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	<title>Archives des Réflexion du maître - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Réflexion du maître - Soufi Inayat Khan</title>
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		<title>La relation entre Sharifa Goodenough et son maître spirituel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart &#38; Michel Guillaume]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 07:21:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mémorial de Murshida Sharifa Goodenough]]></category>
		<category><![CDATA[Charme de la personnalité]]></category>
		<category><![CDATA[Distinctions et différences]]></category>
		<category><![CDATA[Fana-fi-sheikh]]></category>
		<category><![CDATA[Lumière de l'Être Unique]]></category>
		<category><![CDATA[Maître inspirateur]]></category>
		<category><![CDATA[Personnalité du maître]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion du maître]]></category>
		<category><![CDATA[Sadhana]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’entraînement soufi Nous en arrivons maintenant à l’aspect peut-être le plus caractéristique de la relation maître soufi et disciple (surtout lorsque ce maître appartient à l’Ecole des Chishtis [1], ce qui était le cas de Murshid Inayat Khan). Disons en deux mots quel est le caractère de cet entraînement. Il privilégie l’acquisition et le progrès [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-relation-entre-sharifa-goodenough-et-son-maitre-spirituel/esmg/michel-guillaume/memorial-de-murshida-sharifa-goodenough/">La relation entre Sharifa Goodenough et son maître spirituel</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Elise Schamhart &amp; Michel Guillaume</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-28f84493 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:25%"><figure style="width:170px;height:170px;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="329" height="395" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/Accueil.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:170px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/Accueil.jpg 329w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/Accueil-250x300.jpg 250w" sizes="(max-width: 329px) 100vw, 329px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-vertically-aligned-center is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>L’entraînement soufi</strong></h4>



<p class="has-text-align-left">Nous en arrivons maintenant à l’aspect peut-être le plus caractéristique de la relation maître soufi et disciple (surtout lorsque ce maître appartient à l’Ecole des <em>Chishtis</em> <a id="_ftnref1" href="#_ftn1"><sup>[1]</sup></a>, ce qui était le cas de <em>Murshid Inayat Khan</em>). Disons en deux mots quel est le caractère de cet entraînement. Il privilégie l’acquisition et le progrès des qualités humaines chez le disciple plutôt qu’il ne sollicite chez lui l’émergence d’aspects occultes. </p>
</div>
</div>



<p>Cet entraînement procède en outre en respectant ce qu’on pourrait appeler l’harmonie naturelle, un peu comme le ferait un père plein de sollicitude envers un enfant de bonne volonté, plutôt que de recourir à des épreuves pénibles et à des austérités successives, comme dans d’autres Ecoles, qu’elles soient soufies ou hindouistes.</p>



<p>Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une ascension en commun du maître et du disciple vers le sommet le plus élevé de la vie humaine, et que, comme dans toute ascension, cela comporte des passages périlleux et pénibles, comme nous le verrons. Mais cela est la conséquence de la démarche elle-même, et non pas du maître ni de la méthode qu’il emploie.</p>



<p>Voyons maintenant ce qu’il en fut pour <em>Sharifa Goodenough</em>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>« <em>Bhau</em>« , ou <em>Sadhana</em> <a id="_ftnref2" href="#_ftn2"><sup>[2]</sup></a>, l’entraînement spirituel sous la direction de <em>Murshid Inayat Khan</em>.</strong></h4>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>L’entraînement ésotérique soufi ne consiste pas seulement à prescrire diverses méditations et à faire faire des études philosophiques, mais à éprouver et à tester un élève&nbsp;: sa sincérité, sa loyauté, sa confiance, son courage, son intelligence, sa patience&nbsp;; il consiste à peser et à mesurer son sens de la justice, sa faculté de raisonnement, et à sonder les profondeurs de son cœur…Le but de l’Ordre Soufi est de susciter dans une âme les qualités humaines, d’en faire un être humain fini, parachevé, accompli.</p>
</blockquote>



<p class="has-text-align-right" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Pîr-o-Murshid</em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<p>Au risque d’étonner quelques lecteurs, je dirai que ce que voit le disciple chez son maître, ce qui en fait un disciple et pas seulement un auditeur ou un élève au sens habituel du terme, c’est que pour le disciple, son maître spirituel est bien davantage qu’une sorte de maître à penser ordinaire.</p>



<p>Voici d’ailleurs comment <em>Murshida Sharifa</em> expliquera plus tard cette relation pour le public&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-0a386c5a wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>On peut regarder la situation du maître, le travail du maître de diverses manières. Un maître pourra enseigner certains faits que l’élève apprendra, et sa tâche se bornera à cela. Un maître donnera son expérience ou sa connaissance, non pas comme il l’a apprise d’un livre, mais de sa vie, et l’élève l’assimilera autant qu’il le pourra ou que cela s’accommodera à son tempérament ou à ses idées. Ou bien un maître inspirera son élève, lui donnera quelque chose qu’on ne peut pas exprimer en paroles. Au-delà des faits qu’il enseigne, des connaissances qu’il donne, de ses points de vue, de sa connaissance de la vie, il donnera quelque chose qu’on ne peut pas exprimer en paroles.</p>



<p>Ce n’est pas qu’un maître influence ou qu’il manipule le psychisme du disciple, mais il donne quelque chose qui restera toujours dans son cœur et dans son esprit et qui fera de lui l’expression du maître – davantage même que l’enfant n’est l’expression de la mère et du père.</p>



<p>On peut regarder le maître comme un livre ou un dictionnaire vivant qui apporte de l’information&nbsp;; on peut le regarder avec considération aussi longtemps que l’élève trouve intérêt à ce qu’il apporte. Ou il se peut que le maître soit comme un ami plein d’expérience, par exemple dans un art&nbsp;: l’élève considère alors le maître comme quelqu’un qui lui tend la main pour l’aider dans la voie qu’il a choisie. Ou bien un maître peut prendre une importance bien plus grande. Entre le maître et l’élève, il peut s’agir d’une tâche sacrée. La première chose que l’on enseigne en Orient est de s’incliner devant le maître. Parfois on enseigne maintenant le contraire&nbsp;; on dit aux élèves de rester étrangers à ce qu’ils apprennent et de regarder ce qu’on leur apprend avec un esprit critique ».</p>
</blockquote>



<p class="has-text-align-right" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>The ocean within – An inspiring teacher</em></p>



