi de la matière … ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je me souviens qu’un jour, je me sentis blessée au sujet d’une chose que <em>Murshida</em> avait dit ou fait et en avoir discuté avec elle.&nbsp; Quelques minutes plus tard, elle me rappela, elle semblait très heureuse et désireuse de partager son bonheur avec moi.&nbsp; Pourtant, bien que j’aie perçu cela très bien, il me fut impossible de le partager, car j’étais encore de mauvaise humeur.&nbsp; Ce n’était pas la première fois que je remarquais comment <em>Murshida</em>, en un instant, pouvait vivre dans un domaine complètement différent.&nbsp; Pour elle ce n’était que changer de côté ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il n’était pas toujours facile pour elle de faire attention à l’heure et de penser à un rendez-vous.&nbsp; Un jour je me rappelle, pendant une Ecole d’Eté, elle vint à la salle de conférences et donna une causerie alors que c’était quelqu’un d’autre qui devait parler.&nbsp; J’en vis le côté comique et me mis à rire quand je l’appris, mais elle le prit très gravement.&nbsp; Et elle avait bien raison&nbsp;; le bruit se répandit qu’elle l’avait fait exprès et cela fut expliqué d’une manière très déplaisante.&nbsp; En une autre occasion, elle oublia la date à laquelle elle devait parler, et quand quelqu’un vint le lui rappeler, elle arriva aussitôt et donna une conférence splendide ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Sa souffrance était un moyen de perfectionnement spirituel.&nbsp; En apparence la vie de <em>Murshida Goodenough</em> se termina en un complet échec, intérieurement dans la « résurrection » dont elle parle dans une de ses lettres.&nbsp; De cette résurrection j’ai été témoin oculaire, bien que cela n’ait été que plusieurs années après son départ que j’aie pu voir ce qui s’était passé avec un cœur et un esprit qui n’était plus bouleversé par les expériences terribles par lesquelles elle dut passer au cours de sa vie.&nbsp; Les humiliations, petites et grandes qu’elle eut à souffrir furent innombrables&nbsp;; mais la pire de toutes fut que le travail pour lequel elle se sentait responsable lui fut ôté des mains, et à la fin de sa vie ses mains et ses pieds étaient cloués.&nbsp; Peu de semaines avant qu’elle ne passe de ce monde, elle me dit&nbsp;: « Que je sois tombée malade n’est pas à cause de ce qui m’est arrivé, mais à cause de ce qui arrive à mes amis, et cause de la corruption qui s’est installée, maintenant même, dans le Mouvement ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Comme je peux le voir maintenant, elle prit toutes ces expériences comme un moyen vers la perfection spirituelle.&nbsp; J’ai vu comme elle avait pris le ‘chemin de moindre résistance’.&nbsp; Comme je proposais un jour de dire ou de faire quelque chose pour sa défense, elle répondit&nbsp;: « J’ai choisi un autre chemin ».&nbsp; Parfois, la souffrance par laquelle elle passait me révoltait, et ainsi, alors que dans une conférence elle avait parlé de ‘l’attitude sainte’, une conférence dans laquelle j’avais vu se refléter beaucoup de sa vie, ma réaction fut de m’écrier&nbsp;: « Je ne deviendrai jamais une sainte&nbsp;! ». Elle répondit&nbsp;: « Ce n’est pas une profession, <em>Feizi</em> « .&nbsp; </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une de ses conférences, elle a dit&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les saints n’ont jamais cherché la souffrance, ils ont cherché un bonheur qui les fit passer par la souffrance.&nbsp; Pour pouvoir transmettre le bonheur aux autres, et pour créer ce qui était le bonheur de leur âme, le saint doit passer par beaucoup de souffrances infligées par les autres ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans une autre&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Shakespeare dans ses pièces montre des cœurs souffrants qui sont guéris par l’amour, non pas par l’amour que les autres leur offrent, mais par cette petite étincelle d’amour que nous pouvons trouver dans notre propre cœur, et qui, si nous faisons attention à elle et ne l’éteignons pas, deviendra une flamme, un brasier réchauffant notre être entier et faisant du bien à tous ceux qui le perçoive et sentent sa chaleur dans la vie courante… ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Aider les autres fut le thème central de sa vie.&nbsp; Elle laissa un poème dans lequel on peut voir aussi cela clairement&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moi&nbsp;: <br>‘on me pousse, et on me bouscule, <br>on jette de la boue glissante sous mes pieds, <br>et on essaie de prendre mes pieds dans des lacs&nbsp;; <br>on tient devant mes yeux un miroir où je vois mon image déformée, <br>on calomnie mes amis et on crie des insultes à mes oreilles’. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’âme&nbsp;: <br>‘mon moi, ne souffre pas. <br>Je te soutiens et je te soulage, <br>et avec l’eau du Léthé que tu bois, <br>je te donne l’oubli des blessures&nbsp;; <br>je te donne le paradis, et tu l’ouvriras à d’autres ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> La Vie Intérieure – Un ouvrage de base de <em>Pîr-o-Murshid</em> qui donne les rudiments presque indispensables à connaître pour comprendre ce qu’est la démarche spirituelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a id="_ftn2" href="#_ftnref2">[2]</a> Vairâghi– L’état d’une personne dont la conscience, ayant perçu l’irréalité du monde, son caractère sans cesse mouvant et non fiable, s’en détache.</p>



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		<item>
		<title>Beauté, vérité, rareté, grâce, en toute simplicité</title>
		<link>https://lsps.fr/beaute-verite-rarete-grace-en-toute-simplicite/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 06:42:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<category><![CDATA[Destinée et libre arbitre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=7379</guid>

					<description><![CDATA[<p>La vie avec Murshida Sharifa Toute vie, peut-on dire, est à l’instar d’une étoffe et comporte sa chaîne et sa trame.&#160; La chaîne en est faite des aléas, des événements qui échappent en général à la volonté, en bref, ‘du Destin’, et la trame vient finir l’étoffe que l’on tisse à partir de cela.&#160; S’il [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/beaute-verite-rarete-grace-en-toute-simplicite/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">Beauté, vérité, rareté, grâce, en toute simplicité</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="688" height="1258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda.jpg 688w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-219x400.jpg 219w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Vie-Mda-560x1024.jpg 560w" sizes="auto, (max-width: 688px) 100vw, 688px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>La vie avec Murshida Sharifa</strong></h4>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Toute vie, peut-on dire, est à l’instar d’une étoffe et comporte sa chaîne et sa trame.&nbsp; La chaîne en est faite des aléas, des événements qui échappent en général à la volonté, en bref, ‘du Destin’, et la trame vient finir l’étoffe que l’on tisse à partir de cela.&nbsp; S’il n’est pas maître de la chaîne, chacun peut faire sa trame et pousser sa navette à travers la chaîne de son destin avec les fils qu’il choisit.&nbsp; </p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons vu cette chaîne, et combien elle fut rêche et dure pour <em>Murshida Sharifa</em>.&nbsp; Et nous avons vu la couleur et la délicatesse des fils qu’elle avait choisis pour tisser sa trame et parfaire le dessin de sa vie, et de quelle qualité étaient ces fils&nbsp;: « beauté, vérité, rareté, grâce, en toute simplicité », comme l’écrira plus tard, citant Shakespeare, quelqu’un qui l’avait connue.&nbsp; Et le chatoiement de l’ensemble reste fascinant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, nous n’avons regardé jusqu’à présent <em>Murshida Sharifa</em> pour ainsi dire que de loin et de haut – sauf rares exemples.&nbsp; Mais il est temps de mieux la regarder dans son quotidien.&nbsp; Comment vivait donc cette personne hors du commun, cette mystique à tempérament d’ascète, cette <em>yogini</em> égarée dans le siècle&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il nous reste, dans toute sa fraîcheur, le long témoignage que <em>Feizi van der Scheer</em> nous a laissé en anglais, ainsi que de rares souvenirs de ceux et de celles qui l’ont approchée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne sera pas inutile de nous remettre d’abord en mémoire quelques passages cités plus haut avant d’en rapporter de nouveaux.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Travailler pour <em>Murshid</em> et pour le Message</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Feizi</em> écrit&nbsp;: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Travailler pour <em>Murshid</em> et pour le Message était son seul but dans la vie.&nbsp; Elle dit un jour&nbsp;: « Quand une personne par son amour s’absorbe dans son idéal, il n’est jamais absent de son esprit, et en chaque chose il est devant elle ».&nbsp; Et ainsi en était-il en effet pour elle ».