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	<title>Archives des Recueil - Le but de la vie - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Recueil - Le but de la vie - Soufi Inayat Khan</title>
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		<title>Le désir de vivre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 14:44:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Accomplissement du désir]]></category>
		<category><![CDATA[Captivité de l'âme]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Le désir de vivre n&rsquo;est pas seulement observé parmi les êtres humains, mais on peut le voir aussi continuellement à l&rsquo;œuvre dans la créature la plus insignifiante rampant sur le sol ou vivant dans la terre. On voit comment le plus petit insecte cherche à éviter d&rsquo;être poursuivi, et comment il cherche un abri contre toute tentative de contact dans la crainte qu&rsquo;on lui prenne la vie. Donc, même la plus petite créature au monde, en laquelle l&rsquo;homme ne peut trouver trace de mental, a le désir de vivre.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"> C&rsquo;est ce désir qui, en se développant dans la création inférieure, se manifeste diversement&nbsp;: dans la peur, dans la tendance à chercher un abri, dans la façon intelligente de regarder tout autour comme le font le lièvre dans les champs et le cerf toujours aux aguets pour se protéger des autres animaux.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le désir le plus profond de l&rsquo;homme</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce désir, développé dans l&rsquo;homme, révèle un phénomène encore plus grand&nbsp;: la guerre et la paix sont suscitées par ce désir de vivre. La cause qui est derrière la guerre est le désir de vivre, la cause de la paix est aussi le désir de vivre. Il n&rsquo;y a pas un seul être normal existant sur terre qui n&rsquo;ait le désir de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vrai qu&rsquo;une personne affligée, désespérée, ou dans un accès de tristesse, dira dans cette situation&nbsp;: « Je préférerais ne pas vivre, je veux mourir », mais ce n&rsquo;est pas une condition normale. Quand une personne est dans un état d&rsquo;esprit normal, son seul désir, son plus profond désir, est de vivre. Qu&rsquo;est-ce que cela montre&nbsp;? Cela montre que tous les autres désirs ont été acquis par l&rsquo;homme après sa naissance, mais que le désir de vivre, il l&rsquo;a apporté avec lui en venant sur terre. Seulement, en ne comprenant pas son sens, sa nature et son caractère, ni son secret, il se soumet à ce que ce désir se trouve brisé par ce qui est appelé mort, mortalité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le désir de vivre est le désir le plus profond de l&rsquo;homme, s&rsquo;il est chez lui une substance divine, alors il y aura une réponse, il y aura une possibilité d&rsquo;accomplissement de ce désir. Mais quand on ne plonge pas profondément dans les secrets de la vie, sans cette connaissance de la vie et de la mort, on s&rsquo;expose à la déception, et cette déception est la mort.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La vie vit et la mort meurt</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;erreur est que l&rsquo;homme souhaite vivre à travers la partie mortelle de son être. L&rsquo;homme ne reconnaît que cette partie de son être qui est mortelle et il s&rsquo;identifie avec son être mortel. Parmi des milliers, une personne à peine réalise que la vie vit et que la mort meurt. Ce qui vit ne peut pas mourir. Ce qui meurt ne vivra pas. C&rsquo;est seulement un phénomène de la vie qui veut que même ce qui ne vit pas apparaît sur le moment comme une illusion de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand nous étudions le corps qui est mort, la plus grande leçon que nous puissions en tirer, c&rsquo;est qu’à peine la vie l&rsquo;a quitté tout son charme a disparu. Pourquoi l&rsquo;attraction qu&rsquo;il a toujours exercée l&rsquo;a-t-elle quitté&nbsp;? Pourquoi le corps perd-il complètement sa beauté, son magnétisme et son attirance&nbsp;? Pourquoi ceux qui ont aimé cette personne s&rsquo;éloignent-ils de sa dépouille et souhaitent-ils qu&rsquo;elle soit emportée&nbsp;? Qu&rsquo;est-ce qui en est parti&nbsp;? Qu&rsquo;est-ce qui est mort en elle&nbsp;? La partie qui est sujette à la mort est morte, la vie qui a vécu en elle est toujours vivante. Le corps couvrait seulement une vie. Cette vie l&rsquo;a maintenant quitté, mais l&rsquo;être vivant n&rsquo;est pas mort. C&rsquo;est la couverture mortelle qui couvrait cette vie qui est morte.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Établir un contact avec notre soi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">N&rsquo;est-ce pas alors l&rsquo;absence de cette connaissance qui fait que l&rsquo;on craint la mort&nbsp;? Qu&rsquo;est-ce que la mort après tout. Il y a une parole du Prophète selon laquelle les âmes illuminées ne craignent jamais la mort. La mort est la dernière chose dont elles ont peur. Et cependant on craint plus pour sa vie que pour toute autre chose. On sacrifierait tout au monde, richesse, rang, pouvoir ou possessions, si l&rsquo;on pouvait rester en vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vivre est un désir inné, alors il est indispensable de découvrir le processus, la façon d&rsquo;établir un contact avec cet être réel de nous-mêmes qui peut être appelé notre être, notre soi, et ainsi se libérer de ce que l&rsquo;on appelle mortalité. C&rsquo;est l&rsquo;ignorant qui ne connaît que le rez-de-chaussée de sa maison. Monter au premier étage, il croit que c&rsquo;est être mort. Il ne sait pas qu&rsquo;il a seulement quitté le rez-de-chaussée et qu&rsquo;il est monté à l&rsquo;étage. Pourquoi cette ignorance existe-t-elle&nbsp;? Parce qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais essayé de monter au premier étage. Le rez-de-chaussée lui suffit tout à fait. Le premier étage n&rsquo;existe pas pour lui, bien que ce soit un étage dans sa propre maison.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Jouer à la mort</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;immortalité peut-elle se gagner, s&rsquo;acquérir&nbsp;? Non, elle doit être découverte. On doit seulement rendre sa vision plus pénétrante, en d&rsquo;autres termes, s&rsquo;explorer soi-même&nbsp;; mais c&rsquo;est la dernière chose que l&rsquo;on fasse. Les gens sont très contents d&rsquo;explorer la tombe de Tout Ankh Amon en Egypte pour trouver des mystères, mais ils méconnaissent le mystère caché dans leur propre cœur. Entretenez-les de n&rsquo;importe quel mystère qui leur est extérieur et ils seront ravis de l&rsquo;explorer, mais quand vous leur dites de regarder en eux-mêmes, ils estiment que c&rsquo;est trop simple.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils pensent&nbsp;: « Je me connais, je suis un être mortel&nbsp;; je ne veux pas mourir, mais la mort m&rsquo;attend ». Ils créent des difficultés, ils soulèvent des complications de par leur propre intelligence compliquée. Ils n&rsquo;aiment pas la voie droite, mais la voie zigzag, ils prennent plaisir aux énigmes. Même s&rsquo;il y a une porte devant eux, ils disent&nbsp;: « Non, je n&rsquo;essaye pas de la trouver ». Si une porte s&rsquo;ouvre devant eux, ils ne souhaitent pas la franchir, ils préfèrent rester dans l&rsquo;énigme. Pour eux c&rsquo;est une plus grande joie d&rsquo;être incapables de trouver la porte. Quand on prend ainsi plaisir à l&rsquo;énigme, on a horreur d&rsquo;en voir la porte de sortie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un dicton du Prophète&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Meurs avant la mort ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;est-ce que cela veut dire&nbsp;? Cela ne veut pas dire&nbsp;: « Suicidez-vous ». Cela veut seulement dire&nbsp;: « Etudiez la condition de la mort ». On n&rsquo;a pas besoin de mourir&nbsp;; jouez la mort. On devrait jouer à la mort. Ce jeu devient le moyen par lequel on comprend le mystère caché derrière la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La pensée de « je »</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les différents plans d&rsquo;existence qui sont cachés sous l&rsquo;enveloppe de ce corps commencent alors à se manifester pour la personne qui joue à la mort. Toutes les différentes manières de se concentrer et de méditer, qui sont prescrites par les instructeurs à leurs élèves, reproduisent toutes ce processus de jeu. En elles-mêmes elles ne sont rien, elles ne sont qu&rsquo;un jeu. Ce qui est important, c&rsquo;est ce que l&rsquo;on trouve en conclusion de ce jeu, ce que l&rsquo;on découvre à la fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le jeu commence naturellement par une attitude d&rsquo;abnégation. Une personne qui aime dire vingt fois durant la journée « je », n&rsquo;aime pas dire&nbsp;: « Je ne suis pas, tu es ». Mais elle ne sait pas que cette affirmation de « je » est la racine de tous ses soucis. C&rsquo;est cette affirmation qui fait qu&rsquo;elle se sent blessée par chaque petite insulte, par chaque petite perturbation. La souffrance que lui procure cette illusion est si grande qu&rsquo;elle aurait tout intérêt à s&rsquo;en débarrasser. Mais c&rsquo;est la dernière chose qu&rsquo;elle fasse. Elle abandonnerait son dernier sou, mais elle ne renoncerait pas à la pensée de « je »&nbsp;; elle la retiendrait, c&rsquo;est la chose qui lui est la plus chère. Voilà toute la difficulté et le seul obstacle sur le chemin spirituel.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>S&rsquo;élever au-dessus de l&rsquo;illusion</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent les gens me demandent&nbsp;: « Combien de temps faut-il rester sur le chemin spirituel&nbsp;? » Je réponds&nbsp;: « Il n&rsquo;y a pas de limite à la longueur de ce chemin, et cependant si vous êtes prêt, cela ne demandera pas longtemps. Juste un moment et vous y serez. » Comme est vrai ce que les sages du passé disaient à leurs disciples&nbsp;: « N&rsquo;entrez pas directement dans le temple, commencez par tourner autour une cinquantaine de fois. » Cela voulait dire&nbsp;: « Fatiguez- vous d&rsquo;abord un peu, puis entrez, alors vous apprécierez ». On apprécie une chose pour laquelle on fournit un effort. Si cela vient sans effort, cela ne vaut rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si un gouvernement taxait l&rsquo;air respiré, les gens protesteraient. Cependant ils ne réalisent pas que l&rsquo;air est sans comparaison avec l&rsquo;argent qu&rsquo;ils possèdent. La valeur de l&rsquo;air est incomparablement plus grande que celle de l&rsquo;argent. L&rsquo;essentiel est atteint sans besoin d&rsquo;effort, mais on ne réalise pas sa valeur. On préfère obtenir ce que l&rsquo;on atteint avec grand effort &#8211; et à la fin on découvre que ce n&rsquo;était rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est très simple de penser&nbsp;: « Pourquoi tout être aurait-il ce désir de vivre si une vie perpétuelle était impossible&nbsp;? » Car il n&rsquo;y a pas de désir au monde qui ne reçoive sa réponse. La réponse à chaque désir existe quelque part, l&rsquo;accomplissement de chaque désir doit se produire un jour. Par conséquent, il n&rsquo;y a pas de doute que ce désir de vivre ne doive être accompli. Et l&rsquo;accomplissement de ce désir est de s&rsquo;élever au-dessus de l&rsquo;illusion qui est l&rsquo;effet de l&rsquo;ignorance du secret de la vie.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" alt="" class="wp-image-737"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Rendre Dieu intelligible</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Comment peut-on arriver à la réalisation de la présence de Dieu au-dedans de soi et des autres&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Il y a un processus. Dans ce processus, ce qui est d&rsquo;abord nécessaire c&rsquo;est de rendre Dieu intelligible. Le deuxième pas dans ce processus est d&rsquo;avoir le cœur fixé sur Dieu rendu ainsi intelligible. Le troisième pas est de refléter Dieu sur toutes les choses et tous les êtres que l&rsquo;on voit. Mais si le premier pas n&rsquo;est pas fait correctement, alors rien ne sera fait correctement. C&rsquo;est la première chose qui doit d&rsquo;abord être réalisée.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’esprit et la matière</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Si une vie spirituelle ou même une vie mentale ne se développe pas chez une personne, qu&rsquo;est-ce qui survit à sa disparition physique&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: L&rsquo;homme est constitué d&rsquo;esprit et de matière. Qu&rsquo;est-ce que la matière&nbsp;? De l&rsquo;esprit cristallisé. Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;esprit&nbsp;? C&rsquo;est la substance originelle. On peut comparer l&rsquo;esprit à l&rsquo;eau courante, la matière à la glace. Mais s&rsquo;il y a eau et glace, l&rsquo;eau coulera, la glace ne bougera pas. Cela ne veut pas dire que la glace ne retournera pas à sa condition originelle. Elle y retournera, mais le moment n&rsquo;est pas encore arrivé. Par conséquent, l&rsquo;eau va couler la première, la glace restera là où elle est, la substance reste là où elle se trouve, mais la vie, l&rsquo;esprit, coule.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La libération de l’âme</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est nécessaire c&rsquo;est de rendre l&rsquo;esprit indépendant de la couverture mortelle, ne serait-ce même que pour un moment. Ce faisant la crainte de la mort disparaît naturellement parce que l&rsquo;on commence à voir, ici sur terre, la condition de l&rsquo;après-mort. C&rsquo;est cette enveloppe physique qui a emprisonné, pour ainsi dire, l&rsquo;âme au-dedans d&rsquo;elle-même, et l&rsquo;âme se retrouve en prison. Elle ne peut pas se voir. Ce qu&rsquo;elle peut voir c&rsquo;est l&rsquo;enveloppe. <em>Roumi</em> l&rsquo;explique de façon très belle dans un poème écrit sur le sommeil. C&rsquo;est dans le sommeil que l&rsquo;âme devient naturellement indépendante de son enveloppe mortelle. Ceux qui souffrent oublient leur souffrance quand ils sont dans les bras du sommeil. Les rois oublient leur couronne et leur trône. L&rsquo;âme se trouve dans cette sphère qui lui est propre, puis elle revient à sa prison, reposée. Le désir permanent de l&rsquo;âme est cette libération de cet emprisonnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Roumi</em> commence son livre, le <em>Masnavi</em>, par cette lamentation de l&rsquo;âme qui veut se libérer. Mais s&rsquo;agit-il de libérer l&rsquo;âme par la mort, par le suicide&nbsp;? Non, les mystiques ne l&rsquo;ont pas fait. Ce n&rsquo;est pas nécessaire. C&rsquo;est en jouant à la mort, comme je l&rsquo;ai dit, que l&rsquo;on arrive à la connaissance de la vie et de la mort, et c&rsquo;est le secret de la vie qui libérera l&rsquo;âme.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Sacrifier sa vie</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Quel est le sens caché des paroles de la Bible&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« L’homme n&rsquo;a de grand amour qu&rsquo;en abandonnant sa vie pour son ami&nbsp;? »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Qui sacrifie sa vie pour son prochain&nbsp;? Celui dont la vie est devenue celle de son prochain. Il est ainsi plus grand. S&rsquo;il sacrifie sa vie à son semblable, il continue de vivre parce que sa vie n&rsquo;est plus à lui, la vie de son semblable est également sa vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Accomplir le but de notre vie</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Pourquoi la mort n&rsquo;est-elle pas une chose désirable puisqu&rsquo;on s&rsquo;y débarrasse seulement d&rsquo;un corps dense&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Mais ne peut-on pas changer ce corps dense en un corps léger&nbsp;? Même la matière peut se changer en esprit. Si le sang divin commence à circuler dans les veines d&rsquo;une personne, son corps n&rsquo;est plus un corps lourd, il devient aussi léger que la vapeur. Il est lourd quand le poids de la terre est tombé sur lui, mais quand le poids de la terre est enlevé, il est plus léger que l&rsquo;air.