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	<title>Archives des Pouvoir de la répétition - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des Pouvoir de la répétition - Soufi Inayat Khan</title>
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	<item>
		<title>L’imagination et la pensée</title>
		<link>https://lsps.fr/limagination-et-la-pensee/ms/murshida-sharifa/murshida-sharifa-les-cahiers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa - Les cahiers]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise des pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Fonctionnement automatique du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Imagination créatrice]]></category>
		<category><![CDATA[Imagination et pensée]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de la répétition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On confond souvent ces deux opérations de l’esprit, l’imagination et la pensée. Quand on les distingue l’on constate que l’imagination est l’action automatique de l’esprit, l’action où l’esprit va d’une idée à une autre, d’un objet à un autre, et qu’elle se manifeste au moment où différentes idées se présentent comme d’elles-mêmes à l’esprit. Quant [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Murshida Sharifa Goodenough</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="282" height="440" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="border-radius:26px;height:171px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1.jpg 282w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/mda1-192x300.jpg 192w" sizes="(max-width: 282px) 100vw, 282px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-0b1922bd wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">On confond souvent ces deux opérations de l’esprit, l’imagination et la pensée. Quand on les distingue l’on constate que l’imagination est l’action automatique de l’esprit, l’action où l’esprit va d’une idée à une autre, d’un objet à un autre, et qu’elle se manifeste au moment où différentes idées se présentent comme d’elles-mêmes à l’esprit. Quant à la pensée, c’est la même action de l’esprit dirigée par la volonté. On pense à une chose quand la volonté est active et dirige l’imagination ; l’on se laisse aller à l’imagination quand la volonté abandonne son emprise sur l’esprit.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;imagination créatrice</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le pouvoir et l’importance de l’imagination sont très grands. Tout ce qui existe autour de nous dans la vie concrète a existé d’abord dans l’imagination. Une imagination que l’on maintient longtemps dans l’esprit devient une condition que l’on éprouve réellement, qui nous fait agir, tout autant qu’elle peut aboutir à la création d’un objet sous une forme concrète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans notre vie personnelle une imagination qui revient sans que notre volonté puisse l’arrêter possède une grande influence pour nous rendre heureux ou malheureux. La plupart des malheurs, des maladies, sont dus à une imagination qui revient, qui persiste et qui finit par créer dans notre vie son œuvre néfaste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Savoir arrêter une imagination que l’on ne désire pas entretenir demande une grande force de volonté&nbsp;; mais c’est la clé du bonheur, la clé du pouvoir dans notre vie&nbsp;; car si l’on emploie souvent son intelligence à se faire du mal à soi-même sans qu’on le veuille vraiment, l’on peut aussi employer son imagination à n’importe quel autre but, pour créer ce que l’on veut créer, pour réaliser ce que l’on veut réaliser, pour amener le bonheur et pour se guérir des états maladifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La moindre imagination qui traverse notre esprit n’est pas dépourvue d’effet et souvent il arrive qu’elle se répète dans nos rêves. Et puis, fortifiée par le rêve, par cette deuxième action qu’elle a dans notre esprit, elle revient dans la journée plus forte que la veille. Cependant, les formes revêtues par cette imagination sont souvent très différentes entre elles&nbsp;; toute imagination peut entièrement changer d’apparence dans le rêve, puis réapparaître sous sa forme première dans la journée, mais elle aura alors acquis beaucoup plus de force qu’au premier jour où elle se présentait.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Imaginer le but</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on veut arriver à tel état d’esprit, à tel but déterminé que l’on souhaite, le meilleur moyen est de laisser arriver à l’esprit l’imagination de cet état, de cet objet, de ce but à atteindre. Si on l’écarte en se disant : « Ce n’est pas la peine, la réalisation en est impossible, ce n’est qu’une imagination sans portée », l’on a mis une entrave à l’objet désiré, l’on a construit un obstacle dans le chemin de sa réalisation. Au contraire si on laisse se fortifier cette imagination, l’on est sûr de créer dans son esprit l’état que l’on veut y créer, et lorsqu’il s’agit d’un objet, d’un but extérieur à atteindre, l’on a fait un grand pas vers lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains demanderont&nbsp;: « Pourquoi tous n’atteignent-ils pas le but qu’ils désirent, puisque l’imagination existe chez tous les êtres humains&nbsp;? Tant de rêves restent des rêves, tant d’imaginations, des imaginations&nbsp;! » Oui, mais ce sont des imaginations qui passent comme des papillons, des papillons de différentes espèces et comme des papillons elles vivent un seul jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’imagination qui est comme la chenille, qui ne s’envole pas, qui ne voltige pas, qui reste sur la feuille et la mange peut-être tout entière, cette chenille deviendra un papillon. Auparavant, elle passera par l’état de chrysalide, elle s’enveloppera de son cocon, mais elle deviendra papillon. Il en est souvent de même de l’imagination&nbsp;; pendant un temps elle semble endormie, elle paraît ne pas se mouvoir, on dirait qu’elle a perdu sa force. Où est-elle&nbsp;? Tout semble immobilisé. Mais si on ne la laisse pas périr, elle parviendra à l’état d’être complet, de papillon.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La réalisation de l&rsquo;imagination</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Quels sont les obstacles qui empêchent la réalisation de l’imagination&nbsp;? En dehors des entraves qui sont notre manque de patience, notre manque de foi dans sa réalisation, il y a les circonstances, la vie autour de nous qui semble parfois nous l’interdire. Pourtant, toute imagination se réalise dans le cours du temps. Si ce n’est pas ici, ce sera certainement dans un autre monde&nbsp;: ce monde qui est le Monde de l’Imagination. Un grand mystique Soufi, <em>Shams-Tabriz</em> <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a>, disait&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Je préfère de beaucoup penser à divers objets que d’obtenir réellement ces objets, car dans ma pensée tout se passe comme je le veux et quand j’agis ici-bas c’est tout le contraire&nbsp;».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci est très juste. Dans la pensée, l’imagination, tout va selon le désir. Tout ce que nous imaginons, nous le voyons en effet dans le monde de l’esprit et nous le verrons beaucoup plus clairement quand l’existence physique aura cessé d’exister, car la vie physique, la vie concrète, l’éclipse pour ainsi dire, mais l’imagination n’en est pas moins vivante. Ainsi, cette expérience de la vie de l’esprit est plus vivante, plus subtile pourtant que celle de la vie physique&nbsp;; à côté de la solidité concrète de nos expériences elle nous semble plus vague. Mais c’est cette réalisation de l’imagination dans la vie de l’au-delà qui est le paradis, le seul paradis qui existe.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La satisfaction du désir</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Omar Khayyâm</em> dit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">«&nbsp;Le Ciel est la vision du désir satisfait&nbsp;»</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ciel est la satisfaction du désir de l’imagination que nous connaissons ici-bas sous une forme estompée, imparfaite, dans le rêve. Là en effet tout ce dont nous avons rêvé devient réalité&nbsp;: les plus beaux paysages, les êtres les plus parfaits&nbsp;; et ce que nous connaissons et pouvons éventuellement réaliser dans notre existence terrestre est seulement une lueur de ce Monde de l’Imagination et de l’Esprit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La pensée</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La pensée, l’action de l’esprit maintenue et dirigée par la volonté, tout le monde peut y parvenir et cependant presque personne n’y pense. Il est très rare que l’on puisse dire&nbsp;: « Je peux penser à ce que je veux penser&nbsp;; je peux m’arrêter de penser à telle ou telle chose quand il me plaît ». Généralement, s’il y a un moment de pensée stable, le moment d’après elle s’échappe de notre contrôle. Cependant, l’état normal d’un être est de penser comme il le veut, de pouvoir maintenir une pensée autant qu’il le souhaite, de la développer autant qu’il le désire sans qu’une autre pensée vienne interrompre le cours de la première.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment peut-on y parvenir&nbsp;? C’est seulement par l’exercice de la volonté que l’on arrive à la maîtrise de la pensée et l’on peut s’y entraîner à chaque moment du jour. D’habitude l’on admet que la pensée divague sans attacher d’importance à son interruption, sans chercher à maintenir son courant. Mais cette interruption agit à notre détriment en affaiblissant l’esprit&nbsp;; par conséquent, savoir rendre persistante une pensée est de la plus haute importance pour notre vie. Vivre comme nous le voudrions demande de la puissance et celle-ci commence par une puissance intérieure&nbsp;: cette puissance dirigera d’abord nos pensées puis elle dirigera aussi nos sentiments.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Contrôler l&rsquo;imagination et la pensée</h4>



<p class="wp-block-paragraph">A chaque moment de la journée l’on peut s’habituer à penser avec constance à une seule chose, ou bien à répéter avec persistance une certaine pensée. Il faut aussi s’habituer à ne pas aller trop vite d’une pensée à une autre. Si nous désirons quelque chose il faut y penser assez longtemps pour que cette pensée produise son effet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La multiplicité de nos occupations et la quantité des objets rencontrés contrarie le déroulement normal de la pensée. Il est très bon à un certain moment de la journée de fuir ces distractions qui s’offrent. Autour de nous, tout nous montre tant de couleurs, tant de lumières colorées qui flamboient, tant de sons et de bruits de toutes sortes&nbsp;! Pas un moment on ne nous laisse tranquilles. Mais nous acquerrons la faculté de nous abstraire de toutes ces choses si nous pouvons nous concentrer sur une pensée, sur une seule série de pensées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons faire beaucoup pour le contrôle de nous-mêmes. Nous pouvons faire de notre vie ce que nous voulons en faire. Il faut pour cela que notre imagination devienne une pensée, car ainsi elle deviendra puissante&nbsp;; elle possédera un effet sur notre être entier, sur notre vie. Et c’est aussi au moyen de l’imagination et de la pensée que nous pourrons construire tout ce que nous voulons construire.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Le maître du célèbre poète Jelal-ud din-<em>Roumi</em>, auteur du Masnavi-i-Manavi.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em><em>Suresnes, mardi 12 juin 1934</em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></em></p>



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		<title>Éduquer le bébé avec sagesse</title>
		<link>https://lsps.fr/eduquer-le-bebe-avec-sagesse/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 04:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Louange et blâme]]></category>
		<category><![CDATA[Nature animale]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de la répétition]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Respect de soi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>4,5,6 ans Dans l&#8217;éducation du bébé, une grande sagesse est requise. Le tuteur ne doit pas être découragé de trouver de l&#8217;obstination, du tempérament ou de l&#8217;égoïsme chez le petit bébé. Il doit savoir que soit il en a hérité soit cela est dû à la santé physique de l&#8217;enfant, et qu&#8217;il faut le traiter [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong><strong>4,5,6 ans</strong></strong></h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;éducation du bébé, une grande sagesse est requise. Le tuteur ne doit pas être découragé de trouver de l&rsquo;obstination, du tempérament ou de l&rsquo;égoïsme chez le petit bébé. Il doit savoir que soit il en a hérité soit cela est dû à la santé physique de l&rsquo;enfant, et qu&rsquo;il faut le traiter avec la plus grande sagesse. </p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Le feu est augmenté par le feu, et la plante du tempérament est arrosée par la colère. Plus le tuteur réagira, plus il encouragera cette tendance chez le bébé. S&rsquo;énerver contre le bébé qui est colérique signifie souffler l&rsquo;étincelle de la colère en lui. Le meilleur moyen est d&rsquo;abord d&rsquo;amener le bébé à réagir. Et ensuite, à partir de cette réponse, de le faire agir en accord avec l&rsquo;ordre du tuteur. De même, si l&rsquo;obstination d&rsquo;un bébé peut être orientée à son avantage, il peut tirer profit de cet entêtement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;obstination peut être d&rsquo;une plus grande utilité. En effet, la plupart des grands personnages de ce monde sont devenus grands grâce à cette nature de l&rsquo;obstination dans leur caractère, parce que c&rsquo;est une force, un pouvoir en soi. Un homme d&rsquo;affaires obstiné peut réussir, un guerrier obstiné peut gagner, un politicien obstiné peut atteindre son but, un industriel obstiné peut accomplir de grandes choses. L&rsquo;obstination, si elle est bien dirigée, peut donc être d&rsquo;une plus grande utilité. Il suffit de modeler le mental de l&rsquo;enfant de manière à ce que son obstination devienne fructueuse. C&rsquo;est l&rsquo;enfant obstiné qui s&rsquo;assoit et termine une tâche qui lui est confiée. S&rsquo;il n&rsquo;était pas obstiné, il ne le ferait pas. De l&rsquo;obstination naît parfois l&rsquo;esprit de rivalité, et très souvent l&rsquo;esprit de rivalité devient le moyen de réussir.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le respect</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La manière est la chose la plus importante. Et surtout à l&rsquo;âge de quatre et cinq ans, la leçon de la manière doit être donnée. La première leçon à donner est de savoir quand s&rsquo;approcher et être affectueux, et quand s&rsquo;asseoir tranquillement, disponible, en présence du tuteur. Si tout le temps le gardien aime le bébé, le bébé est gâté. Il doit y avoir un changement. Il doit y avoir un moment où l&rsquo;enfant est aimé, et il a besoin d&rsquo;amour, l&rsquo;amour est sa nourriture. Mais il y a aussi un autre moment où il doit être disponible, il doit s&rsquo;asseoir ou se tenir debout ou faire quelque chose qu&rsquo;on lui demande. Et à ce moment-là, il n&rsquo;est pas question d&rsquo;amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une chose qu&rsquo;il faut enseigner dès l&rsquo;enfance, et c&rsquo;est de ne pas discuter. Si cette tendance n&rsquo;est pas réprimée dès l&rsquo;enfance, elle se développera peut-être inconsciemment et, par la suite, les tuteurs la trouveront très désagréable. Une personne qui n&rsquo;est pas prévenue dès l&rsquo;enfance contre cette tendance, quelle que soit la manière qu&rsquo;elle a pu apprendre par la suite, cette tendance se manifestera sous une forme ou une autre. Et c&rsquo;est la pire des insolences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, le bébé doit être inspiré par l&rsquo;esprit de respect de soi. Il peut y avoir quelque chose de délicieux sur la table, quelque chose d&rsquo;attirant dans la pièce, quelque chose de beau à sa portée, il peut y avoir des pièces d&rsquo;or et d&rsquo;argent en vrac en sa présence, sa tendance naturelle est de les prendre, de les utiliser, de les briser et de les abîmer, cette tendance doit être freinée.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La maîtrise de soi</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Comment doit-on la freiner ? L&rsquo;enfant ne doit pas penser qu&rsquo;il est obligé de se tenir à l&rsquo;écart de ce qui l&rsquo;attire. Mais il doit penser que c&rsquo;est son amour-propre de ne pas le regarder. Faites en sorte que l&rsquo;enfant soit si fier qu&rsquo;il soit heureux de détourner les yeux de la friandise qui est sur la table, qu&rsquo;il ressente une grande fierté, un grand honneur de penser qu&rsquo;il ne regardera même pas. Cela apprend à l&rsquo;enfant la patience. Ce respect de soi lui donne une telle joie que même la friandise et le jouet ne lui donneraient pas, parce que cela touche son être même. Cela réveille l&rsquo;âme lorsque l&rsquo;enfant se sent fier et refuse quelque chose qui l&rsquo;attire de tout son cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne veux pas dire que le bébé doit être privé de tout ce qui est bon et beau. Non, il faut lui apprendre que lorsque c&rsquo;est donné, il faut le prendre. Mais lorsque ce n&rsquo;est pas donné, le bébé doit être assez fier pour se tenir à l&rsquo;écart.