&nbsp;</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C’était donc la note dominante qui était à l’arrière-plan de tout son comportement et qui, s’ajoutant à son extrême sensibilité, rendait compte des précautions qu’elle prenait comme des choses qu’elle cherchait à éviter dans la vie quotidienne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, ajoute <em>Feizi</em>&nbsp;: </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Sensible par nature, elle l’était devenue davantage par la réclusion.&nbsp; Elle ressentait, il me semble, le fait de recevoir des lettres comme un fardeau qui signifiait pour elle un appel du monde extérieur auquel il fallait qu’elle réponde.&nbsp; Un jour je fus très frappée, pendant une de ses conférences, lorsqu’elle dit que les yeux des adultes font toujours mal, mais non pas les yeux d’un enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle était très pointilleuse en toutes sortes de choses et donnait des instructions pour les détails les plus minutieux.&nbsp; A un certain moment il y eut une invasion de guêpes et il me fallut les attraper et les détruire.&nbsp; Après leur capture, je pensai que la meilleure manière de les faire disparaître était de les noyer dans les toilettes&nbsp;; mais elle me dit de ne pas le faire, car les guêpes ont un sens de l’odorat très développé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour, j’achetai un encornet pour nourrir le chat, mais elle me dit de le jeter.&nbsp; Ce chat n’appartenait pas à <em>Murshida</em>, il appartenait à des pauvres gens du voisinage.&nbsp; Mais à sa manière de chat, il avait tellement insisté pour entrer qu’elle ne put pas résister longtemps et qu’il devint depuis un visiteur régulier.&nbsp; <em>Murshida</em> me dit qu’il pouvait voir et éviter des choses que la majorité des gens ne voyait pas.&nbsp; Ce chat, quand pendant sa maladie elle sentait ses genoux se refroidir et devenir rigides, sautait sur son lit, se mettait d’abord sur un genou jusqu’à ce qu’ils se réchauffe, puis sur l’autre.&nbsp; En cela elle vit un signe qu’elle devait continuer à vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Murshida Sharifa</em> donnait des noms aux pièces.&nbsp; Le salon fut appelé <em>Daftar <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong>[1]</strong></a></em>&nbsp;; la pièce où elle donnait des conférences&nbsp;: <em>Durbari</em>, et en haut il y avait une pièce qu’elle appelait <em>Khankah</em>.&nbsp; Quand je demandai ce que voulait dire <em>Khankah</em>, elle répondit&nbsp;: « bibliothèque », et j’ai dû rire car il n’y avait pas le moindre livre dans la pièce.&nbsp; Mais <em>Murshida</em> ne me permit pas d’en rire.&nbsp; Il y avait sûrement un autre sens derrière celui-ci, mais elle ne me le dit pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tard, lorsque je dus louer un lieu ou une salle pour ses conférences à Paris, il y eut certains numéros que je devais éviter.&nbsp; Le lieu ne devait pas non plus être en sous-sol pour que l’on n’eût pas à descendre.&nbsp; Quand il y avait une réunion chez elle à laquelle elle devait présider, je remarquai quelles précautions elle prenait pour placer les gens.&nbsp; Elle plaçait d’un côté ceux dont elle espérait de l’aide, les autres, elle les mettait de l’autre côté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu’elle ne fût pas influencée par les présages, elle les constatait.&nbsp; Un jour en allant donner une conférence à Paris, un petit arbre dans le champ soufi par lequel elle passait, se brisa.&nbsp; Ce soir-là, il y eut une émeute de royalistes et presque personne ne vint à la conférence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme cela a déjà été mentionné dans la lettre de sa sœur, elle avait une grande disposition pour les langues.&nbsp; Avec la femme de ménage, qui était italienne, elle parlait toujours cette langue.&nbsp; (Quelqu’un m’a dit que <em>Murshid</em> parlait quelquefois en persan avec elle en présence d’un <em>murîd</em> qui le supportait mal, à seule fin de le taquiner un peu).&nbsp; Un jour on lui demanda combien elle parlait de langues&nbsp;; elle répondit&nbsp;: « Ce serait une bonne chose de parler très bien une seule langue ».&nbsp; Je pense qu’elle faisait allusion au langage de l’âme ».&nbsp;</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Il convient que nous ouvrions ici une parenthèse.&nbsp; <em>Murshid</em> expliqua un jour que chaque âme possède, pour ainsi dire, son propre langage.&nbsp; Celui qui peut comprendre ce langage peut communiquer pleinement avec cette âme.&nbsp; Et il donna l’exemple des Douze Apôtres qui parlèrent ‘toutes les langues’ après avoir, à Pentecôte, reçu le don des ‘Langues de feu’.&nbsp; Toutes les langues, c&rsquo;est-à-dire qu’ils comprirent et purent parler le langage de chaque âme.