<p>Pour un occidental moderne, un homme, même ce qu’il appelle « un grand homme », est un homme, c’est un être comme tous les autres, sujet à toutes les faiblesses, à tous les manquements, il est vulnérable comme lui-même aux tentations diverses de l’existence, et il ne voit du monde que ce qu’il en voit lui-même&nbsp;; c’est un individu enfermé dans les limites de sa peau et pour qui la seule lumière qui existe est celle du soleil, du feu ou de l’électricité. Qu’il y ait une lumière qui soit en même temps intelligence et que par elle tout ce qu’il y a sur la terre et dans le Ciel devienne aussi clair qu’un objet en plein soleil, cela, l’occidental moderne ne peut pas l’imaginer, donc il ne le croit pas.</p>



<p>C’est la même vision terre-à-terre qui fait que, pour un chrétien simplement pieux, l’injonction du Christ&nbsp;: « Soyez parfaits comme votre Père au Ciel est parfait » sonne comme une impossibilité flagrante, à moins d’en interpréter les paroles de manière à leur faire perdre leur sens premier.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le charme de la personnalité</strong></h4>



<p>Or, si nous prenons la vie de <em>Murshida Sharifa Goodenough</em> comme exemple, nous constatons que l’être humain peut atteindre une autre dimension. Une dimension qui peut frapper comme évidente un esprit dépourvu d’images préconçues et non obscurci par la grisaille et la médiocrité ambiantes.</p>



<p>La parfaite illustration de ce fait, on la trouvera dans les premières pages. Deux enfants, deux êtres encore vierges d’idées reçues sur la petitesse humaine, deux êtres dont le regard n’était pas encore pollué par le côté trivial, petit, terre-à-terre de notre humanité courante, ont spontanément perçu ce que cette âme irradiait, au-delà de l’apparence de la simple dame âgée qu’ils voyaient.</p>



<p>C’est cela que perçoit un disciple, et qui en fait un vrai disciple s’il est mûr pour l’être. C’est cela que perçut <em>Lucy Goodenough</em> quand elle approcha <em>Hazrat Inayat</em>.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<p>On trouve un reflet de cette vision dans ce qu’elle écrivit plus tard, qui montre la manière dont elle avait ressenti ce que l’on recevait, ce que l’on vivait auprès de <em>Hazrat Inayat</em>. Le 5 Juillet 1929, deux ans après la mort du Maître et à l’occasion de la date anniversaire de sa naissance, elle écrivit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-container-core-quote-is-layout-0a386c5a wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Notre <em>Murshid</em> a toujours glorifié son <em>Murshid</em>, mais en a trouvé peu pour le glorifier. Le Messager a souvent cité ces mots&nbsp;: « <em>The bringers of joy have always been the children of sorrow</em> » &#8211; “les porteurs de joie ont toujours été les enfants de la douleur” – les enfants de la douleur, eux qui sont le bonheur même, apportant avec eux leur propre bonheur, le bonheur de l’âme, et cependant façonnés par la douleur au milieu de laquelle ils vivaient. Car le monde ne peut pas les comprendre, le monde s’élève contre eux de tous côtés, s’opposant à eux, leur causant souffrance »&#8230;.</p>



<p>&#8230;. « Et ainsi il souffre et puis s’élève au-dessus de toute souffrance. Il la rencontre avec un sourire, il est reconnaissant dans toutes les circonstances. Nous lisons dans le Gayan <a href="#_ftn3" id="_ftnref3"><sup>[3]</sup></a>&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-center">’Rien ne peut ôter la joie à un homme qui possède la juste connaissance de la vie’.</p>



<p>Il avait cette connaissance plus qu’aucun autre, lui dont la connaissance de la vie était si étendue, dont la connaissance s’approfondissait à chaque pas qu’il faisait. Et on pouvait tout à fait le comprendre grâce à la manière dont il parlait&nbsp;: la façon dont les distinctions et les différences disparaissaient dans la lumière de l’unité jusqu’à ce qu’enfin il n’y eût plus aucune ligne qui séparât l’homme de Dieu. C’est un bonheur qui n’a pas de comparaison.</p>



<p>Le Messager voyait, en regardant chaque personne, sa nature, son caractère, ses mérites, sa force, sa faiblesse. Il savait, dans une salle pleine de monde, la condition de chacun, l’état de son être physique, sa condition mentale, ses aspirations, la tendance de son âme. Le bonheur lui appartient, à celui-là dont l’âme s’est dévoilée et lui dévoile le secret de chaque être et de chaque objet. Le bonheur est à lui, qui a trouvé son âme qui est bonheur en elle- même, et qui vit dans son âme, qui a sondé les profondeurs de la vie où il n’y a plus qu’amour et bonheur. Comment en effet le bonheur ne pourrait-il pas être sien alors que lui-même est la source de toute beauté, le créateur d’harmonie&nbsp;?</p>



<p>Le bonheur de l’innocence, on peut le voir dans celui qui, comme un enfant innocent, se tient comme un roi au milieu de ses représentants, libre d’eux tous, indépendant de tous&nbsp;; qui, en donnant, ne semble pas donner&nbsp;; qui, tout inconsciemment semble-t-il, guérit et inspire&nbsp;; dont le premier mouvement est de croire, d’accepter, d’aimer. L’innocence de Jésus a été connue des Soufis »&#8230;</p>



<p>« Et puis il y a ce dont il n’a parlé qu’une seule fois&nbsp;: sa consolation d’avoir apporté le message de Dieu à quelques âmes, et de les avoir aidées dans leur vie. Si tous ceux parmi nous veulent bien penser à ce qu’était leur vie, à ce qu’ils étaient avant de rencontrer <em>Murshid</em>, à ce qu’ils sont devenus plus tard, ils seront d’accord avec moi, comme a dit quelqu’un dont l’âme était liée à <em>Murshid</em>, que la gratitude est un mot trop grossier pour ce qu’ils éprouvent.</p>



<p>Dans le <em>Vadan</em> nous lisons&nbsp;:</p>



<p class="has-text-align-center">« Tu pétris mon esprit et mon corps pour faire l’argile nécessaire à la construction d’un nouvel univers »</p>



<p>L’argile d’un nouvel univers, la substance d’un nouvel univers et l’exemple d’un nouvel univers.</p>