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Mais &#8211; peut-on demander &#8211; la mort n&rsquo;est-elle pas davantage la vie&nbsp;? » C&rsquo;est une autre phase de la vie. Le corps est un instrument complet. Pourquoi ne pas en tirer le meilleur part&nbsp;? Pourquoi avancer la mort si l&rsquo;on peut rester ici et faire quelque chose d&rsquo;utile. Parfois on a envie de mourir parce que l&rsquo;on ne sait pas ce que l&rsquo;on a à faire ici. On ne connaît pas encore le but de la vie&nbsp;; c&rsquo;est ce qui donne envie de mourir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque moment dans la vie a sa mission, chaque moment dans la vie est une opportunité. Pourquoi laisser perdre cette opportunité&nbsp;? Pourquoi ne pas occuper chaque moment de notre vie en vue de l&rsquo;accomplissement de ce but pour lequel nous sommes ici&nbsp;? Il s&rsquo;agit de nous mobiliser pour tirer le meilleur parti de chaque moment de la vie. Cela même donnera un tel bonheur à l&rsquo;homme qu&rsquo;il ne voudra plus disparaître. Même si les anges de la mort venaient et le tiraient vers la mort, il dirait&nbsp;: « Laissez-moi rester un peu plus longtemps. Laissez-moi terminer ce que je voudrais achever. » Telle doit être l&rsquo;attitude.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Chaque âge a sa beauté</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Si le désir de vivre est naturel, ne serait-il pas mieux de vivre et de prolonger la jeunesse du corps&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Il y a trois aspects que les Hindous ont personnifiés comme <em>Brahma</em>, <em>Vishnu</em> et <em>Shiva</em> ou <em>Maheish</em> &#8211; le Dieu Créateur, le Dieu-Nourricier et le Dieu-Destructeur. En retenant la jeunesse, il y a conflit entre le Dieu-Créateur et le Dieu-Destructeur, parce que le Dieu-Destructeur détruit ce que le Dieu-Créateur crée. Si en vous-même le Dieu-Créateur est plus fort, alors il gagnera une victoire sur le Dieu-Destructeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quoi qu&rsquo;il en soit il n&rsquo;y a rien dans ce monde qui ne soit dépourvu de beauté. Si l&rsquo;âme a reçu la bénédiction divine, elle aimera tous les aspects de la vie. La petite enfance est intéressante, l&rsquo;enfance a sa beauté, la jeunesse a son esprit, la vieillesse a son savoir et sa dignité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;y a pas de note sur le piano qui n&rsquo;ait sa partie à jouer dans la symphonie de la nature, que ce soit dans la septième octave du bas ou la septième octave du haut, que ce soit en dièse, en bémol ou en naturel, quelle qu&rsquo;en soit la clé. Tout ce que la main harmonieuse touche devient harmonie, une symphonie. Nous sommes tous des notes devant le divin Musicien et, quand sa main bénie touchera quelque condition de notre vie, que ce soit enfance, jeunesse, vieillesse, la beauté se manifestera et ajoutera à la symphonie de la vie.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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</div>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 2</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-desir-de-vivre/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">Le désir de vivre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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		<title>Le but des trésors de la terre</title>
		<link>https://lsps.fr/le-but-des-tresors-de-la-terre/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Aug 2025 08:31:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[But de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Faire de sa vie une religion]]></category>
		<category><![CDATA[Lumière divine]]></category>
		<category><![CDATA[Prison des possessions matérielles]]></category>
		<category><![CDATA[Religion de la nature]]></category>
		<category><![CDATA[Renonciation - Sacrifice - Obéissance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;homme n&#8217;est pas né sur la terre pour manger, boire et dormir, comme le font toutes les créatures inférieures. Il est né sur terre pour apprendre comment utiliser au mieux cette terre fertile, comment apprécier les trésors qu&#8217;elle contient et comment bien les utiliser. C&#8217;est ainsi que l&#8217;homme se relie à la terre. Pour l&#8217;âme [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme n&rsquo;est pas né sur la terre pour manger, boire et dormir, comme le font toutes les créatures inférieures. Il est né sur terre pour apprendre comment utiliser au mieux cette terre fertile, comment apprécier les trésors qu&rsquo;elle contient et comment bien les utiliser. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;homme se relie à la terre. Pour l&rsquo;âme qui vient du ciel, sa liaison avec la terre recèle un secret qui mène au but de la vie.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Il est facile pour quelqu&rsquo;un de dire&nbsp;: « Nous venons du ciel et nous sommes destinés au ciel. Pour ces quelques jours que nous habitons sur la terre, qu&rsquo;y a-t-il là qui nous appartienne&nbsp;? D&rsquo;ailleurs, tout ce qui appartient à la terre, n&rsquo;est-ce pas chargé de péché&nbsp;? Il vaut mieux s&rsquo;en échapper et abandonner tout ce qui en définitive n&rsquo;a aucune valeur ». C&rsquo;est vrai, mais ce n&rsquo;est pas naturel. Ce qui est naturel, c&rsquo;est de savoir comment apprécier tout ce qui est créé sur la terre. Nous l&rsquo;apprécions en l&rsquo;estimant.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Vivre dans le monde en remplissant le but de la vie.</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La beauté du règne minéral que l&rsquo;on voit dans les pierres précieuses et les gemmes, l&rsquo;une plus belle que l&rsquo;autre, n&rsquo;est pas à négliger. A travers une pierre, c&rsquo;est la lumière divine qui brille. Elle rend cette pierre incomparablement plus noble que le caillou de la route&nbsp;! Quel phénomène merveilleux que, même dans une pierre, Dieu montre Sa beauté&nbsp;! Le parfum des fleurs, la douceur des fruits, les goûts délicieux des produits de la terre ne semblent pas avoir été créés sans but. Dans l&rsquo;or, l&rsquo;argent, le métal, dans tous les objets que nous voyons dans le monde, il semble qu&rsquo;il y ait un certain but à accomplir. Celui qui les craint, qui a peur qu&rsquo;ils ne le possèdent, s&rsquo;enfuit loin d&rsquo;eux. Que fait-il&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il perd à la fois le ciel et la terre. Il a déjà laissé le ciel, il abandonne maintenant la terre. Et celui qui la possède est enterré sous elle&nbsp;; elle s&rsquo;impose à lui et finit par l&rsquo;engloutir. C&rsquo;est un autre aspect de la terre, de sa loi. Mais celui qui comprend le but de la terre et de ses trésors les utilise au mieux, pour lui-même et pour son prochain. C&rsquo;est lui qui vit dans le monde en remplissant le but de sa vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’expérience du monde</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Voyons-nous des personnes spirituelles seulement parmi celles qui habitent les cavernes des montagnes de l&rsquo;Himalaya&nbsp;? Ne voyons-nous pas d&rsquo;admirables personnalités au milieu du monde&nbsp;? Bien souvent des gens disent que celui qui a lutté au long de sa vie dans les affaires, l&rsquo;industrie et les occupations du monde s&rsquo;est endurci. Je pense que celui qui a réellement réussi sur la terre, qui a réellement obtenu un succès, ce que l&rsquo;on peut appeler vraiment un succès, a appris.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas tout le monde qui réussit dans les affaires de la terre, ce n&rsquo;est qu&rsquo;un parmi beaucoup. Celui qui arrive au sommet a eu ses difficultés, a eu ses problèmes&nbsp;; son endurance, sa patience ont été éprouvées. Il a passé par un sacrifice, il a compris la nature humaine en se tenant au milieu des marchés. S&rsquo;il n&rsquo;a pas lu un seul livre de philosophie, s&rsquo;il n&rsquo;a pas médité un seul jour, pourtant il est arrivé à un plan, à une compréhension, où il connaît quelque chose qui en vaut la peine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je considère avoir été très privilégié lorsqu&rsquo;en certaines occasions j&rsquo;ai pu avoir une conversation avec des hommes d&rsquo;affaires, avec des gens qui s&rsquo;occupaient sans cesse des choses de la terre et qui avaient réellement atteint le sommet. J&rsquo;ai été proprement stupéfait de voir qu&rsquo;au lieu de les endurcir, cela avait adouci en quelque sorte leur nature. Cela leur avait donné un sens qui peut venir par la compréhension spirituelle, qui est un sens religieux. Cela avait développé une droiture en eux. Etant passé par ce monde d&rsquo;injustice et ayant vu dans le monde des affaires ce que l&rsquo;on y voit, ils étaient arrivés à un état d&rsquo;honnêteté où l&rsquo;on commence à considérer la vie d&rsquo;un point de vue différent.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’épreuve de l’homme</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, si jamais quelqu&rsquo;un s&rsquo;avance et dit&nbsp;: « Pour un but philanthropique, pour le bien de l&rsquo;humanité je donne tant de millions pour l&rsquo;éducation, pour les hôpitaux », ce sont ces hommes qui le font. Cela m&rsquo;étonnerait beaucoup qu&rsquo;un reclus qui se serait toujours tenu loin de l&rsquo;argent, s&rsquo;il avait la charge de nombreux millions, aimât se séparer de quelques-uns d&rsquo;entre eux. Qu&rsquo;un but soit terrestre ou céleste ce qui compte, c&rsquo;est être loyal au but de la vie. C&rsquo;est la première morale que nous avons à apprendre. Car même un but terrestre, aussi matériel qu&rsquo;il puisse paraître, montrera à la fin qu&rsquo;il est un tremplin si l&rsquo;on tient toujours cet idéal devant soi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans doute, toutes les choses qui appartiennent à la terre ont leur influence sur une personne. Elles endurcissent, elles rendent le cœur froid. Elles enlèvent le tendre sentiment que l&rsquo;on éprouve envers ceux qu&rsquo;on chérit, ceux qu&rsquo;on aime, ceux dont on dépend, envers son prochain. Cela rend de plus en plus avide, et l&rsquo;avidité rend injuste. L&rsquo;homme devient avare et envieux, la coupe du désir n&rsquo;est jamais remplie. Il n&rsquo;est jamais satisfait&nbsp;; plus il en vient, moins il semble y en avoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, si l&rsquo;on ne passe pas par cette expérience qui est l&rsquo;épreuve de l&rsquo;homme. Si l&rsquo;on choisit d&rsquo;aller par un autre chemin, alors l&rsquo;on a laissé de côté une grande expérience. Une expérience qui rend réellement l&rsquo;âme noble. Une personne que vous n&rsquo;avez pas compris pendant dix ans, vous pouvez la comprendre en un seul jour, dès qu&rsquo;il est question d&rsquo;argent. Cela fait aussitôt sortir ce qui est caché. Cela montre que c&rsquo;est un test important, un test par lequel on doit passer. Et que l&rsquo;on doit faire l&rsquo;expérience d&rsquo;un chemin qui est une partie de notre destinée.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La religion de la nature</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, l&rsquo;homme religieux ou spirituel, même s&rsquo;il regarde avec dédain celui qui est pris par les choses de la terre, doit savoir que c&rsquo;est son chemin. Et un chemin qui est sa religion. S&rsquo;il s&rsquo;avère honnête dans son comportement en affaires. S&rsquo;il garde son cœur ouvert envers ceux qui lui sont proches et chers, envers ceux pour lesquels il a ses obligations. Et s&rsquo;il garde toujours allumé dans son cœur la flamme de son amour pour l&rsquo;humanité. A la fin il arrivera à un stade où il sera plus grand qu&rsquo;un saint. Parce qu&rsquo;il aura gardé vivant la flamme de la sainteté malgré un vent qui souffle sans cesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne devons pas toujours essayer d&rsquo;échapper aux difficultés, car pour finir nous ne pourrons pas arriver à leur échapper. La vie sur la terre est difficile, et avec l&rsquo;évolution de la terre cela deviendra encore plus difficile. Chaque jour ce sera plus difficile. Ce que nous pouvons faire c&rsquo;est de nous rendre assez forts pour aller de l&rsquo;avant dans la vie sur la terre. Et c&rsquo;est seulement grâce à cette force de conviction que nous arriverons au but spirituel, quel que soit le chemin sur lequel nous voyageons. Que notre vie soit libérale, industrielle ou commerciale, c&rsquo;est sans importance, nous vivrons la religion, la religion de la nature, changeant notre vie en religion, faisant de notre vie une religion. Et ainsi, même avec chaque succès terrestre, nous avancerons pas à pas vers l&rsquo;accomplissement spirituel.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" alt="" class="wp-image-737"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;évolution de la terre</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Pourquoi la vie sur la terre deviendra-t-elle encore plus difficile avec l&rsquo;évolution de la terre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Nous pouvons considérer la terre comme un être humain. Représentez-vous la, par exemple, comme un être humain vivant sa vie de petite enfance à la vieillesse. Dans la petite enfance, aussi dépendant que soit un enfant, pourtant il est comme un souverain. Parfaitement heureux dans les bras de sa mère, à la charge de son père, il n&rsquo;y a rien pour l&rsquo;ennuyer, rien pour le perturber, aucun attachement, aucune inimitié. Il est heureux comme les anges au ciel. Tel était le commencement du monde, le commencement du genre humain tout spécialement. Les Hindous l&rsquo;ont appelé l&rsquo;âge d&rsquo;Or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient la jeunesse, la jeunesse avec son printemps et sa délicatesse, aussi avec sa responsabilité qui y est mêlée. La jeunesse a ses propres épreuves, ses propres expériences, ses propres peurs. Cette condition troublée de la terre fut appelée par les Hindous l&rsquo;âge d&rsquo;Argent, ce qui veut dire l&rsquo;âge de tous les trésors, ce printemps de la jeunesse. Mais à mesure que la vie avance, le monde arrive au stade que l&rsquo;on peut appeler l&rsquo;âge mûr, l&rsquo;âge des soucis, des ennuis, des anxiétés, des responsabilités. Les Hindous l&rsquo;ont appelé l&rsquo;âge de Cuivre. Et à mesure que la vie avance, il y a davantage à supporter. Un arbre fruitier, avec le poids des fruits, se courbe. Il en est ainsi du progrès, avec chaque pas en avant il y a des obligations et des responsabilités.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’espoir</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, nous ne devons pas attendre les difficultés. Il y a une chose qui nous sauve, et c&rsquo;est l&rsquo;espoir. Tout ce dont je viens de parler est l&rsquo;aspect métaphysique. Ce dont je parle maintenant est l&rsquo;attitude psychologique que nous devrions avoir&nbsp;: espérer toujours le meilleur et nous aurons le meilleur.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 8</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-but-des-tresors-de-la-terre/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">Le but des trésors de la terre</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le but de la vie</title>
		<link>https://lsps.fr/le-but-de-la-vie-2/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Aug 2025 07:28:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Accomplissement du dessein de DIeu]]></category>
		<category><![CDATA[But de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[But de la création]]></category>
		<category><![CDATA[But de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[But du mystique]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance de soi - connaissance du moi]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de paix]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de vivre]]></category>