&nbsp; Cette parenthèse étant faite, reprenons le récit de <em>Feizi</em>&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« C’était l’habitude de <em>Murshida</em> de ne pas parler pendant la plus grande partie de la journée&nbsp;; quand elle voulait avoir une conversation avec moi, elle m’appelait.&nbsp; S’il fallait faire des courses ou quelque autre travail, elle l’écrivait sur un morceau de papier.&nbsp; Ces morceaux étaient toujours plus longs que larges.&nbsp; Souvent, elle les agrémentait de petits dessins humoristiques, et parfois elle écrivait les choses sous forme d’un petit poème rimé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La plupart du temps, <em>Murshida</em> s’habillait de vieux vêtements, et portait par-dessus un tablier blanc très propre.&nbsp; Elle dit un jour&nbsp;: « Ou bien je veux être très bien habillée, ou bien je ne m’en soucie pas du tout ».&nbsp; Cependant, de quelque façon qu’elle fut vêtue, elle restait toujours ‘la grande dame’.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Elle avait une démarche lente et égale, et faisait attention à son souffle et de quel pied elle partait en premier.&nbsp; Son maintien, assise ou en marchant, était toujours très droit, aussi fatiguée qu’elle fût.&nbsp; Elle était grande et mince.&nbsp; Elle ne faisait pas beaucoup de gestes pendant ses conférences, ses mouvements étaient calmes, mais très expressifs&nbsp;; elle faisait souvent avec sa main le geste de pointer au-dedans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Etant enfant elle avait les yeux bruns et les cheveux blonds, plus tard ses cheveux foncèrent.&nbsp; Parfois je remarquais combien ses yeux, bien que bruns, avaient une couleur de fumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il n’y avait aucune image ni aucun portrait dans les pièces, pas même une photographie de <em>Murshid</em>.&nbsp; <em>Murshida</em> préférait les emblèmes.&nbsp; Des portraits, elle disait « ils me donnent l’impression de sonner sans arrêt ».&nbsp; Dans le salon il y avait un vieux calendrier épinglé sur le mur, portant l’emblème soufi et des caractères persans.&nbsp; Il portait ce poème de Roumi qu’elle aimait beaucoup&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Je suis mort en minéral et j’ai surgi en plante.  <br>Je suis mort en plante et j’ai surgi en animal. <br>Je suis mort en animal et j’ai surgi en homme. <br>Pourquoi aurais-je peur de m’amoindrir en mourant&nbsp;? <br>  <br>Amant froid de cœur et de peu de loyauté&nbsp;! <br>Par peur de la mort tu te détournes du Bien-Aimé&nbsp;! <br>Je mourrai de nouveau en homme pour surgir en ange, <br>ange de la tête aux pieds, <br>et quand je serai dissous en tant qu’ange, <br>je deviendrai ce qui dépasse la conception de l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Murshida</em> citait souvent Roumi, et aussi Shakespeare.&nbsp; Quand elle alla quelques jours se reposer à Chantilly, j’ai remarqué qu’elle emportait le <em>Masnawi</em> et un volume des œuvres de Shakespeare.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Au début, une femme vint apporter la nourriture, mais ensuite elle la prépara elle-même.&nbsp; Je pense que c’était <em>Murshid</em> qui le lui avait dit.&nbsp; Comme elle n’était pas adroite de nature et n’avait jamais eu l’habitude de faire ce genre de travail, cela dut certainement ne pas avoir été toujours facile.&nbsp; Elle préparait aussi la nourriture pour moi ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son style toujours candide, la dévouée <em>Feizi</em> en vient à d’autres souvenirs, plus personnels, sous le titre&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<h4 class="wp-block-heading"><strong>Ma relation avec <em>Murshida</em>.</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">« J’aurais beaucoup aimé m’occuper davantage de <em>Murshida</em> et la dorloter, mais elle ne m’en laissa jamais l’occasion.&nbsp; Un jour elle me dit qu’elle me ferait <em>Murshida</em> pour un jour (‘pour un jour seulement’ – répéta-t-elle) et bien que je comprisse tout à fait que c’était pour m’enseigner la bonne attitude d’une <em>murîde</em>, la première idée qui me vint fut&nbsp;: « ce jour-là, je vous mettrai au lit toute la journée ».&nbsp; Un jour, me plaignant qu’elle avait si peu besoin de moi je m’attirai cette réponse&nbsp;: ‘Ne pensez-vous pas qu’il y a une différence entre avoir besoin et estimer&nbsp;? C’est le diamant qu’on estime, qu’on considère comme de plus grande valeur que la pierre meulière, une pierre que l’on ne fait qu’utiliser’.&nbsp; C’était une belle réponse, mais la situation resta la même.