<p>L’Asie est remplie de Bouddhas, de personnalités formées par la contemplation de ce calme et de cette paix, et de cette compassion. Il y aura davantage de beauté dans le monde, davantage d’harmonie, davantage d’amour, à mesure que les <em>murîds</em>, par leur concentration, par leur méditation, par leur union avec <em>Murshid</em>, montreront dans leur vie un aperçu de cette perfection qui fut ici ».</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La personnalité du maître </strong></h4>



<p>Encore une fois, ce témoignage pourra étonner. La plupart d’entre nous semble ignorer toute la grandeur et toute la beauté de la vie et paraît vouée à une vision trop pauvre, trop terre-à-terre, une vision limitée à ce que nos sens et notre intellect peuvent nous en montrer. Et puis cela change le regard que nous portons d’habitude sur nos semblables. Ne sommes-nous pas tous faits de la même argile, affligés des mêmes faiblesses et des mêmes imperfections, des mêmes limites psychologiques, morales, indéracinables, inéluctables&nbsp;?</p>



<p>Cette vision égalitaire, qui est celle de la majorité d’entre nous, voile à nos yeux le fait que chaque être humain est un exemplaire unique. Unique non seulement par le mélange particulier des diverses facultés d’intelligence, de sentiment, par le degré d’émotivité, de sensibilité, de connaissances, mais par-dessus tout par le niveau d’évolution&nbsp;: de l’animal à l’ange, en passant par le génie, il y a toutes les gradations dans la grande famille humaine. Mais cela, nous l’avons oublié, une telle distinction n’est plus dans l’air du temps. Qu’il y ait des êtres qui, pour ainsi dire, crèvent la peau de l’homme en eux et parviennent à ce point où ils vivent dans la conscience divine et en témoignent à d’autres par leur vie et par l’élévation, l’inspiration, le bonheur qu’ils leur apportent, cela est scandaleux pour les conceptions démocratiques et rationnelles de notre époque.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un témoignage parmi tant d&rsquo;autres</strong></h4>



<p>Pourtant le témoignage de <em>Murshida Sharifa</em> que nous venons de lire n’est pas un témoignage isolé. Nous avons fréquenté plusieurs disciples directs de <em>Pîr-o-Murshid</em> qui ont pu nous dire les mêmes choses. Ils avaient rencontré un être unique, cet être leur avait découvert un aspect d’eux-mêmes et une vision de la vie qu’ils n’avaient jusque-là jamais cru, ni osé, exister, sauf dans les belles légendes et les mythes du passé. Mais cet être était aussi la preuve que l’existence humaine pouvait se situer à un niveau tellement supérieur à celui de la généralité qu’ils en restaient encore éblouis.</p>



<p>De plus, les accents de ce témoignage ne sont pas différents de ceux qui nous viennent de l’entourage de très grands mystiques, de Ramakrishna par exemple, aujourd’hui considéré à tort ou à raison par beaucoup d’Hindous comme leur dernière incarnation divine.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’absorption dans la personnalité du maître</strong></h4>



<p>Quoi qu’il en soit, la relation entre <em>Sharifa Goodenough</em> et son maître spirituel nous offre un parfait exemple de cette phase essentielle de l’ascension mystique, appelée par les Soufis <em>fana-fi-sheikh</em> – littéralement&nbsp;: « l’absorption dans la personnalité du maître ».</p>



<p>Parmi toutes les formes de relations entre les êtres humains, celle-ci est particulière et ne peut se comparer à aucune autre. Et comme elle explique entièrement le parcours et même l’apparence et la conduite de <em>Murshida Sharifa</em>, nous allons nous étendre quelque peu sur le sujet.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="170" height="172" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/scea.gif" alt="" class="wp-image-437" style="width:50px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Notes</strong></h4>



<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Ecole des <em>Chishtis</em> – Ecole issue de <em>Khwaja Abou Ishaq Shâmi de Chisth</em>, qui prit toute sa dimension en Inde grâce à <em>Hazrat Kwaja Mo’ïn ud’in Chishti Sanjari Ajmeri</em>, qui vécut au 12ème siècle de notre ère et dont nous descendons par <em>Murshid Inayat Khan</em>.&nbsp; Cette Ecole préconise la musique et l’harmonie dans tous ses aspects en tant que moyen d’évolution spirituelle.</p>



<p><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> <em>Sadhana</em> – Mot sanskrit qui signifie, pour <em>Hazrat Inayat</em>, ‘la voie de l’accomplissement’ que celui-ci soit intérieur ou s’effectue dans la vie extérieure.&nbsp; Ici, il s’agit évidemment de la vie intérieure.</p>



<p><a href="#_ftnref3" id="_ftn3">[3]</a> <em>Gayan</em> – Un recueil de dictons, poèmes, prières et invocations.&nbsp; Avec le <em>Vadan</em> et le <em>Nirtan</em> il constitue une lecture de base pour tous les disciples de <em>Murshid Inayat Khan</em>.</p>



<p></p>



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		<title>L’héritage du maître &#8211; Tawajoh</title>
		<link>https://lsps.fr/lheritage-du-maitre-tawajoh/pom/psychologie/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme/psychologie-le-mental-cahier-n6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 14:42:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychologie - Le mental - Cahier n°6]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le palais des miroirs]]></category>
		<category><![CDATA[Chaîne des murshids]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance de la Vérité]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance mystique]]></category>
		<category><![CDATA[Disposition médiumnique]]></category>
		<category><![CDATA[Phénomène de la réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion du maître]]></category>
		<category><![CDATA[Tawajoh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;âme hérite des traits de caractère de ses parents et ancêtres, et apporte aussi des qualités venant des sphères plus élevées&#160;; mais l&#8217;âme hérite également des qualités du maître, surtout dans le domaine spirituel. Elle hérite aussi certaines qualités de tous ses différents maîtres. Quand un enfant va au cours élémentaire, il y apprend quelque [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large);" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure style="height:171px; padding-top:0;padding-bottom:0;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-b161a56c wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p style="padding-top:0;padding-bottom:0">L&rsquo;âme hérite des traits de caractère de ses parents et ancêtres, et apporte aussi des qualités venant des sphères plus élevées&nbsp;; mais l&rsquo;âme hérite également des qualités du maître, surtout dans le domaine spirituel. Elle hérite aussi certaines qualités de tous ses différents maîtres. Quand un enfant va au cours élémentaire, il y apprend quelque chose qui n&rsquo;est pas uniquement enseigné par les livres scolaires, mais qui vient de l&rsquo;esprit du maître. On constate souvent dans les écoles que l&rsquo;influence d&rsquo;un certain enseignant marque fortement le caractère des élèves et concourt à leurs progrès.</p>
</div>
</div>



