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	<title>Archives des Contrôle et maîtrise des suggestions - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Contrôle et maîtrise des suggestions - Soufi Inayat Khan</title>
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		<title>Bien s&#8217;entendre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Sep 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa - Les cahiers]]></category>
		<category><![CDATA[Attitude amicale]]></category>
		<category><![CDATA[Changer de point de vue]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de l'attitude]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise des suggestions]]></category>
		<category><![CDATA[Loi de réciprocité]]></category>
		<category><![CDATA[Monde changeant]]></category>
		<category><![CDATA[Point de vue de l'autre]]></category>
		<category><![CDATA[Sans paroles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;entente (2) Qu&#8217;est-ce qui permet de bien s&#8217;entendre avec les amis et les ennemis. Et qu&#8217;est-ce qui empêche de s&#8217;entendre avec eux ? On pourrait donner à cette question beaucoup de réponses. On pourrait dire par exemple : « Je pense que c&#8217;est l&#8217;affection qu&#8217;on a pour ses amis, le sentiment du cœur qui fait qu&#8217;on s&#8217;entend avec [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">L&rsquo;entente (2)</h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Murshida Sharifa Goodenough</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="282" height="440" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="border-radius:26px;height:171px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg 282w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1-192x300.jpg 192w" sizes="(max-width: 282px) 100vw, 282px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-bottom:0">Qu&rsquo;est-ce qui permet de bien s&rsquo;entendre avec les amis et les ennemis. Et qu&rsquo;est-ce qui empêche de s&rsquo;entendre avec eux ? On pourrait donner à cette question beaucoup de réponses. On pourrait dire par exemple : « Je pense que c&rsquo;est l&rsquo;affection qu&rsquo;on a pour ses amis, le sentiment du cœur qui fait qu&rsquo;on s&rsquo;entend avec eux ». Oui, c&rsquo;est certainement vrai dans bien des cas. Pourtant, il y a des gens qui ont des sentiments affectueux l&rsquo;un pour l&rsquo;autre et dans la vie desquels il y a des querelles et des réconciliations constantes.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"> Cela vient de ce que ces personnes tiennent à l&rsquo;excès à leurs vues personnelles. Elles ne comprennent pas la nature de l&rsquo;autre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;ego</h4>



<p class="wp-block-paragraph">On pourra dire qu&rsquo;il est difficile de comprendre la nature des autres. Mais il faut se dire que ce qui importe en premier lieu, c&rsquo;est de comprendre la nature de l&rsquo;ego. Ce qui heurte les autres, l&rsquo;ego des autres, c&rsquo;est d&rsquo;abord notre attitude. Il y a une attitude qui, par elle-même, affirme : « J&rsquo;ai raison ». Il y a l&rsquo;expression du visage qui dit : « J&rsquo;ai raison, vous avez tort. Si vous n&rsquo;êtes pas de mon avis, vous avez tort ». Rien ne mécontente autant l&rsquo;ego humain que cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond de l&rsquo;être, il y a toujours ce sentiment : « Ce qui est, ce que je représente, c&rsquo;est vrai. Par conséquent, mon avis est le bon avis, ma façon de voir est la bonne façon de voir ». Et si l&rsquo;on change d&rsquo;avis, après un certain temps l&rsquo;on en viendra à dire : « J&rsquo;ai toujours pensé de cette façon. Au fond j&rsquo;ai toujours eu cette idée ». Ou bien : « Oui, j&rsquo;ai peut-être dit autre chose sur le moment, mais j&rsquo;ai toujours pensé de cette façon ». Beaucoup de gens réagissent ainsi, car il n&rsquo;est pas supportable à l&rsquo;ego d&rsquo;avoir eu tort. Et cette attitude crée aussi une source de conflits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a des cas où la discussion est un petit jeu, un petit jeu où deux personnes frapperaient à tour de rôle avec un marteau, disant&nbsp;: « Oui, j&rsquo;ai raison » &#8211; « Non, ce n&rsquo;est pas comme cela » &#8211; « Ah, vous avez dit ça, moi je dis le contraire », etc. Chacun est comme un jeune coq en train de livrer bataille. Cette tendance n&rsquo;est pas rare, il y a de ce sentiment extrémiste dans tout être humain. Et c&rsquo;est aussi à cause de l&rsquo;ego.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Se décramponner</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pîr-o-Murshid Inayat Khan</em> avait été frappé en Europe par l&rsquo;habitude qu&rsquo;on a de demander pardon quand dans une discussion ou une conversation l&rsquo;on émet un avis opposé. L&rsquo;orsqu&rsquo;on dit par exemple : « Pardonnez-moi, mais je crois au contraire que&#8230; ». C&rsquo;est aussi parce que l&rsquo;ego est si facilement offensé que l&rsquo;on s&rsquo;excuse de passer devant quelqu&rsquo;un dans une pièce ou dans un escalier. On voit aussi les manifestations de l&rsquo;ego chez les petits enfants prêts à s&rsquo;aimer, mais aussi à se quereller. Il y a des enfants uniques à qui l&rsquo;on annonce la naissance d&rsquo;un petit frère et qui diront : « Ah ! Alors je pourrai jouer avec lui », mais qui, mis en présence du bébé s&rsquo;écrieront : « Je n&rsquo;en veux pas ! ». Ainsi, ce sentiment d&rsquo;ego existe chez chacun de nous et quelqu&rsquo;un pourra être irrité simplement parce qu&rsquo;il sent qu&rsquo;un autre affirme : « J&rsquo;ai raison ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combien de fois ai-je vu <em>Hazrat Inayat Khan</em>, lorsqu&rsquo;on blâmait quelqu&rsquo;un devant lui, dire quelque chose de très bon de cette personne. Et si quelqu&rsquo;un lui parlait à lui-même sur un ton de blâme, il répondait : « I am sorry » &#8211; « Je suis désolé » : il ne maintenait pas ce qui irritait. C&rsquo;est l&rsquo;être qui n&rsquo;est pas arrivé à la sagesse qui pense : « J&rsquo;ai raison. Voilà mon point de vue ! ». C&rsquo;est qu&rsquo;il a eu quelque peine à se faire à cette idée et qu&rsquo;il s&rsquo;y cramponne.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Dire sans parole</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, on s&rsquo;imagine qu&rsquo;on n&rsquo;a qu&rsquo;à rétablir devant quelqu&rsquo;un la vérité concernant un malentendu, qu&rsquo;il comprendra, que jusqu&rsquo;ici il n&rsquo;avait rien vu mais que maintenant il verra. Et ce qui arrive est tout le contraire. Quand on lui présente ce nouveau point de vue, il répond&nbsp;: « C&rsquo;est votre opinion, je n&rsquo;en veux pas, je n&rsquo;ai aucune estime pour ce que vous pensez, je m&rsquo;en tiens à ce que je pense ». Et parfois une personne ne comprend même pas votre point de vue et répondra&nbsp;: « Vous dites cela pour m&rsquo;agacer&nbsp;! ». Et si vous le lui répétez deux ou trois fois, elle se fâchera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelquefois, tout ce qui est dit sans paroles est mieux accepté et se comprend bien mieux. Mais vivre en voilant toujours sa pensée, ne l&rsquo;exprimant jamais, ne mènera pas à une entente complète. Cependant, ce qui n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;explication pour être compris apporte une compréhension plus profonde. Là, il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;émettre ni d&rsquo;échanger des paroles, de dire : « C&rsquo;est mon avis » et : « Je partage le vôtre ». C&rsquo;est l&rsquo;attitude d&rsquo;un être qui fait qu&rsquo;on sent qu&rsquo;il a raison. Et c&rsquo;est aussi l&rsquo;attitude d&rsquo;un être qui montre qu&rsquo;il a compris et partagé un point de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une grande sagesse que de pouvoir pénétrer le point de vue de chacun, cela change la vision qu&rsquo;on a sur la vie, sur les êtres, sur leurs actions. Et si par surcroît on tient compte des qualités d&rsquo;esprit et de cœur de chacun, il y aura bien peu de malentendus.