		<category><![CDATA[Ivresse de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Renonciation - Sacrifice - Obéissance]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=5892</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le but intérieur et le but extérieur L&#8217;essentiel dont un chercheur de vérité doit prendre conscience est le but de la vie. Dès qu&#8217;une personne commence à se sentir plus sobre devant l&#8217;ivresse de la vie, la première question qu&#8217;elle se pose est&#160;: « Quel est le but de ma vie »&#160;? Chaque âme a son propre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Le but intérieur et le but extérieur</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;essentiel dont un chercheur de vérité doit prendre conscience est le but de la vie. Dès qu&rsquo;une personne commence à se sentir plus sobre devant l&rsquo;ivresse de la vie, la première question qu&rsquo;elle se pose est&nbsp;: « Quel est le but de ma vie »&nbsp;? Chaque âme a son propre but, mais à la fin tous les buts se résument à un seul but, et c&rsquo;est ce but qui est la recherche du mystique. </p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Toutes les âmes, à travers le bon ou le mauvais chemin, arriveront tôt ou tard à ce but &#8211; but qui doit être atteint, but pour lequel toute la création a été conçue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La différence entre l&rsquo;âme qui cherche et l&rsquo;âme qui travaille aveuglément vers ce but est la même que celle qui existe entre le matériau et l&rsquo;artisan. Le potier et l&rsquo;argile sont tous deux à l&rsquo;œuvre pour produire un vase. Mais c&rsquo;est la joie et le privilège du potier d&rsquo;éprouver le bonheur de cette réalisation, non celui de l&rsquo;argile. Ainsi en est-il des êtres qui s&rsquo;avancent inconsciemment vers ce but et les âmes qui s&rsquo;efforcent consciemment de l&rsquo;atteindre. Les deux se rejoignent pour la même réalisation&nbsp;; la différence est dans la conscience qu&rsquo;ils en ont.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Prendre conscience de son but extérieur</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier pas dans le chemin spirituel est de prendre conscience de son but extérieur dans la vie. Car il n&rsquo;est pas donné à tout le monde de comprendre même sa mission extérieure dans l&rsquo;existence. Et l&rsquo;être qui ne s&rsquo;en rend pas compte peut ainsi peut-être passer toute sa vie, et peut-être même jusqu&rsquo;à la fin, sans y parvenir. Mais celui qui se préoccupe de la connaître la trouvera tôt ou tard. Car il reçoit constamment dans son cœur la réponse à la question.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme le dit <em>Sa&rsquo;di&nbsp;:</em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Chaque âme est créée pour un certain but, et la lumière de ce but est allumée dans cette âme.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;il y a une lumière allumée avant même que la personne ne vienne sur la terre, il reste néanmoins à cette personne de découvrir par elle-même le but de sa vie, bien que tout autour d&rsquo;elle le lui montre du doigt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;on pourrait demander&nbsp;: « Le but extérieur pourrait-il conduire au but intérieur de la vie »&nbsp;? Certainement. Tout ce que fait une personne, que ce soit spirituel ou matériel, n&rsquo;est qu&rsquo;une marche pour arriver au but intérieur, si toutefois elle le considère comme tel. Si elle est dans l&rsquo;erreur, l&rsquo;erreur lui appartient et est en elle. Elle travaille quand même en vue du but intérieur, du but ultime. Car tout est créé pour travailler selon un plan. Et ainsi chaque individu travaille dans le sens de l&rsquo;accomplissement de ce plan divin. Le bien et le mal, tout doit se résoudre à la fin en l&rsquo;accomplissement du but divin. S&rsquo;il y a une différence, elle concerne cet individu particulier.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La réalisation des cinq désirs</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a cinq désirs qui poussent quelqu&rsquo;un vers l&rsquo;accomplissement du but intérieur&nbsp;: le désir de vivre, le désir de connaître, le désir de pouvoir, le désir de bonheur et le désir de paix. Ils travaillent consciemment ou inconsciemment au plus profond de chaque être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces cinq désirs qui travaillent au-dedans de chacun le poussent à agir soit en bien soit en mal, pourtant ils concourent tous au but unique qui est la réalisation de l&rsquo;objet de la création entière.</p>



<div class="wp-block-group has-global-padding is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<ul class="wp-block-list">
<li>Quand le désir de vivre nous amène au contact de notre vie réelle, d&rsquo;une vie qui n&rsquo;est pas sujette à mourir, alors le but de ce désir est accompli.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Quand nous avons pu pleinement percevoir la connaissance de notre propre être qui nous ouvre à la connaissance divine et au mystère de toute la manifestation, alors le but de la connaissance est atteint.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Quand on est capable de se mettre en communication avec le Pouvoir Tout-Puissant, alors le désir de pouvoir est réalisé.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Quand on a pu trouver son bonheur dans son propre cœur, indépendamment de toutes les choses extérieures, notre désir de bonheur a atteint son but.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>Quand on est à même de s&rsquo;élever au-dessus de toutes les conditions et influences qui perturbent la paix de notre âme et que l&rsquo;on a trouvé la paix au milieu de la foule comme loin du monde, alors le désir de paix est satisfait.</li>
</ul>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas dans la réalisation de l&rsquo;un ou de l&rsquo;autre de ces cinq désirs que se trouve l&rsquo;accomplissement du but. C&rsquo;est dans la réalisation de ces cinq désirs qu&rsquo;un but unique est accompli, le but pour lequel toute âme est née sur terre.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" alt="" class="wp-image-737"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>S’éveiller de son sommeil</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Si vous savez qu&rsquo;une certaine chose vous donne paix, bonheur, connaissance et amour, mais qu&rsquo;elle en privera un autre, que doit-on choisir&nbsp;? En profiter soi-même ou laisser l&rsquo;autre personne en bénéficier&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Je répéterai de nouveau ce que j&rsquo;ai dit&nbsp;: celui qui a trouvé le bonheur dans son propre cœur et qui est arrivé à la connaissance de lui-même, a trouvé la paix dans son être le plus profond. Celui-là n&rsquo;aura privé de paix ou de bonheur aucun autre. Il est parvenu à la source de la connaissance, à la fontaine où ces choses ne manquent jamais et où la perfection apparaît.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on est intuitif et mystique les conditions nous disent toujours quel est le but de notre vie. La nature a une telle perfection de sagesse&nbsp;! On observe que toutes les petites créatures, insectes, germes et vers, ont reçu le sens qu&rsquo;il fallait pour arranger leurs petits abris, pour se protéger et pour se faire des réserves de nourriture. Aux abeilles qui ont le don de produire du miel, la manière a été apprise. Ainsi, la nature enseigne à chaque âme à chercher son but. Elle a créé chaque âme pour ce but, et elle appelle continuellement l&rsquo;âme à accomplir ce but. Mais si l&rsquo;âme n&rsquo;entend pas cet appel et sommeille, ce n&rsquo;est pas la faute de la nature qui, elle, appelle sans arrêt. Par conséquent, si j&rsquo;avais à dire en quelques mots comment l&rsquo;on peut trouver son propre but, je dirais&nbsp;: en s&rsquo;éveillant du sommeil.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Réaliser son propre but</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Vaut-il mieux accomplir son propre but ou aider les autres dans l&rsquo;accomplissement de leur but&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Celui qui n&rsquo;est pas capable de réaliser son propre but, au lieu d&rsquo;accomplir celui d&rsquo;un autre peut l&rsquo;abîmer. Il ferait mieux de chercher d&rsquo;abord à accomplir son propre but. Quand il voit qu&rsquo;il peut y arriver, il sentira davantage de sagesse et une plus grande inclination à aider un autre vers son but. Et il pourra aussi progresser en accomplissant le but d&rsquo;un autre. Sa joie d&rsquo;aider un autre à accomplir son but sera plus grande que celle de réaliser son propre but.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme je l&rsquo;ai toujours dit, la renonciation forcée n&rsquo;est pas une vertu. Si une personne n&rsquo;est pas capable de renonciation, elle fera mieux de ne pas renoncer, parce qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas prête. La renonciation ne peut être une vertu que si l&rsquo;on y éprouve une joie. Rien au monde ne peut donner une plus grande joie que la renonciation.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La renonciation</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Mais alors, la renonciation devrait être l&rsquo;ultime but pour tous&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Oui, en effet. Cependant ce n&rsquo;est pas le commencement, c&rsquo;est la fin. Si elle est pratiquée comme une vertu au commencement, c&rsquo;est une erreur. Car peut-on appeler vertu ce qui apporte la souffrance&nbsp;? La vertu doit apporter le bonheur. Si l&rsquo;on faisait quelque chose au profit d&rsquo;un autre pour nous lamenter aussitôt en disant&nbsp;: « Comme je suis malheureux d&rsquo;avoir été bon pour lui », l&rsquo;on ferait mieux de ne pas être bon. Très souvent, dans un moment de bonté, l&rsquo;on fait quelque chose pour un autre, puis en réaction l&rsquo;on pense&nbsp;: « Pourquoi l&rsquo;ai-je fait »&nbsp;! On est alors grand perdant, parce que l&rsquo;on a perdu deux choses&nbsp;: l&rsquo;on a perdu et ce que l&rsquo;on a donné et la vertu qui y était attachée.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Sacrifice, renonciation et soumission&nbsp;</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Est-ce là la différence entre sacrifice et soumission&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: C’est vrai&nbsp;; dans ce cas l&rsquo;un est faiblesse, l&rsquo;autre grandeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Est-ce que les mots soumission et renonciation sont équivalents&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: La soumission, tant qu&rsquo;elle n&rsquo;existe que dans l&rsquo;imagination, vaut bien mieux que dans l&rsquo;action. Si, dans notre imagination, nous nous soumettons à l&rsquo;Etre Divin, cela vaut bien mieux. Car toute adoration et toute soumission ne sont dues qu&rsquo;à un seul être, et c&rsquo;est Dieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Y a-t-il une différence entre sacrifice, renonciation et soumission&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Ils sont tous trois des nuances différentes qui indiquent des sens différents. Le sacrifice est une perte, c&rsquo;est quelque chose que l&rsquo;on perd. La renonciation est abandon de quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la soumission, il n&rsquo;est besoin ni d&rsquo;abandonner ni de perdre, mais de se rendre humble, de céder. Si vous êtes humble, c&rsquo;est une soumission&nbsp;; si vous êtes respectueux, c&rsquo;est une soumission. Par conséquent, se soumettre est une chose qu&rsquo;un homme sage pratique à tout moment, parce que les conditions ne sont pas toujours comme on les souhaite. Bien souvent viennent des périodes où nous devons nous soumettre parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a que trois conditions&nbsp;: briser, être brisé ou se soumettre. La soumission est la voie médiane que Jésus Christ a enseignée&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Si l&rsquo;on te frappe sur une joue, tends l&rsquo;autre ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;on peut se demander pourquoi il n&rsquo;a pas enseigné les deux autres conditions. La réponse est que les gens les connaissaient déjà.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 1</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-but-de-la-vie-2/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">Le but de la vie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le chemin sacré du Dharma</title>
		<link>https://lsps.fr/le-chemin-sacre-du-dharma/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Aug 2025 15:49:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Amour de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin du devoir]]></category>
		<category><![CDATA[Dharma]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit du devoir]]></category>
		<category><![CDATA[Ivresse de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Nourriture de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Nourriture physique]]></category>
		<category><![CDATA[Nourriture spirituelle]]></category>
		<category><![CDATA[Sens du devoir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=5867</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le langage des Hindous, le devoir est appelé dharma, ce qui signifie religion. Plus l&#8217;on étudie la nature et le caractère de ce que l&#8217;on appelle devoir, plus l&#8217;on en vient à penser que c&#8217;est dans l&#8217;esprit du devoir que l&#8217;on peut trouver l&#8217;âme de la religion. Si le devoir n&#8217;était pas sacré au [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Dans le langage des Hindous, le devoir est appelé <em>dharma</em>, ce qui signifie religion. Plus l&rsquo;on étudie la nature et le caractère de ce que l&rsquo;on appelle devoir, plus l&rsquo;on en vient à penser que c&rsquo;est dans l&rsquo;esprit du devoir que l&rsquo;on peut trouver l&rsquo;âme de la religion. Si le devoir n&rsquo;était pas sacré au point de jouer un rôle important dans notre vie, une forme religieuse n&rsquo;aurait aucun sens pour un être réfléchi.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Il était donc sage de la part des peuples anciens d&rsquo;appeler la religion « devoir » ou le devoir « religion ». Car la religion ne consiste pas à se livrer à une cérémonie ou à un rituel. En effet, la religion véritable est le sentiment ou le sens du devoir. Le devoir n&rsquo;est pas nécessairement le but de la vie, mais c&rsquo;est comme le phare dans le port qui montre « ici est le lieu de débarquement. Ici est votre arrivée, ici est votre destination ». Cela peut ne pas être la destination finale. Mais pourtant dans le devoir l&rsquo;on trouve une route qui mène au but de la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le sens du devoir</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la connaissance du devoir soit acquise après qu&rsquo;un enfant soit venu au monde, il semble que l&rsquo;enfant a aussi apporté avec lui dans le monde le sens du devoir. Et selon ce sens du devoir que montre un enfant, il donne la promesse d&rsquo;un bon avenir. Quelqu&rsquo;un peut être des plus instruits, qualifiés, capables, puissants, influents. Et pourtant, s&rsquo;il n&rsquo;a aucun sens du devoir, vous ne pouvez pas lui faire confiance. Dès que vous constatez que le sens du devoir est vivant dans une personne, vous vous sentez aussitôt en confiance. Vous sentez que vous pouvez dépendre de cette personne. Et ce sentiment que vous éprouvez est plus grand que toute autre impression que la personne puisse vous faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là réside toute vertu, puissance, pouvoir et bénédiction. Vous attachez de la valeur à un ami auquel vous pouvez vous fier, à une relation en qui vous pouvez avoir confiance. Toutes les qualités que l&rsquo;homme possède semblent être en surface. Mais dessus il y a un esprit qui les rend vivantes et leur donne une vraie valeur. Et cet esprit est le sens du devoir. Ceux qui ont gagné la confiance de toute une nation &#8211; peut-être y a-t-il eu une personne dans l&rsquo;histoire du monde qui a gagné la confiance d&rsquo;une multitude &#8211; ceux-là ont prouvé qu&rsquo;ils étaient vraiment grands. Et cet accomplissement est venu du développement du sens du devoir.