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut apprendre à l&rsquo;enfant à ne pas s&rsquo;enthousiasmer pour tout ce qui l&rsquo;attire, que ce soit une friandise, un jouet ou quelque chose de beau ; à ne pas montrer une trop grande reconnaissance. Car c&rsquo;est une humiliation, c&rsquo;est se faire tout petit devant l&rsquo;objet pour lequel on s&rsquo;enthousiasme. Le bébé doit être trop fier pour être enthousiaste. Et n&rsquo;oubliez pas qu&rsquo;un bébé commence à l&rsquo;apprécier, si ce n&rsquo;est au début, un peu plus tard. La maîtrise de soi donne au bébé un tel sentiment, un tel pouvoir et une telle satisfaction qu&rsquo;il commence à l&rsquo;apprécier.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La vertu et la joie</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut empêcher l&rsquo;enfant de juger : « Tu as pris plus que moi », ou « Mon petit frère » ou « Ma petite sœur a pris plus que ce qui m&rsquo;est donné ». Il ne doit pas juger, il doit apprécier le fait que le petit frère ou la petite sœur ait obtenu plus. Et il doit s&rsquo;en réjouir. Naturellement, il ne sera pas heureux. Mais si on lui apprend à être heureux, alors il sera heureux, il appréciera d&rsquo;être heureux. Les vertus sont des vertus parce qu&rsquo;elles procurent de la joie si elles sont pratiquées une fois. Si une vertu ne donne pas de joie, ce n&rsquo;est pas une vertu.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le choix des jouets</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, les tuteurs n&rsquo;accordent pas d&rsquo;importance aux jouets qu&rsquo;ils donnent au bébé. Il y a certains jouets dont l&rsquo;effet le rendra paresseux, il y a certains jouets qui le rendront confus, ou qui entraîneront la stupidité, ou qui rendront l&rsquo;enfant irritable, ou qui le rendront timide. Inconsciemment, ils ont cet effet sur l&rsquo;enfant. En outre, il y a certains jouets dont l&rsquo;utilisation n&rsquo;apporte aucun bénéfice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand nous pensons que chaque moment de l&rsquo;enfance est si précieux dans la vie de l&rsquo;âme, et qu&rsquo;ensuite cette âme se voit refuser tout ce qui peut contribuer à son progrès, c&rsquo;est une grande pitié. Il doit y avoir une discrimination même dans le choix des jouets, pour savoir quel jouet inspirera les enfants, les aidera et élèvera leur âme.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;appréciation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, pour ce qui est de l&rsquo;appréciation de chaque petit geste adorable de l&rsquo;enfant, il ne faut pas la passer sous silence. Chaque bonne petite tendance de l&rsquo;enfant doit être soulignée, appréciée. &nbsp;Il ne faut jamais penser qu&rsquo;en montrant son appréciation à l&rsquo;enfant, il deviendra fier. Non, il faut l&rsquo;encourager. Lorsque vous appréciez tout ce qui est agréable dans les manières d&rsquo;un bébé, il en sera comme de l&rsquo;arrosage d&rsquo;une plante. Il n&rsquo;y a jamais un moment dans la vie où il apprécie autant un mot d&rsquo;éloge que lorsqu&rsquo;il est un bébé. Il l&rsquo;apprécie vraiment et est encouragé à faire de même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en au blâme. Pour tout ce que l&rsquo;enfant a fait de mal, la première chose à faire est de le raisonner, de le convaincre. S&rsquo;il n&rsquo;est pas convaincu, la prochaine fois, la troisième fois, la quatrième fois, il continue. Ne soyez jamais déçus, même si vous devez convaincre l&rsquo;enfant dix fois en argumentant. Très souvent, un tuteur pense que c&rsquo;est une trop grande perte de temps de discuter avec un bébé qui ne comprend pas, et qu&rsquo;il est facile de dire un mot de réprimande et de s&rsquo;arrêter là.&nbsp;Mais cela ne suffit pas. Beaucoup de réprimandes émoussent l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant. Son esprit doit être gardé si fin et si vif que le moindre petit regard le blesserait. Mais si l&rsquo;on gronde l&rsquo;enfant tout le temps, cela émousse son esprit, et l&rsquo;enfant devient de plus en plus mauvais.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La récompense</h4>



<p class="wp-block-paragraph">N&rsquo;imaginez pas un seul instant que l&rsquo;enfant n&rsquo;accepte pas votre raisonnement, si ce n&rsquo;est pas la première fois, il l&rsquo;acceptera à la deuxième ou à la troisième fois. Il faut continuer à raisonner avec l&rsquo;enfant. Et en faisant cela, le tuteur rapproche l&rsquo;enfant de son esprit, parce que l&rsquo;enfant sent une amitié entre lui et le tuteur. En raisonnant, on rapproche l&rsquo;enfant de son propre esprit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si, en raisonnant, l&rsquo;enfant n&rsquo;écoute pas et que le tuteur a raisonné très longtemps et pendant de nombreux jours, la prochaine chose à faire est de le tenter, de lui donner un jouet, une friandise, une fleur, quelque chose qu&rsquo;il aime, de l&rsquo;aimer, de l&rsquo;apprécier, de lui dire : « Tu as bien agi, maintenant tu as fait quelque chose de bien. Et je vais te donner une belle chose ». C&rsquo;est l&rsquo;étape suivante. Il est préférable que l&rsquo;enfant apprenne par le raisonnement. Mais si ce n&rsquo;est pas le cas, une récompense doit l&rsquo;inciter à écouter.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La réprimande</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Si la récompense ne suffit pas, la troisième solution est la réprimande. Mais la réprimande doit être courte. La réprimande doit être dans la voix, dans la façon de dire les choses. Elle ne doit pas être dure, elle ne doit pas être sévère. Il doit y avoir un certain ton pour que l&rsquo;enfant comprenne immédiatement qu&rsquo;il est grondé. Il faut éviter de gronder autant que possible ; mais si l&rsquo;on ne peut pas s&rsquo;en empêcher, c&rsquo;est la troisième voie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai très souvent constaté qu&rsquo;un bébé têtu qui n&rsquo;écoute pas ou qui ne change pas, en lui demandant de se tourner trois fois, changeait immédiatement de point de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on veut qu&rsquo;il ressente encore plus profondément, il suffit de dire à l&rsquo;orgueilleux bébé d&rsquo;aller se mettre dans un coin, le dos tourné à tout le monde, pour qu&rsquo;il se sente vraiment blessé. C&rsquo;est la troisième chose, lui demander de sortir et de se tenir derrière la porte. Cela fait trop mal à l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les garçons sont plus têtus que les filles dans ce domaine. Et si vous leur donnez une petite punition sous forme de gymnastique, cela les corrige. Si on dit à un garçon de s&rsquo;asseoir et de se lever cinquante fois, cela ne fait que l&rsquo;aider dans sa gymnastique et en même temps, il se sent puni. Les garçons sont difficiles à contrôler et peuvent facilement devenir insolents s&rsquo;ils ne sont pas formés dès leur enfance. Une fille est par nature réfléchie et un garçon est à l&rsquo;inverse. Lorsqu&rsquo;un garçon est réfléchi, cela signifie que la vie lui a appris.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La répétition</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, les garçons et les filles peuvent être éduqués par la répétition. Par exemple, si vous dites au garçon de répéter : « Je ne ferai pas de marques de crayon sur le mur ». Après l&rsquo;avoir répété cent fois, il en sera impressionné ; c&rsquo;est la meilleure punition que vous puissiez lui donner. Pendant qu&rsquo;il le répète cent fois, il devient impatient, fatigué, mécontent et se décourage. Et en même temps, il est impressionné par la punition qui lui est infligée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on demande à un bébé de rester longtemps debout et de répéter : « Je ne serai pas espiègle, je ne serai pas espiègle », cela lui enlèvera en quinze minutes une grande partie de son esprit d&rsquo;espièglerie. Tout comme les musiciens de l&rsquo;orchestre sont habitués à regarder la baguette du chef d&rsquo;orchestre, il faut apprendre à un bébé à regarder le regard de son tuteur. Si le tuteur est assez sage pour diriger l&rsquo;action du bébé du matin au soir par son regard, il est sûr de former ce bébé à une âme des plus prometteuses dans l&rsquo;avenir.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les compagnons de jeu</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui se pose maintenant est de savoir dans quelle mesure le bébé doit être contrôlé et dans quelle mesure il doit être autorisé à jouer avec ses compagnons de jeu. Il ne doit y avoir que certains moments où le bébé doit être autorisé à jouer avec ses compagnons de jeu. Le tuteur doit les choisir parce que l&rsquo;association dans l&rsquo;enfance est plus responsable de son avenir que l&rsquo;association à l&rsquo;âge adulte. Très peu de gens y pensent. La plupart du temps, les parents ont tendance à penser que tout enfant qui arrive peut jouer avec l&rsquo;autre enfant. Mais lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;éducation à domicile, ce n&rsquo;est pas la même chose. Ce système ne convient pas, car l&rsquo;éducation à domicile est une éducation individuelle, alors que l&rsquo;éducation scolaire est différente. Ils y sont tous ensemble, les lois de l&rsquo;éducation scolaire sont différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne fais que parler de l&rsquo;éducation à domicile. C&rsquo;est une chose différente, c&rsquo;est un idéal différent. Il faut se rappeler que l&rsquo;éducation scolaire sans l&rsquo;éducation familiale n&rsquo;est pas suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus grand inconvénient aujourd&rsquo;hui est que l&rsquo;éducation familiale fait défaut et que seule l&rsquo;éducation scolaire est dispensée. C&rsquo;est pourquoi, dans de nombreuses personnalités, il manque quelque chose qui aurait dû venir de la maison. Même s&rsquo;il y avait des milliers d&rsquo;écoles sagement et merveilleusement organisées, elles ne pourraient pas remplacer l&rsquo;éducation à la maison. L&rsquo;éducation à la maison est le fondement de l&rsquo;éducation scolaire. La possibilité d&rsquo;être éduqué à la maison ne doit pas être refusée à un enfant, car pour lui, l&rsquo;éducation à la maison est une grande bénédiction.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un seul tuteur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut faire preuve de discernement quant aux compagnons de jeu que l&rsquo;on choisit pour le bébé. Il doit y avoir un temps limité, de sorte que, pendant ce seul temps, le bébé joue avec ses compagnons de jeu. Mais si l&rsquo;on permet à l&rsquo;enfant de jouer sans limite, il n&rsquo;y a pas de formation, ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;éducation. Il est nécessaire de jouer, mais seulement pendant un certain temps et pas plus longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La régularité dans la vie est un rythme de vie. Et plus le rythme est maintenu dans la vie, mieux c&rsquo;est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mis à part les camarades de jeu, il n&rsquo;est pas utile que plusieurs personnes adultes s&rsquo;occupent d&rsquo;un bébé. Il doit y avoir une seule personne pour cela. C&rsquo;est comme l&rsquo;orchestre et le chef d&rsquo;orchestre. S&rsquo;il y avait quatre chefs d&rsquo;orchestre dans l&rsquo;orchestre, ils le gâcheraient. Peu importe qu&rsquo;il y ait quatre cents musiciens, il doit y avoir un seul chef d&rsquo;orchestre. C&rsquo;est la même chose pour le tuteur. S&rsquo;il y a plus d&rsquo;une personne pour guider la vie de l&rsquo;enfant, il est gâté. Dans le cas des deux parents, l&rsquo;un doit devenir la main de l&rsquo;autre. Mais si les deux veulent s&rsquo;occuper de leur enfant, il est également « pourri gâté ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;idéal</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand idéal que l&rsquo;on peut donner à un bébé est d&rsquo;admirer ses parents ; c&rsquo;est le premier idéal. Et si, à ce moment-là, l&rsquo;enfant n&rsquo;a pas reçu cet idéal, il n&rsquo;aura pas d&rsquo;idéal toute sa vie, parce que la base de l&rsquo;idéal était absent .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelqu&rsquo;un alla trouver le prophète Mohamed et lui dit : « Prophète, j&rsquo;ai un grand penchant pour la spiritualité et j&rsquo;aimerais beaucoup suivre votre message et venir méditer en votre présence. Mais je suis encore jeune et mes parents ont besoin de moi à la maison. Que dois-je faire ? » Le Prophète répondit : « Restez d&rsquo;abord chez vous, car vos parents ont droit à certains égards ». On pourrait penser que « le Prophète était un idéal plus grand encore, pourquoi le Prophète lui a-t-il refusé cet idéal, pourquoi l&rsquo;a-t-il renvoyé chez lui ? Parce que le Prophète pensait que c&rsquo;était le premier idéal. S&rsquo;il n&rsquo;atteignait pas le premier idéal, comment pourrait-il atteindre le second ? S&rsquo;il ne respectait pas ses parents, s&rsquo;il ne les appréciait pas, s&rsquo;il ne se sentait pas assez reconnaissant envers eux, comment pourrait-il apprécier le Prophète ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais on peut se dire : « Comment des parents peuvent-ils donner cet idéal pour eux-mêmes à leur propre enfant ? C&rsquo;est leur devoir, non pas pour leur propre personne, mais pour le bien du bébé. Cet idéal doit être donné dès l&rsquo;enfance, afin que l&rsquo;enfant regarde ses parents comme on regarde le roi ou la reine, Dieu ou un prophète. Lorsque l&rsquo;idéal est semé dans l&rsquo;enfant dès le début de cette manière, il s&rsquo;épanouit et alors cet idéal devient une lumière qui guide dans la vie de l&rsquo;âme.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;adaptation des jouets</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourriez-vous nous indiquer quelques jouets adaptés pour les garçons et les filles ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Vous devrez emmener Murshid à la rencontre du Père Noël où il pourra choisir les jouets. Tout ce qui est constructif est bon. Par exemple, un train qui roule ou un instrument qui émet des sons. C&rsquo;est agréable pour un enfant. Ou tout ce que l&rsquo;on peut composer, par exemple des morceaux d&rsquo;images à partir desquels l&rsquo;enfant peut faire un tableau, ou des petites briques et des piliers avec lesquels il peut faire une maison ou quelque chose comme ça. Tous ces jouets sont bons. &nbsp;En bref, chaque jouet doit être constructif, doit mener à un certain but. Tel est le principe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourquoi les bébés préfèrent-ils souvent jouer avec des objets qui appartiennent aux adultes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Parce qu&rsquo;ils ont l&rsquo;air de jouets. Ils sont comme des jouets pour eux. Tout objet qui les attire est un jouet pour eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Lorsqu&rsquo;une fille a tendance à jouer avec les garçons et n&rsquo;aime pas les jeux de filles, les parents doivent-ils lui interdire de jouer avec les garçons ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, il est préférable que la fille ait ses propres jouets et que le garçon ait les siens. Il est préférable de ne pas leur donner les jouets de l&rsquo;autre. Les jouets des garçons ne doivent pas être donnés aux filles et les jouets des filles ne doivent pas être donnés aux garçons. Si les garçons s&rsquo;habituent à jouer avec les jouets des filles, leur esprit s&rsquo;oriente dans une autre direction. Les deux doivent avoir des jouets appropriés. Mais très souvent, le tuteur ne fait pas de distinction entre les deux.