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le point de vue</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mais est-il sage de laisser quelqu&rsquo;un croire qu&rsquo;il a raison alors qu&rsquo;on pense qu&rsquo;il a tort ? Cela dépend des circonstances. S&rsquo;il doit développer de plus en plus la tendance défavorable qui est la sienne et que l&rsquo;on capitule devant lui, cela ne sera pas sage. Mais si par là nous amenons une meilleure harmonie, si cela fait cesser une dispute, nous ferons très bien en prenant cette attitude, en nous taisant. La dispute est ainsi terminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, à moins qu&rsquo;un être ne soit tout à fait fermé, il se dira peut-être : « Cette personne est pleine de retenue, elle n&rsquo;a rien dit, mais elle a conservé son idée ». Et peut-être aussi commencera-t-il à mieux observer cette personne qui s&rsquo;est tue, afin de voir si elle est satisfaite ou non, afin de comprendre ce qu&rsquo;elle pense, comment elle conçoit la chose. Il pourra s&rsquo;en suivre alors une meilleure harmonie, une meilleure compréhension.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu&rsquo;à quel point est-il désirable de maintenir son point de vue ? Jusqu&rsquo;à quel point est-il désirable de le taire ou de céder ? Pour pouvoir l&rsquo;apprécier, il faut prévoir où peut aboutir la situation qui se présente. Si la chose n&rsquo;est pas importante il sera possible de céder. S&rsquo;il est impossible de changer la situation, mieux vaut se taire. Mais s&rsquo;il y a possibilité de changer la situation pour arriver à une harmonie ultime et que nous ayons une conviction bien fondée, il est bon de maintenir son point de vue.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;attitude amicale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;est pas toujours nécessaire de le faire par une affirmation énergique, on peut le plus souvent y arriver par des moyens plus subtils. Il est étonnant de voir combien l&rsquo;attitude qu&rsquo;on a envers un être, ami ou ennemi, combien cette attitude l&rsquo;influence. Si nous pensons à lui, à ses actions, avec ressentiment, nous verrons qu&rsquo;il fait en retour des suppositions tout à fait erronées envers nous. Et si nous avons une attitude d&rsquo;appréciation vis-à-vis de quelqu&rsquo;un que nous n&rsquo;avons jamais vu, quand nous le rencontrerons, nous le verrons avec une attitude d&rsquo;appréciation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cette attitude intérieure qui a de l&rsquo;importance pour la bonne entente avec autrui. Parfois, nous prononçons des paroles d&rsquo;entente mais elles sont vides, notre sentiment ne les soutient pas. Nous voudrions qu&rsquo;elles fassent bon effet, mais elles rencontrent comme un obstacle dans l&rsquo;esprit de celui qui les reçoit. C&rsquo;est l&rsquo;attitude intérieure qui a un effet. Elle s&rsquo;exprime par toute la personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ceux qui arrivent à supporter toutes choses, il y a deux phases à traverser. Dans la première, à un mot vif, à un mot qui manque de politesse, de douceur, prononcé par un parent ou un ami, on rendra la pareille. Il y a aussi des individus qui sont très susceptibles, le moindre petit mot, une certaine attitude, leur seront insupportables. Celui qui aura dépassé cette phase arrivera à un état d&rsquo;équilibre où il reconnaîtra sans se laisser troubler les dispositions d&rsquo;esprit d&rsquo;un autre à son égard, son attitude amicale, bienveillante ou malveillante. Et c&rsquo;est une phase difficile, un état avancé.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La réciprocité</h4>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;entends des personnes parler, ici ou là de la « morale de la réciprocité » <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a>comme si c&rsquo;était une phase élémentaire, comme si chacun y arrivait tout naturellement, mais il n&rsquo;en est pas ainsi. Il est facile de tenir compte des bonnes actions des autres, ou seulement des actions contraires, mais réagir avec une justesse égale aux unes et aux autres n&rsquo;est pas facile, cela demande un équilibre parfait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il arrive qu&rsquo;une action qui a déplu efface souvent pour nous les bonnes actions et même la perception des bonnes actions d&rsquo;une personne. Si l&rsquo;on nous dit que cette personne a fait quelque chose de généreux, ou prononcé des paroles affectueuses, l&rsquo;on aura tendance à n&rsquo;en pas tenir compte, l&rsquo;on répondra plutôt&nbsp;: « Cela m&rsquo;est indifférent&nbsp;: elle a fait telle chose qui m&rsquo;a choqué ». C&rsquo;est une réaction bien fréquente.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La sensibilité à la &nbsp;suggestion</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Dans nos relations avec les autres, il est sage de penser que le mal vient de nous-mêmes plutôt que de le voir se manifester chez tous. Il est sage d&rsquo;être sur ses gardes&nbsp;: tant de choses passent dans l&rsquo;esprit et le cœur de chacun&nbsp;: les sentiments, les pensées, bonnes ou moins bonnes, sont choses vivantes qui passent et se logent là où on les accueille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun peut être séduit par une pensée qu&rsquo;il n&rsquo;a pas créée. Il est difficile de ne penser que du bien, de ne pas se laisser surprendre par une pensée de suspicion, de méfiance. Une âme candide n&rsquo;offrira pas de logement pour de telles pensées. Mais en même temps chaque âme contient tout ce qui existe et il arrive que sa note intime soit renforcée par la note extérieure qu&rsquo;elle entend. <a href="#_ftn2" id="_ftnref2"><strong><sup><strong><sup>[2]</sup></strong></sup></strong></a></p>



<h4 class="wp-block-heading">Un tout qui change sans cesse</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on veut établir une meilleure entente avec ceux qui nous entourent comme avec ceux que nous rencontrons, il est souhaitable de voir la vie comme un tout qui change sans cesse. Aucun être n&rsquo;est jamais le même, aucun être n&rsquo;est jamais fixé à ce que nous appelons le mal ou le bien. Il est donc sage de voir chez les autres le mal et le bien sans trop les prendre à cœur. C&rsquo;est la condition qui permet de garder l&rsquo;équilibre nécessaire pour s&rsquo;entendre avec tous, avec les amis comme avec les ennemis.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> C&rsquo;est un sujet d&rsquo;enseignement de <em>Hazrat Inayat Khan</em> développé dans un recueil intitulé « Moral Culture » &#8211; La Culture Morale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref2" id="_ftn2">[2]</a> Par exemple qu&rsquo;un être de disposition peu encline à la vie du monde « vibre » davantage à des actions ou à des propos qui montrent cette vie sous un jour défavorable. (Note du transcripteur).</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em><em><em>Paris, mercredi 27 février 1935</em></em></em></p>



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		<title>L&#8217;enfance</title>
		<link>https://lsps.fr/lenfance/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 10:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Accord au diapason naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise des suggestions]]></category>
		<category><![CDATA[Espoir et persévérance]]></category>
		<category><![CDATA[Opportunité de la vie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>7,8,9 ans L&#8217;âge de sept, huit et neuf ans est considéré comme l&#8217;enfance. Le début de cet âge est le début d&#8217;une nouvelle vie, un pas en avant dans la vie. Pour les tuteurs, cet âge de l&#8217;enfant est du plus grand intérêt. Un homme détenu en prison proposa à l&#8217;État toutes ses richesses afin [&#8230;]</p>
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<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">7,8,9 ans</h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-ce155df7 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;âge de sept, huit et neuf ans est considéré comme l&rsquo;enfance. Le début de cet âge est le début d&rsquo;une nouvelle vie, un pas en avant dans la vie. Pour les tuteurs, cet âge de l&rsquo;enfant est du plus grand intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un homme détenu en prison proposa à l&rsquo;État toutes ses richesses afin de lui permette de sortir de prison. Cela prit longtemps pour l&rsquo;État de se décider. Et lorsqu&rsquo;enfin la décision de le laisser sortir de prison arriva, il répondit : « Non, ça ne sert plus à rien. Il y avait un enfant entre sept et neuf ans à la maison et c&rsquo;était la période la plus intéressante pour le voir grandir ». Maintenant que l&rsquo;âge de neuf ans est passé, il dit : « Maintenant, je vais finir ma peine ».</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfance est un terrain qui vient d&rsquo;être préparé pour la semence. C&rsquo;est une grande opportunité dans la vie de l&rsquo;enfant. Et c&rsquo;est une opportunité encore plus grande pour le tuteur de semer la graine de la connaissance et de la droiture dans le cœur de l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a trois sujets d&rsquo;intérêt qui ne peuvent pas être enseignés à l&rsquo;enfant, mais on peut l&rsquo;aider à s&rsquo;intéresser à trois sujets : le dessin, la musique et la danse.