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Notre devoir envers les plus jeunes</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, quand on considère la question du devoir, il y a cinq aspects différents. L&rsquo;un est de penser à notre devoir envers la génération plus jeune, envers les enfants, envers nos propres enfants et ceux des autres. Envers ceux qui sont plus jeunes que nous en années, nous avons un certain devoir. Envers nos amis, nos relations qui n&rsquo;ont pas assez évolués pour voir les choses comme nous, nous avons un devoir. Si nous en étions conscients, nous trouverions bien des choses dans la vie qui demandent notre attention. Et si elles sont oubliées, nous aurons réellement négligé notre devoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle que soit notre situation dans la vie, riche ou pauvre, nous avons pourtant un royaume. Et ce royaume est nous-mêmes. Nous pouvons aider et servir en pensée, en acte, en parole, dans une action nécessaire à un certain moment. Par chaque action, par chaque chose faite dans ce sens, aussi matérielle qu&rsquo;elle puisse paraître extérieurement, une action religieuse est accomplie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Notre devoir envers notre entourage</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre aspect du devoir est le devoir envers notre prochain&nbsp;: envers nos collègues, nos amis et connaissances avec lesquels nous venons en contact dans la vie de tous les jours et avec lesquels nous n&rsquo;avons pas le sentiment d&rsquo;être plus âgés ou plus jeunes, ou d&rsquo;avoir quelque différence que ce soit. Nous avons un devoir envers eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En premier lieu il s&rsquo;agit d&rsquo;étudier la psychologie de leur nature. Si nous avons à les instruire, ce n&rsquo;est pas les instruire en maître. Si nous les aidons, nous ne devons pas les aider comme un bienfaiteur. Quelle que soit l&rsquo;aide que nous leur apportons, il faut le faire d&rsquo;une telle manière que même nous-mêmes n&rsquo;en sachions rien. Telle est la meilleure manière de servir. Il est très difficile de faire même du bien si nous ne savons pas comment le faire. Si nous sommes capables de gagner l&rsquo;affection de notre prochain et de donner quelque service sans en avoir la prétention, sans idée d&rsquo;appréciation ni de retour, nous avons certainement accompli un acte religieux.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Notre devoir envers les plus âgés</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième aspect du devoir concerne ceux qui sont avancés en âge. Il s&rsquo;agit d&rsquo;avoir du respect pour leur âge, pour l&rsquo;expérience qu&rsquo;ils ont amassée. Même s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas notre compétence ou notre savoir, cela n&rsquo;a pas d&rsquo;importance. Peut-être connaissent-ils autre chose, que nous ne connaissons pas. Nous ne pouvons pas tout apprendre, nous ne pouvons pas tout connaître. Il y a des choses que l&rsquo;expérience apprend, que l&rsquo;âge apporte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si une personne, aussi intelligente et capable qu&rsquo;elle soit, ne porte pas ce sentiment pour l&rsquo;âge, ce respect pour son frère aîné, cette considération pour ceux qui sont avancés en âge &#8211; sa mère, son père, son frère ou sa sœur, son maître, son ami &#8211; elle ne connaît pas encore la religion. Car là est la fondation de la religion. Il est dit qu&rsquo;un enfant du Prophète appela un jour un esclave par son nom. Le Prophète l&rsquo;entendit et la première chose qu&rsquo;il dit, fut&nbsp;: « Mon enfant, appelle-le oncle, il est âgé. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ailleurs il y a une action et une réaction psychologiques&nbsp;: ceux qui ont atteint la maturité de la vie sont arrivés à un stade où leur bonne volonté envers les plus jeunes devient un trésor, un trésor vivant. Parfois l&rsquo;ivresse de la vie, l&rsquo;absorption dans les activités du monde, l&rsquo;énergie croissante de la jeunesse, le pouvoir, la situation, les connaissances, nos capacités, nous font oublier cette considération. Mais si une occasion est perdue, elle est perdue, elle ne reviendra jamais.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Notre devoir envers la nation</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous tous, en ce monde, nous sommes des voyageurs. Et ceux que nous approchons ou voyons, nous les rencontrons dans notre voyage. Ceci crée une occasion de penser à notre devoir envers eux. Nous ne serons pas toujours avec eux, et ils ne seront pas non plus avec nous. La vie est un songe dans lequel nous sommes jetés, un songe qui change sans cesse. Alors, perdre une opportunité de remplir dans notre vie quotidienne nos petites obligations qui constituent une part de notre devoir, est comme oublier notre religion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le quatrième aspect du devoir est notre devoir envers l&rsquo;Etat, envers la nation et ses personnages, au sommet ou en dessous&nbsp;: un roi, un président, un commandant, un officier, un secrétaire, un commis, un portier ou un employé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre devoir concerne aussi les foyers d&rsquo;élévation spirituelle comme une église, un centre spirituel et les personnalités qui y sont attachées, prêtre ou pasteur, conseiller ou maître. Envers eux tous nous avons un devoir, et en observant cela, nous ne faisons qu&rsquo;accomplir notre <em>dharma</em>, notre religion.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Notre devoir envers Dieu</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinquième aspect de notre devoir concerne Dieu, notre Créateur, le Dispensateur et Celui qui pardonne nos fautes. On pourrait dire&nbsp;: « Nous n&rsquo;avons pas désiré venir ici&nbsp;; pourquoi y avons-nous été envoyés&nbsp;? ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous le proférons dans un moment de trouble. Si l&rsquo;esprit est tranquille, si la raison est en bonne condition, nous dirons&nbsp;: « S&rsquo;il n&rsquo;y avait rien d&rsquo;autre qui soit donné dans la vie, avoir la permission de vivre sous le soleil est le plus grand privilège ». Oui, nous déclarons&nbsp;: « Je trime et je gagne de l&rsquo;argent, c&rsquo;est ma subsistance que je produis. A qui doit-on en donner le crédit&nbsp;? » Mais ce n&rsquo;est pas l&rsquo;argent que nous mangeons. Ce que nous mangeons n&rsquo;est pas fabriqué à la banque. C&rsquo;est créé par le soleil, la lune, les étoiles, la terre et l&rsquo;eau, par la nature qui est vivante devant nous. Si nous n&rsquo;avions pas l&rsquo;air à respirer, nous mourrions en un instant. Comment pouvons-nous être assez reconnaissants pour ces dons de la nature qui sont devant nous&nbsp;?</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le Dispensateur et Celui qui pardonne</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Également, à mesure qu&rsquo;une personne développe la spiritualité, elle verra que ce n&rsquo;est pas seulement son corps qui a besoin de nourriture, mais aussi son mental, son cœur, son âme &#8211; une nourriture que ce monde mécanique ne peut pas dispenser. C&rsquo;est la nourriture que Dieu seul peut donner, et c&rsquo;est pourquoi nous appelons Dieu le Dispensateur. Qui plus est, au moment même où il y avait en nous ni force ni assez d&rsquo;intelligence pour gagner de quoi vivre, notre nourriture fut créée. Quand nous y pensons et quand nous considérons que chaque petite créature, germe ou ver, à qui personne ne fait attention, reçoit sa subsistance, nous commençons alors à voir qu&rsquo;il y a un Dispensateur. Ce Dispensateur nous le trouvons en Dieu, et envers Lui nous avons un devoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de la justice et de l&rsquo;injustice que nous constatons à la surface de ce monde, une attention aiguë à notre propre vie nous enseigne qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de comparaison entre nos fautes et nos bonnes actions. Les bonnes actions, comparées à nos fautes, sont si peu nombreuses que, si nous étions jugés, nous n&rsquo;aurions pas un bon point à notre crédit. Cela ne veut pas dire que la justice soit absente. Cela signifie seulement que ce qui est au-dessus de la loi est l&rsquo;amour. Et qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;amour&nbsp;? Dieu. Et comment voyons-nous l&rsquo;amour de Dieu&nbsp;? Sous quelle forme&nbsp;? Sous bien des formes, mais la plus belle forme de l&rsquo;amour de Dieu est Sa compassion, Son divin pardon. Nous réalisons par-là que nous avons un devoir envers Dieu.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le chemin sacré du <em>dharma</em></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nous prenons en considération ces cinq aspects différents du devoir et que nous commençons à les vivre, ils commencent à nous donner le sens d&rsquo;une vie religieuse. Une vie religieuse ne signifie pas vivre dans un endroit religieux, un cimetière, une église ou dans une forme extérieure de la religion. La vraie religion est de vivre en étant conscient du sens du devoir. Devoir que nous avons envers l&rsquo;homme et envers Dieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l&rsquo;on pourrait demander&nbsp;: « Le devoir est responsabilité. Comment pouvons-nous être délivrés du grand poids de la responsabilité&nbsp;? » La réponse est&nbsp;: de deux manières. Celui qui n&rsquo;a aucun sens des responsabilités est déjà délivré du poids de la responsabilité. Il ne veut pas prendre de responsabilités. Il est tout à fait heureux, il ne se soucie pas de ce que tout un chacun pense de lui. Et il ne se soucie pas de savoir à qui il fait mal ni à qui il nuit. Et il s&rsquo;occupe très tranquillement de ses affaires, il est déjà délivré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;il y a une autre délivrance, elle est atteinte en vivant une vie de devoir&nbsp;; en la vivant jusqu&rsquo;au bout. Car la vivre ainsi élèvera une personne de plus en plus, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle s&rsquo;élève au-dessus. Et elle sera extrêmement heureuse d&rsquo;avoir traversé tout le chemin du devoir, le chemin sacré du <em>dharma</em>. Et elle se réjouira d&rsquo;avoir finalement pu atteindre à un stade de réalisation dans lequel seul se trouve le but de la vie.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" alt="" class="wp-image-737"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La manifestation de l&rsquo;amour, de l&rsquo;harmonie et de la beauté</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Comment se fait-il qu&rsquo;une personne vivant une vie de devoir soit souvent dépourvue d&rsquo;amour, de beauté et de poésie&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Je ne pense pas que le devoir ait quoi que ce soit à voir avec le fait de priver quelqu&rsquo;un d&rsquo;amour, d&rsquo;harmonie et de beauté. Au contraire, quand le véritable esprit de devoir s&rsquo;éveille dans une personne, la poésie commence. Un beau poème, une expérience d&rsquo;amour, d&rsquo;harmonie et de beauté, nous le trouvons chez la personne qui comprend le sens du devoir. Par exemple un enfant nouveau-né&nbsp;: il vient du ciel, il est heureux comme les anges, il est beau dans sa petite enfance, il est une expression d&rsquo;harmonie et il est l&rsquo;amour même. Et pourtant il ne connaît pas l&rsquo;amour, l&rsquo;harmonie et la beauté. Pourquoi&nbsp;? Parce qu&rsquo;il ne connaît pas le devoir. Dès l&rsquo;instant où l&rsquo;esprit du devoir est éveillé dans une personne, la poésie naît. Et quand la poésie a débuté, alors l&rsquo;amour, l&rsquo;harmonie et la beauté se manifestent pleinement à sa vue.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 7</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Le but de la manifestation entière</title>
		<link>https://lsps.fr/le-but-de-la-manifestation-entiere/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jul 2025 16:38:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Accomplissement du but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[But de la création]]></category>
		<category><![CDATA[But de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance de l'Être divin]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance de soi - connaissance du moi]]></category>
		<category><![CDATA[Conscience de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Conscience de la perfection]]></category>
		<category><![CDATA[Objet de connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Privilège de la vie humaine]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[S'élever au-dessus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si l&#8217;on demande à un Soufi quel fut le but de cette création, il répondra que le Connaissant, l&#8217;unique Connaissant, voulait se connaître. Il n&#8217;y avait qu&#8217;une possibilité pour se connaître, c&#8217;était se rendre Lui-Même intelligible à Son propre Être, car l&#8217;Intelligence en elle-même est un être, mais l&#8217;Intelligence n&#8217;est pas connue d&#8217;elle-même. L&#8217;Intelligence devient [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on demande à un Soufi quel fut le but de cette création, il répondra que le Connaissant, l&rsquo;unique Connaissant, voulait se connaître. Il n&rsquo;y avait qu&rsquo;une possibilité pour se connaître, c&rsquo;était se rendre Lui-Même intelligible à Son propre Être, car l&rsquo;Intelligence en elle-même est un être, mais l&rsquo;Intelligence n&rsquo;est pas connue d&rsquo;elle-même. L&rsquo;Intelligence devient connue d&rsquo;elle-même quand il y a quelque chose d&rsquo;intelligible. Par conséquent, le Connaissant devait se manifester, devenant ainsi un objet de connaissance&nbsp;; et grâce à cette connaissance le Connaissant arrive à la perfection. Cela ne signifie pas que le Connaissant manquait de perfection, car toute perfection appartenait au Connaissant, seulement Il devint conscient de Sa perfection. C&rsquo;est donc dans la conscience de la perfection que réside le but de la manifestation entière.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Les Soufis disent&nbsp;: « Dieu est Amour ». C&rsquo;est vrai, mais l&rsquo;Amour n&rsquo;était pas suffisant. L&rsquo;Amour devait produire quelque chose à aimer afin de voir sa propre nature, de faire l&rsquo;expérience de son propre caractère, de sonder son propre mystère, de trouver sa propre joie. Par exemple, la graine a en elle la feuille, la fleur et le fruit. Mais l&rsquo;accomplissement du but de cette graine est d&rsquo;être placée dans le sol, d&rsquo;être arrosée, de se lever en semis et d&rsquo;être élevée par le soleil, de produire ses fleurs et ses fruits. Tel est l&rsquo;accomplissement de cette graine qui contenait déjà en elle-même le fruit et la fleur. Celui qui n&rsquo;en voit pas la raison est dans la situation de la graine. Son esprit est dans l&rsquo;état d&rsquo;une graine qui n&rsquo;a pas encore germé, qui n&rsquo;a pas éclos, qui n&rsquo;a pas encore eu l&rsquo;expérience de sortir comme plante.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La joie</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Aussitôt que l&rsquo;âme commence à s&rsquo;épanouir et à faire dans la vie l&rsquo;expérience du but qui est caché en elle, elle commence à éprouver la joie. Elle commence à se rendre compte du privilège de vivre, elle commence à apprécier chaque chose, elle commence à s&rsquo;émerveiller de tout, car en toute expérience, bonne ou mauvaise, elle éprouve une certaine joie, et cette joie est dans l&rsquo;accomplissement du but de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette joie ne s&rsquo;éprouve pas seulement dans le plaisir mais même dans la souffrance, pas seulement dans le succès mais aussi dans l&rsquo;échec. Ce n&rsquo;est pas seulement dans la gaieté du cœur, mais c&rsquo;est même dans le cœur brisé qu&rsquo;il y a une certaine joie cachée, car il n&rsquo;y a aucune expérience qui ne soit sans valeur. Et spécialement pour cette âme qui commence à réaliser ce but, il n&rsquo;y a aucun moment de gaspillé dans la vie dans toutes les circonstances et dans toutes les expériences cette âme fait l&rsquo;expérience du but de la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Chercher une réponse à la question qui s&rsquo;élève de son cœur</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en à la première question&nbsp;: « le Connaissant se manifesta en tant qu&rsquo;homme afin de se connaitre Lui-Même. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que peut faire l&rsquo;homme pour aider le Connaissant à atteindre ce but&nbsp;? Chercher sans cesse une réponse à la question qui s&rsquo;élève de son cœur. Naturellement il y a diverses mentalités. Il y en a qui se tracassent encore et encore sur un sujet, qui se tourmentent pour rien, qui tournent en rond sans aboutir. Une telle personne souffrira, abîmera son esprit et ne trouvera jamais satisfaction. Il n&rsquo;y a aucune question qui n&rsquo;ait sa réponse. La réponse n&rsquo;est qu&rsquo;un écho à la question, un écho dans sa plénitude. On doit s&rsquo;élever au-dessus de cette confusion mentale qui empêche la réponse, qui vient du dedans ou du dehors, à la question qui s&rsquo;élève du cœur. Pour devenir spirituel on n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;accomplir des miracles. Du moment où l&rsquo;oreille peut entendre la réponse à chaque question qui s&rsquo;élève du cœur, on est déjà sur le chemin.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Chercher en dedans de soi-même</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, ce que l&rsquo;on doit connaître en premier, on relègue à la fin, et ce que l&rsquo;on doit connaître à la fin, on veut le connaître en premier. C&rsquo;est cela qui cause la confusion dans la vie de bien des êtres. Les paroles du Christ viennent appuyer cet argument&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Cherchez d&rsquo;abord le Royaume de Dieu,<br>et toutes ces choses vous seront données par surcroît »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est vraiment ce que l&rsquo;on ne veut pas chercher&nbsp;; on veut trouver n&rsquo;importe quoi sauf cela. Et où doit-on le trouver&nbsp;? Non pas dans la connaissance d&rsquo;une autre personne&nbsp;; dans la connaissance de soi-même. Si quelqu&rsquo;un passe toute sa vie à juger les autres avec perspicacité, il pourra continuer et il sera plus obtus à chaque pas qu&rsquo;il fera. Mais celui qui essaye, éprouve, étudie et observe son propre être, sa propre attitude, ses propres perspectives dans la vie, sa pensée, sa parole et son action, qui les mesure et les pèse, qui les contrôle et s&rsquo;autodiscipline, c&rsquo;est lui qui est capable de mieux comprendre un autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;il est rare de voir quelqu&rsquo;un s&rsquo;intéresser à sa vie afin de se connaître&nbsp;! Presque tous semblent très occupés de la vie des autres. Et que savent-ils à la fin&nbsp;? Rien. Si l&rsquo;on doit trouver quelque part le Royaume de Dieu, c&rsquo;est en dedans de soi-même.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La connaissance de soi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans la connaissance de soi que réside l&rsquo;accomplissement de la vie. La connaissance de soi signifie la connaissance de son corps, la connaissance de son mental, la connaissance de son esprit, la connaissance de la relation de l&rsquo;esprit avec le corps et du corps avec l&rsquo;esprit, la connaissance de ses désirs et de ses besoins, la connaissance de ses vertus et de ses fautes. Il s&rsquo;agit aussi de savoir ce que nous désirons et comment l&rsquo;atteindre, ce qu&rsquo;il faut poursuivre et à quoi renoncer. Quand on approfondit cette connaissance, on trouve un monde de connaissance qui ne finit jamais. C&rsquo;est ce savoir qui donne la compréhension de la nature humaine, et apporte la connaissance de la création entière. On arrive à la fin à la connaissance de l&rsquo;Etre Divin.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’amour</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis vient la question de Dieu qui est Amour. Si Dieu est Amour, l&rsquo;Amour est trop sacré, et prononcer ce mot sans raison est une « vaine répétition ». Une personne pour qui l&rsquo;Amour a un sens a les lèvres closes, elle ne peut dire que peu, car l&rsquo;Amour est une révélation en lui-même. Aucune étude n&rsquo;est nécessaire, aucune méditation n&rsquo;est requise, aucune piété n&rsquo;est demandée. Si l&rsquo;Amour est pur, si l&rsquo;étincelle de l&rsquo;Amour a commencé à scintiller, alors un être n&rsquo;a besoin d&rsquo;aller nulle part pour trouver la spiritualité. Alors, la spiritualité est en lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aujourd&rsquo;hui l&rsquo;amour est devenu un mot de dictionnaire, un mot qui est utilisé mille fois par jour, qui ne signifie rien. Pour celui qui sait ce que l&rsquo;Amour veut dire, l&rsquo;Amour veut dire toute chose. L&rsquo;Amour veut dire patience, l&rsquo;Amour veut dire endurance, l&rsquo;Amour veut dire tolérance, l&rsquo;Amour veut dire pardon, l&rsquo;Amour veut dire sacrifice, l&rsquo;Amour veut dire service. Des qualités comme l&rsquo;amabilité, l&rsquo;humilité, la modestie, la bienveillance, la bonté, sont toutes des manifestations diverses de l&rsquo;Amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pareil de dire&nbsp;: « Dieu est tout et tout est Dieu » et de dire&nbsp;: « L&rsquo;Amour est tout et tout est Amour ». Le trouver, le ressentir, éprouver sa chaleur et voir le monde dans la lumière de l&rsquo;Amour, garder vivant son rayonnement et tenir haut la flamme de l&rsquo;Amour comme une torche sacrée pour se guider dans le voyage de la vie, c&rsquo;est ainsi que le but de la vie est accompli.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Mieux servir notre prochain.</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Selon les normes habituelles de l&rsquo;existence, un homme doué de sens commun est considéré comme un individu valable, un individu bien pourvu. Mais selon le critère mystique sa valeur ne commence réellement que s&rsquo;il en vient à ressentir de la sympathie pour son prochain. En effet, grâce à l&rsquo;étude de la philosophie et du mysticisme, grâce aux pratiques de la concentration et de méditation, à quoi atteignons-nous&nbsp;? A une capacité de mieux servir notre prochain.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" alt="" class="wp-image-737"/></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Quand l&rsquo;étincelle de l&rsquo;Amour vacille, comment peut-on lui donner une nouvelle impulsion&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: On doit continuer à souffler jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle devienne un feu perpétuel. Les anciens adorateurs du feu n&rsquo;adoraient pas un feu qui s&rsquo;éteignait, ils adoraient une flamme perpétuelle. Où peut-on trouver cette flamme perpétuelle&nbsp;? Dans son propre cœur. L&rsquo;étincelle que l&rsquo;on trouve rougeoyante à un moment et puis qui s&rsquo;obscurcit, cela n&rsquo;appartient pas au Ciel, car dans le Ciel toutes choses sont durables. Cela doit appartenir à un autre endroit.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Devenir conscient et aussi inconscient</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Il a été dit que nous devrions devenir conscients, mais aussi que nous devrions être inconscients de notre progrès.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Oui, nous devons devenir conscients et aussi inconscients. Personne ne peut être conscient de lui-même et aussi de l&rsquo;objet sur lequel il établit sa contemplation. Si Beethoven avait été conscient de lui-même, il n&rsquo;aurait pas pu écrire une musique aussi belle. Plus il se perdait lui-même de vue, meilleure était la musique qu&rsquo;il écrivait. Ceux qui ont fait de grandes choses dans le monde ont été ceux qui ont perdu conscience des difficultés de leur propre vie et se sont donnés à l&rsquo;objectif qu&rsquo;ils avaient devant eux. Et ainsi, en étant moins conscient de soi-même, on devient plus conscient de Dieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;en est-il alors de la connaissance de soi&nbsp;? On ne peut pas vivre inconsciemment dans le monde, on doit être conscient. On peut méditer à certains moments et on peut s&rsquo;engager mentalement à certains autres. Mais il y des moments où l&rsquo;on est conscient de soi-même, parce que le moi est plus près de soi que n&rsquo;importe quoi d&rsquo;autre. Par conséquent, il y a toujours le moi qui attend notre attention, et il n’y a pas besoin d&rsquo;être ignorant de sa nature et de son caractère. Il est naturel que nous devions connaître ce quelque chose que j&rsquo;ai appelé « moi ». Ce qu&rsquo;il est, quelle est sa nature, quel est son mystère. Et dans cette connaissance, il y a le mystère de la connaissance divine.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 12</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-but-de-la-manifestation-entiere/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">Le but de la manifestation entière</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le désir de pouvoir</title>
		<link>https://lsps.fr/le-desir-de-pouvoir/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 06:04:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Annihilation du faux ego - Annihilation du faux moi]]></category>
		<category><![CDATA[Baqa]]></category>
		<category><![CDATA[Croyance en Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[Fana]]></category>
		<category><![CDATA[Faux ego - Faux moi - Nafs]]></category>
		<category><![CDATA[Iman]]></category>
		<category><![CDATA[Louange et blâme]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir du Tout Puissant]]></category>
		<category><![CDATA[S'oublier soi-même]]></category>
		<category><![CDATA[Yaqeen]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est le manque qui donne le désir du pouvoir. On désire le pouvoir pour posséder, pour faire, pour atteindre, pour réaliser, pour attirer, pour utiliser ou pour assimiler une chose. Si c&#8217;est un désir naturel, il y aura une réponse, car il ne peut y avoir de désir pour lequel il n&#8217;y ait pas de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le manque qui donne le désir du pouvoir. On désire le pouvoir pour posséder, pour faire, pour atteindre, pour réaliser, pour attirer, pour utiliser ou pour assimiler une chose. Si c&rsquo;est un désir naturel, il y aura une réponse, car il ne peut y avoir de désir pour lequel il n&rsquo;y ait pas de réponse. La réponse au désir réside dans le fait de connaître pleinement ce désir.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Quel que soit le pouvoir obtenu pas des efforts extérieurs dans la vie, aussi grand qu&rsquo;il puisse paraître sur le moment, il est soumis au destin, nous pouvons le voir. Même d&rsquo;aussi grands pouvoirs que les nations qui existaient juste avant la guerre tombèrent en pièces en un instant. L&rsquo;Empire de Russie &#8211; c&rsquo;était une armée, une marine, une richesse, un état&nbsp;! Pour le construire, combien de temps fallut-il&nbsp;! Mais cela ne prit qu&rsquo;un temps pour le détruire. Si le pouvoir extérieur, malgré sa force apparente sur le moment, se montre vulnérable à la fin, il doit y avoir un pouvoir caché, un pouvoir dont on puisse dire qu&rsquo;il a une valeur, et ce pouvoir est caché dans l&rsquo;homme.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les pouvoirs extérieurs</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Une personne, dans l&rsquo;ivresse des pouvoirs extérieurs acquis, oublie de cultiver ou de développer le pouvoir intérieur. Dépendant du pouvoir qui ne lui appartient pas, elle en devient un jour victime. Quand le pouvoir extérieur croît et que le pouvoir intérieur s&rsquo;affaiblit, le plus grand pouvoir absorbe le pouvoir personnel. C&rsquo;est ainsi que les héros, les rois, les empereurs, les personnalités qui avaient un grand pouvoir entre leurs mains &#8211; le pouvoir sur l&rsquo;armée, le pouvoir d&rsquo;argent ou d&rsquo;influence extérieure &#8211; sont tombés victimes de ce même pouvoir dont ils avaient toujours dépendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons penser alors&nbsp;: « Si nous ne devons pas dépendre du pouvoir extérieur, alors où trouverons-nous ce pouvoir dont nous pouvons dépendre&nbsp;? ». On peut trouver ce pouvoir au-dedans de soi. Et quel est ce pouvoir&nbsp;? La terminologie soufie nomme ce pouvoir <em>Iman</em>, conviction. Comment ce pouvoir est-il construit&nbsp;? Ce pouvoir est construit par ce que les Soufis nomment <em>Yaqeen</em>, qui veut dire croyance. La croyance culmine en conviction&nbsp;; celui qui n&rsquo;a aucune inclination à croire n&rsquo;arrivera jamais à une conviction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Se pose maintenant une question. Un pouvoir développé dans sa propre personnalité n&rsquo;est-il pas toujours un pouvoir limité&nbsp;? C&rsquo;est vrai, c&rsquo;est un pouvoir limité. Mais en appliquant l&rsquo;enseignement que le Christ a donné dans les paroles&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Cherchez d&rsquo;abord le Royaume de Dieu et tout le reste vous sera donné par surcroît »</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le pouvoir Tout Puissant</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir gagné est un pouvoir illimité. Sinon, appeler Dieu « Tout-Puissant » n&rsquo;aurait pas de sens&nbsp;; le bénéfice de ce mot « tout-puissant » est sa réalisation. Cela nous enseigne en premier lieu que toute puissance est une seule puissance. Extérieurement, nous voyons des pouvoirs différents &#8211; l&rsquo;un plus grand que les autres, en harmonie ou en conflit, des pouvoirs limités luttant ensemble ou l&rsquo;un contre l&rsquo;autre. Pourtant, grâce à la compréhension intérieure, nous constatons qu&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;appui, le Coran dit que rien n&rsquo;a de pouvoir en soi, mais tout montre un seul unique pouvoir, le pouvoir du Tout-Puissant. En d&rsquo;autres termes, dans les aspects limités que nous voyons, et dans son être absolu, il n&rsquo;y a qu&rsquo;un seul et unique pouvoir. C&rsquo;est pourquoi nous appelons ce pouvoir&nbsp;: Pouvoir Tout-Puissant. Il n&rsquo;y a aucune puissance capable de s&rsquo;y opposer, il n&rsquo;y a pas de pouvoir contraire qui puisse œuvrer. La force et le pouvoir dans tous ces aspects lui appartiennent, en proviennent, sont en lui et seront absorbés par lui à la fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi longtemps qu&rsquo;un homme s&rsquo;efforce d&rsquo;obtenir le pouvoir &#8211; comme chacun s&rsquo;y efforce d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre &#8211; sans avoir la connaissance de ce pouvoir qui est tout-suffisant, il y aura toujours déception, car il trouvera toujours des limites. Son idéal ira toujours de l&rsquo;avant et il se trouvera lui-même à court de pouvoir. C&rsquo;est seulement en communiquant avec le pouvoir Tout-Puissant qu&rsquo;il commencera à réaliser le Tout-Puissant et les phénomènes du Tout-Puissant.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’effacement de soi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant vient la question&nbsp;: « Comment doit-on communiquer avec ce pouvoir tout-puissant&nbsp;? ». Aussi longtemps que sa personnalité limitée est devant soi, aussi longtemps que l&rsquo;on ne peut pas s&rsquo;en débarrasser, que l&rsquo;on est intéressé par sa propre personne et tout ce qui lui est apparenté et lié, l&rsquo;on trouvera toujours des limitations. Ce pouvoir n&rsquo;est atteint que d&rsquo;une seule manière, et c&rsquo;est par l&rsquo;effacement de soi, que la Bible appelle renoncement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;interprétation habituelle du mot est autre&nbsp;: le renoncement serait se refuser à soi-même tout le bonheur et le plaisir de cette terre. Mais alors, si cela consistait à refuser le bonheur et le plaisir de cette terre, pourquoi cette terre aurait-elle été créée&nbsp;? Seulement pour la refuser&nbsp;? Si elle a été faite pour être refusée, ce serait fort cruel, car la recherche constante de l&rsquo;homme est le bonheur. Le véritable renoncement est de renier cette petite personnalité qui s&rsquo;insinue partout, c&rsquo;est d’effacer ce faux ego qui veut faire sentir son petit pouvoir en toute chose.