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La nature des jouets</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourriez-vous nous dire quels sont les jouets qui troublent l&rsquo;enfant ou qui le rendent timide ou paresseux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : C&rsquo;est difficile à dire, car je n&rsquo;ai pas beaucoup de jouets devant moi en ce moment. Mais en même temps, il y a beaucoup de jouets sans intérêt avec d&rsquo;horribles visages, des jouets horribles. Il n&rsquo;y a rien de beau en eux. L&rsquo;enfant les aime parce que l&rsquo;enfant peut aimer n&rsquo;importe quoi. Parfois, ce sont les jouets horribles qui lui plaisent le plus. Par exemple, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un ours en peluche fait à l&rsquo;enfant ? L&rsquo;inspire-t-il ? Est-ce qu&rsquo;il élève son âme ? Il ne fait rien. Au contraire, il donne au mental négatif de l&rsquo;enfant l&rsquo;impression d&rsquo;un animal. Ce n&rsquo;est pas bon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, il y a des jouets qui ne donnent pas d&rsquo;inspiration, qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;action. Ils ont donc un effet semant la confusion chez l&rsquo;enfant. On donne à un enfant un ours en peluche parce qu&rsquo;on pense qu&rsquo;il l&rsquo;aime. Mais pourquoi faut-il donner quelque chose à l&rsquo;enfant parce qu&rsquo;il l&rsquo;aime ? Une amitié avec l&rsquo;ours ! Il y a bien d&rsquo;autres choses à faire pour occuper son esprit. Il y a aussi certains jouets qui n&rsquo;exercent pas le mental et n&rsquo;inspirent pas l&rsquo;enfant, ce qui le rend paresseux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Souvent, les enfants aiment la plupart des poupées sans bras ni jambes. Est-ce parce que leur amour les rend parfaites ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Sans doute, inconsciemment. Mais en même temps, nous devons leur donner des jouets qui sont finis et qui ne sont pas sans bras ni jambes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les animaux</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Est-il bon pour les enfants de jouer avec des animaux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Non, il n&rsquo;est pas très bon pour l&rsquo;enfant de jouer avec des animaux. Seulement, si l&rsquo;enfant peut avoir un sentiment bienveillant à l&rsquo;égard des animaux, c&rsquo;est tout à fait suffisant, car toute association produit le même effet en soi. Très souvent, la tendance du tuteur est de penser que l&rsquo;enfant aime beaucoup l&rsquo;animal et qu&rsquo;il doit donc être avec des animaux. Mais ce n&rsquo;est pas très bon pour lui ; d&rsquo;un point de vue psychologique, c&rsquo;est parfois mauvais pour l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Est-il mauvais pour les enfants de jouer avec des soldats de plomb ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui : Oui, cela entraîne une tendance à la bagarre. Mais c&rsquo;est une question délicate et on ne peut pas établir de règles à ce sujet. Quelle chose terrible ce serait si l&rsquo;enfant ne jouait pas avec des flèches, un arc et une épée, avec tout ce qui ressemble à un soldat, et qu&rsquo;ensuite, à l&rsquo;âge de vingt et un ans, le pays l&rsquo;appelait à défendre la nation. Il n&rsquo;en aurait jamais entendu parler auparavant, cela ne l&rsquo;aurait pas impressionné.. C&rsquo;est donc une question très subtile à laquelle il faut répondre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La guerre</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi une question qui se pose lorsque toute la nation est prête à faire la guerre et qu&rsquo;il y a un enfant, peut-être, qui pense : « Je n&rsquo;irai pas parce que je ne suis pas d&rsquo;accord avec le principe ». Oui, s&rsquo;il n&rsquo;est pas d&rsquo;accord avec le principe, c&rsquo;est bien. Mais en même temps, il est prêt à partager l&rsquo;ordre et la paix qui sont maintenus par la nation, à partager tous les privilèges d&rsquo;être membre de la nation. Il les partage, puis il refuse ce que la multitude souhaite qu&rsquo;il fasse. Cela va à l&rsquo;encontre de ses principes, certes, mais il refuse ce que la nation veut qu&rsquo;il fasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;il refuse les privilèges, c&rsquo;est différent. S&rsquo;il fait comme les sages, s&rsquo;il part à l&rsquo;étranger et reste à l&rsquo;ombre d&rsquo;un arbre, c&rsquo;est différent. Et s&rsquo;il ne veut pas d&rsquo;argent, s&rsquo;il dit : « Je ne veux pas rivaliser avec vous », « Je ne veux pas bénéficier de votre progrès dans la vie », « Je ne garde pas d&rsquo;argent qu&rsquo;un voleur pourrait me dérober et pour lequel je devrai me présenter devant votre tribunal », alors c&rsquo;est différent. Mais s&rsquo;il ne refuse pas les privilèges, s&rsquo;il est prêt à partager tous les privilèges qui appartiennent au pays, et quand vient le moment de la défense, il dit : « C&rsquo;est contre mes principes », c&rsquo;est différent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pensez jamais que je soutiendrais la guerre. Je serais la dernière personne à le faire. Mais en même temps, je dis : « Laissons les petits garçons être capables de tout ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;obéissance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : L&rsquo;année dernière, vous avez dit qu&rsquo;un enfant devait apprendre à obéir même s&rsquo;il ne comprenait pas pourquoi son tuteur exigeait quelque chose de lui. Pourriez-vous expliquer une fois de plus ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Il y a une grande différence entre la mentalité et l&rsquo;expérience de l&rsquo;enfant et du tuteur. Il y a beaucoup de choses dont l&rsquo;enfant ne sait pas pourquoi on lui dit : « Tu ne dois pas le faire » ou « Tu dois le faire ». Si l&rsquo;enfant demandait toujours : « Pourquoi ne dois-je pas le faire ? », ce serait difficile, car très souvent, on ne peut même pas l&rsquo;expliquer. Très souvent, il vaut mieux ne pas l&rsquo;expliquer. L&rsquo;obéissance vaut mieux que l&rsquo;explication. Très souvent, il vaut mieux que l&rsquo;enfant n&rsquo;écoute que son tuteur plutôt que de discuter. Si les parents se disputaient, ce serait pire pour l&rsquo;enfant que mieux. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;enfant doit être incité à ne pas discuter.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les caprices</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Comment peut-on apprendre à un bébé à ne pas contredire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Il faut toujours surveiller quand un enfant contredit. À tel point que le tuteur peut lui dire : « Comme tu es un enfant, comme tu es jeune, tu n&rsquo;en sais pas assez ». Même si cela semble faux, il y a une part de vérité là-dedans. « Tu ne sais pas, et par conséquent tu ne dois pas contredire. Et tu ne dois pas contredire ton tuteur devant les autres. Si tu penses que ton tuteur a tort, quand les autres sont partis, tu peux aller voir ton tuteur et lui dire : &lsquo;Ce que tu as dit n’était pas juste&rsquo;. Mais tu ne dois pas le dire devant les autres, car tu ne sais pas ce que ton tuteur a dit. Il y a peut-être une raison à cela ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on aura dit cela une, deux ou trois fois au bébé, il comprendra. Comme je l’ai toujours dit, il est plus facile de travailler avec un enfant qu’avec des adultes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La punition est naturelle</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : N&rsquo;est-il jamais bon de punir un enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : La punition est naturelle. Chaque âme est punie d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre ; pour tout ce que l&rsquo;on fait, il y a une punition. La loi de la nature, la loi de la vie prévoit des punitions de la même manière. Mais pour un enfant, la punition doit être douce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, le fait de demander à un enfant de se tenir dans un coin, le dos tourné à tout, lui apprend beaucoup. Parce qu&rsquo;il se sent insulté, il se sent très blessé de ne pas faire partie de la société et de devoir se mettre dans un coin. Parfois, le fait d&rsquo;obliger l&rsquo;enfant à rester debout pendant un certain temps lui fait prendre conscience de ce qu&rsquo;il a fait. Parfois, le fait de le faire s&rsquo;asseoir et se lever pendant un certain temps est utile. Cela lui donne un peu d&rsquo;exercice et l&rsquo;oblige en même temps à obéir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est préférable d&rsquo;éviter une punition sévère ; toujours une punition qui est un peu mentale, une punition qui fait penser à l&rsquo;enfant qu&rsquo;il est puni. Supposons que vous disiez à l&rsquo;enfant : « Va de tel endroit à tel autre cinq fois ou dix fois ». En réalité, marcher dix fois est un plaisir pour l&rsquo;enfant. Mais parce que vous lui avez donné une punition, il n&rsquo;aime pas cela. Ce sentiment « je suis puni », ce sentiment lui-même le corrige. Pour punir, il n&rsquo;est pas nécessaire de torturer l&rsquo;enfant. Il suffit de lui faire croire qu&rsquo;il est puni. C&rsquo;est suffisant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;insolence</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Quelle est la différence entre faire répéter une phrase à un enfant et lui faire écrire cette phrase cent fois ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Si vous faites écrire la phrase cent fois à un enfant, l&rsquo;effet est d&rsquo;un quart par rapport à l&rsquo;effet si vous l&rsquo;aviez fait dire cent fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Que faire si l&rsquo;enfant n&rsquo;accepte pas la punition, s&rsquo;il ne répète pas par exemple ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Le bébé le fera sûrement. Si, dès l&rsquo;enfance, il n&rsquo;est pas contrôlé, il devient insolent et refuse par la suite. Mais si on lui apprend à obéir dès l&rsquo;enfance, il obéira. Il n&rsquo;est pas naturel qu&rsquo;un enfant refuse. Si l&rsquo;enfant est normal, il ne refusera pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Y a-t-il des cas où il est nécessaire de gifler un enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Les gifles sont parfois dangereuses, parce qu&rsquo;il y a des veines et des organes délicats sur le front et sur les deux côtés des yeux. Parfois, les gifles provoquent une affection qui peut ne pas se manifester à ce moment-là, mais qui peut se manifester vingt ou trente ans plus tard, ce qui n&rsquo;est pas bien. C&rsquo;est pourquoi, au lieu de donner des gifles, il est préférable de tirer les oreilles.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>21 juillet 1926</em></em></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-de-la-reconstruction-du-monde/reconstruction-du-monde-sommaires/#RMC3">L&rsquo;éducation</a></div>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 6</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La parole que nous prononçons</title>
		<link>https://lsps.fr/la-parole-que-nous-prononcons/ms/murshida-sharifa/ocean-interieur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Murshida Sharifa Goodenough]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 03:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Murshida Sharifa - L'océan intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de l'impulsion]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de la parole]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Cultiver la beauté]]></category>
		<category><![CDATA[Loi du rythme]]></category>
		<category><![CDATA[Mots sacrés]]></category>
		<category><![CDATA[Mysticisme du son]]></category>
		<category><![CDATA[Océan dans une goutte]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée et sentiment]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de la répétition]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir du silence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D&#8217;où vient-elle&#160;? Un mot, la parole que nous prononçons vient de l&#8217;intérieur de nous-mêmes, bien que très souvent nous disions ce que nous avons appris à dire et que nous répétions ce que disent les autres. De tels mots viennent de la surface. Mais il y a aussi des mots qui viennent de notre sentiment [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Murshida Sharifa Goodenough</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="644" height="873" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="border-radius:26px;height:171px;object-fit:contain;" srcset="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2.jpg 644w, https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/08/MdaShaB2-295x400.jpg 295w" sizes="auto, (max-width: 644px) 100vw, 644px" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-7c00611f wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--small);flex-basis:66.66%">
<h3 id="1" class="wp-block-heading">D&rsquo;où vient-elle<em>&nbsp;?</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Un mot, la parole que nous prononçons vient de l&rsquo;intérieur de nous-mêmes, bien que très souvent nous disions ce que nous avons appris à dire et que nous répétions ce que disent les autres. De tels mots viennent de la surface. Mais il y a aussi des mots qui viennent de notre sentiment et touchent le cœur d&rsquo;un autre. Et <em>Hazrat Inayat Khan </em>a dit :</p>
</div>
</div>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Ce qui vient de l&rsquo;âme va à l&rsquo;âme ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Tels sont les paroles d&rsquo;inspiration qui expriment ce que l&rsquo;âme désire exprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu&rsquo;une grande part de ce que nous disons soit ce que nous entendons dire aux gens autour de nous, pourtant le mot que dit une personne est le sien propre&nbsp;; elle choisit ce qu&rsquo;elle préfère. Au lieu de « Comment va&nbsp;? », elle pourra dire&nbsp;: « Comment allez-vous&nbsp;? », ou bien elle pourra dire&nbsp;: « Bon après-midi » avec le souhait que cela puisse être un bon après-midi. En matière d&rsquo;expressions courantes, chacun a ses préférences. L&rsquo;un dira&nbsp;: « C&rsquo;est ainsi! », un autre dira&nbsp;: « Honnêtement, je crois que.. ». .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière chacune de ces expressions il y a une pensée différente. Il y a maintenant quantité de recherches concernant ce qu&rsquo;un homme pense, quelle est sa pensée et quel est le sentiment qui se cache derrière cette pensée. On cherche cela par divers moyens, par exemple grâce aux rêves. Mais en fait la pensée de l&rsquo;homme est apparente dans ses mots. Chaque petit mot qu&rsquo;il prononce montre quelles sont sa pensée et sa préoccupation du moment.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Pensée et sentiment</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le mot est la pensée, le ton est le sentiment. Le ton peut nous dire bien des choses. Un ton élevé, un ton bas, nous disent quel est le caractère ou la condition de la personne à ce moment-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains mots sont à la mode, d&rsquo;autres tombent en désuétude. Il peut s&rsquo;agir d&rsquo;un très joli mot, mais il ne correspond plus au sentiment du temps. Parfois les mots sont tellement parlants et descriptifs qu&rsquo;ils restent dans le vocabulaire de tous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfant qui commence à parler appellera un objet, une personne par un nom tout-à-fait différent, qui correspond à son propre sentiment. Les enfants fabriquent un langage parce qu&rsquo;il exprime ce qu&rsquo;il leur paraît naturel de dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand nous répétons les mots des autres, nous ne devrions répéter que ces mots qui nous plaisent ou nous satisfont. Un mot dénigrant pour quelque chose que nous estimons, c&rsquo;est une faiblesse de notre part si nous le répétons. Il vaut mieux ne pas dire un certain mot pour la simple raison qu&rsquo;il ne nous plaît pas. Les Grecs regardaient le porteur de mauvaises nouvelles comme un objet d&rsquo;horreur. Il y a quelque chose du même sentiment à répéter le mauvais mot. Nous faisons bien si nous adoptons une belle manière de parler, accordant nos mots selon ce qui nous semble beau et désirable.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="209" height="258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/07/apae.png" alt="" class="wp-image-4986" style="width:90px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Un mental en bon ordre</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Quand le mot vient du cœur&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Ce qui vient de la profondeur va très loin. Ce qui vient de la surface est seulement un mouvement à la surface. Il y a des moments où quelqu&rsquo;un ne peut pas trouver le mot pour exprimer ce qu&rsquo;il pense ou ce qu&rsquo;il ressent. Si le mental est perturbé ou agité il est difficile de trouver les mots justes. Si le mental est en bon ordre, ni trop lent ni trop rapide, alors quand on ressent un sentiment le mot juste arrive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a des moments où quelqu&rsquo;un parle beaucoup&nbsp;; c&rsquo;est parce qu&rsquo;il a une abondance d&rsquo;idées. Quand l&rsquo;esprit est occupé à beaucoup de choses, quelqu&rsquo;un parlera beaucoup. C&rsquo;est fatigant et affaiblissant. Quand une personne parle peu et que l&rsquo;esprit est en bon ordre, cela est dû à la concentration. Nous nous sentons peu enclins à exprimer une seule pensée profondément ressentie, mais quand il y a de nombreuses pensées nous voudrions les exprimer. Les natures puissantes parlent peu et accomplissent beaucoup. Ceux qui parlent sans cesse s&rsquo;épuiseront et épuiseront les autres, mais celui qui parle quand il le désire et reste silencieux quand il le souhaite prouve que son esprit est en bon ordre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Couper la parole</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Pourquoi les gens interrompent-ils souvent<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Réponse&nbsp;: </strong>Sa’di a écrit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Quelqu&rsquo;un ne se montre jamais stupide à moins qu&rsquo;il n&rsquo;interrompe quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Interrompre ce que dit un autre est un signe de manque de contrôle. Il y a trop d&rsquo;expression et pas assez de réceptivité. Et ce quelqu&rsquo;un peut aller plus loin<em>&nbsp;:</em> « Oh oui, je sais ce que vous voulez dire », et il se sert des paroles de l&rsquo;autre pour les exprimer à sa manière, alors que l&rsquo;autre peut avoir voulu dire quelque chose de très différent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>D&rsquo;où vient l&rsquo;interruption<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>L&rsquo;un dit une chose et l&rsquo;autre, avant d&rsquo;avoir eu le temps d&rsquo;entendre, dit quelque chose d&rsquo;autre. S&rsquo;il avait davantage de contrôle il commencerait par écouter d&rsquo;abord ce que l&rsquo;autre a à dire. Son interruption vient du désir de s&rsquo;exprimer et du manque de réceptivité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Pensez-vous qu&rsquo;un esprit rapide manque de concentration<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>La rapidité est un signe d&rsquo;intelligence. Mais la rapidité peut aussi être un excès d&rsquo;activité. Un esprit occupé de mille questions en un moment est trop actif. Un esprit lent peut manquer de concentration. Et un esprit agité montre une trop grande tension ou une grande nervosité, il ne retient pas une pensée assez longtemps pour garder sa concentration sur cette pensée.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le rythme</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Y a-t-il des esprits incapable de penser<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Tout comme il y a quelques corps qui ne sont pas capables de beaucoup d&rsquo;action.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Est-ce que l&rsquo;intuition peut suppléer le manque de pensée<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Si la congestion est dissipée, un esprit peut mieux penser. Une personne douée d&rsquo;intuition pourra voir et comprendre aussitôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui va trop vite pour l&rsquo;allure de la pensée et de la parole va vers la chute&nbsp;; cela va de plus en plus vite jusqu&rsquo;à ce que cela échoue. L&rsquo;esprit qui va trop vite entre dans la confusion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a trois rythmes en toutes choses<em>&nbsp;:</em> le rythme lent qui est créatif, le rythme qui maintient et le rythme chaotique qui détruit. Un cerceau va d&rsquo;abord lentement, puis de plus en plus vite jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il tombe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand quelqu&rsquo;un dit<em>&nbsp;:</em> « Laissez-moi réfléchir », alors il commence lentement&nbsp;; c&rsquo;est la construction de l&rsquo;idée, la partie créative. L&rsquo;émission de l&rsquo;idée est plus rapide. Quelqu&rsquo;un qui grimpe sur une montagne, un montagnard, commence à marcher lentement. On apprend même aux enfants à ne pas s&rsquo;arrêter et même à ne pas s&rsquo;asseoir quand on est arrivé, mais d&rsquo;aller lentement jusqu&rsquo;à ce que le mécanisme se ralentisse de lui-même. Il y a l&rsquo;exemple du montagnard qui mourut d&rsquo;une attaque cardiaque dans la maison qu&rsquo;il avait atteinte. Un principe à suivre en toutes choses est de ralentir quand on arrive. Quand on monte dans une pièce, si on arrive hors d&rsquo;haleine, on n&rsquo;est pas dans le meilleur des états pour dire ce qu&rsquo;on voudrait dire. Si on va plus lentement, on arrive dans un meilleur état pour dire ce qu&rsquo;on a à dire.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="209" height="258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/07/apae.png" alt="" class="wp-image-4986" style="width:90px"/></figure>