&nbsp; Pourtant cette tendance était chez moi difficile à réprimer et je n’étais pas toujours obéissante.&nbsp; On jour, donc, elle m’appela &lsquo;<em>Haus Tyrann</em>&lsquo;, ‘tyran domestique’ et non sans quelque raison.&nbsp; Il n’y avait pourtant pas la moindre possibilité de développer cette tendance vis-à-vis de <em>Murshida</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cela se passait pendant une période où <em>Murshida Sharifa</em> donnait tout son argent pour aider une personne qui avait toujours été bonne et secourable pour <em>Murshid</em>.&nbsp; Cette dame était une princesse russe, l’une des premières <em>murîdes</em> russes, une réfugiée, qui avait tout perdu pendant la Révolution, et qui était maintenant tombée entre les mains ce que j’appelais un escroc, bien qu’il ne me soit aucunement permis de dire une telle chose.&nbsp; Pendant longtemps, <em>Murshida</em> crut que cet homme allait vraiment aider cette dame (ce qui était sûrement son intention), mais je n’avais pas la moindre confiance, et selon moi, <em>Murshida</em> était victime de sa générosité.&nbsp; Elle ne put payer à temps le loyer de la maison, ce qui lui causa des difficultés, mais en outre il n’y eut plus assez d’argent pour la nourriture, et elle jeûna, tout en me donnant un repas.&nbsp; Bien sûr je protestai.&nbsp; Cependant, après un bon moment, elle vit d’elle-même que cela ne pouvait continuer ainsi, et arrêta de donner de l’argent à cet homme.&nbsp; Lorsque quelque temps après il mourut, je dis que je pensais que c’était une chance pour cette dame&nbsp;; <em>Murshida</em> ne voulut pas du tout que je dise une chose pareille de quelqu’un qui était mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Cela dut être à cette période que je lui dis que bien qu’elle fût évidemment beaucoup plus spirituelle que moi, j’avais davantage de bon sens.&nbsp; La réponse que je m’attirai fut celle-ci&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Un bon usage de votre bon sens serait de comprendre mon bon sens.&nbsp; Vous savez que le semblable cherche son semblable ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Pourtant il resta toujours une certaine distance, et il ne me serait jamais venu à l’esprit d’être avec elle comme avec une personne ordinaire, bien que parfois j’aurais souhaité qu’il en soit autrement.&nbsp; Pourtant cette distance était plus apparente que réelle, et certainement pas parce qu’elle le souhaitait.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--small)">« Un être spirituel sentira un lien l’unissant à tous les êtres vivants, et en même temps, il se sentira loin de tout, élevé au-dessus de la terre dans un autre domaine.&nbsp; (Il sera) conscient de la vie et de la nature, et heureux en lui-même, sans qu’il ait besoin des circonstances extérieures pour lui apporter le bonheur » </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Conférence sur ‘Le Bonheur</em>’ – Une conférence donnée par <em>Murshida</em> en 1934, alors qu’elle était en pleine tourmente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La seule cause de la distance que je ressentais – reprend la bonne <em>Feizi</em> &#8211; était la grande différence d’évolution.&nbsp; Un jour, après un malentendu de ma part, <em>Murshida</em> me dit&nbsp;: « Le fait est, <em>Feizi</em>, que ce n’est pas si grave que vous le pensez.&nbsp; Et puis, il y a des choses avec lesquelles je suis d’accord avec vous.&nbsp; Vous n’avez pas besoin d’abandonner quelque idée que vous ayez&nbsp;; et il n’y a, au fond, pas beaucoup de différences entre ce que je vois et ce que vous voyez.&nbsp; S’il y a une différence, elle est momentanée.&nbsp; Il n’y a pas de désaccord&nbsp;; et d’un autre côté, il y a unité ».</p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><a id="_ftn1" href="#_ftnref1">[1]</a> <em>Daftar, Durbari, Khankah</em> – Nous ignorons la signification de ‘<em>Daftar’</em>.&nbsp; ‘<em>Durbari’</em> possède le sens d’une occasion où l’on se réuni pour un certain but, et ‘<em>Khankah’</em> désigne en général la résidence du Maître ou il reçoit et enseigne ses disciples.&nbsp; Pour <em>Murshida Sharifa</em>, les choses extérieures pouvaient signifier une réalité intérieure apparentée mais assez différente.</p>



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</div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le don</title>