<p>Comme la conduite spirituelle n&rsquo;est pas nécessairement une étude, l&rsquo;enseignement que donne le maître à l&rsquo;élève atteint ce dernier sous forme de « réflexion ». En terminologie soufie, cet enseignement s&rsquo;appelle « <em>Tawajoh</em>« . Ce que l&rsquo;on apprend ordinairement provient des livres. Mais ce que l&rsquo;on apprend d&rsquo;une âme, d&rsquo;un esprit, provient d&rsquo;une source vive.</p>



<p>Ce que l&rsquo;on lit dans un livre ne vous atteint pas aussi profondément que la même chose expliquée de vive voix, surtout quand cela vient de la parole du maître.</p>



<p>Un <em>mourîd</em> qui avait lu une certaine pensée, un enseignement, quatre ou cinq fois dans un livre, ne parvint à le comprendre que lorsque je le lui expliquai. Dire la chose l&rsquo;aida beaucoup plus que la lire à plusieurs reprises. Souvent les lettres tracées sur le papier ne vont pas plus loin que les yeux, alors que la parole, qui vient de l&rsquo;âme, atteint l&rsquo;âme. C&rsquo;est pourquoi tout ce que l&rsquo;on peut apprendre par le phénomène de la « réflexion » a plus de valeur que la connaissance acquise autrement, en particulier dans le domaine spirituel.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Tawajoh</strong></h4>



<p>Il y eut un jour à <em>Calcutta</em> un congrès de religions, où des représentants de toutes les écoles mystiques furent invités. <em>Shankaracharya</em> était le principal représentant du brahmanisme, et, après avoir fait une conférence impressionnante devant le congrès, il souhaita demeurer silencieux. Mais l&rsquo;assistance désirait poser des questions. <em>Shankaracharya</em> regarda ses disciples autour de lui et demanda à l&rsquo;un d’eux de répondre.</p>



<p>Qui était ce disciple&nbsp;? C&rsquo;était quelqu&rsquo;un que même les autres disciples ne connaissaient pas car il s&rsquo;occupait surtout de faire la cuisine, le ménage, et de mettre de l&rsquo;ordre dans la chambre de <em>Shankaracharya</em>. Ceux dont la compétence était connue ne furent pas sollicités mais cet homme, dont on ignorait l&rsquo;existence même, le fut. De toute sa vie, il n&rsquo;avait jamais fait une chose pareille. Et c&rsquo;était seulement parce que son maître le lui demandait qu&rsquo;il se tenait là, devant l&rsquo;auditoire, sans même se demander s&rsquo;il était capable de répondre aux questions. Toutes les réponses qu&rsquo;il donna auraient pu être données par <em>Shankaracharya</em> lui-même. Les autres élèves furent pleins d&rsquo;admiration, et en même temps consternés de n&rsquo;avoir jamais remarqué cet homme parmi eux. C&rsquo;est ce phénomène que les soufis reconnaissent comme <em>Tawajoh</em>, la « réflexion » du maître. Ce n&rsquo;était pas le disciple, c&rsquo;était le maître lui-même qui avait parlé.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La chaîne des <em>murshids</em></strong></h4>



<p>Ce que l&rsquo;on appelle la chaîne des <em>murshids</em> est également un phénomène de réflexions&nbsp;: une âme reçoit le reflet d&rsquo;une autre âme, elle le transmet à une autre, et ainsi de suite. Un tel trésor, que l&rsquo;on ne peut acquérir par la méditation ou l&rsquo;étude, est acquis grâce au reflet. Il est vrai que l&rsquo;on peut le comprendre par l&rsquo;étude. Et que la méditation prépare le cœur à mieux recevoir le reflet. Mais le prodigieux effet de la réflexion d&rsquo;un mental est infiniment plus considérable que tout ce que l&rsquo;on peut atteindre, dans le domaine spirituel, par les études.</p>



<p>On trouve dans les anciennes écoles mystiques, parmi les soufis, les yogis, et parmi les bouddhistes, des expériences remarquables par lesquelles une connaissance donnée environ quatre mille ans plus tôt est traduite dans un langage plus clair et mieux expliqué, tout en préservant sa beauté et sa particularité traditionnelles. La plus grande beauté de la connaissance mystique, de quelque école et de quelque partie du monde qu&rsquo;elle provienne, vient de ce qu&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;un unique thème central, qui est la connaissance de la Vérité.</p>



<p>Ceux qui ont acquis la connaissance de la vie, sous ses aspects divers, peuvent l&rsquo;exprimer de façons différentes. Ils peuvent discuter à ce sujet et ne pas se mettre d&rsquo;accord sur certains points. Mais ceux qui ont touché la Vérité Ultime ne peuvent que s&rsquo;entendre, ayant compris la même chose, car ils ont atteint la Vérité qui reste toujours la même. Ni l&rsquo;évolution ni l&rsquo;involution ne sauraient la diminuer ou l&rsquo;augmenter. Elle est ce qu&rsquo;elle est, et la meilleure façon de l&rsquo;atteindre est la voie de la réflexion.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" class="wp-image-1593" style="width:101px;height:auto"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Médiumnité et réflexion</strong></h4>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Est-il possible que par la voie de la réflexion quelqu&rsquo;un parle d&rsquo;une grande sagesse sans qu&rsquo;il comprenne lui-même ce qu&rsquo;il dit&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: Oui. Mais en même temps, le reflet reçu d&rsquo;un mental n&rsquo;est pas identique à la réflexion envoyée sur une pellicule photographique. Un reflet sur une plaque photographique demeure mais ne vit pas. Mais le reflet reçu sur le mental vit et il est donc créateur, du moins aide-t-il à créer ces mêmes idées.</p>



<p>Ceci nous conduit à aborder le problème de la médiumnité. J&rsquo;ai entendu des gens chanter des chansons qui n&rsquo;étaient pas de leur tradition, qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient jamais apprises, qu&rsquo;ils n&rsquo;étaient pas censés connaître. De même m&rsquo;avait-on parlé d&rsquo;une jeune fille à <em>Bombay</em> qui ne connaissait pas le Persan mais qui, par moments, le parlait. Elle le parlait si parfaitement que des lettrés persans venaient discuter avec elle de problèmes métaphysiques. Elle défendait alors fermement ses raisonnements, et les savants persans en étaient impressionnés. Mais à d&rsquo;autres moments, elle en ignorait tout.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le reflet qui provient de l&rsquo;intérieur</strong></h4>