<h2 id="2" class="wp-block-heading">2. Son effet sur nous</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque mot prononcé a son effet en proportion de la concentration de celui qui parle et en proportion du sentiment qui est derrière lui. Son effet se fait d&rsquo;abord sentir sur celui qui parle. Même les mots que l&rsquo;on prononce mécaniquement ont un effet sur nous, et il n&rsquo;y a aucun mot qui ne vienne pas d&rsquo;une pensée ou d&rsquo;un sentiment. On peut bien prétendre<em>&nbsp;:</em> « Je n&rsquo;y ai mis aucune intention », mais on a voulu dire quelque chose par ce mot.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La répétition</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Plus souvent l&rsquo;on répète un mot, plus grand est l&rsquo;effet qu&rsquo;il produit, en accord avec le sens qu&rsquo;il a. Ayant un sens favorable le mot a un effet favorable sur nous-même, et ayant un sens défavorable, son effet sur nous est défavorable. Une parole d&rsquo;espoir que nous disons nous donne davantage d&rsquo;espoir, une expression de découragement tendra à nous rendre découragé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus le mot a un effet en relation avec le sens même de ce mot, avec le son qu&rsquo;il a, avec son accent, avec le nombre de ses syllabes et avec les consonnes et les voyelles dont il est composé. Certaines syllabes ont un effet défavorable. Même les mots très courts que nous employons habituellement, les interjections, les exclamations, ont leur effet sur nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on exprime le regret, la consternation, cela se reproduira de plus en plus dans le sentiment. Quand nous avons l&rsquo;habitude de dire que quelque chose est bon, ce sentiment se développera. Et quand on se récite un poème l&rsquo;effet en est très grand&nbsp;; plus souvent on le répète, plus l&rsquo;effet s&rsquo;en accroît. J&rsquo;en ai moi-même fait l&rsquo;expérience. L&rsquo;autre jour je me suis répété un poème, je l&rsquo;ai répété souvent, et plusieurs fois. J&rsquo;ai pensé que l&rsquo;effet de deux lignes était malheureux, et quelques jours après l&rsquo;effet s&rsquo;est produit, un effet dont j&rsquo;avais pensé qu&rsquo;il n&rsquo;aurait jamais pu m&rsquo;arriver. Une chanson a encore plus d&rsquo;effet parce que le ton fait un appel au sentiment et rend l&rsquo;effet plus profond.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les mots favorables</h4>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait penser<em>&nbsp;:</em> « Chacun parle une langue&nbsp;; nous apprenons certaines expressions et nous devons les employer ». Pourtant chacun choisit son langage et ces mots font de plus en plus leur effet. Par exemple l&rsquo;expression familière<em>&nbsp;:</em> « Bon gars » (« Good egg »), du fait qu&rsquo;elle évoque un sentiment d&rsquo;estime pour quelque chose de bon, est bénéfique. Dire « Hélas » approfondit le sentiment de regret et prépare à avoir à regretter et à être déçu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois les syllabes sont favorables en dehors de leur sens. « Ta-ra-ra-boum-deejay » est fait de syllabes qui sont bonnes et favorables. C&rsquo;est la raison pour laquelle cette chanson a eu un tel succès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mots utilisés dans les salutations ont leur effet. Chacun dit plus ou moins les mêmes mots<em>&nbsp;:</em> « Comment allez-vous<em>&nbsp;? » </em>et la réponse est la même, mais cela fait grandir le sentiment<em>&nbsp;:</em> « Comment va mon interlocuteur<em>&nbsp;? </em>Comment vont ses affaires<em>&nbsp;?</em>« . Ou autrement on dit « Bonne journée », ou bien quelque souhait<em>&nbsp;:</em>« God greet you » (« Que Dieu vous garde »), ce qui m&rsquo;a toujours semblé très beau. On rappelle le souvenir de Dieu et aussi on s&rsquo;efface, ne disant pas « Je », mais « Que Dieu vous garde ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Soufi dit consciemment des mots favorables. C&rsquo;est une chose très importante de se rappeler dans la vie que nous pouvons tirer bénéfice ou nous faire du mal par les mots que nous proférons, et d&rsquo;éviter de dire des mots qui nuisent. On dit souvent<em>&nbsp;:</em> « Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un mot » &#8211; mais il a son effet.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;intention</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis quelquefois nous disons<em>&nbsp;:</em> « J&rsquo;ai l&rsquo;intention de faire cela », et aussitôt &#8211; peut-être par un sentiment de modestie &#8211; nous ajoutons<em>&nbsp;:</em> « Mais je ne sais pas si je réussirai ». Et aussitôt nous diminuons notre propre espoir et notre courage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si quelqu&rsquo;un dit toutes ses intentions à propos de chaque sentiment ou entreprise il affaiblit son pouvoir et diminue son sentiment. L&rsquo;énergie est dépensée, et s&rsquo;il l&rsquo;avait tenue en mains sans l&rsquo;épuiser, elle serait restée vivante et croissante. Si quelqu&rsquo;un dit de quelque chose qu&rsquo;il admire<em>&nbsp;:</em> « C&rsquo;est magnifique », ou s&rsquo;il dit<em>&nbsp;:</em> « J&rsquo;espère.. ». et qu&rsquo;il en soit pourtant très confiant &#8211; cela est sage. Quand les gens disent<em>&nbsp;:</em> « C&rsquo;est excessivement beau », « Vraiment trop charmant », ils ont diminué leur propre admiration de deux façons<em>&nbsp;:</em> en en disant trop, et aussi en la dépensant toute entière. Parfois c&rsquo;est une situation dans la vie qui nous fait parler trop, ou bien c&rsquo;est la nervosité. Trop parler affaiblit celui qui parle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si nous observons notre propre vie, nous verrons que les paroles que nous avons dites à divers moments ont eu un effet, ont amené le résultat désiré ou l&rsquo;ont gâché, ou bien ont produit un résultat auquel nous n&rsquo;aurions jamais pensé. Si nos paroles tendent toujours vers la direction où nous souhaitons aller, nous nous fortifierons. En prononçant une phrase dont la moitié a un certain sens et l&rsquo;autre moitié un autre sens, nous produisons en nous une lutte entre ces deux significations.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="209" height="258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/07/apae.png" alt="" class="wp-image-4986" style="width:90px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;absence de mot</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Quels sont les mots nuisibles<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>pas de réponse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Est-il mauvais de soupirer<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Parfois un soupir vaut mieux qu&rsquo;une parole ou c&rsquo;est la parole la mieux exprimée. Roumi raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un homme qui allait à la mosquée mais arriva trop tard pour la prière. Il poussa un profond soupir. Quelqu&rsquo;un qui avait prié dans la mosquée lui dit<em>&nbsp;:</em> « Donne-moi ton soupir et prends le mérite de ma prière. Ton soupir vaut davantage que toutes les paroles que j&rsquo;ai proférées ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les bonnes syllabes</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Quelles sont les bonnes syllabes<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Cela demande une connaissance qui peut être transmise et qui peut aussi venir de l&rsquo;observation. Par l&rsquo;observation l&rsquo;on peut voir quel est l&rsquo;effet qu&rsquo;une syllabe a dans la vie et ainsi la connaissance peut en être approfondie. L&rsquo;effet d&rsquo;une syllabe se fait en accord avec un élément et avec la relation que l&rsquo;on a avec cet élément. Le son des éléments est indiqué dans <em>Le Mysticisme du Son</em> par <em>Hazrat Inayat Khan</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Quel est l&rsquo;élément le plus élevé<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>L&rsquo;Ether. Et le son le plus élevé est Hou. C&rsquo;est le son du souffle qui s&rsquo;en va. Et dans la solitude, dans les bois, dans les déserts nous pouvons entendre ce son comme le souffle qui s&rsquo;en va. Hou est l&rsquo;expression du son naturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;étonnement s&rsquo;exprime par « Ha! », le doute par « Mmmm ». Ainsi exprimés, ils sont réduits à leur expression première.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Est-ce que de l&rsquo;exprimer expulse le doute<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Une fois exprimé, le doute est rendu plus substantiel et plus clair. Si l&rsquo;on voit la réponse, le doute est expulsé.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Créer un langage</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Est-ce que ces syllabes sont bonnes qui expriment de bonnes choses<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Oui. C&rsquo;est pourquoi les gens disent « Dear me », ou « Bless my soul » (Expressions sans équivalent en français<em>&nbsp;:</em> mot- à-mot<em>&nbsp;:</em> « Cher moi » et<em>&nbsp;:</em> « Que mon âme soit bénie »). En premier lieu nous distinguons une bonne syllabe par sa signification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela explique aussi pourquoi les enfants ont un tel goût pour les mots et répéteront des mots insignifiants pour bien des choses. Plusieurs enfants ayant entendu qu&rsquo;un roi mourut pour avoir mangé de la « lamproie en potée », continuèrent à le répéter toute une matinée. Des enfants qui vivaient où il y avait des fleurs rencontrèrent un jour une fleur rouge qu&rsquo;ils baptisèrent aussitôt « Jérusalem ». Les enfants aiment s&rsquo;exprimer par eux-mêmes et à leur propre manière&nbsp;; par conséquent ils se font un langage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Pourquoi certains enfants appellent-ils la nourriture<em>&nbsp;:</em>« nana »<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>« Na » est probablement le troisième son. « mama » est le premier son et « papa » le second. Cela ne me semble pas la toute première idée d&rsquo;un enfant d&rsquo;appeler la nourriture « nana ».</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="209" height="258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/07/apae.png" alt="" class="wp-image-4986" style="width:90px"/></figure>



<h2 id="3" class="wp-block-heading">3. Son effet sur les autres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier effet d&rsquo;un mot se fait sur nous, l&rsquo;effet suivant se fait sur les autres. L&rsquo;effet est en accord avec le sens du mot que nous prononçons. Chaque mot ayant un sens d&rsquo;élévation, d&rsquo;harmonisation aura cet effet, et s&rsquo;il a une signification contraire son effet sera en conséquence.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le sens, le rythme et le sentiment</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Quel que soit le son, l&rsquo;effet est d&rsquo;abord en accord avec le sens. Quelle que soit la prière, en quelques paroles qu&rsquo;elle soit, la signification étant la même, l&rsquo;effet sera le même. Et pourtant une des phrases aura davantage d&rsquo;effet qu&rsquo;une autre parce que les sons en eux-mêmes sont plus expressifs dans l&rsquo;une que dans l&rsquo;autre, selon les voyelles et les consonnes. Chaque voyelle, chaque consonne possède un certain effet, qui est distinct. Chaque élément a un son qui lui est particulier, un son qui est audible pour l&rsquo;adepte, et l&rsquo;effet sur celui qui l&rsquo;entend est en accord avec le son.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi le rythme&nbsp;; l&rsquo;effet de la musique dépend beaucoup du rythme. Certains rythmes vous donnent envie de vous balancer, d&rsquo;autres l&rsquo;envie de rester tranquilles. Par exemple, si vous entendez quelqu&rsquo;un appelez<em>&nbsp;:</em> « Viens ici, viens ici », on produit l&rsquo;effet en plaçant l&rsquo;accent sur « ici ». Ainsi en est-il de chaque phrase et de chaque mot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a l&rsquo;effet du sentiment. Les paroles les plus belles sont sans effet si on les prononce sans en connaître le sens et de façon dénuée de sentiment, et des mots arrangés sans art possèdent un effet si il y a en eux du sentiment. Quelqu&rsquo;un peut avoir le don du langage et pourtant ses paroles n&rsquo;auront que peu d&rsquo;effet, et un autre grâce à quelques mots tout simples produit un grand effet.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le récepteur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Une parole a aussi un effet selon le degré de préparation de l&rsquo;esprit qui doit la recevoir. Si le cœur n&rsquo;y est pas préparé, des paroles de sagesse et de sympathie n&rsquo;auront aucun effet, et s&rsquo;il est préparé un mot peut suffire pour éclairer ce cœur et illuminer l&rsquo;âme. <em>Hazrat Inayat Khan</em>, étant enfant, commença à se demander<em>&nbsp;:</em> « Qui est Dieu<em>&nbsp;? </em>Peut-Il m&rsquo;entendre<em>&nbsp;? » </em>Il interrogea son père qui cita quelques lignes d&rsquo;un poème<em>&nbsp;:</em> « Dieu est l&rsquo;océan et nous sommes des gouttes de cet océan ». Une seule ligne de poésie eut un effet sur cet enfant pendant des années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la vie courante, nous devrions être très prudents et nous sommes en réalité si négligents! Nous utilisons souvent des expressions décourageantes&nbsp;; nous disons<em>&nbsp;:</em> « Peut-être qu&rsquo;il ne sera pas là », ou « Peut-être n&rsquo;en aurez-vous pas l&rsquo;occasion ». Toutes ces expressions ont un effet contraire à notre intention et à notre espérance. Par conséquent il vaut mieux de ne pas parler de ses projets, sauf à quelqu&rsquo;un qui peut comprendre notre espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il vaut mieux dire un mot d&rsquo;appréciation qui puisse produire un effet dans le bon sens. On peut craindre d&rsquo;accorder des louanges à un enfant, mais il vaut mieux aider un enfant par un mot de sympathie et d&rsquo;intérêt. On doit éviter les mots qui causent de la frayeur. On dit souvent à de petits enfants<em>&nbsp;:</em> « Fais attention, tu vas tomber ». C&rsquo;est une mauvaise suggestion à faire à un enfant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le ton</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque mot produit un effet si on le prononce dans le ton qui lui correspond&nbsp;; la bonté exprimée avec un ton de sympathie émeut davantage que des mots prononcés avec un ton froid. Cela ne veut pas dire que l&rsquo;on doive devenir artificiel. Cela doit venir naturellement&nbsp;; c&rsquo;est un entraînement qui se fait en entraînant le sentiment naturel. Dans une certaine situation, l&rsquo;on peut parler d&rsquo;un ton coléreux sans être en colère. Chaque parole du mystique est dite avec intention.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il vaut mieux préparer l&rsquo;effet d&rsquo;un mot, ne pas dire un mot de façon soudaine sans penser à la manière dont il sera reçu. On doit aussi dire tel mot qui sera accepté, pour lequel la situation aura été préparée. Il vaut mieux ne pas dire trop de mots si vous voulez que vos paroles soient puissantes. Si les mots sont peu nombreux, chaque mot produira son effet.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="209" height="258" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/07/apae.png" alt="" class="wp-image-4986" style="width:90px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Wazifa</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Pourquoi les mots que nous répétons dans le <em>Wazifa</em> ne proviennent-ils pas du langage que nous connaissons<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>La langue moderne s&rsquo;est beaucoup éloignée de son origine. La langue ancienne est près de son origine et ses mots sont plus puissants. Les mots anciens sont plus puissants que les mots plus récents. La langue originelle est comme les mots des enfants parlant dans leur premier langage. On devrait observer leurs premiers mots. Ces syllabes sont significatives de leur nature et de leur avenir. Les syllabes originelles sont utilisées par les mystiques, et assemblées elles produisent un effet sur le cœur et sur le corps et sur tout ce qui nous entoure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Une parole qui n&rsquo;est pas entendue est-elle perdue<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Si vous dites<em>&nbsp;:</em> « Apportez-moi cette lettre » et que l&rsquo;autre n&rsquo;entende pas, il ne l&rsquo;apportera pas. Si vous dites un mot et que vos oreilles soient bouchées avec du coton, vous n&rsquo;entendrez pas et il n&rsquo;y aura aucun effet sur votre esprit, cela ne sera pas entendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le mot est une vibration entendue par les oreilles extérieures et intérieures et possède un effet sur l&rsquo;atmosphère. Si un mot ayant certaines vibrations n&rsquo;est pas prononcé comme il faut, l&rsquo;effet ne sera pas juste. Il est essentiel de le prononcer comme il devrait être prononcé.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Quelle est la signification de l&rsquo;existence de différents langages<em>&nbsp;? </em>Comment se sont-ils produits<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Il y a même de légères différences dans la même nation entre la manière de parler de divers individus, bien que nous apprenions tous une seule langue. Chacun a une manière de parler différente et des expressions différentes. Ainsi le langage change selon les races et à des époques différentes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Répétition de la vibration</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Est-ce qu&rsquo;un mot a du pouvoir même si nous n&rsquo;en connaissons pas la signification<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Un mot à du pouvoir par la répercussion de la vibration, même si nous n&rsquo;en connaissons pas le sens. C&rsquo;est le même pouvoir que dans la magie. C&rsquo;est la différence d&rsquo;intention qui fait la différence entre magie et mysticisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question&nbsp;: </em></strong>Le pouvoir d&rsquo;un mot est-il augmenté par sa répétition<em>&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse&nbsp;: </em></strong>Le nombre « un » est le nombre de la première condition d&rsquo;existence. Aussitôt qu&rsquo;il y a mouvement, il y a un second mouvement. Ainsi les nombres apparurent-ils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les noms dérivés semblent avoir un moindre pouvoir que le nom originel. On utilise des diminutifs pour les enfants. Les noms soufis ont été donnés avec une intention, et quand <em>Murshid</em> donnait un nom, c&rsquo;était pour la raison que le <em>murîd</em> puisse tirer profit de l&rsquo;impression que faisait le nom. L&rsquo;effet augmentait en entendant souvent ce nom.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;éducation dès le berceau</title>