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Renoncer au faux moi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Comment pouvons-nous atteindre cela&nbsp;? Nous le pouvons par la prière, l&rsquo;adoration ou la croyance en Dieu. Mais c&rsquo;est, avant tout, en s&rsquo;oubliant en Dieu. La croyance en Dieu est le premier pas. Ce qui doit être atteint grâce à la croyance en Dieu, c&rsquo;est se perdre en Dieu. Si l&rsquo;on est capable de le faire, l&rsquo;on a atteint un pouvoir qui est au-delà de la compréhension humaine. Ce processus est appelé <em>Fana</em> par les Soufis. <em>Fana</em> n&rsquo;est pas nécessairement une destruction en Dieu, <em>fana</em> aboutit à ce que l&rsquo;on peut appeler une résurrection en Dieu. L&rsquo;image du Christ en est le symbole. Le Christ sur la croix raconte <em>fana</em>. La signification est&nbsp;: « Je ne suis pas ». Et l&rsquo;idée de la résurrection explique le stade suivant, <em>Baqa</em>, qui veut dire&nbsp;: « Tu es ». C&rsquo;est la perfection, l&rsquo;élévation vers la Toute-Puissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Esprit Divin doit être reconnu dans cette élévation vers la Toute-Puissance. <em>Fana</em> n&rsquo;est pas atteint en se torturant, en s&rsquo;infligeant de très nombreuses misères comme le font beaucoup d&rsquo;ascètes&nbsp;; car même après s&rsquo;être torturés, ils ne parviendront pas à cette réalisation s&rsquo;ils n&rsquo;y sont pas destinés. C&rsquo;est atteint en renonçant à son petit moi, au faux moi qui recouvre son moi réel. C&rsquo;est là que l&rsquo;on doit trouver l&rsquo;essence de l&rsquo;Etre Divin.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" alt="" class="wp-image-737"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>S’oublier en Dieu</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Comment peut-on s&rsquo;oublier en Dieu&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: En refusant l&rsquo;idée que l&rsquo;on a de son propre être &#8211; l&rsquo;être que l&rsquo;on sait être soi-même, et affirmer Dieu à la place. Nier le moi et affirmer Dieu, telle est l&rsquo;humilité parfaite. Quand une personne montre quelque politesse en disant&nbsp;: « Je suis une humble petite créature », peut-être se cache-t-elle derrière ses paroles. Elle y met sa vanité, et par conséquent cette humilité ne sert à rien. Quand on se nie complètement soi-même, il n&rsquo;y a aucune parole à prononcer. Que peut-on dire&nbsp;? La louange et le blâme deviennent identiques. Il n&rsquo;y a rien à dire.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 4</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-desir-de-pouvoir/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">Le désir de pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le désir de connaissance</title>
		<link>https://lsps.fr/le-desir-de-connaissance/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Jul 2025 16:45:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Cinq éléments]]></category>
		<category><![CDATA[Cœur et mental]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance de soi - connaissance du moi]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance du corps]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance intellectuelle]]></category>
		<category><![CDATA[Corps instrument du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de connaissance]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de savoir]]></category>
		<category><![CDATA[Paires d'opposés - Polarité]]></category>
		<category><![CDATA[Profondeur du mental]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=4785</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le désir de connaissance peut être détecté chez tous les êtres vivants, dans la création inférieure aussi bien que dans l&#8217;espèce humaine.&#160; Si l&#8217;on fait attention aux mouvements des oiseaux et des animaux dans la forêt, l&#8217;on voit qu&#8217;en dehors de la recherche de leur nourriture, de leurs jeux avec leurs compagnons, de leur protection [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Le désir de connaissance peut être détecté chez tous les êtres vivants, dans la création inférieure aussi bien que dans l&rsquo;espèce humaine.&nbsp; Si l&rsquo;on fait attention aux mouvements des oiseaux et des animaux dans la forêt, l&rsquo;on voit qu&rsquo;en dehors de la recherche de leur nourriture, de leurs jeux avec leurs compagnons, de leur protection contre leurs ennemis, ils prennent aussi intérêt à chaque sensation qui leur vient par leurs cinq sens.&nbsp; Le son, la couleur, le contact, l&rsquo;odeur, chaque sensation possède un effet sur eux.&nbsp; L&rsquo;on peut repérer chez les animaux le désir naturel de connaître, et ce désir se reconnaît avec l&rsquo;évolution humaine par la curiosité.&nbsp; </p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Dès l&rsquo;enfance cette tendance semble prédominer et, plus un enfant montre cette propension, plus il est prometteur, parce que sa partie âme prévaut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez l&rsquo;adulte ce qui nous frappe le plus dans leur personnalité est le brillant de leur intelligence, indépendamment de toute leur bonté et vertu. Si c&rsquo;est si important dans la vie, le résultat doit être une réalisation des plus importantes. Et quelle est cette réalisation&nbsp;? Cette réalisation est la connaissance de la vérité ultime, ce qui remplit le but de la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La théorie et la pratique</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Une âme douée de curiosité commence par essayer de connaître tout ce qu&rsquo;elle voit, tout ce qu&rsquo;elle approche. Elle veut d&rsquo;abord apprendre le nom de l&rsquo;objet, comment il s&rsquo;appelle, à quoi il correspond, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il est, à quoi il sert, comment il est fait, comment l&rsquo;utiliser, comment en tirer le meilleur profit. Cette connaissance est ce que nous appelons le savoir. Les divisions variées du savoir, sous des noms différents, sont les classifications de ce savoir que l&rsquo;on acquiert par l&rsquo;étude du monde extérieur. Mais la vie est si courte, et le champ de cette connaissance est si vaste, que quelqu&rsquo;un pourrait continuer sans cesse à étudier. Il pourra peut-être étudier une branche de la connaissance. Et il constatera qu&rsquo;une seule vie n&rsquo;est pas suffisante pour être complètement familiarisé avec cette branche particulière de connaissance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre, peu satisfait s&rsquo;il touche une seule branche de connaissance, veut s&rsquo;intéresser à de nombreuses branches de connaissance. Il pourra se familiariser dans une certaine mesure avec divers aspects de connaissance. Cela pourra peut-être, s&rsquo;il aboutit, faire de lui un homme « complet ». Pourtant ce n&rsquo;est pas ce qui suffira au but de sa vie. <em>Al-Farabi</em>, le grand savant arabe de l&rsquo;ancien temps, prétendait qu&rsquo;il connaissait beaucoup d&rsquo;aspects de connaissance, mais quand il dut montrer ses compétences dans le domaine de la musique, il se trouva qu&rsquo;il lui manquait la partie essentielle, qui n&rsquo;était pas la théorie de la musique, mais sa pratique.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le savoir est contredit</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La connaissance peut être divisée en deux aspects. Un aspect est la connaissance que nous appelons savoir, l&rsquo;autre aspect est connaissance essentielle. Le savoir vient de la raison&nbsp;: « C’est ainsi parce que c&rsquo;est ainsi ». Tel est le savoir. Mais il y a une connaissance qui ne peut être expliquée avec des « parce que ». L&rsquo;on peut seulement en dire&nbsp;: « C&rsquo;est ainsi, cela ne peut être rien d&rsquo;autre ». Le savoir attaché à son « parce que » peut être contredit mille fois. Un scientifique, un inventeur, une personne savante a un argument. Un autre vient et dit&nbsp;: « Ce n&rsquo;est pas ce que je pense. J&rsquo;ai trouvé la vérité à ce propos. Mon prédécesseur ne l&rsquo;a pas perçu correctement. « </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en a toujours été ainsi, et il en sera toujours ainsi dans la connaissance extérieure.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La connaissance est vérité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans celle qui est la connaissance essentielle il n&rsquo;y a jamais eu de différend, et il n&rsquo;y en aura jamais. Les saints, les sages, les voyants, les mystiques, les prophètes de toutes les époques, où qu&rsquo;ils fussent nés dans le monde, ont tous été d&rsquo;accord sur la même unique chose, quand ils ont touché ce domaine de connaissance. C&rsquo;est pourquoi ils l&rsquo;ont appelé vérité. Ce n&rsquo;était pas parce que c&rsquo;était la conception d&rsquo;une personne ou la spéculation d&rsquo;une autre personne ou la doctrine d&rsquo;un certain professeur ou l&rsquo;enseignement d&rsquo;une certaine religion. Non, c&rsquo;était la connaissance de toute âme connaissante. Et toute âme, que ce soit dans le passé, le présent ou l&rsquo;avenir, chaque fois qu&rsquo;elle parvient à ce stade où elle connaît, réalise la même chose. C&rsquo;est dans cette connaissance que l&rsquo;on peut trouver la satisfaction du but pour lequel on est venu sur la terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant vous pourriez me demander&nbsp;: « Quelle est cette connaissance&nbsp;? Comment peut-on l&rsquo;atteindre&nbsp;?  » La première condition en est de séparer ce savoir extérieur de la connaissance du dedans. Le faux et le vrai, ces deux choses ne peuvent aller ensemble. Il s&rsquo;agit de séparer le réel de l&rsquo;irréel. Le savoir gagné à partir du monde extérieur est la connaissance de l&rsquo;enveloppe de toutes choses, non pas celle de l&rsquo;esprit de toutes choses. Ce savoir ne peut pas être le savoir essentiel, il n&rsquo;est pas la connaissance de l&rsquo;esprit de toutes choses. C&rsquo;est la connaissance de l&rsquo;enveloppe de toutes choses que nous étudions et appelons le savoir, et nous y accordons la plus grande importance.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La connaissance de soi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;on pourrait demander&nbsp;: « Pourquoi ne pourrions-nous pas aller jusqu&rsquo;au fond de toutes les choses extérieures&nbsp;? N&rsquo;atteindrions-nous pas ainsi la même connaissance&nbsp;?  » Oui, mais cela n&rsquo;est pas possible. La voie la plus aisée, et celle qui est possible, est la connaissance du moi. C&rsquo;est l&rsquo;effet secondaire de cette réalisation qui donnera la vision profonde des choses extérieures, de l&rsquo;esprit des choses qui sont au-dehors. La question concerne le moi, la connaissance du moi, ce qu&rsquo;est cette connaissance. Est-ce que nous ne nous connaissons pas nous-mêmes&nbsp;? Personne ne pensera une seconde que nous ne nous connaissons pas nous-mêmes. Telle est la difficulté. Chacun dit&nbsp;: « Je me connais moi-même mieux que je ne connais personne d&rsquo;autre. « </p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;est-ce alors que l&rsquo;on doit connaître de soi-même&nbsp;? Est-ce la connaissance de l&rsquo;anatomie du corps&nbsp;? Oui, la première chose est de comprendre la constitution du corps. C&rsquo;est la première leçon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En étudiant le corps physique, l&rsquo;on trouvera qu&rsquo;il y a cinq éléments différents qui le constituent. Les mystiques les appellent par commodité la Terre, l&rsquo;Eau, le Feu, l&rsquo;Air et l&rsquo;Ether, mais l&rsquo;on ne doit pas les comparer avec les termes scientifiques. Ils existent seulement pour la convenance du mystique. Avec les divers sens, les organes des sens, on verra que chacun d&rsquo;eux représente l&rsquo;un de ces éléments. Quant aux tendances et aux besoins naturels de la vie, chaque action accomplie a une relation avec l&rsquo;un des cinq éléments.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le corps un instrument</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette étude du mécanisme du corps vous fera comprendre ceci&nbsp;: « Ce que j&rsquo;ai toujours appelé moi-même n&rsquo;est rien qu&rsquo;un mécanisme, un mécanisme fait de cinq éléments qui sont empruntés au monde extérieur ». Et vous constaterez&nbsp;: « Mon mental qui fait son expérience par tous ces organes des sens demeure pourtant à part comme un spectateur. Il envisage et perçoit ce qui vient du monde extérieur par le truchement de ce mécanisme que j&rsquo;appelle mon corps ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette connaissance éveillera un profond penseur au fait qu&rsquo;il n&rsquo;est pas son corps. Il y a peut-être une seule personne sur un million qui perçoive clairement&nbsp;: « Mon corps est mon instrument, je ne suis pas mon corps ». Celui qui perçoit&nbsp;: « Je suis mon corps », est emprisonné dans son corps. Celui qui en est venu à percevoir&nbsp;: « Le corps est mon instrument », est le contrôleur de cette prison, il est l&rsquo;ingénieur de cette machinerie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le mental</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis vient le stade suivant de la connaissance du moi, l&rsquo;exploration de ce que l&rsquo;on appelle le mental. Par une étude minutieuse du mental l&rsquo;on verra que les différentes qualités telles que la raison, la mémoire, la pensée, le sentiment et l&rsquo;ego, ces cinq choses à la fois, constituent le mental. L&rsquo;on trouvera qu&rsquo;il y a en lui une surface et qu&rsquo;il possède une profondeur. Sa profondeur est le cœur, sa surface est l&rsquo;intellect. Chacune des qualités du mental représente l&rsquo;un des cinq éléments. C&rsquo;est à nouveau l&rsquo;idée que même le mental, pourtant au-dessus du corps, est un mécanisme. Et plus l&rsquo;on est familiarisé avec ce mécanisme, plus l&rsquo;on est capable de l&rsquo;utiliser à son meilleur avantage. C&rsquo;est l&rsquo;ignorance de ce secret qui garde l&rsquo;homme ignorant de son propre domaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette connaissance fait penser&nbsp;: « Je ne suis ni mon corps ni mon mental. Je suis l&rsquo;ingénieur qui a en sa possession ces deux-là, ces deux machines, afin de travailler avec elles pour le plus grand bénéfice de la vie.  » Alors l&rsquo;on commence à se demander&nbsp;: « Que suis-je&nbsp;? ». Car jusqu&rsquo;à un certain point, même le mental est un mécanisme qui est emprunté à la sphère extérieure, tout comme le corps est un mécanisme emprunté au plan physique, qui a été rassemblé et construit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ni le corps ni le mental ne sont le moi. L&rsquo;on pense, « C&rsquo;est moi », seulement parce que l&rsquo;on ne peut pas se voir soi-même. Alors, tout ce que l&rsquo;on voit, on l&rsquo;appelle « moi ». Le moi prend connaissance de n&rsquo;importe quoi, sauf de lui-même. Le mécanisme que le moi a utilisé est devenu une sorte d&rsquo;écran sur la lumière qui accomplit le but de la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La méditation</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Comprendre intellectuellement ne répond pas au but, mais c&rsquo;est le début de notre voyage vers la vérité. Elle doit être perçue par la méditation, le procédé par lequel le moi peut se séparer du corps, puis du mental. Le moi, abusé toute sa vie, n&rsquo;est pas préparé à percevoir la vérité, il la rejette, il combat la vérité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est l&rsquo;histoire racontée dans mon <em>Diwan</em>, dans laquelle un lion vit un jour un lionceau errant dans les lieux sauvages avec des moutons. Le lion fut très étonné. Au lieu de courir après les moutons, il courut après ce lionceau. Le petit lion tremblait d&rsquo;effroi. Le père lion dit&nbsp;: « Viens, mon fils, avec moi. Tu es un lion. » « Non &#8211; dit le lionceau &#8211; je tremble, je tremble, j&rsquo;ai peur de vous. Vous êtes différent de mes compagnons de jeu. Je veux m&rsquo;enfuir avec eux, je veux être avec eux ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Viens, mon fils, avec moi &#8211; dit le lion &#8211; tu es un petit lion ». « Non »- dit le petit – « non, je ne suis pas un lion. Vous êtes un lion. J&rsquo;ai peur de vous ». Le lion répondit&nbsp;: « Je ne te laisserai pas partir, tu dois venir avec moi ». Le lion l&#8217;emmena au bord d&rsquo;un lac et dit&nbsp;: « Maintenant, regarde dedans et vois de tes propres yeux si tu es un lion ou si tu es un mouton ». Le lionceau fut alors convaincu qu&rsquo;il était bien un lion.