<p>Mais c&rsquo;est surtout le cas des poètes, surtout les poètes mystiques. Ils écrivent des choses qu&rsquo;ils ignorent eux-mêmes, et parfois, ils interprètent ou comprennent mieux leur poésie dix ans plus tard. Un de mes amis me montra un poème dans lequel il avait employé des termes qui ne sont connus que des grands initiés. Je m&rsquo;en étonnai, et je lui demandai ce qu&rsquo;il avait voulu dire. C&rsquo;est alors qu&rsquo;il se rendit compte qu&rsquo;il ne le savait pas, qu&rsquo;il ignorait le sens de ce passage. Sans le savoir, il était un poète médiumnique. D&rsquo;ailleurs, un poète ne peut être un grand poète s&rsquo;il n&rsquo;a pas une nature médiumnique. Car la Source parfaite est au-dedans de l&rsquo;homme. Et le reflet qui provient de l&rsquo;intérieur est plus parfait que tout ce que l&rsquo;homme peut apprendre dans ce monde.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La parole est portée par l’âme</strong></h4>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Peut-on dire que la parole a plus d&rsquo;influence que l&rsquo;écrit, parce que la voix transmet les vibrations de l&rsquo;âme&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: Certainement. La parole fait davantage impression, parce qu&rsquo;elle est portée par l&rsquo;âme&nbsp;; elle illumine et inspire. Le même mot lu dans un livre n&rsquo;a pas la même influence. Je me souviens avoir entendu, pour la première fois de ma vie, une phrase dont l&rsquo;impression resta tellement vivante que, pendant des semaines, je ne pus l&rsquo;oublier. Chaque fois que j&rsquo;y pensais, elle m&rsquo;apportait une lumière nouvelle. Quand j&rsquo;avais entendu cette phrase, c&rsquo;était comme la voix de ma propre âme, comme si mon âme l&rsquo;avait toujours connue. Comme si ce n&rsquo;était pas nouveau pour elle, mais une chose qui lui était très chère et proche. C&rsquo;était une strophe d&rsquo;un poème dans lequel l&rsquo;écume flottant sur la mer s&rsquo;adresse à elle&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Je ne suis qu&rsquo;écume, et toi la mer, et pourtant toi et moi nous ne sommes pas différentes l&rsquo;une de l&rsquo;autre ».</p>
</blockquote>



<p>Une phrase toute simple, mais qui pénétrait dans mon cœur, ainsi qu&rsquo;une graine jetée dans un sol fertile. Dès lors, elle ne cessa de croître. Chaque fois que je pensais à cette strophe, elle m&rsquo;inspirait une idée nouvelle.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le reflet du Maître</strong></h4>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Y a-t-il une différence essentielle entre un reflet reçu directement d&rsquo;un Maître et celui que l&rsquo;on peut en recevoir indirectement en le lisant&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: Ecouter un Maître permet de recevoir une réflexion directe, qui ne vient pas seulement des mots qu&rsquo;il prononce, mais de son silence même, qui se reflète parfois bien plus profondément. Les mots que ce même Maître a écrits, s&rsquo;ils sont venus de la profondeur de son être, envoient aussi une réflexion. Mais si ces mots sont prononcés par lui, cette réflexion est plus forte. Par exemple, si <em>Tagore</em> récite ses poèmes lui-même, ils procurent infiniment plus de joie.</p>



<p>Le charme des vers que <em>Roumi</em> a écrits dans le <em>Masnavi</em> est toujours vivant. Il y a longtemps que le Maître a disparu. Mais ses paroles avaient jailli de son cœur, et ont un effet tel, qu&rsquo;en les lisant, elles pénètrent notre âme. Cette réflexion est différente du reflet d&rsquo;un film sur un écran&nbsp;: c&rsquo;est la réflexion d&rsquo;une âme sur une âme. Et cette réflexion est créative, et elle est vivante.</p>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Le reflet du Maître peut-il également venir lorsqu&rsquo;il est au loin&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: Certes, la distance ne fait pas une grande différence. Le disciple qui est proche du Maître, même s&rsquo;il est à l&rsquo;autre bout du monde, est plus près de lui qu&rsquo;une personne qui, bien que toujours à ses côtés, ne lui est pas proche. Néanmoins, dans la voie du progrès spirituel, il est souvent nécessaire d&rsquo;avoir une rencontre sur le plan physique. Le contact est précieux&nbsp;; il vous recharge.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le palais des miroirs &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1935 Deventer.</em></p>



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<p class="has-text-align-center" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong><strong>Publié dans Psychologie – <strong><strong>L’aire du mental <strong><strong>–&nbsp;Le palais des miroirs</strong></strong></strong></strong> –&nbsp;<strong>cahier n°6</strong>&nbsp;– chapitre 11</strong></strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/lheritage-du-maitre-tawajoh/pom/psychologie/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme/psychologie-le-mental-cahier-n6/">L’héritage du maître &#8211; Tawajoh</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tout s’apprend par la voie de la réflexion.</title>
		<link>https://lsps.fr/tout-sapprend-par-la-voie-de-la-reflexion/pom/psychologie/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme/psychologie-le-mental-cahier-n6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jul 2025 08:56:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychologie - Le mental - Cahier n°6]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le palais des miroirs]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Phénomène de la réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion de la Personnalité divine]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion du maître]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=5351</guid>

					<description><![CDATA[<p>Tout ce que nous apprenons, et tout ce que nous exprimons dans notre vie quotidienne, c&#8217;est la réflexion qui nous l&#8217;a appris. On le remarque en observant les adolescents. Leurs façons de marcher, d&#8217;être assis, de parler, proviennent toujours d&#8217;un reflet, d&#8217;une impression qui a touché leur cœur. Ils l&#8217;attrapent et la traduisent ensuite dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large);" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure style="height:171px; padding-top:0;padding-bottom:0;" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-b161a56c wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p style="padding-top:0;padding-bottom:0">Tout ce que nous apprenons, et tout ce que nous exprimons dans notre vie quotidienne, c&rsquo;est la réflexion qui nous l&rsquo;a appris. On le remarque en observant les adolescents. Leurs façons de marcher, d&rsquo;être assis, de parler, proviennent toujours d&rsquo;un reflet, d&rsquo;une impression qui a touché leur cœur. Ils l&rsquo;attrapent et la traduisent ensuite dans leur propre comportement, mouvements et façon de s&rsquo;exprimer. Il n&rsquo;est pas difficile, pour des parents attentifs, de remarquer comme un adolescent change tout à coup de gestes, s&rsquo;éprend de certains mots qu&rsquo;il a entendus quelque part, et se comporte soudainement d&rsquo;une façon différente. </p>
</div>
</div>