		<link>https://lsps.fr/leducation-des-le-berceau/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jun 2026 04:09:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Attitude amicale]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin de l'équilibre]]></category>
		<category><![CDATA[Cultiver la concentration]]></category>
		<category><![CDATA[Discipline de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Force destructrice]]></category>
		<category><![CDATA[Loi du rythme]]></category>
		<category><![CDATA[Mécanisme de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de la répétition]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Relaxation véritable]]></category>
		<category><![CDATA[Renonciation - Sacrifice - Obéissance]]></category>
		<category><![CDATA[Sphère des anges]]></category>
		<category><![CDATA[Sphère des génies - des djinns]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=9792</guid>

					<description><![CDATA[<p>Première année Il n&#8217;est jamais trop tôt dans la vie d&#8217;un enfant pour recevoir une éducation. Celle-ci peut commencer dès le berceau. L&#8217;âme d&#8217;un nourrisson est comme une plaque photographique qui n&#8217;a jamais été exposée auparavant, et toute impression qui tombe sur cette plaque photographique la couvre. Toutes les autres impressions qui surviennent par la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Première année</strong></h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;est jamais trop tôt dans la vie d&rsquo;un enfant pour recevoir une éducation. Celle-ci peut commencer dès le berceau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;âme d&rsquo;un nourrisson est comme une plaque photographique qui n&rsquo;a jamais été exposée auparavant, et toute impression qui tombe sur cette plaque photographique la couvre. Toutes les autres impressions qui surviennent par la suite n&rsquo;ont pas cet effet. Par conséquent, lorsque les parents ou les tuteurs <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a> perdent l&rsquo;occasion d&rsquo;impressionner un enfant dans sa petite enfance, ils perdent la plus grande opportunité.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"> En Orient, il existe des superstitions selon lesquelles une personne indésirable ne doit pas être autorisée à s&rsquo;approcher d&rsquo;un enfant. Si les parents ou les proches voyaient qu&rsquo;une certaine personne ne devait pas être en présence du nourrisson, cette personne était évitée, pour la bonne raison que le nourrisson est comme une plaque photographique. La première impression qui tombe sur la plaque, il la prend. L&rsquo;âme est négative, entièrement réceptive et sensible à toutes les influences. Et la première impression qui tombe sur une âme s&rsquo;enracine en elle.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le phénomène de l&rsquo;impression</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Tout d&rsquo;abord, un enfant apporte avec lui sur terre l&rsquo;esprit qui a reçu les impressions des sphères angéliques, du plan des génies. Il a également hérité de la terre les qualités de ses deux parents et de leurs familles. Après son arrivée sur terre, la première impression qu&rsquo;un enfant reçoit provient de son environnement, de son entourage, de ceux qui le touchent et qui se déplacent et travaillent dans son environnement. Cette impression est si forte que, très souvent, elle efface les impressions qu&rsquo;un enfant a héritées des sphères supérieures, ainsi que l&rsquo;héritage de ses parents. </p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut se demander pourquoi. Parce que l&rsquo;esprit, qui a été formé à partir des impressions qu&rsquo;un enfant a reçues des sphères supérieures, n&rsquo;est pas encore positif. Il est comme un pot d&rsquo;argile qui n&rsquo;est pas encore passé par le feu. Il ne s&rsquo;est pas encore développé. Les qualités qu&rsquo;un enfant a héritées de ses parents sont également dans le même état négatif. Elles sont perfectionnées après la venue de l&rsquo;enfant sur terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par conséquent, la première impression qui tombe sur un enfant après son arrivée sur terre est plus forte, car c&rsquo;est à ce moment-là que la personne est en train de se développer. C&rsquo;est à ce moment-là que l&rsquo;esprit devient positif. Si des impressions indésirables sont tombées sur un enfant à ce moment-là, quelle que soit l&rsquo;éducation que vous lui donnez par la suite, cette première impression reste concrète et solide. Rien ne peut l&rsquo;effacer par la suite, car l&rsquo;enfance est le moment où l&rsquo;âme devient positive.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un seul éducateur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;éducation de l&rsquo;enfant, il faut se souvenir de la première règle, à savoir qu&rsquo;une seule personne doit éduquer, et non pas tous les membres de la famille. C&rsquo;est une grande erreur lorsque tous les membres de la famille essaient d&rsquo;éduquer l&rsquo;enfant ou de s&rsquo;en occuper, car cela empêche l&rsquo;enfant de se forger un caractère. Chacun a sa propre influence, et chaque influence est différente de l&rsquo;autre. Mais le plus souvent, ce qui se passe, c&rsquo;est que les parents ne pensent jamais à l&rsquo;éducation du nourrisson. Ils pensent que c&rsquo;est l&rsquo;âge où l&rsquo;enfant est une poupée, un jouet, que tout le monde peut le manipuler et jouer avec lui. Ils ne pensent pas que c&rsquo;est le moment le plus important de la vie de la personne, que jamais plus une telle occasion ne se présentera pour qu&rsquo;une personne se développe.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une attitude amicale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cette personne qui prend un enfant en main, pour le former, doit d&rsquo;abord se lier d&rsquo;amitié avec lui. J&rsquo;ai vu en Inde un <em>madzub</em>, un sage, qui vivait parmi les éléphants, avec les éléphants. Il partageait son pain avec eux et dormait près d&rsquo;eux. En même temps, il y avait ceux qui étaient chargés de s&rsquo;occuper des éléphants. Ils les contrôlaient avec leurs lances et en leur donnant des ordres. Très souvent, les éléphants les écoutaient, mais lorsqu&rsquo;un éléphant était en colère, il n&rsquo;écoutait pas. Et très souvent, le contrôleur de l&rsquo;éléphant était tué à ce moment-là. L&rsquo;éléphant ne reconnaissait pas le maître lorsqu&rsquo;il était en colère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce sage avait de l&rsquo;amitié pour tous les éléphants, ceux qui étaient fous comme ceux qui étaient sobres, et pour chacun d&rsquo;entre eux. Il s&rsquo;approchait d&rsquo;eux, les caressait, leur parlait, les regardait et dormait inconsciemment près d&rsquo;eux, mais ils ne le touchaient jamais. Qu&rsquo;est-ce que cela montre&nbsp;? Cela montre qu&rsquo;il y a deux façons de contrôler. L&rsquo;une est la façon de maîtriser, l&rsquo;autre est la façon de devenir ami.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En maîtrisant, vous diminuez la volonté de la personne que vous maîtrisez. En étant amis, vous soutenez sa volonté et l&rsquo;aidez en même temps. Dans un cas, vous faites de la personne un esclave&nbsp;; dans l&rsquo;autre, vous en faites un roi. En éduquant un enfant, vous devez vous rappeler que son pouvoir mental, c&rsquo;est-à-dire sa volonté, ne doit pas être diminué, mais qu&rsquo;un enfant doit être contrôlé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de la première année, l&rsquo;enfant doit être formé à cinq choses différentes&nbsp;: la discipline, l&rsquo;équilibre, la concentration, l&rsquo;éthique et la relaxation.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La discipline</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Une fois l&rsquo;amitié établie avec un nourrisson, le tuteur est en mesure d&rsquo;attirer l&rsquo;attention de l&rsquo;enfant. L&rsquo;enfant répond à la sollicitation du gardien, et cela doit être la première condition nécessaire. Cette condition doit être remplie avant de commencer l&rsquo;éducation. Une fois que l&rsquo;enfant commence à répondre pleinement à son tuteur, on peut lui enseigner la discipline, non par la colère, non par l&rsquo;agitation. Et pourtant, un tuteur le fait très souvent, car un enfant est souvent très éprouvant, et parfois plus têtu qu&rsquo;une personne adulte ne peut l&rsquo;être, et très difficile à contrôler. La meilleure façon de lui enseigner la discipline est de ne pas l&rsquo;agiter, de ne pas montrer de colère ou d&rsquo;agacement, mais seulement de répéter l&rsquo;action devant lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, l&rsquo;enfant veut quelque chose qu&rsquo;il ne devrait pas avoir, et le tuteur souhaite qu&rsquo;il joue avec un jouet particulier. Ce jouet doit lui être donné continuellement dans la main. Lorsqu&rsquo;il le jette, donnez-le-lui à nouveau&nbsp;; lorsqu&rsquo;il pleure, donnez-le-lui à nouveau&nbsp;; lorsqu&rsquo;il ne le regarde pas, donnez-le-lui à nouveau. En répétant la même action, vous amènerez le nourrisson à vous répondre automatiquement et à vous obéir. C&rsquo;est une mauvaise méthode lorsque le tuteur souhaite contrôler un enfant et lui enseigner la discipline en lui imposant une certaine action. C&rsquo;est la répétition de l&rsquo;action qui apportera la discipline. Il s&rsquo;agit simplement d&rsquo;un travail de patience. Par exemple, si l&rsquo;enfant pleure pour obtenir sa nourriture ou autre chose alors que ce n&rsquo;est pas le moment, pour attirer son attention sur autre chose, même contre son gré, la meilleure chose à faire est de répéter l&rsquo;action.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;équilibre</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;équilibre peut être enseigné à un enfant en ramenant son rythme à la normale au moment où il est excité par une certaine action. Par exemple, lorsqu&rsquo;un enfant est très excité, le rythme de ses actions et de ses mouvements n&rsquo;est pas normal. En tapant des mains, en faisant du bruit ou en frappant sur quelque chose, faites en sorte que le rythme de l&rsquo;enfant s&rsquo;aligne sur le vôtre, car n&rsquo;importe quel bruit peut attirer un enfant, et ce bruit, en suivant un certain rythme, modifiera le rythme de l&rsquo;enfant en conséquence. Quel que soit le degré d&rsquo;excitation d&rsquo;un enfant, si vous lui donnez un certain rythme en faisant du bruit, cela le ramène à un rythme normal. Par exemple, si l&rsquo;on fait bouger un hochet ou autre chose d&rsquo;abord au rythme de l&rsquo;enfant, puis progressivement à un rythme plus lent, l&rsquo;enfant s&rsquo;adaptera naturellement à ce rythme.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Ralentir</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Toute l&rsquo;excitation va changer, tout l&rsquo;état du mental de l&rsquo;enfant va changer. La circulation sanguine, les mouvements, l&rsquo;expression, tout passera à un rythme normal. L&rsquo;excitation d&rsquo;un enfant est le changement de rythme. L&rsquo;enfant n&rsquo;a aucun contrôle sur son propre rythme. Il va de plus en plus vite, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il pleure ou qu&rsquo;il rie, et le rire et le cri en ont le même sens. D&rsquo;un côté, il rira, de l&rsquo;autre, il pleurera, parce que son rythme n&rsquo;est pas normal. Ce n&rsquo;est que par votre effort qu&rsquo;il peut retrouver un rythme normal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si l&rsquo;on s&rsquo;agite, si l&rsquo;on n&rsquo;aime pas l&rsquo;enfant et si l&rsquo;on est mécontent de lui, on ne peut pas l&rsquo;aider. Très souvent, les tuteurs jettent l&rsquo;enfant dans son berceau ou ailleurs pour qu&rsquo;il pleure tout seul. Mais cela revient à laisser l&rsquo;enfant dans le même rythme. Ce n&rsquo;est pas une aide. L&rsquo;enfant devient alors de plus en plus mal en point et de plus en plus nerveux chaque jour.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La concentration.</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Des jouets de différentes couleurs, des fruits, des fleurs, des choses qui attirent un enfant doivent être présentés devant lui, tout ce qui l&rsquo;attire le plus. Ensuite, essayez d&rsquo;attirer son attention sur un objet particulier. Laissez-le jouer avec, laissez-le regarder, laissez-le s&rsquo;y intéresser. De cette manière, le tuteur peut développer la faculté de concentration, qui sera de la plus grande importance lorsque l&rsquo;enfant sera adulte. Lorsque cette qualité n&rsquo;est pas développée, il deviendra très difficile pour l&rsquo;enfant de se concentrer à l&rsquo;âge adulte. En outre, on apporte dans la vie d&rsquo;un enfant un grand intérêt s&rsquo;il commence à se concentrer. Et l&rsquo;enfant se concentre sans le savoir. Et si sa pensée est prise par toute belle chose avec laquelle il aime s&rsquo;amuser, s&rsquo;il est absorbé par elle, il se concentre naturellement. C&rsquo;est bon pour l&rsquo;enfant, pour son âme, pour son corps, car la concentration est toute la force qui existe.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;éthique</h4>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai utilisé ce grand mot, mais la plus grande éthique ou morale que l&rsquo;on puisse apprendre dans la vie est l&rsquo;amabilité, qui culmine dans la générosité. Il n&rsquo;est jamais trop tôt pour cultiver cette graine de morale chez l&rsquo;enfant. Lorsque vous donnez à un enfant quelque chose qu&rsquo;il aime et que, par votre amabilité, votre sympathie et votre amour, vous lui demandez de vous le donner, cela fait naître le sentiment de don et, en même temps, le sentiment d&rsquo;amabilité. Très souvent, un enfant n&rsquo;est pas disposé à donner, mais cela signifie qu&rsquo;il n&rsquo;a pas été formé à le faire. Il n&rsquo;est pas nécessaire de forcer l&rsquo;enfant à donner, mais en faisant preuve de patience et en répétant votre souhait que l&rsquo;objet soit donné, l&rsquo;enfant finira par le donner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se peut que les trois ou quatre premières fois, si le nourrisson est de nature très tenace, il refuse de le donner, mais il finira par le faire. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;essence de la morale est enseignée à l&rsquo;enfant. L&rsquo;esprit de toute morale et de toute éthique est l&rsquo;amitié, l&rsquo;apprentissage du sacrifice et l&rsquo;apprentissage du service. Cette dernière leçon peut être donnée en premier lieu à un enfant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La relaxation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le nourrisson peut devenir très gênant pour son tuteur et pour les autres s&rsquo;il n&rsquo;a pas appris à se détendre correctement. La relaxation est apprise par un nourrisson beaucoup plus tôt que par une personne adulte. Il suffit de mettre le nourrisson dans un rythme régulier, de lui donner un environnement calme et tranquille, de le placer dans une position confortable, de faire des passes sur lui, de mettre son système nerveux au repos, de le regarder dans les yeux avec sympathie et en pensant qu&rsquo;il va s&rsquo;endormir, de produire par la pensée, le sentiment et l&rsquo;atmosphère, une atmosphère reposante et paisible, pour qu&rsquo;il fasse l&rsquo;expérience de la relaxation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces cinq sujets différents sont de la plus grande nécessité pour être enseignés à un nourrisson. En outre, il faut tenir compte de la régularité dans tout ce qui concerne un enfant. Dans sa nourriture, dans son sommeil, dans tout, il doit y avoir une régularité, car la nature est rythmée. Les quatre saisons se succèdent régulièrement, le soleil se lève et se couche, la lune croît et décroît, tout cela montre que la nature est rythmée. La régularité est rythmique. En observant les règles de la régularité avec un nourrisson, on peut construire une fondation pour que la personne grandisse le mieux possible.