Le langage cosmique ou la faculté d’enregistrer

Psychologie – L’aire du mental – Cahier n° 5 – Le langage cosmique

Le langage cosmique aborde la faculté de la manifestation à tout enregistrer, comparable à la manière dont nous gravons des voix sur un disque, qui les conserve et les restitue. Ainsi la manifestation elle-même est révélatrice, tout en elle s’exprime et aspire à être entendu, et chaque voix persiste, résonne et laisse son écho..

« Comme nous en savons peu quand nous disons, ‘Je ne crois que ce que je vois’. Quand on peut reconnaître comment l’influence travaille, comment la pensée et le sentiment parlent, comment les objets y participent et le transmettent à d’autres, comment la pensée et le sentiment, la vie et l’influence sont transmis par le moyen d’un objet, c’est proprement extraordinaire. »

Que ce soit de manière consciente ou inconsciente, volontairement ou non, nous accueillons ces voix, et notre mémoire les préserve et les prolonge.

Tout ce que nous créons, sous quelque forme que nous l’exprimions, devient comme des êtres vivants.

« Chaque pensée qui a une seule fois traversé le mental, chaque sentiment qui est passé par le cœur, chaque mot qui a été prononcé et auquel on n’a peut-être plus jamais pensé, chaque action une fois accomplie et oubliée, ont reçu une vie et continuent à vivre. C’est comme si un voyageur avait dans ses mains des graines qu’il jette sur le sol en cheminant. Quand les plantes poussent à cet endroit, il ne les voit jamais. Il a tout juste jeté les graines et elles sont là. La terre les a prises, l’eau les a arrosées, et le soleil et l’air les ont aidées à pousser.

Cette vie est une capacité, en elle toute chose, pensée, parole, action ou sentiment, une fois qu’on lui a donné naissance, est prise en charge, est cultivée et amenée jusqu’à sa fructification. »

Si nous prenons conscience de tout ce que nous semons dans la vie et de l’impact que cela peut avoir sur le bien-être ou le mal-être du monde, nous développons une certaine idée de notre responsabilité.

Si nous en sommes inconscients « nous n’avons pas encore connu le but de notre vie ici. … Quand une âme mûrit, elle commence à sentir sa responsabilité. C’est à partir de ce moment qu’une personne commence sa vie ».

La perception et de la communication

La deuxième partie du « Langage Cosmique » traite surtout de la perception et de la communication. Et les différents aspects du mental sont de nouveau mentionnés. Un chapitre important est consacré à l’aspect « ego ». Cet ego qui nous fait dire « je », car « c’est quelque chose qui dépasse la compréhension humaine ». C’est pourquoi l’homme s’identifie d’abord avec ce qu’il voit : son corps. En approfondissant sa réflexion, il en vient à penser que son ego est la combinaison de son corps, de son mental et de ses émotions. En s’examinant plus attentivement, il commence à ressentir « qu’il y a en lui quelque chose qui s’incline à s’appeler ‘je’, mais que tout ce à quoi il s’identifie n’est pas lui ».

L’ego véritable est ce qui subsiste quand tout ce que cet ego a emprunté, et dans lequel il s’est égaré lui faisant perdre la connaissance de lui-même, est séparé de lui. Alors le faux ego est démasqué, il est annihilé. « Dans cette réalisation l’âme est née de nouveau. … Dans la connaissance de l’ego est le secret de l’immortalité. »

La mémoire, la raison, le cœur et le mental, l’intuition et l’inspiration sont tous des instruments. Ce sont des moyens pour communiquer avec la vie, pour mieux connaître et comprendre le langage de la vie.

« Dès qu’un être a compris la nature, le caractère et le mystère du cœur, il a compris le langage, pour ainsi dire, de l’univers entier. Car il y a trois manières de percevoir. Une manière appartient à la surface du mental : c’est la pensée. Cette pensée se manifeste à notre mental avec forme, ligne et couleur. La manière suivante de percevoir est le sentiment. Il est ressenti par la profondeur du cœur, non pas par la surface. Par conséquent, plus la qualité du cœur est éveillée dans un être, plus il perçoit les sentiments des autres. Il y a une troisième forme de perception, qui ne se fait même pas par le sentiment, mais que l’on peut appeler un langage spirituel. Ce sentiment vient du tréfonds du cœur. On peut l’appeler la voix de l’esprit. Cette dernière perception peut être appelée intuition. »

Une forme de perception encore plus élevée que l’intuition est l’inspiration. « On peut l’appeler la récompense de l’âme ». Elle vient à celui qui est « tranquille, et n’est pas concerné par ce qui va venir ». L’inspiration vient du Mental divin. Et l’homme inspiré, qui focalise son mental sur le Mental divin, est élevé au-dessus de la terre.

« Il y a un pas de plus. Lorsque la personne est devenue l’instrument de Dieu, alors Dieu commence à lui parler à travers toutes choses. Tout ce qu’il voit en haut ou en bas, à droite ou à gauche, en avant ou en arrière, que ce soit céleste ou terrestre, devient communicatif. Il commence alors à parler avec Dieu. C’est cette étape qu’on appelle révélation. »