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le dessin, la musique et la danse</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à cet âge que les mouvements de l&rsquo;enfant doivent devenir gracieux. Mais une fois que le tuteur prend l&rsquo;enfant pour lui enseigner, il s&rsquo;agit alors d&rsquo;un entraînement. Ce n&rsquo;est pas le moment de dresser l&rsquo;enfant. C&rsquo;est le moment de donner une libre expression à son âme ; de le laisser danser de la manière qui lui plaît, une danse naturelle ; que l&rsquo;enfant puisse faire des dessins comme il le souhaite et peindre comme il le souhaite, sans qu&rsquo;aucune direction ne lui soit donnée, seulement un intérêt pour son travail. De même, la musique, si l&rsquo;enfant souhaite jouer d&rsquo;un instrument ou chanter, qu&rsquo;il chante comme il l&rsquo;entend. Peut-être juste ici et là un mot pour l&rsquo;aider, mais pas pour le corriger, pas pour lui donner une leçon sur ces sujets, pas pour lui laisser penser qu&rsquo;il est enseigné. L&rsquo;enfant doit seulement savoir qu&rsquo;on l&rsquo;aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nous étudions attentivement la vie, nous constatons que le dessin, le chant et la danse sont des inclinations innées, des inclinations profondes. Il n&rsquo;est pas nécessaire de les enseigner à un enfant ; elles viennent d&rsquo;elles-mêmes. Tout enfant normal a le désir de chanter, de dessiner, de danser. La seule façon dont l&rsquo;enfant commence, parfois, est qu&rsquo;il dessine sur le mur des lignes et des figures, abîmant ainsi le mur. Les tuteurs peuvent contrôler ce penchant en lui donnant un crayon et du papier et en lui demandant d&rsquo;y faire des dessins. L&rsquo;enfant sera fier d&rsquo;avoir du matériel pour dessiner. Très souvent, les tuteurs se fâchent parce que l&rsquo;enfant a écrit sur le mur. Mais on ne peut rien y faire, c&rsquo;est un penchant naturel. La meilleure façon de contrôler ce penchant est de donner à l&rsquo;enfant le matériel pour dessiner.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le chant</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre chose est le penchant pour le chant. Très souvent, un enfant énergique manifestera ce penchant en criant, en faisant du bruit, en élevant la voix. Cela peut être contrôlé. La meilleure façon de le contrôler est d&rsquo;apprécier une petite chanson que l&rsquo;enfant chante. Si l&rsquo;enfant n&rsquo;en connaît pas, qu&rsquo;il l&rsquo;entende quelque part. Un enfant qui a envie d&rsquo;entendre sa voix sera très heureux d&rsquo;imiter n&rsquo;importe quelle chanson qu&rsquo;il aura entendue.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La danse</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et le troisième penchant, la danse, se retrouve chez l&rsquo;enfant lorsqu&rsquo;il saute de la table à la chaise, de la chaise au coffre, et de là descend et remonte les escaliers, puis court d&rsquo;un coin à l&rsquo;autre. Cela témoigne d&rsquo;une agitation, d&rsquo;une inclination à bouger. Cette activité peut être contrôlée en appréciant les mouvements de danse des petits enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps où les anciens pensaient beaucoup aux mouvements. Ils avaient raison d&rsquo;y penser, car lorsqu&rsquo;on voit une personne aux mouvements maladroits, on trouve toujours quelque chose de maladroit dans son caractère. Une personne déficiente sur le plan cérébral le montrera toujours par la maladresse de ses mouvements. Si les mouvements ont tant à voir avec l&rsquo;évolution d&rsquo;une personne, avec sa mentalité, alors des mouvements gracieux aideront toujours la mentalité d&rsquo;une personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfant qui est naturellement enclin aux mouvements s&rsquo;intéressera, s&rsquo;il est dirigé, à bouger avec rythme. On peut penser qu&rsquo;il est difficile d&rsquo;apprendre à un enfant à danser. Mais il n&rsquo;est pas nécessaire de lui apprendre à danser. Il faut lui apprendre l&rsquo;action. Par exemple, se tourner, prendre quelque chose par terre ou sur la cheminée, déplacer quelque chose, un éventail ou autre, et d&rsquo;autres actions de la vie quotidienne, toutes ces actions se transforment naturellement en danse. En outre, les enfants sont très imitatifs, et tout ce qui leur plaît est prêt à être imité. S&rsquo;ils voient des mouvements gracieux, ils sont très heureux de les imiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me souviens d&rsquo;enfants qui avaient vu la danse du diable des Tibétains, très grossière et très énergique. De retour à la maison, ils l&rsquo;ont exécutée sur leurs lits et ont failli casser leurs lits, leurs chaises et leurs tables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à cet âge que la faculté d&rsquo;imitation commence à se développer.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La persévérance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a trois choses que l&rsquo;on peut enseigner à un enfant à ce moment-là : la persévérance, la patience et l&rsquo;endurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La persévérance peut être enseignée à l&rsquo;enfant dans tout ce qu&rsquo;il entreprend. Peut-être est-il en train de réparer son jouet, de le remettre en état ou de faire quelque travail. Aidez-le, encouragez-le à continuer et à ne pas l&rsquo;abandonner avant de l&rsquo;avoir terminé. Aussi petit que cela puisse paraître, lorsque cette habitude est prise, elle se traduira plus tard par de grandes choses. Une personne qui a appris la persévérance dans son enfance montrera toute sa vie une tendance à terminer tout ce qu&rsquo;elle entreprend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, chez les adultes, cette tendance fait défaut. Et c&rsquo;est très souvent la cause de leur échec dans la vie. Parfois, si leur esprit est agité, c&rsquo;est encore pire. Ils entreprennent quelque chose aujourd&rsquo;hui. Puis au bout d&rsquo;une semaine, leur intérêt disparaît au profit d&rsquo;autre chose, et ils n&rsquo;accomplissent rien dans leur vie. La vie est une grande opportunité. Et celui qui ne finit pas ce qu&rsquo;il a entrepris, aussi petite soit la chose qu&rsquo;il a choisie, est certainement celui qui perd le plus dans sa vie. L&rsquo;accomplissement a plus de valeur que ce qui est accompli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, si l&rsquo;on a défait le nœud d&rsquo;une ficelle, extérieurement on n&rsquo;a rien gagné, on a perdu du temps pour une toute petite chose. Et pourtant l&rsquo;action de l&rsquo;achever est si merveilleuse que l&rsquo;on a construit quelque chose dans son esprit, qui lui sera utile quand il fera de grandes œuvres.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La patience</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en maintenant au sujet de la patience. Comment peut-on enseigner la patience à un enfant ? En lui apprenant à attendre. Parce que l&rsquo;enfant est très impatient. Et si cette tendance persiste, alors une fois que la personne est devenue adulte, elle lui donne beaucoup de malheur. Lorsqu&rsquo;une personne n&rsquo;a pas de patience, la vie devient une mort pour elle. Oui, la patience est comme la mort, mais ne pas avoir de patience est pire que la mort. En outre, la patience porte des fruits merveilleux. Et la patience est une qualité qui n&rsquo;a rien à envier à toutes les autres qualités du monde. S&rsquo;il y a quelque chose qui peut donner de la joie à l&rsquo;âme, c&rsquo;est bien la patience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les maîtres qui ont accompli de grandes choses, qui ont inspiré beaucoup de gens, qui ont aidé beaucoup d&rsquo;âmes, quel était leur secret ? Leur secret était la patience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le moment de semer la graine de la patience chez l&rsquo;enfant. Vous pouvez donner à l&rsquo;enfant l&rsquo;habitude d&rsquo;être patient dans les petites choses. En demandant de la nourriture, en voulant sortir pour jouer, et dans bien d&rsquo;autres choses, un enfant fait preuve d&rsquo;un manque de patience. Mais si, à ce moment-là, sans le blesser, on lui donne l&rsquo;habitude de la patience, l&rsquo;enfant commence à montrer la noblesse d&rsquo;esprit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;endurance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième chose est l&rsquo;endurance. On pourrait se demander : « Nous avons tant à endurer dans la vie quand nous sommes adultes ; pourquoi devons-nous faire endurer un enfant à cet âge ? » Mais je réponds : « Pour la bonne raison que la vie le fera endurer quand il sera grand, qu&rsquo;il sache dès maintenant que l&rsquo;endurance existe et que toute âme doit en passer par là. Il est sans doute douloureux pour le tuteur aimant de voir l&rsquo;enfant développer cette faculté d&rsquo;endurance. Mais en même temps, il sera plus douloureux si l&rsquo;enfant grandit sans cette faculté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut se demander : « Comment, de quelle manière peut-on enseigner à l&rsquo;enfant ? » Du matin au soir, dans la vie d&rsquo;un enfant, il y a mille choses &#8211; tant de fois il tombe, tant de fois il se blesse, tant de fois il doit avaler une pilule amère &#8211; chaque fois qu&rsquo;il n&rsquo;a pas envie de persévérer, il vaut mieux lui donner du courage et de la force, et lui donner une suggestion, un conseil, en appréciant son endurance. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il développera la faculté d&rsquo;endurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour enseigner à l&rsquo;enfant, la meilleure méthode est de ne pas lui faire savoir que l&rsquo;on enseigne. Enseignez-lui sans qu&rsquo;il le sache. Cela peut se faire en appréciant la moindre petite chose qu&rsquo;il fait et que vous souhaitez développer dans son esprit. Appréciez-le. L&rsquo;ego naît avec l&rsquo;orgueil, même chez l&rsquo;enfant. Si vous appréciez quelque chose, il l&rsquo;apprécie aussi, et même parfois plus que l&rsquo;adulte, parce que les adultes ont perdu la foi dans les mots.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les histoires</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, les gens enseignent des comptines erronées. Ce n&rsquo;est pas seulement une perte de temps, mais cela a un mauvais effet sur l&rsquo;enfant. Il s&rsquo;agit parfois de mots inutiles, parfois de mots dépourvus de sens. Et parfois il s&rsquo;agit de mots de suggestion, qu&rsquo;il vaudrait mieux éloigner de l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant. La rime seule n&rsquo;est pas bénéfique. Elle doit avoir un sens. C&rsquo;est pourquoi le tuteur doit d&rsquo;abord savoir ce qu&rsquo;il enseigne avant d&rsquo;enseigner à l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en va de même pour les histoires. La meilleure méthode pour enseigner aux enfants est de leur raconter des histoires. Il y a des fables qui intéressent tellement les enfants, et en même temps elles contiennent un sens à comprendre. Si les tuteurs leur expliquent le sens de cette fable, les enfants s&rsquo;y intéresseront et apprendront en même temps quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;apprendre en jouant, et personne ne s&rsquo;intéresse autant aux histoires que les petits enfants. Si l&rsquo;on utilise leur intérêt à leur profit, par le biais d&rsquo;histoires, on a la possibilité de faire venir de merveilleux idéaux à leur esprit. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre moyen pour l&rsquo;enfant d&rsquo;assimiler des idéaux, des idéaux merveilleux, que de les assimiler sous la forme d&rsquo;histoires. Les histoires racontées à un enfant au début de l&rsquo;enfance resteront avec lui tout au long de sa vie. Il ne les oubliera jamais. Il se peut que chaque année, au fur et à mesure qu&rsquo;il grandit, cette histoire prenne un autre sens et encore un autre sens. Il y aura donc un développement continu de l&rsquo;idéal, qui deviendra une grande bénédiction dans la vie de l&rsquo;enfant.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Le monde des humains</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : L&rsquo;éducation de l&rsquo;enfant ne commence-elle pas avant la septième année ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Elle doit commencer dès le premier jour de l&rsquo;enfant sur terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Quelle est l&rsquo;influence du monde sur l&rsquo;enfant entre la septième et la neuvième année ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Ce n&rsquo;est pas celle du monde des djinns. C&rsquo;est celle du monde des humains. De sept à neuf ans, l&rsquo;enfant est conscient du monde des humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auparavant, l&rsquo;enfant est conscient du monde supérieur. J&rsquo;ai vu des enfants en savoir beaucoup plus sur ce qui se passait au front pendant la guerre que les autorités elles-mêmes. Ils savaient intuitivement, parfois dans leurs rêves, parfois dans une sorte d&rsquo;imagination profonde. Lorsqu&rsquo;ils disaient quelque chose, la même chose se produisait. Cela montre qu&rsquo;entre quatre, cinq et six ans, l&rsquo;enfant est extrêmement intuitif, parce qu&rsquo;il est alors sous l&rsquo;influence de la sphère du génie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Chaque pays a son système éducatif. A l&rsquo;école, un enfant apprend la musique, le dessin et la gymnastique. Faut-il éviter cela en retirant l&rsquo;enfant de l&rsquo;école ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Si l&rsquo;enfant a été envoyé à l&rsquo;école, il ne faut pas le retirer de l&rsquo;école. Mais en même temps, comme je l&rsquo;ai dit, il est plus sage dès le début de garder l&rsquo;enfant à la maison, hors de l&rsquo;école. Il est préférable de donner à l&rsquo;enfant une éducation à domicile jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il ait neuf ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Dans certains pays, les enfants doivent aller à l&rsquo;école à partir de la sixième année. Comment peut-on l&rsquo;éviter ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je ne dis pas qu&rsquo;il faut l&rsquo;éviter. Je dis seulement qu&rsquo;il serait très bon de les garder à la maison jusqu&rsquo;à la neuvième année.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;éducation à domicile</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pensez-vous que l&rsquo;apprentissage de la danse rythmique ou d&rsquo;un instrument est une erreur absolue pour les enfants doués avant l&rsquo;âge de neuf ans ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, j&rsquo;ai déjà dit que dans la mesure du possible, une formation quelconque n&rsquo;est pas souhaitable avant l&rsquo;âge de neuf ans. Seules sont souhaitables l&rsquo;éducation à la maison et l&rsquo;éducation naturelle, ainsi qu&rsquo;une petite orientation ici et là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Les leçons de danse, de peinture et de dessin relèvent-elles uniquement de l&rsquo;éducation à domicile ou également de l&rsquo;éducation scolaire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Ils relèvent de l&rsquo;éducation scolaire et de l&rsquo;éducation à domicile. Mais je n&rsquo;ai parlé que de l&rsquo;éducation à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Est-il bon pour les enfants de cet âge de les emmener à des spectacles de danse, à des expositions de peinture ou à des concerts ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, parfois c&rsquo;est bien, à condition de savoir où on les emmène et de quel genre de spectacle il s&rsquo;agit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le type d&rsquo;histoires</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourriez-vous donner quelques exemples du meilleur type d&rsquo;histoire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je dois dire que, parfois, une histoire ne doit pas toujours être très instructive. Les enfants mis à part, même les adultes n&rsquo;aiment pas cela. L&rsquo;histoire la plus intéressante pour les enfants est une histoire comique. Et si l&rsquo;on peut mettre un peu de sens dans une histoire comique, c&rsquo;est la meilleure chose que l&rsquo;on puisse faire. Ils s&rsquo;en souviennent, et en même temps, le sens reste couvert par l&rsquo;histoire. Au fur et à mesure qu&rsquo;ils grandissent, le sens commence à se manifester et, un jour, ils comprennent ce qu&rsquo;il signifie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;âne et le chameau</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Je vais vous donner un exemple. Une fable raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un âne et d&rsquo;un chameau : un jour, l&rsquo;âne est allé voir un chameau et lui a dit : « Mon oncle le chameau, j&rsquo;aimerais beaucoup aller brouter avec toi ». Le chameau répondit : « D&rsquo;accord, je viendrai avec toi demain ». Ils allèrent donc dans le champ. Le chameau mit longtemps à se nourrir et l&rsquo;âne mangea très vite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand l&rsquo;âne eut fini son repas, il dit : « Mon oncle le chameau, je suis si heureux, d&rsquo;abord d&rsquo;avoir ton amitié et ensuite d&rsquo;être ici dans le champ, j&rsquo;ai envie de chanter, et j&rsquo;aimerais beaucoup que tu danses ». Le chameau répondit : « Je n&rsquo;ai pas encore fini mon repas, et tu sembles être prêt » &#8211; « Eh bien » dit l&rsquo;âne, « si tu n&rsquo;es pas prêt, j&rsquo;essaierai ma voix ». L&rsquo;âne commença à essayer sa voix. Le fermier arriva avec un bâton à la main, l&rsquo;âne se sauva et le chameau fut battu. Le lendemain, l&rsquo;âne retourna inviter le chameau : « Mon oncle le chameau, viendras-tu ? », mais le chameau répondit : « Je suis trop malade. Et ton chemin est différent, mon chemin est différent. À partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, nous nous séparons ». Cela montre le sens de l&rsquo;amitié, la différence entre celui qui a du sens et celui qui n&rsquo;en a pas.