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">La condensation</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Veuillez nous donner plus d&rsquo;explications sur ce que vous avez voulu dire par l&rsquo;âme devient positive lorsqu&rsquo;elle est sur terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: La première étape de la fabrication d&rsquo;une poterie consiste à faire des pots avec de l&rsquo;argile. Le deuxième processus consiste à les mettre au feu. Lorsqu&rsquo;elles sont mises au feu, elles deviennent solides, elles deviennent positives. De la même manière, la plaque photographique est d&rsquo;abord négative, puis après avoir été recouverte d&rsquo;une certaine solution, elle devient positive. C&rsquo;est le processus par lequel passe l&rsquo;âme dans son enfance. Elle connaît ensuite un certain développement. Ce qu&rsquo;elle a apporté en héritage des sphères supérieures, de sa famille, tout se développe. Il devient positif, il devient solide. En d&rsquo;autres termes, elle se condense, car c&rsquo;est à ce moment-là que l&rsquo;esprit se forme.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La volonté</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Pourquoi l&rsquo;âme a-t-elle une telle attirance pour la terre&nbsp;? Et qu&rsquo;en est-il d&rsquo;une âme qui ne veut pas venir sur terre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: Sans aucun doute, elle vient par sa propre volonté et s&rsquo;arrête par sa propre volonté. Cela dépend de ce que l&rsquo;âme souhaite. C&rsquo;est toujours par la volonté de l&rsquo;âme. C&rsquo;est la passion de l&rsquo;âme de se manifester. En se manifestant, elle ne fait qu&rsquo;exprimer sa passion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Comment se fait-il que l&rsquo;enfant vienne sur terre avec une si grande volonté&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: C&rsquo;est la volonté qui l&rsquo;a amené sur terre. Sinon, il ne serait pas venu. La volonté est comme la vapeur qui fait avancer un train. Ainsi, dans l&rsquo;enfant, vous voyez la volonté avec laquelle il est venu. Le plus souvent, la volonté d&rsquo;un enfant est brisée pendant l&rsquo;enfance et le reste tout au long de sa vie. Si, à l&rsquo;époque, les parents avaient veillé à ce que la volonté de l&rsquo;enfant ne soit pas brisée, cela se manifesterait par des merveilles. L&rsquo;enfant ferait des choses merveilleuses dans le monde si sa volonté était soutenue, s&rsquo;il était choyé.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les pleurs</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: N&rsquo;est-ce pas seulement l&rsquo;amour du tuteur qui peut calmer le premier cri du nourrisson&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong> : Au moment où le nourrisson pleure pour la première fois, il ne connaît pas son tuteur et le tuteur n&rsquo;est pas son tuteur. C&rsquo;est après qu&rsquo;il commence à savoir que c&rsquo;est son gardien. Ses vrais gardiens étaient des anges.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Que signifie le fait qu&rsquo;un enfant vienne sur terre sans pleurer&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: Cela indique une anomalie. Cet enfant est tout à fait anormal et il n&rsquo;aura pas un développement complet parce que la nouvelle sphère ne l&rsquo;a pas frappé. En d&rsquo;autres termes, il n&rsquo;est pas totalement éveillé pour ressentir la nouvelle sphère. Amenez ici une personne éveillée&nbsp;; elle s&rsquo;assiéra et verra ce qui se passe. Amenez une personne en état d&rsquo;ébriété, elle s&rsquo;assiéra ici, elle ne sait pas ce qui se passe, elle est ignorante de son état. Il en va de même pour un nourrisson. Il n&rsquo;arrive jamais qu&rsquo;un enfant ne pleure pas. Mais s&rsquo;il ne pleure pas, c&rsquo;est que quelque chose ne va pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Comment se fait-il que seule la mère puisse faire taire l&rsquo;enfant dans les premiers jours de sa vie&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: Parce que l&rsquo;enfant est une partie de la mère. Par conséquent, le rythme de l&rsquo;esprit de la mère est semblable au rythme de l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant. L&rsquo;âme qui est venue d&rsquo;en haut est reçue, élevée et soignée par la mère. La mère est sa meilleure amie. Les hindous disent&nbsp;: « La mère est le premier gourou. Guru signifie enseignant. La mère est la première enseignante.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La destruction</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Comment peut-on empêcher un enfant de détruire des choses, existe-t-il un traitement spécial&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: Pour le nourrisson de la première année, il est très difficile de l&#8217;empêcher de détruire. D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;inclination à détruire est une grande vertu chez l&rsquo;enfant, c&rsquo;est le désir de l&rsquo;âme de connaître le mystère de la vie. Car tout objet pour un nourrisson est une couverture, un voile sur ce mystère que l&rsquo;âme recherche. Il en est agacé, parce que c&rsquo;est un voile. Il ne l&rsquo;explique pas, donc il le brise. En le brisant, il veut savoir ce que c&rsquo;est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, on peut empêcher l&rsquo;enfant de détruire en le lui suggérant, mais pas en l&rsquo;ennuyant. L&rsquo;agacement doit être évité, car il n&rsquo;est pas bon pour un enfant. Plus on est patient avec le nourrisson, mieux c&rsquo;est. Sa volonté devient plus puissante. La volonté se manifeste, l&rsquo;intelligence devient plus vive. Si vous l&rsquo;agacez, ses nerfs sont à l&rsquo;étroit. Si vous l&rsquo;agacez, son système nerveux s&rsquo;affaiblit, il devient déprimé, le système nerveux se contracte. Il devient timide. Et lorsqu&rsquo;il est adulte, cette peur demeure. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut être extrêmement prudent avec un nourrisson, afin que ses nerfs ne se contractent pas. Ses centres nerveux sont délicats. Ce sont ces centres qui sont les centres intuitifs. Plus tard, ces centres aideront l&rsquo;âme à percevoir des connaissances supérieures. Et si ces centres deviennent étroits à cause de l&rsquo;agacement du tuteur, alors le nourrisson perdra cette faculté grâce à laquelle il doit grandir et grâce à laquelle il profitera de la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfant comprendra&nbsp;; il faut être patient&nbsp;; il faut répéter&nbsp;: « tu ne dois pas le casser » chaque fois qu&rsquo;il le casse&nbsp;; laissez-le casser cent choses&nbsp;; chaque fois qu&rsquo;il casse, dites simplement « tu ne dois pas casser », cela l&rsquo;aidera.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;esprit de possession</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Comment faire la différence entre cultiver l&rsquo;esprit de possession et l&rsquo;esprit de générosité, l&rsquo;esprit de don chez un enfant&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: Nous n&rsquo;avons pas besoin d&rsquo;enseigner l&rsquo;esprit de possession, il est né dans chaque âme. Ce qu&rsquo;il faut enseigner, c&rsquo;est le contraire. Tout ce qu&rsquo;un enfant voit, à qui que ce soit, il le possède de par son droit de naissance. Il ne s&rsquo;est pas éveillé à ce monde de limitations et de divisions. Tout ce qui est là lui appartient et lui appartient vraiment. C&rsquo;est notre conscience de la dualité qui nous rend pauvres. Le nourrisson est riche, plus riche que quiconque dans ce monde. Il possède les richesses de Dieu, car de même que tout appartient à Dieu, tout appartient à l&rsquo;enfant. Il n&rsquo;y a donc aucun désir de la part d&rsquo;un enfant de posséder quoi que ce soit, il possède tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est l&rsquo;expérience de la terre qui donne à l&rsquo;enfant, au fur et à mesure qu&rsquo;il grandit, le désir de posséder, car il devient alors limité. Il y a alors des choses qui appartiennent à d&rsquo;autres, et certaines choses qui appartiennent à l&rsquo;enfant. C&rsquo;est limitatif. Il n&rsquo;est pas nécessaire d&rsquo;enseigner cela. Tant que l&rsquo;on peut enseigner l&rsquo;autre chose&nbsp;: donner, on aide beaucoup l&rsquo;enfant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;égoïsme</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mais parfois, les gens se demandent si ce n&rsquo;est-ce pas une erreur, d&rsquo;une certaine manière, de rendre une personne généreuse dans ce monde méchant, où tout le monde souhaite arracher quelque chose à tous ceux qu&rsquo;il voit. En particulier, toutes les personnes simples qui donnent, qui sont généreuses, sont celles dont les autres profitent le plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma réponse est que l&rsquo;égoïste est son propre ennemi. Il pense que l&rsquo;égoïsme est rentable, mais sa propre action joue contre lui. Il peut apparemment réussir&nbsp;: l&rsquo;égoïsme permet de gagner des richesses, de les conserver ou, grâce à une qualité tenace, de conserver des choses, une position, un rang ou quelque chose d&rsquo;autre. Mais en même temps, il va à l&rsquo;encontre de son propre objectif, parce qu&rsquo;en conservant les choses, il se rend faible. En outre, quelle que soit l&rsquo;expérience de chacun, on finit par réaliser que ceux qui poursuivent le monde, le monde s&rsquo;éloigne d&rsquo;eux, et que celui qui tourne le dos, le monde le suit.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> Le terme utilisé par Inayat Khan est « <em>gardian</em>« . Il renvoie à la notion de celui qui garde l&rsquo;enfant, qui en prend soin. La mot tuteur permet de conserver ce sens et d&rsquo;éviter les confusions avec éducateur, parents et formateur qui pourrait induire l&rsquo;idée extrême de formatage</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, 23 juin 1926</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 2</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La relaxation mystique ou méditation</title>
		<link>https://lsps.fr/la-relaxation-mystique-ou-meditation/pom/psychologie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Feb 2026 04:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie - Le mental - Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Akasha]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin de la méditation - Voie de la méditation]]></category>
		<category><![CDATA[Communication entre le monde extérieur et le monde intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[Connaissance de soi - connaissance du moi]]></category>
		<category><![CDATA[Effacement de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Faculté créatrice du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Miroir du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Phénomène de la réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de la concentration]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de la répétition]]></category>
		<category><![CDATA[Réalisation spirituelle]]></category>
		<category><![CDATA[Renonciation - Sacrifice - Obéissance]]></category>
		<category><![CDATA[S'oublier soi-même]]></category>
		<category><![CDATA[Voie de la concentration]]></category>
		<category><![CDATA[Voie de la contemplation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La relaxation mystique et la méditation sont une seule et même chose. Je l&#8217;ai appelée relaxation mystique pour rendre le sujet moins compliqué ou plus explicatif. Bien souvent les gens demeurent perplexes devant le terme méditation parce qu&#8217;il est employé souvent par nombre de gens qui ont des idées différentes à son sujet. En l&#8217;appelant [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-56d38c1d wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:0;padding-bottom:0;padding-left:0">La relaxation mystique et la méditation sont une seule et même chose. Je l&rsquo;ai appelée relaxation mystique pour rendre le sujet moins compliqué ou plus explicatif. Bien souvent les gens demeurent perplexes devant le terme méditation parce qu&rsquo;il est employé souvent par nombre de gens qui ont des idées différentes à son sujet. En l&rsquo;appelant relaxation mystique le sens en devient simple et clair.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;un point de vue physique il y a le fait que la contraction et l&rsquo;extension permettent à l&rsquo;homme d&rsquo;extérioriser la vitalité interne. La relaxation est la condition contraire. L&rsquo;énergie est ou bien amenée au plan extérieur, ou bien l&rsquo;énergie est mise au repos dans sa condition naturelle et normale. Quand quelqu&rsquo;un soulève un objet pesant, fait quelque chose avec détermination, il amène cette énergie du dedans dans son corps physique&nbsp;; elle s&rsquo;exprime à travers ses muscles et ses nerfs. Quand quelqu&rsquo;un est endormi cette énergie est mise au repos. Cette énergie, ayant de la valeur, étant très précieuse, quand elle est utilisée au-dehors amène des gains extérieurs et quand elle est utilisée au-dedans amène des acquisitions spirituelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La méditation est atteinte à travers deux étapes. La première étape est la concentration et la suivante est la contemplation. Après avoir atteint ces deux stades vient le troisième stade qui est la méditation. Ce qui vient après cela est la réalisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La concentration</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Rien en ce monde ne peut être convenablement mené à bien sans concentration, que ce soit dans les affaires, dans d&rsquo;autres professions ou dans le travail spirituel. Ceux qui ne peuvent pas avoir de succès dans leurs affaires ou leur profession sont ceux dont la concentration n&rsquo;est pas bonne. Et pour beaucoup de ceux qui ont réussi dans leur vie, le mystère de leur succès est qu&rsquo;ils avaient une bonne concentration. Ils peuvent ne pas le savoir. Il y a eu nombre de grands inventeurs qui nous ont amené des choses merveilleuses, et peut-être qu&rsquo;eux-mêmes ne savaient pas que c&rsquo;était grâce à leur concentration qu&rsquo;ils avaient pu inventer ces choses merveilleuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains sont naturellement nés avec ce don et c&rsquo;est à cause de ce don qu&rsquo;ils ont fait un succès de ce qu&rsquo;ils ont entrepris. Si l&rsquo;on est artiste, avec l&rsquo;aide de la concentration l&rsquo;on peut créer des œuvres magnifiques. Si l&rsquo;on est scientifique, on peut faire des choses merveilleuses dans la science. Et si l&rsquo;on est poète, ce sera facile d&rsquo;écrire de la poésie. Si l&rsquo;on est mystique, le flot de l&rsquo;inspiration mystique arrivera. Mais sans concentration, aussi compétente que soit une personne, elle ne pourra pas utiliser au mieux sa compétence, elle ne pourra pas être réellement compétente. C&rsquo;est par le pouvoir de la concentration qu&rsquo;elle pourra s&rsquo;exprimer pleinement.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les trois aspects de la concentration</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La concentration peut être considérée d&rsquo;un point de vue métaphysique comme ayant trois aspects&nbsp;: la réflexion, la construction, le développement. La première sorte de concentration consiste à refléter tout objet que l&rsquo;on a mis devant soi. C&rsquo;est la qualité-miroir du mental qui nous permet de nous concentrer de cette manière. Quelqu&rsquo;un qui est impressionné par une certaine chose qu&rsquo;il a vue au dehors et essaie de se concentrer sur elle, la retient dans son mental. En d&rsquo;autres termes, il focalise son mental sur cet objet dont il est impressionné et son mental se contente de le refléter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre sorte de concentration est constructive, en d&rsquo;autres termes, elle consiste à composer. Par exemple, si l&rsquo;on demandait à un artiste de peindre un tableau fantastique, il créerait mentalement le visage d&rsquo;un homme avec des cornes de buffle et deux ailes d&rsquo;oiseau. Le matériau est déjà dans son mental&nbsp;; il lui faut seulement le rassembler pour créer une certaine forme. Telle est la concentration constructive. C&rsquo;est visualiser, en d&rsquo;autres termes, appliquer le mental à produire quelque chose sous la direction de la volonté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième aspect de la concentration est l&rsquo;improvisation. Si l&rsquo;on demande à un poète d&rsquo;écrire une poésie sur un bouton de rose, il commencera à improviser. Il y amènera une goutte de rosée et brossera une image de l&rsquo;aube, il amènera un joli ruisseau et construira un bel arrière-plan. Telle est la troisième sorte de concentration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les gens croient bien souvent que se concentrer est fermer les yeux et s&rsquo;asseoir en silence à l&rsquo;église, et cela seulement une fois par semaine. Et quand ils le font, ils ne savent pas où s&rsquo;en va leur mental. Eux-mêmes sont dans l&rsquo;église, mais ils ne savent pas où est leur mental.