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela explique ce qu&rsquo;est l&rsquo;initiation, et ce que l&rsquo;initiateur enseigne à son disciple comme méditation. La méditation signifie regarder dans le lac du cœur l&rsquo;image qui s&rsquo;y reflète. Une fois que l&rsquo;image se reflète dans le lac du cœur, la connaissance du moi vient d&rsquo;elle-même.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" alt="" class="wp-image-737"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La connaissance intellectuelle</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Que faire lorsque la demande de l&rsquo;intellect pour la connaissance, le savoir, est telle qu&rsquo;elle menace de dépasser notre foi dans la possibilité de connaissance par l&rsquo;être même&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Il s&rsquo;agit de continuer en ce cas par la connaissance intellectuelle jusqu&rsquo;à l&rsquo;on en soit satisfait ou fatigué.&nbsp; On ne doit pas chercher la nourriture si l&rsquo;on n&rsquo;a pas faim.&nbsp; La nourriture qu&rsquo;on recherche en l&rsquo;absence d&rsquo;appétit montrera qu&rsquo;elle est du poison.&nbsp; Aussi grande que soit la connaissance du moi, si le désir naturel, aussi dévorant que le feu, en est absent, elle n&rsquo;apparaîtra pas.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 3</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-desir-de-connaissance/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">Le désir de connaissance</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le désir de paix</title>
		<link>https://lsps.fr/le-desir-de-paix/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jul 2025 15:16:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Bataille de la vie - Lutte de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de paix]]></category>
		<category><![CDATA[Esprit et matière]]></category>
		<category><![CDATA[Mystère de la philosophie]]></category>
		<category><![CDATA[Progrès spirituel]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Rythme naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Secret du mysticisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vie de sensation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=4418</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le désir de paix Le secret qui se trouve derrière la manifestation entière est la vibration que l&#8217;on peut appeler mouvement. Les divers degrés de vibration que nous délimitons forment les plans d&#8217;existence&#160;;&#160; chaque plan d&#8217;existence diffère selon le rythme du mouvement de ces vibrations.&#160; Quand nous considérons la vie comme un tout, nous pouvons [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-desir-de-paix/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">Le désir de paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<p class="has-text-align-center has-base-color has-text-color has-link-color wp-elements-2 wp-block-paragraph">Le désir de paix</p>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Le secret qui se trouve derrière la manifestation entière est la vibration que l&rsquo;on peut appeler mouvement. Les divers degrés de vibration que nous délimitons forment les plans d&rsquo;existence&nbsp;;&nbsp; chaque plan d&rsquo;existence diffère selon le rythme du mouvement de ces vibrations.&nbsp; Quand nous considérons la vie comme un tout, nous pouvons tracer une ligne continue&nbsp;: du commencement à la fin, ou de l&rsquo;esprit à la matière, ou de Dieu à l&rsquo;homme.&nbsp; Et nous constaterons que le rythme du début est subtil et sans perturbation, et que le rythme de la fin est grossier et perturbateur.&nbsp; L&rsquo;on peut appeler ces deux rythmes la vie de paix et la vie de sensation.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux vies sont opposées&nbsp;;&nbsp; la vie de sensation donne une joie momentanée et la vie, qui est le premier aspect de vie, donne la paix, elle culmine dans la paix éternelle.&nbsp; La joie, aussi grande qu&rsquo;elle soit, s&rsquo;élève et retombe, elle doit avoir sa réaction&nbsp;;&nbsp; en outre elle dépend de la sensation.&nbsp; Et de quoi dépend la sensation&nbsp;?&nbsp; La sensation dépend de la vie extérieure, il doit y avoir quelque chose en dehors de soi qui crée la sensation.&nbsp; La paix, elle, est ressentie de manière indépendante.&nbsp; Elle ne dépend pas de la sensation extérieure, c&rsquo;est quelque chose qui nous appartient, quelque chose qui est notre propre être.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le bien-être de la paix</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on demandait à quelqu&rsquo;un vivant sans cesse dans une sorte d&rsquo;excitation des plaisirs de ce monde, et à qui la Providence a accordé tous les plaisirs imaginables&nbsp;: «&nbsp;Que désirez-vous en dehors de tout ce dont vous bénéficiez&nbsp;?&nbsp;», il répondrait&nbsp;: «&nbsp;Que l&rsquo;on me laisse tranquille&nbsp;».&nbsp; Quand la folie vient l&rsquo;homme languit après la sensation, mais quand cette passion a disparu, c&rsquo;est en réalité la paix après lequel il soupire.&nbsp; Il n&rsquo;y a donc aucun plaisir au monde, aussi grand qu&rsquo;il soit, aucune expérience, aussi intéressante qu&rsquo;elle soit, qui puisse donner la satisfaction que seule la paix peut donner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un souverain peut être heureux assis sur son trône, portant la couronne, avec une suite nombreuse autour de lui, mais il est satisfait lorsqu&rsquo;il est seul.&nbsp; Tout le reste lui semble sans valeur, rien du tout.&nbsp; Le plus précieux pour lui est le moment où il est seul.&nbsp; J&rsquo;ai un jour vu le <em>Nizam</em> de Hyderabad, un grand souverain, dans toute sa grandeur, bénéficiant de la magnificence royale.&nbsp; Et puis j&rsquo;ai vu le même souverain assis tout seul sur un petit tapis, et c&rsquo;était à ce moment-là qu&rsquo;il était lui-même.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le rythme naturel de la paix</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il en est de même pour chacun de nous.&nbsp; Des mets délicieux, des parfums exquis, de la musique, tous les plaisirs de la forme et de la couleur, la beauté sous tous ses aspects, semblent répondre aux désirs de notre vie.&nbsp; Ils sont inférieurs en fin de compte lorsqu&rsquo;on les compare avec la satisfaction qu&rsquo;une âme éprouve en elle-même.&nbsp; Là, elle retrouve sa demeure, sa possession personnelle.&nbsp; C&rsquo;est ce que l&rsquo;on n&rsquo;a pas besoin de chercher en dehors de soi, que l&rsquo;on peut trouver en soi, et qui est incomparablement plus grand et plus précieux que toute autre chose au monde.&nbsp; C&rsquo;est ce que l&rsquo;on ne peut ni acheter ni vendre, qui ne peut être volé et qui est plus sacré et plus saint que la religion ou la prière, car toute prière et dévotion ont pour but d&rsquo;atteindre cette paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une personne bonne et bienveillante, très savante et compétente, forte et puissante, malgré toutes ces qualités peut ne pas être spirituelle si son âme n&rsquo;a pas atteint ce rythme qui est le rythme naturel de son être, un rythme dans lequel seule réside la satisfaction de la vie.&nbsp; La paix n&rsquo;est pas une connaissance, la paix n&rsquo;est pas un pouvoir, la paix n&rsquo;est pas un bonheur, mais la paix est tout cela.&nbsp; De plus, elle donne le bonheur.&nbsp; La paix inspire la connaissance du visible et de l&rsquo;invisible et c&rsquo;est dans la paix que l&rsquo;on peut trouver la présence divine.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le progrès spirituel dépend de la paix</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;être agité qui est vainqueur dans cette bataille continuelle de la vie, c&rsquo;est celui qui est pacifique, qui tolère tout, qui pardonne tout, qui comprend tout, qui assimile toutes choses.&nbsp; Celui qui manque de paix, malgré toutes ses possessions &#8211; propriétés de la terre ou qualités de l&rsquo;esprit &#8211; est pauvre.&nbsp; Il n&rsquo;a pas cette richesse que l&rsquo;on pourrait appeler divine et sans laquelle la vie de l&rsquo;homme est inutile, car la vie est dans la paix, une vie que la mort ne peut voler.&nbsp; Le secret du mysticisme, le mystère de la philosophie, tout peut être atteint après avoir atteint la paix.&nbsp; Vous ne pouvez refuser de reconnaître le divin chez celui qui est un être de paix.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas le bavard, ce n&rsquo;est pas celui qui argumente qui prouve sa sagesse.&nbsp; Il peut bien être intellectuel, avoir la connaissance du monde, et cependant il peut ne pas avoir la pure intelligence qui est réelle sagesse.&nbsp; On peut trouver la vraie sagesse dans celui qui est paisible, car la paix est le signe de la sagesse.&nbsp; C&rsquo;est le paisible qui est observateur, car c&rsquo;est la paix qui lui donne le pouvoir et les conditions nécessaires pour observer de façon aiguë.&nbsp; C&rsquo;est le paisible qui peut concevoir, car la paix l&rsquo;aide à concevoir.&nbsp; C&rsquo;est le paisible qui peut contempler, celui qui n&rsquo;a pas de paix ne peut pas contempler correctement.&nbsp; Par conséquent, tout ce qui appartient au progrès spirituel dans la vie dépend de la paix.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Retrouver le rythme naturel</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et maintenant vient la question&nbsp;: «&nbsp;Pourquoi manquons-nous de paix&nbsp;?&nbsp;» La réponse est&nbsp;: «&nbsp;A cause de l&rsquo;amour de la sensation&nbsp;».&nbsp; Celui qui cherche toujours à vivre dans le mouvement, dans l&rsquo;activité sous quelque forme que ce soit, désire de plus en plus cette expérience.&nbsp; A la fin, il devient dépendant de la vie extérieure, et ainsi il perd sa paix, la paix qui est son être réel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on dit de quelqu&rsquo;un&nbsp;: «&nbsp;Il a perdu son âme&nbsp;», l&rsquo;âme n&rsquo;est pas perdue, l&rsquo;âme a perdu sa paix.&nbsp; L&rsquo;absorption dans la vie extérieure, à chaque moment du jour et de la nuit, à penser et à se tourmenter, à travailler et à se battre, à lutter sans cesse, pour finir vole à l&rsquo;homme son âme.&nbsp; Même s&rsquo;il gagne au prix de cette bataille un objet extérieur à lui, un autre, un combattant encore plus grand, l&rsquo;arrachera un jour de sa poigne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pourrions demander si ce n&rsquo;est pas la nécessité de notre vie qui nous garde absorbés dans la vie extérieure et ne nous laisse pas un moment pour éprouver la paix.&nbsp; En réponse je dois dire&nbsp;: «&nbsp;Supposez que la vie extérieure ait pris dix heures par jour, vous auriez encore deux heures&nbsp;;&nbsp; si le sommeil a pris deux heures du jour, vous auriez encore deux heures de disponibles.&nbsp;»&nbsp; Pour atteindre la paix, ce que l&rsquo;on à faire est de chercher le rythme qui se trouve dans la profondeur de notre être.&nbsp; C&rsquo;est tout à fait comme dans la mer&nbsp;: la surface de la mer est toujours en mouvement, la profondeur de la mer est tranquille.&nbsp;</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Maintenir la paix</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et ainsi en est-il de notre vie.&nbsp; Si notre vie est jetée dans la mer d&rsquo;activité, elle reste à la surface.&nbsp; Pourtant nous vivons dans les tréfonds de cette paix.&nbsp; Il importe seulement de prendre conscience de cette paix que nous pouvons trouver en dedans de nous.&nbsp; C&rsquo;est cela qui peut nous apporter la réponse à tous nos problèmes.&nbsp; Sinon, quand nous voulons résoudre un problème, un autre problème difficile arrive.&nbsp; Il n&rsquo;y a pas de fin à nos problèmes, il n&rsquo;y a pas de fin aux difficultés de la vie extérieure.&nbsp; Et si nous nous crispons sur eux, nous ne serons jamais capables de les résoudre.&nbsp; Nous pourrions attendre en espérant que les conditions deviennent meilleures&nbsp;?&nbsp; Elles empireront.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que les conditions deviennent meilleures ou pires, il s&rsquo;agit d&rsquo;abord de chercher le Royaume de Dieu à l&rsquo;intérieur de nous-mêmes, là où se trouve notre paix.&nbsp; Aussitôt que nous l&rsquo;aurons trouvé, nous aurons trouvé notre soutien, nous aurons trouvé notre moi.&nbsp; Avec toute l&rsquo;activité et le mouvement en surface nous serons capables de garder cette paix inébranlable si nous la tenons fermement en en devenant conscient.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 6</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-desir-de-paix/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">Le désir de paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;approche du but réel de la vie</title>
		<link>https://lsps.fr/lapproche-du-but-reel-de-la-vie/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 15:59:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Accomplissement du but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Accomplissement du dessein de DIeu]]></category>
		<category><![CDATA[But de la création]]></category>
		<category><![CDATA[But de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[S'élever au-dessus]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=4312</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;approche du but réel de la vie Quelqu&#8217;un qui remplit son devoir avec conscience, qui attache une grande importance à son idéal, est enclin à dire de la personne pris dans les affaires d&#8217;argent&#160;: «&#160;Vous essayez d&#8217;obtenir les trésors de la terre, et moi j&#8217;accomplis ce que je considère comme mon devoir&#160;». Celui qui fait [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<p class="has-text-align-center has-base-color has-text-color has-link-color wp-elements-4 wp-block-paragraph">L&rsquo;approche du but réel de la vie</p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Quelqu&rsquo;un qui remplit son devoir avec conscience, qui attache une grande importance à son idéal, est enclin à dire de la personne pris dans les affaires d&rsquo;argent&nbsp;: «&nbsp;Vous essayez d&rsquo;obtenir les trésors de la terre, et moi j&rsquo;accomplis ce que je considère comme mon devoir&nbsp;». Celui qui fait son chemin vers le ciel, qui a le paradis comme espérance, est enclin à dire à celui qui cherche le plaisir&nbsp;: «&nbsp;Vous êtes absorbé par les plaisirs momentanés de la vie, et moi je travaille pour la vie à venir&nbsp;». </p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la personne qui est occupée à gagner de l&rsquo;argent peut dire aussi à celle qui a conscience de son devoir, celle qui possède un idéal élevé&nbsp;: «&nbsp;Si vous aviez à passer par l&rsquo;expérience par laquelle je dois passer, vous verriez qu&rsquo;elle a aussi sa valeur&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et à celle qui recherche le paradis, celui qui veut le plaisir pourrait aussi répondre, à l&rsquo;instar d&rsquo;<em>Omar Khayyām </em>:</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">O mon aimée, emplis la coupe qui efface aujourd&rsquo;hui les regrets d&rsquo;hier et les peurs de demain.<br>Demain&nbsp;? Quoi&nbsp;! Demain je pourrai être moi-même avec les soixante-dix mille ans d&rsquo;hier&nbsp;!</p>