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les histoires de la Bible</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Les histoires de la Bible ou d&rsquo;autres Ecritures Saintes ne sont-elles pas bonnes à donner aux enfants ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, il est toujours bon de donner des histoires tirées des Saintes Écritures. Mais la personne qui les met en forme pour que l&rsquo;enfant les comprenne doit être très sage. Si ce n&rsquo;est pas le cas, les histoires ne sont pas toujours appropriées pour enseigner aux enfants. En outre, l&rsquo;époque à laquelle l&rsquo;Ancien Testament a été transmis était différente. Et certaines histoires ne conviennent pas à notre époque. Je pense que c&rsquo;est toujours une bonne chose pour le gardien de créer ses propres histoires, de s&rsquo;inspirer de différents livres, mais de mettre cette idée dans ses propres histoires et de les donner ensuite aux enfants. Un jour, un enfant m&rsquo;a demandé : « Mais est-ce une vraie histoire ? » Je lui ai répondu : « En tant qu&rsquo;histoire, elle est réelle ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">La patience et la mort</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourquoi la patience est-elle analogue à la mort ? Si l&rsquo;on considère l&rsquo;extrême lenteur du travail créatif de la nature, je dirais que la patience, c&rsquo;est la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, si vous voulez savoir ce qu&rsquo;est la mort, vous n&rsquo;avez qu&rsquo;à attendre quelqu&rsquo;un qui doit venir, qui vient d&rsquo;un autre pays, ou qui doit peut-être vous rejoindre quelque part et qui ne vient pas au moment où vous l&rsquo;attendez. Vous déciderez vous-même alors si c&rsquo;est la vie ou si c&rsquo;est la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;attente ? L&rsquo;attente signifie le vide, l&rsquo;attente signifie la vacuité, l&rsquo;attente signifie le néant. Pour une personne vivante qui veut toujours que quelque chose bouge devant elle, regarder cela, regarder la vacuité, c&rsquo;est trop terrible pour être décrit avec des mots. Si vous ne l&rsquo;appelez pas la mort, comment l&rsquo;appellerez-vous ?</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>11 août 1926</em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 8</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La psychologie humaine</title>
		<link>https://lsps.fr/la-psychologie-humaine/ms/murshida-sharifa/murshida-sharifa-les-cahiers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 03:57:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa - Les cahiers]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise des suggestions]]></category>
		<category><![CDATA[Mécanisme de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Miroir du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée de soi-même]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[S'oublier soi-même]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’y a rien de plus intéressant que d’observer. Tout le monde le fait. Cependant la connaissance de la psychologie humaine n’est pas aussi étendue qu’on pourrait le croire. Y a-t-il des moyens pour l’apprendre&#160;? Certainement. Le meilleur, celui que chacun emploie plus ou moins, et de suivre son intuition. Quand on voit quelqu’un ou [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Murshida Sharifa Goodenough</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-bottom:0">Il n’y a rien de plus intéressant que d’observer. Tout le monde le fait. Cependant la connaissance de la psychologie humaine n’est pas aussi étendue qu’on pourrait le croire. Y a-t-il des moyens pour l’apprendre&nbsp;? Certainement. Le meilleur, celui que chacun emploie plus ou moins, et de suivre son intuition. Quand on voit quelqu’un ou qu’on entend parler de lui on pense alors&nbsp;: « Oui, on a pu me dire telle ou telle chose sur cette personne. Mais mon impression est celle-ci. On a pu me dire différentes choses de cet homme. Mais mon sentiment et celui-ci ».</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Chacun se fie à son sentiment, à son impression. C’est le seul guide dont nous puissions être sûrs. Si nous prenions garde de ne pas laisser notre sentiment, de ne pas colorer nos impressions, nous n’aurions pas besoin d’autre chose. Mais il est rare que notre impression soit aussi clair que nous le voudrions. Cela vient de ce que notre mental n’est pas limpide, ce qu’il est coloré par notre sentiment. Si nous sommes heureux, tout nous semble couvert de rose. Si nous sommes tristes, tout nous paraît triste. Et si nous sommes en colère, nous voyons le rouge partout, ou bien nous sommes troublés. Il n’y a rien de clair à ces moments.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;impression claire</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pour avoir une impression claire, et par conséquent toujours véridique, il faut pouvoir neutraliser tout à fait le mental, le maintenir tranquille. Il ne faut pas qu’ils prennent la couleur de nos sentiments, de nos idées, que nous soyons déprimés, ni exalté. Si nous sommes tout à fait calme, nous sommes comme un miroir pur, nous verrons la personnalité qui est en face de nous avec sa couleur naturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On dit que tous les miroirs ne donnent pas de vrais images. C’est parce que tous ont un peu de couleur. Un peintre disait une fois qu’il voudrait avoir un miroir teinté de rose pour que chacun, en s’y regardant, puisse être impressionné correctement. Le prix considérable d’un tel miroir arrêta son projet. S’il en est de même de notre miroir intérieur, nos impressions seront teintées de rose. Des sentiments en nous font aussi que nous voyons les choses suivant le sentiment qui prédomine à tel ou tel moment. Si nous sommes tristes, tout nous paraît triste, si nous sommes gais, tout nous paraît drôle, heureux. Si nous sommes méfiants, tout nous paraît plein de méfiance. Il en est ainsi pour tous les sentiments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis encore, la préoccupation de notre propre personne empêche de voir correctement. Quelqu’un dit de nous&nbsp;: « Quelle bonne personne », nous pensons : « Cette personne est vraiment bonne, elle a su m&rsquo;apprécier ». Et si son avis change, nous serons facilement portés à croire&nbsp;: « Cette personne m’en veut, elle a un dessein caché. ». Plus nous sommes préoccupés de nous-mêmes, moins nous pouvons voir ce que sont les autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’imagination très active trouble aussi notre vision. On peut se représenter les choses à sa propre façon, tel qu’on se les représentait.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les suggestions</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L’être humain est très disposé à recevoir des suggestions. Il est rare de ne pas le voir influencé par quelqu’un. Quand on n’a pas vu un être, il devient difficile de se défaire d’une idée formée par ce qu’on a entendu dire de lui. Si on rencontre cet être, on peut en avoir un autre sentiment. Mais on garde l’idée qu’on s’en était formé pour la contrôler. On se dit&nbsp;: « Oui, je n’ai pas vu cela encore en lui », sans se dire&nbsp;: « C’est peut-être une chose inexistante ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Donc, les impressions, les sentiments que nous avons sont les meilleurs guides pour nous éclairer sur les êtres humains avec lesquels nous sommes en rapport ou que nous avons devant nous. Même à distance, en entendant parler d’une personne, on a une impression qui s’avère quand on rencontre cette personne. Mais c’est surtout devant quelqu’un qu’on reçoit une impression de sa personnalité. Très souvent, il n’y a rien de très visible pour inspirer tel ou tel sentiment, confiance ou méfiance&nbsp;: ni parole, ni voix. Ce ne sont pas les sentiments d’une personne qui nous parle. Mais quelque chose en nous qui nous dit&nbsp;: « Cette personne est sûre, nous pouvons nous fier à elle ». Ou bien&nbsp;: « Attendons, cette personne nous apparaîtra sous un jour différent ». Cela peut se vérifier après de longues années.