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;amour facilite la concentration</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a l&rsquo;histoire d&rsquo;un maître qui avait de nombreux disciples s&rsquo;exerçant sous sa direction. Il leur enseignait la concentration. A chacun il donnait une tâche particulière. Un nouveau disciple arriva, une bonne, simple et innocente espèce d&rsquo;homme. Les autres pensèrent&nbsp;: « Qu&rsquo;est-ce que cet homme peut apprendre dans le chemin spirituel&nbsp;? » Quand le maître lui demanda&nbsp;: « Y a-t-il quelque chose que vous aimez, que vous pouvez appeler votre préférée&nbsp;? » Il dit&nbsp;: « Oui, il y a une vache à la maison » &#8211; « Bien &#8211; dit le maître &#8211; alors pensez à cette vache. Vous avez ici une cellule, asseyez-vous là et pensez à elle ». Les autres disciples s&rsquo;assirent dans leurs cellules, fermèrent les yeux pendant cinq ou dix minutes, et puis cela les fatigua et ils s&rsquo;en allèrent. Cet homme resta assis là à penser très longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autres disciples ne comprenaient pas pourquoi ce nouveau était absent à tous leurs jeux et conversations. Le maître demanda&nbsp;: « Où est le nouvel élève&nbsp;? Où est-il passé&nbsp;? » Les élèves répondirent&nbsp;: « Nous ne l&rsquo;avons jamais vu, à part la première fois où il est venu. » Ils allèrent voir à sa pièce&nbsp;; ils n&rsquo;obtinrent aucune réponse, la porte était fermée. Le maître vint et que vit-il&nbsp;? L&rsquo;élève était là en train de se concentrer sur l&rsquo;objet qui lui avait été donné. Le maître l&rsquo;appela par son nom. Il répondit par un meuglement de vache. « Sortez&nbsp;! » dit le maître. Il répondit&nbsp;: « Mes cornes sont trop larges pour passer par cette porte » Le maître dit à ses élèves&nbsp;: « Voilà ce qu&rsquo;on appelle concentration »</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;oubli de soi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La Bible parle de sacrifice de soi. Les gens pensent qu&rsquo;il s&rsquo;agit de ne pas manger, de ne pas boire, d&rsquo;abandonner tout ce qui est beau et bon dans la vie, d&rsquo;aller quelque part dans la solitude pour ne jamais plus reparaître. C&rsquo;est une mauvaise interprétation d&rsquo;un enseignement vrai. Le sacrifice de soi est l&rsquo;effacement de soi, il vient de l&rsquo;oubli de soi. Si vous étudiez les gens dans votre entourage vous constaterez que ceux qui sont heureux le sont parce qu&rsquo;ils ont moins le sentiment d&rsquo;eux-mêmes. S&rsquo;ils sont malheureux c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils pensent trop à eux-mêmes. Une personne est plus supportable quand elle pense moins à elle-même, et une personne est insupportable quand elle pense sans cesse à elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a beaucoup de misères dans la vie, mais la plus grande misère est d&rsquo;avoir pitié de soi-même. Une telle personne est plus pesante qu&rsquo;une pierre, pesante pour elle-même et pesante pour les autres. Les autres ne peuvent pas la supporter, elle-même ne sait pas se conduire. Quand ce disciple pensa à la vache, il n&rsquo;eut aucune idée de lui-même. Il n&rsquo;y avait personne d&rsquo;autre que la vache. Ce n&rsquo;est pas une chose facile à faire, de s&rsquo;oublier soi-même à ce point. Si l&rsquo;on y arrive, quel pouvoir merveilleux l&rsquo;on a créé en soi-même&nbsp;! C&rsquo;est un grand mystère. Il donne pouvoir sur le paradis et l&rsquo;enfer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Omar Khayyâm</em> dit dans son <em>Rubayat</em>&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">Le paradis est la vision du désir accompli, l&rsquo;enfer est l&rsquo;ombre de l&rsquo;âme en feu.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Où se trouve cette ombre&nbsp;? Où est cette vision&nbsp;? Ne sont-elles pas en nous&nbsp;? C&rsquo;est nous qui les maintenons. Par conséquent, le paradis et l&rsquo;enfer sont ce que nous avons fait pour nous-mêmes, et si ce peut être changé, ce ne peut être changé par rien sinon par la concentration.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le pouvoir créateur</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la concentration a encore un sens plus grand que celui-là. Le pouvoir créateur que l&rsquo;homme possède et que l&rsquo;homme tient par héritage de Dieu, ce pouvoir créateur commence à faire des prodiges.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple quelqu&rsquo;un pense&nbsp;: « J&rsquo;aimerais manger du poisson à dîner », et quand il arrive à la maison il constate que la ménagère a fait du poisson à dîner. Et quand il a pensé à une tarte aux pommes, quand il arrive à la maison il la trouve toute préparée. Tel est le phénomène de la concentration. Il peut ne pas le savoir, mais cela a opéré de cette manière&nbsp;: l&rsquo;homme a pensé à ces plats, et sa pensée a frappé le mental de la ménagère, et celle-ci les lui a servis. Imaginez quel grand pouvoir c&rsquo;est. On n&rsquo;a pas besoin de penser à ses désirs. Le fait même d&rsquo;avoir le désir est suffisant&nbsp;; le concentration le réalise et le matérialise.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;akasha</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai connu quelqu&rsquo;un en Inde à qui beaucoup de gens s&rsquo;adressaient. Parce qu&rsquo;il ne voulait pas de publicité, il les traitait si froidement que beaucoup s&rsquo;en allaient. Néanmoins, des gens venaient le voir, et un homme lui dit&nbsp;: « J&rsquo;ai un procès au tribunal et je n&rsquo;ai pas d&rsquo;argent. Je suis en grande détresse. Je suis un homme pauvre ». Le sage dit&nbsp;: « Racontez-moi tout de votre cas ». L&rsquo;homme lui en dit tout. Il y avait un crayon et du papier, et le sage écrivit&nbsp;: « Je ne vois aucun délit chez cette personne. Par conséquent, un non-lieu doit être prononcé ». Et puis, il dit&nbsp;: « Partez ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme fut surpris. Le sage n&rsquo;avait dit aucune prière pour lui, il ne l&rsquo;avait pas béni. Il s&rsquo;était juste assis, avait écrit une phrase et lui avait dit de s&rsquo;en aller. Quand cet homme alla au tribunal, à sa grande surprise il constata que le juge prononça les mots mêmes que le sage avait écrits. Ces mots avaient été écrits dans l&rsquo;<em>akasha</em>, c&rsquo;est à dire dans les sphères.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les prodiges</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Tel est le pouvoir de la concentration. Il y a beaucoup d&rsquo;histoires qu&rsquo;on raconte en Orient sur les <em>fakirs</em>, les derviches, les sages, les <em>mahatmas</em>. Bien des gens se demandent si elles sont toutes vraies, et si elles sont vraies comment ces choses peuvent être accomplies. Ils veulent des explications scientifiques. Ils disent&nbsp;: « Il y a quelque chose que la science n&rsquo;a pas encore découvert, mais peut-être qu&rsquo;un jour la science les découvrira ». Il est certain qu&rsquo;autant de vrai il y a, autant de fausseté il y a aussi, car tout peut être imité. Il y a l&rsquo;or et il y a l&rsquo;or d&rsquo;imitation, il y a l&rsquo;argent et il y a l&rsquo;argent d&rsquo;imitation. Et ainsi il y a l&rsquo;imitation de la vérité aussi. Dans tout ce qu&rsquo;on voit de merveilleux et d&rsquo;étonnant, tout n&rsquo;est pas si merveilleux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et en même temps, il y a des choses qui sont plus étonnantes que l&rsquo;on ne peut imaginer, et elles appartiennent toutes au pouvoir du mental. Et d&rsquo;où cela vient-il&nbsp;? De la source de toutes choses. C&rsquo;est le pouvoir de Dieu. Même dans l&rsquo;atteinte de l&rsquo;union avec Dieu c&rsquo;est la concentration qui aide.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La persévérance</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a l&rsquo;histoire d&rsquo;un jeune garçon qui fut envoyé à l&rsquo;école. Le maître lui donna la première leçon qui était le chiffre 1. Dans une langue orientale on l&rsquo;appelle <em>alif</em> et il représente à la fois le 1 et le A. Les autres élèves l&rsquo;apprirent et beaucoup d&rsquo;autres lettres en plus, mais ce garçon écrivit sans cesse la même lettre. Le maître le vit faire cela deux, trois jours. Le troisième jour il lui demanda&nbsp;: « As-t-u appris ta leçon&nbsp;? Veux-tu que je te donne une autre lettre&nbsp;? » Mais le garçon répondit&nbsp;: « Elle n&rsquo;est pas encore finie ». Le maître fut contrarié et dit aux parents&nbsp;: « Cet enfant n&rsquo;apprendra jamais. Enlevez-le, il est stupide. Il continue à écrire la même lettre depuis trois jours et refuse d&rsquo;apprendre davantage ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les parents ramenèrent le garçon à la maison et furent très contrariés. Quand le gamin vit que ses parents étaient fâchés, un jour il s&rsquo;échappa et s&rsquo;enfuit. Il ne réapparut pas pendant très, très longtemps. Mais un jour il apparut dans la même école où il avait appris sa première leçon. Il dit au maître&nbsp;: « Me reconnaissez-vous&nbsp;? Vous serez surpris d&rsquo;apprendre que j&rsquo;écris toujours cette même première leçon. Je n&rsquo;ai pas encore eu la seconde leçon. A présent, je viens pour cela. J&rsquo;ai appris la première. L&rsquo;écrirai-je&nbsp;? ». Il fit ce signe sur le mur et le mur se fendit. Le maître dit&nbsp;: « Pour l&rsquo;amour de Dieu, ne l&rsquo;écris-pas une seconde fois&nbsp;! »</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le pouvoir de la concentration</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le sens de cela est qu&rsquo;il avait contemplé cette forme et vu cette forme dans l&rsquo;arbre, dans la plante&nbsp;; dans la totalité de la nature il avait vu ce chiffre unique. Grâce à cela sa concentration était devenue parfaite et son pouvoir était devenu si grand qu&rsquo;il n&rsquo;y avait rien qu&rsquo;il n&rsquo;aurait pu faire. Il y en a très peu qui connaissent quel secret est caché derrière le pouvoir de concentration.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La contemplation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en maintenant à la contemplation qui est la seconde étape de la concentration. La contemplation est la répétition d&rsquo;une certaine idée, et cette répétition produit la matérialisation de cette idée, elle matérialise l&rsquo;idée. Ceux qui ont pu accomplir de grands travaux dans le monde ont été des gens contemplatifs. Souvent ils ne le savent pas. C&rsquo;est la répétition d&rsquo;une certaine idée qui crée l&rsquo;idée, l&rsquo;amène dans le monde physique. Par exemple, ceux qui peuvent contempler la santé peuvent créer cette parfaite santé qu&rsquo;aucune médecine, rien d&rsquo;autre ne peut donner. Ceux qui contemplent l&rsquo;inspiration montreront une grande inspiration. Ceux qui contemplent la puissance et le pouvoir développent puissance et pouvoir. On ne peut pas arriver à ce stade à moins que l&rsquo;on n&rsquo;ait maîtrisé la concentration, parce que la concentration est la première étape, et l&rsquo;on doit avancer graduellement jusqu&rsquo;au stade de la contemplation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée de Coué, de dire&nbsp;: « <em>Chaque jour à tous les points de vue je vais de mieux en mieux</em> » est une chose qu&rsquo;il a aujourd&rsquo;hui découverte et qui a été connue des penseurs depuis des milliers d&rsquo;années. Sur cela a été basée l&rsquo;entière méthode du mysticisme. Mais il saute la première partie, car la contemplation est la seconde partie de la concentration&nbsp;; on ne peut pas l&rsquo;atteindre si le premier stade de concentration n&rsquo;a pas été exécuté.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le cœur de l&rsquo;homme est plus vaste que l&rsquo;univers</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait demander jusqu&rsquo;à quel point la contemplation peut être une aide. A cela je répondrai que rien au monde n&rsquo;est impossible pour quelqu&rsquo;un de contemplatif, si seulement il sait comment contempler. Certainement ce sera du charabia pour ceux qui ne comprennent pas ce sujet. Ils diront&nbsp;: « Quel rapport il y a-t-il entre le mental de l&rsquo;homme et les affaires extérieures&nbsp;? Peut-être peut-on se guérir soi-même de la maladie, mais s&rsquo;il y a une affaire au-dehors qui va mal, une question d&rsquo;argent ou d&rsquo;affaires, quel rapport est-ce que cela a avec le mental&nbsp;? »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je répondrai que tout ce qui existe, que ce soit les affaires ou le commerce, tout ce qui est visible et invisible, tout ce qui paraît être au-dehors est au-dedans de vous, parce que le mental l&rsquo;entoure. C&rsquo;est logé dans votre mental. Le mental est un réceptacle du monde qui est au-dehors.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un poète Hindoustani a écrit sur cela des paroles magnifiques. Il dit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">«&nbsp;La terre et les mers ne sont pas trop grands pour que le cœur de l&rsquo;homme les contienne&nbsp;».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">En d&rsquo;autres termes, le cœur de l&rsquo;homme est plus vaste que l&rsquo;univers&nbsp;; s&rsquo;il y avait mille univers, le cœur de l&rsquo;homme pourrait les contenir. Mais l&rsquo;homme, inconscient de son être interne, impressionné par ses limitations extérieures, reste sous l&rsquo;impression de sa faiblesse, de sa limitation, de sa petitesse. Et cela l&#8217;empêche de faire usage de ce grand pouvoir qu&rsquo;il peut trouver au-dedans de lui-même, de cette grande lumière grâce à laquelle il peut voir la vie plus clairement, et seulement parce qu&rsquo;il est inconscient de lui-même.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La méditation</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième stade est la méditation. Ce stade n&rsquo;a rien à faire avec le mental. C&rsquo;est l&rsquo;expérience de la conscience. La méditation est plonger profondément, elle est prendre son essor vers les sphères supérieures, elle est&nbsp;: s&rsquo;étendre plus largement que l&rsquo;univers. C&rsquo;est dans ces expériences que l&rsquo;on atteint la béatitude de la méditation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait demander&nbsp;: « En atteignant tout cela, quel bénéfice en retirons-nous&nbsp;? » Les gens sont plus préoccupés de bénéfices que jamais auparavant. A aucune époque les gens n&rsquo;ont été aussi anxieux d&rsquo;obtenir un profit qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Ils disent&nbsp;: « Le temps c&rsquo;est de l&rsquo;argent. S&rsquo;il y a un profit, je donnerai ma vie pour défendre un morceau de terre. C&rsquo;est un bénéfice tangible&nbsp;; cela restera en possession de mes enfants, ils pourront le toucher, sentir que c&rsquo;est là ». Ils donneront leur vie pour cela. Parlez-leur d&rsquo;un bénéfice et ils écouteront. Mais si c&rsquo;est dans les nuages ils n&rsquo;en voudront rien savoir. Le temps est précieux&nbsp;; en quelque chose qu&rsquo;ils ne connaissent pas, ils ne peuvent pas croire.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;appât du gain</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Cela ne veut pas dire que l&rsquo;homme aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est pas enclin au sacrifice. Il n&rsquo;en est pas ainsi. Il est aussi prêt à faire un sacrifice qu&rsquo;il y a mille ans. Et il peut même faire un plus grand sacrifice aujourd&rsquo;hui. Seulement il n&rsquo;est pas certain de ce qu&rsquo;il peut y gagner. Il est si préoccupé du gain qu&rsquo;il a toujours le gain en vue. Quand quelque chose ne montre pas un gain immédiat et quand il ne sait pas vraiment ce que c&rsquo;est, il pense&nbsp;: « Eh bien peut-être cela sera-t-il quelque chose que je peux obtenir sans sacrifice ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est étrange. Car quand les gens vont voir un professeur de chant pour développer leur voix, ils travaillent six ou neuf ans et écoutent tout ce que dit le professeur. Ils feront des grimaces, toutes sortes de bruits pour développer leur voix. Mais quand ils vont voir un instructeur spirituel ils lui demandent de parler de concentration devant une tasse de thé. En prenant leur thé ils demandent&nbsp;: « Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est que la méditation&nbsp;? » En une phrase ils veulent une réponse. Pendant mes voyages de toutes ces années, j&rsquo;ai vu cela.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La connaissance du soi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce n&rsquo;est pas atteint de cette façon. Cette connaissance est acquise à cause de l&rsquo;idéal qu&rsquo;elle représente pour vous. Elle est plus grande que la religion, plus sacrée que tout au monde. La connaissance du soi est comme l&rsquo;union avec Dieu. La réalisation du soi est la réalisation spirituelle. Cela peut-il être atteint par une conception superficielle&nbsp;? C&rsquo;est la chose la plus profonde, la plus élevée que l&rsquo;on puisse atteindre, la chose de la plus grande valeur que l&rsquo;on puisse toucher. Par conséquent, en Orient, quelqu&rsquo;un ne cherche pas ces choses dans un livre et un vrai maître n&rsquo;écrit pas de livre sur ces choses. Il écrira sur la philosophie, il préparera les esprits à apprécier ces choses, mais il ne dira pas comment les obtenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A ma grande surprise, en voyageant aux Etats-Unis, j&rsquo;ai vu des gens chercher des livres de cette sorte, essayant d&rsquo;acheter des livres sur le <em>Yoga</em>, les <em>Yogis</em>, la réalisation spirituelle. Certains ont perdu l&rsquo;esprit en lisant de tels livres. Ils ne peuvent pas garder leur équilibre en essayant de faire ce qu&rsquo;il y a dans le livre. C&rsquo;est comme s&rsquo;ils allaient demander à la pharmacie des pilules de yoga pour atteindre la spiritualité. Il y en a aussi beaucoup qui regardent un miroir pour devenir clairvoyants, qui fixent un cristal pour sonder la profondeur de la vie. Ils prennent légèrement quelque chose qui est ce qu&rsquo;il y a de plus haut, de meilleur et de plus sacré.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La foi</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce chemin n’est suivi que par ceux qui sont sérieux. Ceux qui vont à telle société, à cet institut ou à cet autre ou à un groupement occulte, ne savent pas ce qu&rsquo;ils font et ce qu&rsquo;ils cherchent. La connaissance supérieure ne peut pas s&rsquo;acquérir en allant à vingt endroits et en étant à la fin déçu parce qu&rsquo;on s&rsquo;est engagé avec légèreté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a l&rsquo;histoire d&rsquo;un Brahmine à qui un Musulman dit&nbsp;: « Je suis un adorateur de Dieu qui est sans forme, et vous êtes là, à prier cette idole d&rsquo;un dieu&nbsp;! » Le Brahmine dit&nbsp;: « Si j&rsquo;ai foi en cette idole elle me répondra, mais si vous n&rsquo;avez pas la foi, même Dieu dans les Cieux ne vous entendra pas ». Si nous ne nous attachons pas sérieusement aux choses&nbsp;; alors ces choses riront de nous&nbsp;; si nous les prenons avec sérieux, nous atteindrons des résultats sérieux.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La réalisation spirituelle</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne peut rien avoir de plus sérieux que la réalisation spirituelle. Si une personne la prend avec légèreté, elle ne sait pas ce qu&rsquo;elle fait. On ne doit pas du tout s&rsquo;engager dans ces choses pour revenir les mains vides. Revenir déçu du chemin spirituel avant d&rsquo;avoir atteint le but final, tourner bride, est la pire chose qui soit. Faire faillite n&rsquo;a pas d&rsquo;importance, on peut récupérer ce qu&rsquo;on a perdu dans le monde. Cela ne fait rien. Mais celui qui est allé dans le chemin spirituel et a tourné le dos, celui-là est à plaindre. C&rsquo;est la plus grande perte, une perte qui ne peut jamais être réparée.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em><em><em><em><em>Detroit, 8 février 1926,</em></em></em></em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong><strong>Publié dans Psychologie &#8211; l&rsquo;aire du mental &#8211; L’expansion de conscience</strong> &#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 13</strong></strong></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-relaxation-mystique-ou-meditation/pom/psychologie/">La relaxation mystique ou méditation</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les centres de perception interne</title>