<p>Chez certains jeunes, on constate chaque jour un nouveau changement dans leur voix, leur langage, leurs gestes. Eux-mêmes ignorent d&rsquo;où cela vient. C&rsquo;est une voix, un langage, des gestes, un comportement ou une attitude qui se sont imprimés sur leur cœur, et qui se manifestent ensuite dans leur vie quotidienne.</p>



<p>Quand on prend de l&rsquo;âge, on change moins&nbsp;; alors, en effet, toutes les impressions accumulées se révèlent dans ce que l&rsquo;on dit. Mais un enfant, un adolescent, est impressionnable, et tout ce qu&rsquo;il exprime provient de ce qu&rsquo;il a emprunté aux autres.</p>



<p>Une coutume, en Orient, était de ne permettre à personne de voir un enfant nouveau-né, à l&rsquo;exception de ceux qui avaient l&rsquo;estime de la famille, et dont on pensait que l&#8217;empreinte pouvait être admise, pouvait inspirer l&rsquo;enfant, et avoir une influence favorable sur lui.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;enfant reflète ses premières impressions</strong></h4>



<p>On a souvent constaté qu&rsquo;un enfant prenait les traits de caractère de sa nourrice, non seulement physiquement, mais aussi mentalement&nbsp;; et il a été reconnu que, parfois, ces traits étaient plus prononcés chez l&rsquo;enfant que ceux de sa propre mère. Cela ne veut pas dire que le petit enfant ne possède pas davantage les qualités de sa mère que celles de sa nourrice, mais ces dernières se trouvent à la surface, et sont ainsi plus manifestes.</p>



<p>Bien rares sont ceux qui savent, ou qui se posent la question de savoir, quelle est l&rsquo;influence d&rsquo;une nourrice ou d&rsquo;une gouvernante sur un enfant durant sa croissance. Les facultés de la nourrice se développent chez l&rsquo;enfant sans qu&rsquo;on le sache. De nos jours, où la vie est si artificielle, les parents qui négligent leurs enfants au point de les laisser entièrement entre les mains d&rsquo;étrangers ne se rendent pas compte qu&rsquo;ils privent leurs enfants de l&rsquo;influence de ses parents, qui pourrait leur être plus favorable. L&rsquo;enfant reçoit des impressions en profondeur, et il reflète les premières impressions qui l&rsquo;ont touché dans son âge tendre, qu&rsquo;elles proviennent de sa nourrice ou d&rsquo;une gouvernante qui s&rsquo;est occupée de lui.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La réflexion de la personnalité</strong></h4>



<p>Quant à la vie des grandes personnalités, la plupart des grandes âmes, poètes, musiciens, écrivains, compositeurs, inventeurs ont reçu la réflexion d&rsquo;une autre personnalité. Consciemment ou inconsciemment, elles ont maintenu cette réflexion jusqu&rsquo;à son achèvement&nbsp;; car cette réflexion est devenue comme une graine, et a fini par produire des fleurs et des fruits selon sa nature et son caractère. Des roses poussent parmi des roses, et des chardons parmi des chardons. L&rsquo;ombre des grandes personnalités produit de nouvelles grandes personnalités. D&rsquo;où provient ce phénomène&nbsp;? C&rsquo;est un phénomène de réflexion&nbsp;: ainsi la réflexion de ce qui en vaut la peine produit des résultats intéressants.</p>



<p>En ce qui concerne les sages de l&rsquo;Inde, tels <em>Krishna</em>, <em>Rama</em> et <em>Mahadeva</em> (<em>Shiva</em>), et autres avatars, incarnations de personnalités divines, que s&rsquo;est-il produit&nbsp;? C&rsquo;est la Personnalité divine qui s&rsquo;est réfléchie en eux. Les innombrables grands avatars, dont nous lisons l&rsquo;histoire dans les traditions des hindous, ont été des manifestations de ces reflets.</p>



<p>Qu&rsquo;en est-il des personnalités ressemblant au <em>Christ</em>, telles que les Saints des temps anciens&nbsp;? C&rsquo;est le <em>Christ</em> qui se manifesta dans leur cœur. Que fut l&rsquo;inspiration des douze Apôtres lorsque l&rsquo;Esprit-Saint descendit sur eux&nbsp;? Pas autre chose que la réflexion du Christ lui-même.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Tout changement provient du phénomène de la réflexion</strong></h4>



<p>Sans remonter aussi loin dans le temps, à l&rsquo;appui de cette thèse, les <em>Khalifes</em> qui succédèrent au Prophète <em>Mohammed</em> &#8211; <em>Siddiq</em> (<em>Abou Bakr</em>), <em>&lsquo;Omar</em>, <em>Uthman</em>, <em>&lsquo;Ali</em> – révélèrent, dans leur caractère et dans leur nature, la fragrance de la vie du Prophète. Dans la lignée des grands <em>murshids</em> soufis, nous constatons la réflexion de <em>Shams-e-Tabriz</em> sur son <em>mourîd</em> <em>Jelal ud Din Roumi</em>, l&rsquo;auteur du <em>Masnavi</em>. En particulier, dans l&rsquo;école des <em>Chishtis</em>, la plus connue des écoles soufies des temps anciens, nous trouvons bien plus de dix hautes personnalités, à des époques différentes, dont l&rsquo;âme a séduit le monde par leurs qualités divines.</p>