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;observation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">A part l’intuition et les impressions, il y a beaucoup de règles de psychologie, beaucoup d’observation qu’on peut faire en les utilisant en même temps que l’intuition, mais qui serait inutile si l’intuition n’était pas développée. Les règles sont si nombreuses qu’il faudrait en parler pendant des heures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut observer si un être était <em>Jelal</em> où <em>Jemal</em>, s’il est énergique ou s’il a moins d’énergie. Si c’est un être entreprenant, agissant, ou un être dont l’action est plus atténuée. Un être qui pourra être aussi actif en employant moins de force.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut l’observer aussi d’après les éléments, voir quel élément prédomine en lui, ce n’est pas facile. Cela se voit par la position que prend l’être lorsqu’il est assis ou debout, par les positions qu’il prend dans ses mouvements indique dans quelle période de sa vie il se trouve, si un être monte ou s&rsquo;il est sur son déclin. Tout cela se voit clairement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et on peut étudier la physionomie dont chaque trait dit beaucoup de choses, le visage, les mains, les pieds, jusqu’aux plus petites lignes ou tâches qui peuvent exister sur une main. On peut étudier la démarche, l’écriture est aussi les préférences des êtres, non seulement dans leurs occupations, mais aussi leur préférence en matière sentimentale, leur sympathie et leurs antipathies, leur préférence pour certaines couleurs, certaines formes, pour les sons, les goûts, les arbres, les fleurs. Tout cela révèle des qualités des êtres et parle aussi de leur passé et de leur avenir. Ils révèlent aussi beaucoup également par les objets dont ils aiment s’entourer, les tableaux, les genres de meubles qu’ils préfèrent.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;étude de soi-même</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, quand on connaît bien la psychologie humaine, on peut étudier ses actions, ses paroles, ses façons d’être et connaître ses mobiles, ses tendances. On peut voir la réaction des êtres réciproquement les uns sur les autres, voir ce qui les attire et ce qui les repousse, ce qui fait naître l’amitié ou ce qui fait qu’elle se brise, ce qui produit la réussite ou l’échec&nbsp;; pourquoi l’un plaît et l’autre déplaît, pourquoi l’un est heureux et l’autre ne l’est pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut aussi étudier les influences qui ont agi sur un caractère, les qualités qu’il a acquises, les qualités qui était innées. Et on peut voir jusqu’à quel point un être humain peut se transformer, maintenir des qualités ou les perdre&nbsp;; jusqu’à quel point il peut maintenir son influence sur un autre et jusqu’à quel point cette influence est exercée par la volonté ou non. On peut voir comment se préserver des êtres et des influences. Enfin, comment un être peut acquérir toutes les qualités ou les perdre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette perte ou cette acquisition compose tout le jeu de la vie et sont des plus intéressantes. <em>Pîr-o-Murshid</em> disait qu’on supporterait toutes les peines, toutes les misères pour l’intérêt de cette contemplation qui a servi de thème à beaucoup de poèmes persans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La meilleure façon d’étudier la psychologie humaine, c’est de commencer à s’étudier soi-même.</p>



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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em>Paris mercredi 30 janvier 1935</em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></p>



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		<title>La manière de l&#8217;être réfléchi</title>
		<link>https://lsps.fr/la-maniere-de-letre-reflechi/pom/psychologie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 04:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie - Le mental - Cahier n°1]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de l'attitude]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise des suggestions]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Ombre du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de l'impression]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=9802</guid>

					<description><![CDATA[<p>La maîtrise du mental La psychologie est une science de la nature humaine, des tendances humaines, des inclinations humaines, du point de vue humain, et plus une personne touche les profondeurs de cette science, plus elle lui donne de lumière, rendant la vie plus claire pour sa vision. Je n&#8217;emploie pas le mot psychologie dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">La maîtrise du mental</h4>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-56d38c1d wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">La psychologie est une science de la nature humaine, des tendances humaines, des inclinations humaines, du point de vue humain, et plus une personne touche les profondeurs de cette science, plus elle lui donne de lumière, rendant la vie plus claire pour sa vision. Je n&#8217;emploie pas le mot psychologie dans le sens selon lequel on la comprend aujourd&rsquo;hui, comme une branche de la profession médicale moderne. Par psychologie j&rsquo;entends le point de vue des penseurs, la manière qu&rsquo;a le sage de regarder la vie, la manière de l&rsquo;être réfléchi, l&rsquo;idée de ceux qui connaissent plus complètement la vie.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">On peut diviser la psychologie en deux parties principales&nbsp;: La psychologie individuelle et la psychologie de la foule. Il est très intéressant de voir que plus vous vous familiarisez avec la psychologie, plus vous commencez à voir le côté irréfléchi de ceux qui réfléchissent et le côté sans sagesse des sages, l&rsquo;ivresse de ceux qui sont sobres et la faiblesse des forts.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;attitude mentale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier point de la psychologie est l&rsquo;attitude mentale. Le mental prend une certaine attitude et le monde entier reçoit l&rsquo;ombre de l&rsquo;attitude que le mental a pris. Si l&rsquo;on a un doute, un soupçon, cela devient l&rsquo;attitude mentale et tout ce que l&rsquo;on voit, on le suspecte, on le craint ou bien l&rsquo;on en doute. Et comme l&rsquo;a dit Sa&rsquo;di, chaque cervelle peut en avoir un grain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne sait jamais quand on change son attitude. On ne le sait pas&nbsp;; la vie est une ivresse et on la boit du matin au soir. Dans cette ivresse, quelle que soit l&rsquo;attitude d&rsquo;un être, à partir de cette attitude il regarde la vie. Il peut être le plus réfléchi, sage, qualifié ou savant des hommes, s&rsquo;il lui arrive d&rsquo;avoir une de ces trois attitudes&nbsp;: celle de la crainte, du doute ou du soupçon, le monde entier deviendra un objet pour lui prouver l&rsquo;idée qu&rsquo;il a derrière la tête.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne veut pas dire que les objets et les gens de ce monde deviendront tels qu&rsquo;il les croit. Non, d&rsquo;abord l&rsquo;ombre de son mental tombe sur eux, puis l&rsquo;ombre travaille sur lui, le convaincant de penser&nbsp;: « C&rsquo;est ainsi, mes doutes sont exacts, ce que je suspectais est vrai, ce que je craignais est devant moi ». En d&rsquo;autres termes, ses doutes, ses soupçons, sa crainte deviennent une entité vivante devant lui.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La manifestation de l&rsquo;impression</h4>