		<link>https://lsps.fr/le-don/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Aug 2025 17:35:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<category><![CDATA[Destinée et libre arbitre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=7348</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’épreuve et le don Oui, certes, il y eut, dans la vie de cette personne, une fatalité, un destin qui eut des accents de tragédie&#160;: mais il y avait aussi en Lucy Goodenough un libre-arbitre affirmé et surtout une volonté puissante.&#160; A ne considérer que le destin, on aurait pu dire que celui–ci avait fait [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-don/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">Le don</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="963" height="1566" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda.jpg 963w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda-246x400.jpg 246w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda-630x1024.jpg 630w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda-768x1249.jpg 768w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda-945x1536.jpg 945w" sizes="auto, (max-width: 963px) 100vw, 963px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>L’épreuve et le don</strong></h4>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Oui, certes, il y eut, dans la vie de cette personne, une fatalité, un destin qui eut des accents de tragédie&nbsp;: mais il y avait aussi en <em>Lucy Goodenough</em> un libre-arbitre affirmé et surtout une volonté puissante.&nbsp; A ne considérer que le destin, on aurait pu dire que celui–ci avait fait d’elle, dont la santé était déjà diminuée, une cible pitoyable pour la malveillance d’un entourage qui ne la comprenait pas, qui supportait mal sa nature exclusive et peu sociable, et en outre qu’elle était devenue, par des circonstances malignes &#8211; la perte de cette lettre &#8211; une victime expiatoire.&nbsp;</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce serait ne pas voir qu’en dépit de ce destin, et en face de l’opprobre et de l’opposition qui l’entouraient et qui cherchaient à l’empêcher d’agir pour ce qui était son seul but, il y avait l’idéal sans faille. Il y avait la volonté hors du commun de <em>Murshida Sharifa</em>.&nbsp;Et l’on vit se vérifier une fois de plus que ce sont les circonstances contraires qui permettent à une grande âme de donner toute sa mesure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em> a souvent parlé de ce qu’est le libre-arbitre au regard du destin&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-4d3f9f60 wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« L’homme possède en lui deux aspects. L’un de ces aspects est son être mécanique dans lequel il n’est qu’une machine contrôlée par les conditions, par ses impressions, par les influences externes, par les influences cosmiques, par ses actions.&nbsp; Tout ce qui travaille de façon mécanique tourne sa vie en conséquence&nbsp;; il n’a aucun pouvoir sur les conditions, il est juste un instrument soumis aux influences.&nbsp; Plus cet aspect est prononcé dans l’homme, moins évolué il est&nbsp;; c’est un signe de moindre évolution.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre aspect de l’homme est l’aspect créatif dans lequel il montre qu’il est le représentant du Créateur, dans lequel il montre qu’il n’est pas seulement relié à Dieu, mais qu’il fait partie de Dieu, que son être le plus profond est Dieu ».</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph">Destin et libre-arbitre’ – Le Front souriant <sup data-fn="24a901c2-1c11-4055-a005-16fd5a8009c5" class="fn"><a id="24a901c2-1c11-4055-a005-16fd5a8009c5-link" href="#24a901c2-1c11-4055-a005-16fd5a8009c5">1</a></sup></p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un engagement sans faille</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant tout le temps en effet que <em>Murshida</em> passait à travers cette épreuve qui s’aggravait sans cesse, soit de 1929 à 1937, elle ne cessa, à aucun moment, de continuer à répandre l’enseignement de son <em>Murshid</em>.&nbsp;Elle ne cessa de parler en public.&nbsp;Et quant à l’aide qu’elle apporta individuellement aux <em>murîds</em> de <em>Murshid</em>, à ceux qui se trouvaient désorientés par le départ du Maître et qui ne trouvaient pas ailleurs cet esprit qu’elle seule leur apportait dans toute sa pureté, il faut les avoir entendus en parler, comme nous avons pu le faire, pour se rendre compte de la valeur de ce qu’elle représentait pour eux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il faut s’imaginer en même temps – répétons-le &#8211; que cette femme était tenue pour suspecte. Que sa réputation était ternie – aux yeux de certains du moins – qu’on la vilipendait à mots couverts. Que la calomnie faisait son œuvre. Et que l’on cherchait à écarter d’elle les gens qui désiraient la voir ou l’entendre.