<p>Quant à notre propre expérience quotidienne, chaque petit changement que nous découvrons en nous, dans nos pensées et sentiments, dans nos paroles et gestes, nous l&rsquo;avons obtenu, à notre insu, de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Une personne intelligente et bien vivante est plus apte à recevoir des réflexions et, si cette personne a une tendance à la spiritualité, elle reçoit des reflets à la fois de la terre et de l&rsquo;au-delà. Vous constaterez en elle, chaque jour et à tout moment, un changement qui provient du phénomène de la réflexion.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" class="wp-image-1593" style="width:101px;height:auto"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La réflexion est reçue en premier</strong></h4>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Pour recevoir la réflexion de quelqu&rsquo;un, faut-il l&rsquo;aimer ou l&rsquo;admirer&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: Nous recevons les reflets de ceux que nous aimons et de ceux que nous haïssons. Il est vrai que, dans ce dernier cas, il y a un phénomène de répulsion, mais cette répulsion ne vient qu&rsquo;après que nous ayons reçu le reflet. Avant même que nous ayons perçu la laideur, cette laideur s&rsquo;est déjà reflétée dans nos yeux. Le mental est semblable à l&rsquo;œil. Quand nous disons&nbsp;: « Ceci est laid », avant de l&rsquo;avoir dit, nous avons reçu l&rsquo;impression de la laideur, et son effet s&rsquo;accroît quand nous nous y intéressons, car nous captons ce que nous aimons le plus.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La maitrise de soi</strong></h4>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Est-il possible d&rsquo;avoir une attitude positive, et de s&rsquo;ouvrir seulement à ce qui est bon et beau&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: Oui, si l&rsquo;on est son propre maître en toutes choses, si l&rsquo;on devient le maître de sa vie. On y parvient par l&rsquo;autodiscipline.</p>



<p>Si haut qu&rsquo;une personne puisse s&rsquo;élever ou évoluer, si elle n&rsquo;en a pas le contrôle, elle n&rsquo;en a pas le mérite. C&rsquo;est celui qui évolue intentionnellement qui a le mérite de son évolution. Il évolue parce qu&rsquo;il le désire&nbsp;; c&rsquo;est cela, être maître de soi.</p>



<p>Je vous donnerai un exemple. Dans un bateau, un homme qui suivait un entraînement spirituel fut interpellé par quelqu&rsquo;un qui lui dit&nbsp;: « N&rsquo;est-ce pas atroce ce bruit continuel&nbsp;? Cela me détruit, toujours ce bruit, nuit et jour&nbsp;! J&rsquo;en deviens fou&nbsp;! ». Le premier répondit&nbsp;: « Je ne l&rsquo;avais pas entendu jusqu&rsquo;à ce que vous m&rsquo;en parliez. Je ne l&rsquo;entends que lorsque je veux l&rsquo;entendre ». C&rsquo;est cela la maîtrise de soi. Tous deux possédaient le sens de l&rsquo;ouïe, mais le premier avait le pouvoir de l&rsquo;utiliser ou non&nbsp;; l&rsquo;autre avait ouvert les portes de l&rsquo;ouïe, et ne pouvait pas les refermer.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La médiumnité</strong></h4>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Le fait de recevoir des réflexions du monde invisible est-il toujours un signe de spiritualité&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: Une personne qui est dans un état anormalement négatif peut aussi recevoir de telles réflexions, et on trouve des cas de personnes médiumniques dans les hôpitaux psychiatriques. Les psychiatres peuvent ne pas reconnaître cet état, et l&rsquo;appeler autrement, mais il s&rsquo;agit bien de personnes médiumniques, ouvertes à n&rsquo;importe quelle réflexion de l&rsquo;au-delà. </p>



<p><em>Omar Khayyâm</em> a dit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Seule la largeur d&rsquo;un cheveu sépare le vrai du faux »&nbsp;;</p>
</blockquote>



<p>Et telle est bien la différence entre le normal et l&rsquo;anormal, la largeur d&rsquo;un cheveu. La même faculté, la même disposition d&rsquo;esprit, peut conduire à l&rsquo;illumination, ou il suffit d’une très faible différence pour conduire à la folie.</p>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Le reflet d&rsquo;une grande personnalité peut-il atteindre une personne à travers ses œuvres, par exemple celle d&rsquo;un poète, d&rsquo;un peintre&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: Certainement. C&rsquo;est dans ces moments-là que l&rsquo;artiste réalise la plus grande œuvre de sa vie, une œuvre qui l&rsquo;émerveille &#8211; il ne peut pas comprendre comment elle a été réalisée.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les caractéristiques individuelles sont changeantes</strong></h4>



<p><em>Question</em>&nbsp;: Y a-t-il dans le caractère de chacun un trait particulier qui lui est propre, et qu&rsquo;il puisse conserver sa vie durant, malgré tous les reflets qui le transforment continuellement&nbsp;?</p>



<p><em>Réponse</em>&nbsp;: Personne ne possède de caractéristiques qui lui appartiennent en propre, bien que chacun se plaise à dire&nbsp;: « Je possède un caractère bien à moi&nbsp;; j&rsquo;aime ceci, je crois cela ».</p>



<p>L&rsquo;âme au départ était vierge de toutes ces caractéristiques. Elle les prend comme elles viennent. Mais ce qui appartenait hier à une personne est son propre caractère tel que nous le connaissons&nbsp;; et ce qu&rsquo;elle montre aujourd&rsquo;hui, nous pensons qu&rsquo;elle l&rsquo;a pris chez quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre. Par conséquent, la meilleure façon de savoir ce qui nous appartient est de savoir que tout ce que nous avons nous appartient.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le palais des miroirs &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1935 Deventer.</em></p>