<p class="wp-block-paragraph">On raconte une histoire amusante d&rsquo;un drogué qui était à moitié endormi, à moitié éveillé, gisant dans l&rsquo;herbe avec son chapeau sur un genou. Ainsi, il imagina&nbsp;: « Supposons qu&rsquo;un voleur vienne, alors quoi&nbsp;? ». Il n&rsquo;eût pas plutôt pensé cela qu&rsquo;il vit un voleur devant lui. Il chercha un bâton et frappa fort le voleur, et s&rsquo;éveilla soudain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Eh bien &#8211; dit-il &#8211; tu me l&rsquo;as rendue, mais je t&rsquo;en ai servi une bonne aussi ». En fait il n&rsquo;y avait pas de voleur, c&rsquo;était son genou&nbsp;! Son genou surmonté de son chapeau lui était apparu au moment où il pensait à un voleur. C&rsquo;était bien là son voleur&nbsp;! Doucement, lentement, il avait levé son bâton et quand il avait frappé il ne s&rsquo;était jamais rendu compte que c&rsquo;était lui-même qui avait pu se frapper. Il avait imaginé que c&rsquo;était un autre, mais il avait pensé&nbsp;: « Je lui en ai aussi servi une bonne&nbsp;! ». Dans ce moment de vision il y avait la peur, il y avait un voleur, il y avait bataille, il y avait une douleur. Et qu&rsquo;était-ce&nbsp;? Seulement lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Telle est la vie de l&rsquo;homme. L&rsquo;homme absorbe sa drogue de la vie. Il a des impressions profondes de peur, de doute, de soupçon, de préjugés ou de méfiance, et quand celles-ci tombent sur les autres, elles lui font voir en eux la chose même qu&rsquo;il garde cachée dans les profondeurs de son cœur.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La force du sentiment</h4>



<p class="wp-block-paragraph">On raconte qu&rsquo;un jeune homme dit un jour à ses amis&nbsp;: « Vous pouvez bien m&rsquo;envoyer à n&rsquo;importe quel endroit hanté. Je peux le supporter, car je ne crois pas à ces sortes de choses ». Ses amis lui demandèrent&nbsp;: « Pourrais-tu rester une nuit entière dans le cimetière&nbsp;? » Il répondit oui. Ainsi, toute la nuit il resta dans le cimetière. C&rsquo;était un garçon courageux&nbsp;; toute la nuit il resta sans avoir peur et rien n&rsquo;apparut. Juste avant le lever du soleil il s&rsquo;apprêta à partir après avoir attendu toute la nuit pour combattre le fantôme, et quand il se leva pour s&rsquo;en aller, son long vêtement fut pris par quelques épines qu&rsquo;il y avait là et il se sentit attiré. Ce choc le fit s&rsquo;évanouir et il en mourut presque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand quelqu&rsquo;un pense&nbsp;: « Tout le monde est inamical avec moi, personne ne sera mon ami », où qu&rsquo;il regarde il trouvera des visages inamicaux. Ce pourront être des gens très amicaux, aimants et aimables, mais il les verra comme inamicaux. Quand une personne suspecte que les gens travaillent contre elle, elle voit en tout ce qu&rsquo;ils font qu&rsquo;ils agissent à son détriment. Si quelqu&rsquo;un écrit une lettre, elle pensera&nbsp;: « On écrit quelque chose contre moi ». Si quelqu&rsquo;un pense à part soi, elle se dira&nbsp;: « Il pense contre moi, il est en train de tirer ses plans contre moi ». Et si quelqu&rsquo;un est endormi, elle imaginera&nbsp;: « Il rêve contre moi ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;ombre de nos pensées</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;arrive-t-il à la fin&nbsp;? Cette idée est une ombre, une ombre qui tombe sur le mental de chaque personne qu&rsquo;elle voit ou à qui elle pense, et cette ombre tourne cette personne selon cette ombre. Si cette personne est par hasard faible, elle fait inconsciemment quelque chose contre la première. Elle ne le fait pas consciemment. Cela se prouve être contre celle qui a eu cette pensée, parce qu&rsquo;elle a inspiré l&rsquo;autre à le faire, et à montrer qu&rsquo;elle lui était contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en est de même de la méfiance. Quand quelqu&rsquo;un n&rsquo;a pas confiance dans un autre, il pense que tout ce que fait l&rsquo;autre n&rsquo;est pas fiable. Cela apparaît ainsi. Si l&rsquo;on se battait contre chaque personne qui montrait l&rsquo;ombre de ce qu&rsquo;on a pensé, ce serait une bataille sans fin. On deviendrait surexcité et à la fin ou mourrait dans cette excitation. On deviendrait fou. Et toute mauvaise chance serait attirée par cette attitude. On serait affolé par sa propre peur. Et cela arrive dans tant de cas que je ne peux pas dire que même une seule personne sur cent peut en être exempte, bien que les gens ne le sachent pas.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Se changer soi-même</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on se guérissait de cette impression, l&rsquo;on changerait les circonstances extérieures de la vie sans essayer de les changer. En se changeant seulement soi-même on peut changer les circonstances extérieures. On peut changer ceux en qui on n&rsquo;a pas confiance en personnes de confiance. On peut changer les objets et les personnes dont on a peur en grands amis. Et une fois que la suspicion a été écartée du mental, on aura très peu de chances de suspecter quiconque.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La maîtrise du mental</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un second point de psychologie qui est de très grande importance. Très souvent une personne sent&nbsp;: « Je pense de telle façon, je ne peux pas m&rsquo;en empêcher », ou « Je sens de telle manière, je ne peux pas m&rsquo;en empêcher ». Mais en réalité ce n&rsquo;est pas vrai. On est le maître de ce qu&rsquo;on pense et on est le maître de son sentiment. On ne peut pas penser à moins qu&rsquo;on ne le veuille, on ne peut ressentir à moins qu&rsquo;on ne le veuille. Et quand une personne dit&nbsp;: « Je ne peux pas empêcher cette idée de me venir », cette personne est l&rsquo;esclave de sa pensée. Au lieu d&rsquo;être maîtresse de son mental, son mental est son maître, et c&rsquo;est une pauvreté et une impuissance plus grande que toute autre sorte de pauvreté et d&rsquo;impuissance au monde.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Affronter son propre mental</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a sûrement le fait que certains deviennent si négatifs que la pensée d&rsquo;un autre opère dans leur esprit, la pensée d&rsquo;une personne qu&rsquo;ils connaissent ou la pensée d&rsquo;une personne qu&rsquo;ils ne connaissent pas. Ou bien c&rsquo;est le sentiment d&rsquo;une autre personne qui travaille dans leur mental. Et ils ne peuvent pas distinguer entre leur pensée propre et celle d&rsquo;un autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais aussitôt qu&rsquo;une personne commence à dire&nbsp;: « Je pense ainsi, je ne sais pas pourquoi », ou bien&nbsp;: « Je sens comme cela et je ne veux pas sentir cela », à ce moment elle a descendu une marche par rapport à l&rsquo;état normal du mental. Quand une personne est impuissante devant son propre mental, elle est impuissante devant toutes les choses dans le monde, et c&rsquo;est pourquoi la grande maîtrise est d&rsquo;affronter son propre mental et de le faire penser ce qu&rsquo;on veut, ce qu&rsquo;on désire penser, et de lui faire avoir le sentiment que l&rsquo;on désire lui voir ressentir.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La suggestion inconsciente contraire</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Un troisième point de psychologie est la suggestion inconsciente contre ses propres désirs, quand un être dit&nbsp;: « Je m&rsquo;en rends compte, mon attitude est tout à fait fausse&nbsp;! » Mais c&rsquo;est son attitude. C&rsquo;est dans ses propres mains, et voilà qu&rsquo;il s&rsquo;en rend compte et dit&nbsp;: « Mon attitude est complètement fausse »&nbsp;! Mais s&rsquo;il sait que son attitude est complètement fausse, pourquoi ne peut-il pas la rectifier&nbsp;? Cela veut seulement dire que cette personne se suggère à elle-même qu&rsquo;il en est ainsi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou quand quelqu&rsquo;un dit&nbsp;: « Je voudrais tellement avoir une attitude amicale envers vous, mais je ne peux pas m&#8217;empêcher d&rsquo;avoir envie de vous taper dessus », cela signifie qu&rsquo;il s&rsquo;est suggéré qu&rsquo;il doit taper sur l&rsquo;autre et pourtant qu&rsquo;il est impuissant devant sa propre idée. Quand quelqu&rsquo;un dit&nbsp;: « Je voudrais être votre ami, mais j&rsquo;en suis fâché il se trouve que je suis votre ennemi », c&rsquo;est la plus grande impuissance que l&rsquo;on puisse jamais avoir. C&rsquo;est comme si l&rsquo;on n&rsquo;existait pas, si l&rsquo;on était pire qu&rsquo;une bûche de bois, car la bûche de bois ne transmettrait pas d&rsquo;écho. Si quelqu&rsquo;un accepte cette suggestion qui est contraire à ses propres souhaits, celui-là s&#8217;empoisonne lui-même contre son propre bonheur.