&nbsp; Un fait objectif fera mieux comprendre le genre de difficultés que cette opposition lui créait.&nbsp; On n’osait pas, au cours des Écoles d’été, lui interdire ouvertement de parler dans le Hall de conférence à Suresnes. Mais un homme se postait à l’entrée, abordait les auditeurs qui se présentaient. Et il leur glissait en confidence que l’oratrice était quelqu’un « qui n’était pas dans la bonne ligne. Qu&rsquo;elle répandait une influence néfaste ».&nbsp; Beaucoup s’en allaient.&nbsp; Un certain nombre de personnes cependant voulurent se rendre compte par elles-mêmes, et généralement, elles restèrent.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les principaux auditeurs</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce fut le cas d’un certain nombre de celles qui jouèrent par la suite un rôle important dans la propagation du message Soufi de <em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em>.&nbsp;Nous en reparlerons.&nbsp;Mais nous voulons dès maintenant nommer les principaux&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y eut le fils aîné du Maître, <em>Vilayat Khan  </em><sup data-fn="d4375e5a-39f5-4307-b04f-358931767b5a" class="fn"><a id="d4375e5a-39f5-4307-b04f-358931767b5a-link" href="#d4375e5a-39f5-4307-b04f-358931767b5a">2</a></sup><em> </em>(plus tard<em> Pîr</em> <em>Vilayat</em>).&nbsp; Bravant le « cordon sanitaire » qui isolait <em>Murshida Sharifa</em>, il vint souvent assister à ses conférences durant les Écoles d’été. Il fut un des rares qui cherchèrent à lui rendre service pendant sa dernière maladie. Et il honora toujours sa mémoire. Il y eut aussi un certain nombre de leaders et de personnalités du Mouvement Soufi. Il y eut par exemple <em>Sirkar van Stolk</em>, Représentant Général pour les Pays-Bas, <em>Wazir van Essen</em>. Tous deux introduisirent le message Soufi en Afrique du Sud, où il est maintenant florissant. Il y eut <em>Shanavaz van Spengler</em>, le philosophe <em>Louis Hoyack</em> et quelques autres personnalités néerlandaises, sans compter le petit groupe des <em>murîds</em> français qui se réunissait autour d’elle le reste de l’année.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi ces quelques fidèles néerlandais, nous désirons citer le cas d’<em>Antoinette Schamhart</em>, parce qu’il est typique de l’effet que produisait <em>Murshida Sharifa</em> sur ces personnes.&nbsp;Nous pouvons parler d’elle en connaissance de cause, puisqu’elle fut la mère d’<em>Elise Schamhart</em> et une seconde mère – et une mère spirituelle – pour <em>Michel Guillaume</em>.&nbsp;En outre, elle fut une des seules amies et proches confidentes de <em>Murshida Sharifa</em>.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong><em>Antoinette Schamhart</em></strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Toute sa vie depuis sa jeunesse, <em>Antoinette Schamhart</em> avait cherché la vérité.&nbsp; Sa religion n’avait pas pu, ou pas su, lui apporter ce qu’elle espérait y trouver.&nbsp;Ayant l’esprit porté vers l’aspect philosophique de l’existence, elle avait étudié beaucoup d’ouvrages, ésotériques ou spirituels, depuis les doctrines hermétiques jusqu’aux exposés de <em>Vivekananda</em> sur les divers yogas. Elle avait aussi fréquenté plusieurs cercles à prétentions spiritualisantes, depuis les spirites jusqu’à la <em>Christian Science</em> <sup data-fn="527695c7-f60e-4450-bfff-67d4d7016dab" class="fn"><a id="527695c7-f60e-4450-bfff-67d4d7016dab-link" href="#527695c7-f60e-4450-bfff-67d4d7016dab">3</a></sup>.&nbsp;De ces expériences, elle n’avait retiré qu’espoirs déçus et soif grandissante pour une vérité qu’elle pressentait exister sans pouvoir en trouver le chemin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’elle était dans cette disposition d’esprit, elle fut amenée à Suresnes par les circonstances et entendit parler du Soufisme. Elle entra – sans enthousiasme – dans le hall où <em>Murshida Sharifa</em> devait lire une conférence de <em>Murshid Inayat Khan</em> sur l’Esprit et de la Matière. C’était précisément LA question qui la tourmentait depuis longtemps.&nbsp; Pour la première fois, elle fut pleinement satisfaite de la réponse qu’elle reçut.&nbsp;Et puis elle se rendit compte que les mots qu’elle entendait, loin d’être le fruit d’une simple cogitation intellectuelle, semblaient l’écho d’une expérience profonde de l’auteur, expérience qui était de plus partagée par l’oratrice. Elle en sortit très impressionnée. Elle revit <em>Murshida</em> <em>Sharifa</em>, et s’attacha à elle pour toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Antoinette Schamhart</em>&#8211;<em>Scholte</em> dirigea plus tard le centre Soufi de Haarlem en Hollande avec une grande compétence et efficacité.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le don à la cause du Message</strong></h4>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;flex-basis:33.33%">