</blockquote>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le meilleur chemin est celui qui convient le mieux</strong><strong></strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cela montre que tous les différents chercheurs, ceux qui cherchent la richesse, ceux qui cherchent l&rsquo;idéal, ceux qui cherchent le plaisir et ceux qui cherchent le paradis, doivent avoir leur propre chemin, et ils auront aussi leurs propres raisons. Il peut y avoir contradiction, mais tous tracent leur chemin vers le but. Tôt ou tard, avec plus ou moins de difficulté, ils doivent un jour arriver au but de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pourriez demander&nbsp;: «&nbsp;De ces quatre chemins, lequel est le meilleur pour arriver au but de la vie&nbsp;?&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le meilleur chemin est celui qui vous convient le mieux. Le chemin d&rsquo;une personne n&rsquo;est pas pour une autre, bien que l&rsquo;homme soit toujours enclin à accuser l&rsquo;autre de mal faire, pensant que lui-même fait bien. A dire vrai, le but est au-delà de ces quatre objets. Ce n&rsquo;est ni dans le paradis, ni dans l&rsquo;idéal, ni dans les plaisirs, ni dans les richesses de cette terre, qu&rsquo;est accompli le but de la vie. Ce but est accompli quand un homme s&rsquo;est élevé au-dessus de tous ces objets. Alors, il tolérera tout, comprendra tout, assimilera tout. Il ne s&rsquo;irritera pas des désaccords avec sa propre nature ou avec son chemin. Il ne les regardera pas avec mépris. Mais il verra que dans l&rsquo;être profond de chacun il y a une étincelle divine qui s&rsquo;efforce d&rsquo;élever sa flamme vers le but.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand une personne est arrivée à ce stade, c&rsquo;est alors qu&rsquo;elle s&rsquo;est élevée au-dessus des limitations du monde. Elle est habilitée à éprouver la joie de s&rsquo;approcher du but réel de la vie. Dans tout ce qu&rsquo;elle dit ou fait, elle accomplira ce but. Que cela paraisse au monde bon ou mauvais, elle accomplit malgré tout son but.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’accomplissement du but de la vie</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai vu, par exemple, des âmes saintes prendre part à une procession religieuse qui était apparemment constituée de gens très ordinaires. Des milliers en faisaient une sorte de réjouissance, jouant de la musique et dansant devant la procession, chantant et s&rsquo;amusant. Parmi eux, des âmes très hautement développées, que l&rsquo;on peut appeler des saints, faisaient la même chose et suivaient toute la procession. On peut se demander si elles en avaient besoin. Était-ce bon pour leur évolution, ou bien en obtenaient-elles une quelconque satisfaction&nbsp;? Non, et pourtant cela n&#8217;empêchait pas leur progrès&nbsp;; elles sont ce qu&rsquo;elles sont, elles savent ce qu’elles savent. Un adulte, jouant avec des enfants, ne devient pas enfant&nbsp;; il s&rsquo;adapte seulement pour un temps aux jeux des enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Salomon n&rsquo;était-il pas assis sur un trône et ne portait-il pas une couronne&nbsp;? Cela le rendait-il moins sage et cela lui dérobait-il sa spiritualité&nbsp;? Non, car il était au-dessus. Pour lui, le trône et la couronne n&rsquo;étaient qu&rsquo;une part du rôle qu&rsquo;il avait à jouer dans la pièce pour le temps voulu. C&rsquo;était un passe-temps. Il est écrit que <em>Krishna</em> prit part à la bataille du <em>Mahabharata</em>. Un homme se croyant juste la verrait cruelle et serait prêt à condamner <em>Krishna</em> pour cette tendance cruelle. Quelqu&rsquo;un d&rsquo;ordinaire, même aujourd&rsquo;hui, peut en juger et dire&nbsp;: «&nbsp;Comment pourrait-il être un grand maître celui qui conduisait l&rsquo;armée <em>d&rsquo;Arjuna</em>&nbsp;?&nbsp;» Mais derrière cette apparence qu&rsquo;y avait-il&nbsp;? Il y avait la plus haute réalisation d&rsquo;amour, de sagesse, de justice, de bonté. L&rsquo;âme avait atteint son sommet.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>S&rsquo;élever au-dessus de toutes choses.</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Nous en venons à comprendre que plus nous avançons, plus nous devenons tolérants. Les choses extérieures importent peu, c&rsquo;est la réalisation intérieure qui compte. Aussi sacré que soit le devoir, aussi élevée que puisse être l&rsquo;espérance du paradis, aussi grand que soit le bonheur que l&rsquo;on éprouve dans les plaisirs terrestres, quelle que soit la satisfaction que l&rsquo;on trouve dans les trésors de la terre, le but de la vie est de s&rsquo;élever au-dessus de toutes choses. C&rsquo;est alors que l&rsquo;âme ne sentira plus l&rsquo;aiguillon de la mort. C&rsquo;est alors que l&rsquo;âme ne connaîtra aucune limitation. Alors que l&rsquo;âme n&rsquo;éprouvera plus aucune discorde, aucun désaccord avec autrui. C&rsquo;est alors que l&rsquo;attitude naturelle de l&rsquo;âme deviendra tolérante et indulgente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le but de la vie est accompli en s&rsquo;élevant aux plus hauts sommets et en plongeant dans les plus vastes profondeurs de la vie, en élargissant le domaine de notre horizon, en pénétrant la vie dans tous ses domaines, en se perdant et en se trouvant à la fin. Dans l&rsquo;accomplissement du but de la vie le but de la création est accompli. Par conséquent, dans cet accomplissement ce n&rsquo;est pas que l&rsquo;homme ait atteint son but, mais c&rsquo;est Dieu Lui-Même qui a achevé son dessein.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 11</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/lapproche-du-but-reel-de-la-vie/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">L&rsquo;approche du but réel de la vie</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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		<title>Le désir de bonheur</title>
		<link>https://lsps.fr/le-desir-de-bonheur/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 10:38:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°7]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le but de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Bonheur et plaisir]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance de soi - connaissance du moi]]></category>
		<category><![CDATA[Désir de bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[Discipline de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Usage juste des choses]]></category>
		<category><![CDATA[Véhicule de l'âme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=4284</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le bonheur qui est la recherche de toute âme a son secret dans la connaissance de soi.&#160; L&#8217;homme a un désir de bonheur, il cherche le bonheur non pas parce que le bonheur est sa nourriture, mais parce que le bonheur est son propre être.&#160; Par conséquent, en cherchant le bonheur, l&#8217;homme se cherche lui-même.&#160; [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure class="wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Le bonheur qui est la recherche de toute âme a son secret dans la connaissance de soi.&nbsp; L&rsquo;homme a un désir de bonheur, il cherche le bonheur non pas parce que le bonheur est sa nourriture, mais parce que le bonheur est son propre être.&nbsp; Par conséquent, en cherchant le bonheur, l&rsquo;homme se cherche lui-même.&nbsp;</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui pousse l&rsquo;homme à chercher le bonheur est le sentiment d&rsquo;avoir perdu quelque chose qu&rsquo;il a toujours possédé. Quelque chose qui lui appartenait, qui était son propre être.&nbsp;En même temps, l&rsquo;absence de bonheur que son âme a éprouvée depuis qu&rsquo;elle est venue sur terre, et qui s&rsquo;est creusée jour après jour, lui fait oublier que son propre être est bonheur. Il pense que le bonheur est une chose qu&rsquo;on acquiert.&nbsp;Alors, il s&rsquo;efforce sans cesse et dans toutes les directions de l&rsquo;atteindre.&nbsp;A la fin, après toute sa peine, il découvre que le véritable bonheur n&rsquo;appartient pas à ce qu&rsquo;il appelle les plaisirs.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La voie du plaisir</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les plaisirs peuvent être qualifiés d&rsquo;ombres du bonheur. Il y a une illusion de bonheur.&nbsp;Certes, pour l&rsquo;homme ordinaire, l&rsquo;illusion qui cache la réalité est plus intéressante que la réalité elle-même.&nbsp; Un bonheur momentané, un bonheur qui dépend de quelque chose d&rsquo;extérieur à soi-même, est appelé plaisir.&nbsp; Bien souvent nous ne faisons pas la distinction dans notre langage de tous les jours entre plaisir et bonheur.&nbsp;Un passe-temps, un amusement, une distraction, les rires, la gaieté, qui éloignent notre pensée des responsabilités, des tracas, des troubles et des limitations de la vie nous donnent un instant de consolation. Et nous en venons à penser qu&rsquo;ils sont les chemins du bonheur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comme nous ne pouvons pas les garder à notre disposition. Et que nous constatons qu&rsquo;en cherchant le plaisir, la perte est parfois plus grande que le gain, nous commençons à chercher ce qui serait vraiment la voie de notre bonheur.&nbsp;Bien souvent, une âme s&rsquo;éveille à chercher le mystère de la religion, le sens dans la philosophie, le secret du mysticisme, afin de voir si elle peut y trouver quelque bonheur.&nbsp;Mais même si ces recherches aident à trouver le bonheur, pourtant elles ne sont pas elles-mêmes le bonheur.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L’âme est bonheur</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est l&rsquo;âme qui est elle-même bonheur. Et non pas toutes les choses extérieures que l&rsquo;homme recherche et dont il croit qu&rsquo;elles vont lui donner le bonheur. Le fait même qu&rsquo;il languisse continuellement après le bonheur montre que l&rsquo;élément réel que l&rsquo;on peut appeler l&rsquo;être véritable de l&rsquo;homme n&rsquo;est pas ce qui a formé son corps et a composé son mental, mais ce qu&rsquo;il est en lui-même.&nbsp;Le mental et le corps sont des véhicules.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par le mental et le corps, l&rsquo;homme fait l&rsquo;expérience de la vie pleinement, clairement. Mais ils ne sont pas en eux-mêmes le bonheur. Et ce que l&rsquo;on éprouve par leur intermédiaire ne donne pas non plus le véritable bonheur.&nbsp;Ce que nous expérimentons est seulement le plaisir, une illusion de bonheur pour un certain temps.&nbsp; Les plaisirs coûtent plus que ce qu&rsquo;ils valent. Mais aussi en avançant sur le chemin du plaisir tandis qu&rsquo;il cherche le bonheur, l&rsquo;homme se crée de plus en plus de malheur.&nbsp;Cela arrive fréquemment.&nbsp;De quelque côté qu&rsquo;il se tourne, quoi qu&rsquo;il fasse, quelque plan qu&rsquo;il élabore et qu&rsquo;il mène à bien en pensant que cela va lui apporter le bonheur, le résultat est davantage de souci. En effet, il cherche le bonheur dans une mauvaise direction.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La voie de l’ascèse</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Quelqu&rsquo;un pourrait demander&nbsp;: «&nbsp;Le secret du bonheur se trouve-t-il alors dans la voie des ascètes, en se martyrisant, en souffrant comme ils l&rsquo;on fait depuis des temps immémoriaux&nbsp;?&nbsp;» Ce ne donne pas plus le bonheur&nbsp;; c&rsquo;est seulement une interruption des plaisirs mondains qui produisent l&rsquo;illusion. L&rsquo;ascète s&rsquo;enferme pour avoir l&rsquo;occasion de prendre une autre direction. Mais bien souvent celui qui vit une vie ascétique est lui-même inconscient de son acte et de la raison de son acte.&nbsp;Et alors, même s&rsquo;il vit toute son existence une vie ascétique, il peut ne pas en tirer un complet bénéfice.&nbsp; Sa perte est alors plus grande que son gain.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ascétisme n&rsquo;est pas le bonheur, c&rsquo;est seulement un moyen de discipline de soi.&nbsp;C&rsquo;est un entraînement en vue de combattre les tentations qui nous attirent continuellement et qui nous retardent dans la voie du bonheur.&nbsp;Sans cette compréhension, une personne peut continuer à vivre une vie d&rsquo;ascétisme et ne jamais en bénéficier, comme un soldat qui aura passé toute sa vie à l&rsquo;exercice et n&rsquo;aurait jamais combattu. Beaucoup ont compris que le renoncement serait la voie vers le bonheur et ils ont interprété le renoncement comme de l&rsquo;ascétisme&nbsp;: c&rsquo;est à dire se refuser tous les plaisirs qui sont passagers.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Un usage juste des choses</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un autre point de vue.&nbsp; La création n&rsquo;est pas destinée à ce que l&rsquo;on y renonce.&nbsp;Nous lisons dans le Coran que tout ce qui est sur la terre et dans le ciel est créé pour l&rsquo;homme.&nbsp;Par conséquent, à tout ce qui est beau et plaisant, à tout ce qui donne de la joie et du plaisir, il n&rsquo;est pas nécessaire de renoncer. Le secret est que ce qui est fait pour l&rsquo;homme, l&rsquo;homme peut le posséder, il ne doit pas en être possédé.&nbsp;Si l&rsquo;homme renonce au chemin du bonheur, du bonheur réel, afin de poursuivre des plaisirs, c&rsquo;est alors qu&rsquo;il agit mal.&nbsp;Si dans la poursuite du bonheur, du bonheur ultime, il avance dans la vie, alors être ascète, se refuser tous les plaisirs ne lui est pas nécessaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On raconte une histoire sur Salomon.&nbsp;Salomon eut une vision.&nbsp;Dieu se révéla à lui et lui dit&nbsp;: «&nbsp;Nous t&rsquo;accorderons tout ce qu&rsquo;il y a dans le monde, tout ce que tu voudras, la richesse, le pouvoir, le rang ou les possessions, tout ce que tu désires, tout ce qui est devant toi, tout ce que tu pourras demander.&nbsp;» Salomon répondit&nbsp;: «&nbsp;Je préfère à toutes choses la sagesse&nbsp;».&nbsp;La Divinité déclara&nbsp;: «&nbsp;Si tu préfères à toutes choses du monde la sagesse, alors Nous te donnerons la sagesse et toutes les autres choses par surcroît&nbsp;».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette histoire montre qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas de renoncer aux choses, mais d&rsquo;en faire le meilleur usage, le juste usage.&nbsp;Ce n&rsquo;est pas se détourner de la vie, c&rsquo;est être au milieu de la foule, être au milieu de la vie et pourtant ne pas y être attaché.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La réalisation du moi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait dire&nbsp;: «&nbsp;Ce serait une chose cruelle d&rsquo;être détaché de qui demande notre amour, notre bonté et notre sympathie.&nbsp;» La réponse est que vous n&rsquo;avez pas besoin de retirer votre amour, votre bonté, votre sympathie.&nbsp;Vous pouvez vous attacher au monde entier si vous n&rsquo;êtes pas du monde.&nbsp;Si l&rsquo;on garde ses pensées concentrées sur l&rsquo;idée du vrai bonheur qui est atteint par la réalisation du moi, et si l&rsquo;on ne permet à aucun obstacle d&rsquo;interférer, alors à la fin l&rsquo;on arrivera à ce bonheur qui est le but de la venue de toute âme sur la terre.</p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le but de la vie &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1927, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans <strong>Philosophie </strong></strong>&#8211; <strong>Le but de la vie &#8211; cahier n°7 &#8211; chapitre 5</strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-desir-de-bonheur/pom/philosophie/philosophie-cahier-n7/">Le désir de bonheur</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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