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<p class="has-text-align-center" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong><strong>Publié dans Psychologie – <strong><strong>L’aire du mental <strong><strong>–&nbsp;Le palais des miroirs</strong></strong></strong></strong> –&nbsp;<strong>cahier n°6</strong>&nbsp;– chapitre 12</strong></strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/tout-sapprend-par-la-voie-de-la-reflexion/pom/psychologie/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme/psychologie-le-mental-cahier-n6/">Tout s’apprend par la voie de la réflexion.</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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		<title>Le palais des miroirs ou le phénomène de la réflexion</title>
		<link>https://lsps.fr/psychologie-laire-du-mental-cahier-n-6/eg/livres-parus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Elise Schamhart]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 07:00:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres parus]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie - L’aire du mental de l’homme]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie - Le mental - Cahier n°6]]></category>
		<category><![CDATA[Chaîne des murshids]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur du disciple]]></category>
		<category><![CDATA[Conscience de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Focalisation du cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Formation d'une pensée]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des impressions]]></category>
		<category><![CDATA[Phénomène de la réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Projection de la pensée]]></category>
		<category><![CDATA[Purification du cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion de la pensée]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion du maître]]></category>
		<category><![CDATA[Tawajoh]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Psychologie &#8211; L&#8217;aire du mental &#8211; Cahier n° 6 Il contient les conférences que Hazrat Inayat prononça en alternance avec le « Langage Cosmique » pendant l&#8217;Ecole d&#8217;Eté de 1924. Le Langage Cosmique nous décrit l&#8217;univers comme un dôme sous lequel toutes les voix sont conservées et nous entourent. Le monde du mental est un palais de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Psychologie &#8211; L&rsquo;aire du mental &#8211; Cahier n° 6</strong></strong></strong></strong></strong></strong></h2>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-2052681f wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p style="padding-top:0;padding-bottom:0">Il contient les conférences que Hazrat Inayat prononça en alternance avec le « Langage Cosmique » pendant l&rsquo;Ecole d&rsquo;Eté de 1924. Le Langage Cosmique nous décrit l&rsquo;univers comme un dôme sous lequel toutes les voix sont conservées et nous entourent. Le monde du mental est un palais de miroirs, un monde de réflexions où toute image que fait notre pensée est reflétée et projetée d&rsquo;un miroir à un autre. Tout comme ce qui est gravé sur un disque se reproduit, l&rsquo;image, reflétée dans un miroir et projetée, continue sa vie et devient productif.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Quand le mental est fort, capable de former une pensée, une image et de les retenir, il peut projeter sa pensée au-delà de toute frontière qui pourrait se dresser devant elle comme un obstacle ». Il est encore dit qu&rsquo; « au milieu de ce phénomène de réflexions chacun est exposé à tous les miroirs et rien au monde n&rsquo;est caché. Ce que l&rsquo;on ne dit pas se reflète, si bien qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de secret. »</p>
</blockquote>



<p>Si tel est le phénomène du monde du mental, il est clair qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien que l&rsquo;on ne puisse cacher.</p>
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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Chaque fois que nous éprouvons un sentiment d&rsquo;amitié, de bonne volonté envers quelqu&rsquo;un, ou d&rsquo;irritation, d&rsquo;antagonisme, une tendance hostile, nous ne pouvons l&rsquo;écarter de l&rsquo;autre. Cela suffit pour comprendre cette vérité primordiale, cette vérité absolue de l&rsquo;univers entier : que la source est Une, le but est Un, et la multiplicité seulement son voile. »</p>
</blockquote>



<p>L&rsquo;aventure de l&rsquo;arrivée de l&rsquo;âme sur la terre, les réflexions qu&rsquo;elle reçoit dans les sphères des anges et des génies, sa captivité dans le corps d&rsquo;argile et sa libération finale de la densité de la terre &#8211; tout cela l&rsquo;âme l&rsquo;amène elle-même.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ce qui l&rsquo;amène est la loi de la réflexion. … On peut comparer l&rsquo;âme à une chenille, qui d&rsquo;abord reflète et ensuite devient ce qu&rsquo;elle a reflété. Elle devient un papillon. … Vous observerez souvent qu&rsquo;un papillon a la même couleur que ce qui l&rsquo;entourent, fleurs ou feuilles, tout ce qui se trouve devant elle. Elle devient telle, eIle ne prend pas la couleur et la forme des fleurs avec lesquelles elle n&rsquo;a pas été en contact. Telle est aussi la condition de l&rsquo;âme. De tout ce qu&rsquo;elle touche elle prend les caractéristiques, les couleurs, le parfum. Elle les réfléchit et, avec le temps, devient ce qu&rsquo;elle reflète. »</p>
</blockquote>



<p>Ce que les Soufis appellent <em><strong>tawajoh </strong></em>est la réflexion du maître dans le cœur de son disciple. Et ce qui est appris dans le domaine de la spiritualité par la voie de la réflexion est d&rsquo;une grande valeur. Une valeur plus grande que tout ce que l&rsquo;on peut apprendre sous une autre forme. <em><strong>Hazrat Inayat</strong></em> explique,</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Ce que l&rsquo;on appelle <em><strong>la chaîne des murshids </strong></em>est également un phénomène de réflexions. Une âme reçoit le reflet d&rsquo;une autre âme, elle le transmet à une autre, et ainsi de suite. Un tel trésor, que l&rsquo;on ne peut acquérir par la méditation ou l&rsquo;étude, est acquis grâce à la réflexion. Il est vrai que l&rsquo;on peut le comprendre par l&rsquo;étude et que la méditation prépare le cœur à mieux recevoir le reflet, mais le prodigieux effet de la réflexion d&rsquo;un mental est infiniment plus grand que tout ce que l&rsquo;on peut atteindre dans le domaine spirituel par des études. »</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Gérer les impressions</strong></h4>



<p>Afin d&rsquo;apprendre à recevoir ou à rejeter des impressions, « il faut d&rsquo;abord faire du cœur un cœur vivant. Il faut le purifier de toute impression indésirable, en le libérant d&rsquo;idées et croyances figées. Il faut ensuite lui donner une vie, la vie qui est au dedans du cœur même, et qui est amour. Quand le cœur est ainsi préparé, il faut apprendre, par la concentration, comment le focaliser. Ceci afin de recevoir une certaine réflexion. … Si seulement nous pouvons focaliser notre cœur sur Dieu, nous aurons là la réflexion parfaite. Alors nous ne verrons pas l&rsquo;eau sous la forme d&rsquo;une goutte, mais sous la forme de l&rsquo;océan. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Quand cette réflexion de Dieu, qui est toute beauté, majesté et excellence, est reflétée en toute plénitude dans un être humain, il est naturellement focalisé sur Dieu, et tout ce qui jaillit du cœur de l&rsquo;adorateur est amour et lumière, beauté et pouvoir, appartenant à Dieu. C&rsquo;est pour cette raison que l&rsquo;on cherche Dieu chez celui qui est conscient de Dieu.<br></p>



<p>Le procédé que les sages recommandent comme le meilleur pour celui qui cherche la vérité, est de faire d&rsquo;abord de Dieu l&rsquo;idéal, et ensuite la réalité. En d&rsquo;autres termes : commencez par réaliser Dieu et Dieu vous réalisera. Ainsi qu&rsquo;il est dit dans le Gayan : Faites de Dieu une réalité et Dieu fera de vous la vérité. »</p>
</blockquote>



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