<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized has-custom-border"><img loading="lazy" decoding="async" width="630" height="1024" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda-630x1024.jpg" alt="" class="wp-image-7483" style="border-radius:25px;width:216px;height:auto" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda-630x1024.jpg 630w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda-246x400.jpg 246w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda-768x1249.jpg 768w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda-945x1536.jpg 945w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/09/Don-Mda.jpg 963w" sizes="auto, (max-width: 630px) 100vw, 630px" /></figure>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-4d3f9f60 wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Pendant les Écoles d’été à Suresnes, et jusqu’à sa mort, <em>Murshida Sharifa</em> continua à donner des conférences. Elle continua à recevoir les <em>murîds</em> et les personnes intéressées qui avaient « forcé le barrage » dont on a vu des exemples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le reste du temps, elle le consacrait à parler du message soufi et à répandre l’enseignement de <em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em> parmi le public français, par des conférences à Paris et par des contacts individuels. Elle réunissait chez elle deux fois par semaine, ou à Paris à la suite de ses conférences, les <em>murîds</em> parisiens et proches. Et elle conseillait et guidait ceux qui le désiraient.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusque vers les années 1932 ou 33, la hiérarchie voulut bien lui conserver la charge de Représentante Nationale du Mouvement Soufi pour la France.&nbsp;Puis on chercha à la lui retirer au profit d’une personne sans doute méritante, mais à peu près inconnue des <em>murîds</em> autochtones, et toute dévouée à cette hiérarchie. Il fallut que ces <em>murîds</em> adressent une pétition au <em>Shaikh-ul-Mashaikh</em> <em>Maheboob Khan</em>, pour que celui-ci veuille bien reconsidérer la nomination qu’il avait faite.&nbsp;En bref, la sourde et attristante opposition ne s’endormait pas.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <em>Murshida</em> s’était entièrement donnée à la cause du message de son Maître. Et elle continuait la tâche qu’il lui avait confiée, vaille que vaille, au milieu des difficultés de santé, de problèmes matériels et d’aléas de toute nature.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="24a901c2-1c11-4055-a005-16fd5a8009c5"><strong>Le Front Souriant </strong>– Recueil de conférences de Hazrat Inayat Khan sur des sujets divers publié en Anglais sous le titre de ‘The Smiling Forehead’. <a href="#24a901c2-1c11-4055-a005-16fd5a8009c5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1">↩︎</a></li><li id="d4375e5a-39f5-4307-b04f-358931767b5a"><strong>Vilayat Khan</strong> – (1917- 2004) &#8211; Fils aîné de <em>Hazrat Inayat Khan</em>. Il joua un rôle important dans la diffusion du Soufisme après la guerre de 39-45. Ses efforts portèrent principalement sur le rapprochement entre les religions, et sur la reviviscence de l’Ordre Soufi.  Il travailla surtout en France, aux Etats-Unis, en Allemagne. Il fonda en France, à <em>Fazal-Manzil</em>, une Ecole de méditation. Et il écrivit plusieurs ouvrages sur le Soufisme, en anglais ou en allemand, en particulier : <em>« The light of truth », « Stufen einer Meditation », « Towards the One », « Samadhi with open eyes »</em>. Il forma de nombreux élèves. <a href="#d4375e5a-39f5-4307-b04f-358931767b5a-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2">↩︎</a></li><li id="527695c7-f60e-4450-bfff-67d4d7016dab"><strong>Christian Science</strong> – Mouvement de philosophie spiritualiste fondé vers la fin du 19ème Siècle aux Etats-Unis par <em>Mrs. Mary Baker Edddy</em>, et qui niait la maladie. Tout pouvait être guéri par la concentration mentale sur des pensées positives. <em>Begum</em>, l’épouse de <em>Murshid</em>, était apparentée à cette famille. <a href="#527695c7-f60e-4450-bfff-67d4d7016dab-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 3">↩︎</a></li></ol>


<p class="wp-block-paragraph"></p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-02353b0b wp-block-buttons-is-layout-flex" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)">
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