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;entrainement du mental</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Quelle que soit la connaissance de la science, de l&rsquo;art, de la philosophie que possède une personne, si elle ne considère pas les points élémentaires de la psychologie, elle permet à son mental de développer beaucoup de maladies que les remèdes externes ne peuvent pas guérir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut entraîner le mental en le prenant comme une entité séparée, en le regardant et en l&rsquo;enseignant. On doit dire au mental&nbsp;: « Ecoute, tu es mon mental, tu es mon esclave, mon serviteur&nbsp;: tu es là pour m&rsquo;aider, tu es mon instrument pour travailler avec moi dans ce monde. Tu dois m&rsquo;écouter. Ce que je souhaite faire, tu le feras. Ce que je souhaite penser, tu le penseras&nbsp;; ce que je souhaite sentir, tu le sentiras. Tu ne penseras ou sentiras pas autrement que je le souhaite, car tu es mon mental et tu dois prouver en fin de compte que tu es à moi ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En faisant cela on commence à analyser son propre mental. On commence à voir où il se trompe et où il est bon. Ce qui est faux chez lui et ce qui est juste&nbsp;: s&rsquo;il est embrumé, s&rsquo;il est encrassé, s&rsquo;il est devenu trop froid et s&rsquo;il est devenu trop chaud. Puis, selon sa condition, on peut soi-même l&rsquo;entraîner. Et on peut être le meilleur entraîneur de son mental, meilleur que quiconque dans le monde.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" class="wp-image-1593" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;ego et le mental</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Si le cœur n&rsquo;a pas été éveillé, quelle partie de la personne peut entraîner le mental&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Le cœur est toujours éveillé. Nous en sommes inconscients. On ne peut pas vivre si le cœur n&rsquo;est pas éveillé. Le cœur est éveillé et on ne le sait pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a l&rsquo;ego et il y a le mental. L&rsquo;ego est vous-même et le mental est devant vous. Regardez le mental et dites&nbsp;: « Je suis l&rsquo;ego, mon mental est devant moi ». Puis analysez-le, imaginez-le comme étant une entité, parlez-lui, et vous aurez la réponse. On dresse même les animaux&nbsp;; est-ce que l&rsquo;homme ne peut pas se dresser lui-même&nbsp;? Quand on ne peut pas se dresser soi-même, cela signifie seulement qu&rsquo;on ne veut pas se dresser. C&rsquo;est de la paresse, c&rsquo;est de la léthargie, on n&rsquo;a pas envie de s&rsquo;en occuper.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, si on leur demande de lire un poème, les gens diront&nbsp;: « Oui, je serai content de le lire plus tard ». Ils ne veulent pas se fatiguer le cerveau. Et ils pourront même arriver à un état où ils ne voudront pas se donner de la peine pour eux-mêmes. D&rsquo;abord ils ne veulent pas se donner de la peine pour un autre. Et puis cela augmente et ils ne veulent plus se donner de la peine pour eux-mêmes. Cela commence par l&rsquo;égoïsme&nbsp;: ils ne veulent pas penser à un autre. Et puis cela finit en ce qu&rsquo;une personne dit qu&rsquo;elle ne veut pas penser à elle-même. Alors à quoi pense-t-elle&nbsp;? A rien.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La confiance</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Comment agir vis-à-vis de gens auxquels on ne peut vraiment pas faire confiance, comme les voleurs professionnels et les meurtriers&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Je n&rsquo;ai pas dit que c&rsquo;était une grande vertu de faire confiance à tout le monde. Si j&rsquo;avais dit cela, j&rsquo;aurais été responsable du porte-monnaie de chacun&nbsp;! J&rsquo;aurais pris sur moi une grande responsabilité&nbsp;! Le Prophète a dit&nbsp;: « Attache ton chameau à un arbre, et fais confiance à Dieu » Mais quand quelqu&rsquo;un développe une telle confiance qu&rsquo;il confie son chameau à l&rsquo;espace et lui-même à Dieu, alors il ne faut pas qu&rsquo;il désire revoir son chameau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faire confiance, ne pas faire confiance, ces attitudes suivent l&rsquo;expérience d&rsquo;une personne. Une personne développe l&rsquo;expérience de la vie. Et l&rsquo;expérience de la vie lui enseigne à qui faire confiance et à qui ne pas faire confiance. Mais il y a une sorte d&rsquo;individu qui ne fait confiance à personne. C&rsquo;est une maladie, ce n&rsquo;est pas normal.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La peur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Je n&rsquo;ai pas dit&nbsp;: « N&rsquo;ayez peur de rien », bien que j’ai dit que la peur est une chose mauvaise. Il y a l&rsquo;histoire d&rsquo;un brahmine, un jeune homme à qui son gourou avait dit que la manifestation entière est l&rsquo;immanence de Dieu. Il en avait été très impressionné&nbsp;: alors il n&rsquo;y avait plus rien à craindre, rien dont on doive se méfier. Le jeune homme se sentait à l&rsquo;aise dans le monde, tout à fait à l&rsquo;aise et chez lui. Un jour, un éléphant fou arriva et le jeune homme était exposé. Des hommes qui couraient devant l&rsquo;éléphant crièrent&nbsp;: « Arrière&nbsp;! Arrière&nbsp;! Un éléphant fou arrive&nbsp;! » Mais le jeune homme ne s&rsquo;écarta pas. Il joignit les paumes et se tint devant l&rsquo;éléphant comme on se tient devant Dieu, comme son gourou le lui avait enseigné. En conséquence, l&rsquo;éléphant le heurta et il tomba.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On l&rsquo;amena au gourou et on dit&nbsp;: Ce jeune homme, votre <em>chela</em>, après avoir entendu votre philosophie et suivi votre enseignement, s&rsquo;est cassé la tête » Le gourou se demanda&nbsp;: « Quelle philosophie lui a cassé la tête&nbsp;? » Le <em>chela</em> dit&nbsp;: « Gourou, vous avez dit que tout est l&rsquo;immanence de Dieu. Et par conséquent en toute révérence je me suis tenu devant l&rsquo;éléphant avec les mains jointes ». Le gourou lui demanda&nbsp;: « Est-ce que personne ne t&rsquo;a dit de t&rsquo;écarter&nbsp;? » &#8211; « Oui » &#8211; « Pourquoi ne t&rsquo;es-tu pas tenu devant cet homme avec les mains jointes et ne l&rsquo;as-tu pas écouté&nbsp;? »</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;impression</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pas se laisser impressionner profondément par la méfiance ne signifie pas que vous deviez être complètement prêts à donner votre confiance à n&rsquo;importe qui. Abandonner la peur ne veut pas dire que vous deviez rester devant une voiture en marche en pensant&nbsp;: « J&rsquo;ai confiance en elle, tout ira bien ». Tout a sa place dans la vie. Et si nous ne nous laissons pas impressionner, alors toutes choses ont leur utilité.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Chacun son chemin</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Quelle doit être notre attitude envers quelqu&rsquo;un qui devrait sympathiser avec nous, mais qui se monte la tête contre nous&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: D&rsquo;abord je ne dirai jamais&nbsp;: « Il devrait être comme cela » Je n&rsquo;utiliserais jamais le mot « devrait » en rapport avec une autre personne. Comment savons-nous qu&rsquo;elle devrait être comme ceci ou comme cela&nbsp;? Nous savons seulement que nous devrions être comme ceci ou comme cela. Et même&nbsp;: si nous ne savons que cela nous avons beaucoup de chance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et s&rsquo;il se monte la tête, nous n&rsquo;avons pas besoin d&rsquo;avoir pitié de lui, parce que son chemin est son chemin. Nous devons le laisser suivre son chemin, apprendre sa leçon de son chemin. En intervenant nous gâtons très souvent son expérience dans la vie.</p>



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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em><em><em><em><em>Suresnes, 28 juin 1926</em></em></em></em></em></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-psychologie/psychologie-sommaires/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme-sommaires/#AM1">Le fonctionnement du mental </a></div>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong><strong>Publié dans Psychologie &#8211; l&rsquo;aire du mental &#8211; Le fonctionnement du mental son pouvoir et son contrôle</strong> &#8211; <strong>cahier n°1 &#8211; chapitre </strong>14</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-maniere-de-letre-reflechi/pom/psychologie/">La manière de l&rsquo;être réfléchi</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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