		<link>https://lsps.fr/les-centres-de-perception-interne/pom/philosophie/philosophie-cahier-n5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 16:19:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Philosophie - Cahier n°5]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le grand cycle de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Akasha]]></category>
		<category><![CDATA[Asman]]></category>
		<category><![CDATA[Centres intérieurs]]></category>
		<category><![CDATA[Équilibre de la tête et du cœur]]></category>
		<category><![CDATA[Monde artificiel]]></category>
		<category><![CDATA[Mots sacrés]]></category>
		<category><![CDATA[Nur]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de la répétition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De même qu&#8217;il y a divers organes des sens, ainsi il y a les centres de perception interne. Ces centres sont les sièges des facultés intuitives. Il y en a deux parmi ces centres qui sont de grande importance&#160;: le cœur et la tête. Si l&#8217;entraînement des Soufis diffère de celui des Yogîs, c&#8217;est dans [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-51eed7a3 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-bottom:0">De même qu&rsquo;il y a divers organes des sens, ainsi il y a les centres de perception interne. Ces centres sont les sièges des facultés intuitives. Il y en a deux parmi ces centres qui sont de grande importance&nbsp;: le cœur et la tête. Si l&rsquo;entraînement des Soufis diffère de celui des <em>Yogîs</em>, c&rsquo;est dans l&rsquo;entraînement de ces deux centres à la fois, grâce à quoi le Soufi produit l&rsquo;équilibre. La tête sans le cœur montre un intellect sec, le cœur sans la tête représente une condition non équilibrée. L&rsquo;équilibre est l&rsquo;utilisation de ces deux facultés. L&rsquo;entraînement soufi tout entier est basé sur ce principe.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Les centres peuvent être comparés à l&rsquo;espace qu&rsquo;on trouve dans la pomme. Ils sont un « <em>akasha</em>« , une capacité, où non seulement l&rsquo;odorat, le toucher, l&rsquo;ouïe, et la vue sont perçus, mais aussi la pensée et le sentiment de l&rsquo;autre. La condition dans l&rsquo;atmosphère, le plaisir et le déplaisir de son prochain sont perçus. Et si le sens de perception est plus aigu, alors même le passé, le présent et le futur peuvent être perçus.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La vie telle que nous la vivons est artificielle</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l&rsquo;homme ne perçoit pas de cette façon, cela ne veut pas dire que ce soit étranger à sa nature. Cela veut dire seulement que l&rsquo;âme n&rsquo;a pas développé ce pouvoir de perception dans son corps. L&rsquo;absence de telles perceptions subtiles cause, par voie de conséquence naturelle, dépression et confusion, car l&rsquo;âme aspire à une perception plus aiguë, et elle éprouve de la confusion, et parfois de l&rsquo;énervement, à cause de ce manque d&rsquo;une perception plus complète &#8211; comme quelqu&rsquo;un d&rsquo;aveugle se sent nerveux parce que son aspiration intime est de voir et que, l&rsquo;organe de la vision venant à manquer, cela le trouble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci est généralement la cause cachée qui rend beaucoup d&rsquo;êtres nerveux. La vie telle que nous la vivons est une vie tout à fait artificielle, et elle travaille contre cela (contre une perception plus complète). Nous n&rsquo;avons pas besoin de lire les traditions anciennes pour chercher si c&rsquo;est vrai. Aujourd&rsquo;hui, dans les peuples qui vivent une vie moins artificielle, une vie plus simple, une vie dans et près de la nature, les facultés intuitives sont plus aiguisées, et ces gens montrent un bonheur plus grand.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le souffle</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ces centres arrivent à être bloqués par certaines nourritures et en vivant une vie plus matérialiste. Ces centres sont logés dans certains endroits, et, de même qu&rsquo;il y a certaines plantes dans les anfractuosités des montagnes où le soleil ne donne pas et que l&rsquo;air ne touche pas et où il est difficile à ces plantes de vivre, de même en est-il des centres de perception logés dans le corps physique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corps est nourri par les aliments, mais ces centres restent sans aucune nourriture. Le corps physique, qui est fait de matière, sa subsistance est dans la matière. Mais les centres de perception sont faits d&rsquo;une manière encore plus subtile, et bien qu&rsquo;ils soient logés dans le corps physique, aucune nourriture ne peut les atteindre, excepté celle qui est attirée par le souffle, la substance si subtile qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas même visible. Dans le langage des mystiques, elle est appelée « <em>nour</em>« , qui veut dire lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le corps n&rsquo;a pas seulement besoin de nourriture, mais aussi de souffle, en d&rsquo;autres termes de vibrations. Et cette vibration lui est donnée par la répétition de mots sacrés. Les sons, les voyelles, la composition des mots sacrés sont comme chimiques, et c&rsquo;est cette chimie qui était appelée par les philosophes autrefois alchimie. Ces centres sont les <em>akashas</em>, ou dômes, où chaque son a son écho. Et l&rsquo;écho une fois produit dans cet <em>akasha</em> ou « <em>asman</em> » atteint tous les autres <em>asmans</em> qui existent au-dedans et au-dehors. Par conséquent, la répétition d&rsquo;un mot sacré n&rsquo;a pas seulement à faire avec soi-même et sa propre vie. Mais elle s&rsquo;étend et s&rsquo;élève plus haut que nous ne pouvons l&rsquo;imaginer, et plus largement que l&rsquo;homme ne peut percevoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En vérité, chaque action met en mouvement chaque atome de l&rsquo;univers.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full" style="margin-top:var(--wp--preset--spacing--small);margin-bottom:var(--wp--preset--spacing--small)"><img loading="lazy" decoding="async" width="63" height="63" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/r.gif" alt="" class="wp-image-737"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Les vibrations</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Qu&rsquo;entendez-vous en disant que le souffle donne nourriture et souffle aux centres&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Nourriture et souffle à la fois. La nourriture prise dans le souffle, et le souffle aussi dans un sens symbolique&nbsp;: le souffle créé par le pouvoir de vibration. Tout juste comme dans une machine, la vapeur est aussi nécessaire que le mécanicien, ainsi dans le travail des centres, deux choses sont nécessaires&nbsp;: l&rsquo;alimentation par une nourriture plus subtile inhalée par le souffle et les vibrations de mouvements plus subtils créés par la répétition d&rsquo;un certain mot. Ces mots mettent certains atomes en mouvement, et ainsi les centres viennent à nouveau à la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Quelle est la valeur des mots sacrés&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Le mental a ses propres vibrations. Par exemple, une personne étant dans un état d&rsquo;esprit chaotique vient dans votre présence et vous le sentez aussitôt. Par conséquent, la pensée a ses vibrations, mais la pensée et la parole ensemble rendent la vibration plus parfaite, plus puissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Est-ce que les gens vivraient plus longtemps si les conditions étaient meilleures&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Il y a eu des époques où les hommes vivaient beaucoup plus longtemps que maintenant. La vie n&rsquo;est pas destinée à être douloureuse, et pourtant dans la vie humaine on fait l&rsquo;expérience de la douleur en toute chose&nbsp;: douleur dans la naissance, douleur dans la mort. Cela ne devrait pas être, cela vient d&rsquo;une vie artificielle, d&rsquo;un mode de vie non naturel. L&rsquo;homme est allé très au-delà du mode de vie normal.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-large)"><em>4 juillet 1923 &#8211; 17 h 30</em></p>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le grand cycle de l&rsquo;âme- série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1923.<br>La première édition en anglais date de 1924, Londres.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié dans&nbsp;Philosophie&nbsp;–&nbsp;cahier n°5 –&nbsp;L&rsquo;âme manifestée &#8211; Le corps &#8211; chapitre 3</strong></p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"></p>
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		<title>La pensée &#8211; image et le phénomène de réflexion</title>
		<link>https://lsps.fr/la-pensee-image-et-le-phenomene-de-reflexion/pom/psychologie/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme/psychologie-le-mental-cahier-n6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Jul 2025 15:11:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Psychologie - Le mental - Cahier n°6]]></category>
		<category><![CDATA[Recueil - Le palais des miroirs]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin de l'équilibre]]></category>
		<category><![CDATA[Élargissement du regard]]></category>
		<category><![CDATA[Images-pensées]]></category>
		<category><![CDATA[Jour du jugement]]></category>
		<category><![CDATA[Mantra Shastra]]></category>
		<category><![CDATA[Multiplicité des formes]]></category>
		<category><![CDATA[Phénomène de la réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de l'amour]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de la répétition]]></category>
		<category><![CDATA[Prison des possessions matérielles]]></category>
		<category><![CDATA[Source unique]]></category>
		<category><![CDATA[Unité dans la variété]]></category>
		<category><![CDATA[Wazifa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une pensée peut être comparée au film projeté sur un écran. Ce n’est pas une image unique, mais ce sont les différentes parties de cette image qui, changeant à chaque instant, forment le film. Il en est de même pour la pensée. Tout le monde n&#8217;est pas capable de retenir, de façon continue, une image [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-pensee-image-et-le-phenomene-de-reflexion/pom/psychologie/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme/psychologie-le-mental-cahier-n6/">La pensée &#8211; image et le phénomène de réflexion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-56d38c1d wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-bottom:0">Une pensée peut être comparée au film projeté sur un écran. Ce n’est pas une image unique, mais ce sont les différentes parties de cette image qui, changeant à chaque instant, forment le film. Il en est de même pour la pensée. Tout le monde n&rsquo;est pas capable de retenir, de façon continue, une image dans sa pensée. Le plus souvent, on forme une image en la complétant par un processus progressif. Ainsi, l&rsquo;image produite par la pensée est constituée de plusieurs parties, et quand la pensée est achevée, ces différentes parties se rejoignent.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Wazifa</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est sur cette notion que les mystiques ont fondé « <em>Mantra Shastra</em>« , la science de l&rsquo;influence psychologique des mots, que les soufis ont appelée « <em>Wazifa</em>« . Car le seul fait de retenir une pensée dans le mental ne suffit pas pour se concentrer sur cette pensée. D&rsquo;abord, tout le monde ne sait pas le faire&nbsp;; quelques-uns seulement sont capables de retenir une pensée comme une image. S&rsquo;il y a une possibilité de rendre complète une pensée, c&rsquo;est seulement par la répétition. C&rsquo;est la raison pour laquelle l&rsquo;art oriental procède de même&nbsp;: quand est créée, le long d&rsquo;un mur, une bordure de roses, c&rsquo;est afin que la rose reproduite vingt mille fois puisse créer, en un seul regard, l&rsquo;image d&rsquo;une rose dans toute sa plénitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la pensée est sollicitée par beaucoup d&rsquo;objets, elle ne peut en retenir aucun. C&rsquo;est pourquoi le meilleur moyen de contemplation adopté par les mystiques est la répétition d&rsquo;un mot suggérant une certaine pensée&nbsp;; un mot qui, par sa répétition évoque l&rsquo;image d&rsquo;une certaine idée. Cependant, une seule répétition ne peut suffire. Pour graver une figure dans la pierre, il ne suffit pas de tracer une ligne au crayon, il faut la graver au burin. De même, afin qu&rsquo;une idée soit vraiment imprimée profondément sur le subconscient, une gravure est nécessaire. Ceci se fait par la répétition d&rsquo;un mot, évocateur de l&rsquo;idée souhaitée. Aucune répétition n&rsquo;est de trop, car chaque répétition, non seulement complète l&rsquo;idée, mais elle l&rsquo;approfondit, en apposant une impression nette sur le subconscient.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le phénomène de réflexion</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">En dehors du processus mystique, on voit tous les jours des gens qui entretiennent des pensées de douleur, de haine, de désir ardent, de déception, d&rsquo;admiration, d&rsquo;amour, sans se rendre compte que cela agit intérieurement&nbsp;; et pourtant, cela produit une impression qui va se projeter sur toute personne rencontrée. On ne peut être qu&rsquo;attiré par un être d&rsquo;amour, et c&rsquo;est sans se rendre compte que l&rsquo;on se dirige vers une personne affectueuse. En présence de la haine, il est impossible de ne pas la voir. On ne peut ignorer une sensation de douleur provenant de quelqu&rsquo;un, car la souffrance est gravée dans son cœur. Voilà le phénomène de réflexion d&rsquo;un mental sur un autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains êtres peuvent d’asseoir ensemble, travailler ensemble, vivre ensemble toute leur vie, et peuvent néanmoins rester fermés l&rsquo;un à l&rsquo;autre. C&rsquo;est ce même phénomène de réflexion. Si le cœur de l&rsquo;un est fermé, son influence fait se fermer le cœur de l&rsquo;autre. Une personne dont le cœur est fermé fera se fermer le cœur des autres partout où elle ira. Même les personnes les plus aimantes sentiront, impuissantes, les portes de leur cœur se fermer, à leur plus grand regret, sans comprendre pourquoi. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un phénomène inconscient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ainsi que deux personnes qui se rencontrent, ressentent sans même se dire un mot, agrément ou désagrément, affection ou irritation, harmonie ou agitation.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Le palais des miroirs</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont nos paroles qui cachent la réalité&nbsp;; sans quoi, le phénomène de ce monde de miroirs serait tel que tout l&rsquo;univers ne nous apparaîtrait que comme un palais de miroirs, l&rsquo;un reflétant l&rsquo;autre. Si nous ne le voyons pas, ce n&rsquo;est pas que nous en sommes incapables&nbsp;; cela signifie seulement que nos yeux ne sont pas toujours ouverts, et ainsi nous demeurons dans notre ignorance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;il est vrai que l&rsquo;univers est un palais de miroirs, il n&rsquo;y a rien dans ce monde que l&rsquo;on puisse cacher. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme il est dit dans le Coran&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Au jour du jugement, vos mains et vos pieds porteront témoignage de vos actes ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Mais chaque moment de la journée est un jour du jugement. Nous ne devons pas attendre le dernier jour pour nous en rendre compte. Nous le voyons constamment, et nous en avons l&rsquo;expérience, mais nous n&rsquo;y prêtons pas suffisamment attention. Chaque fois que nous éprouvons un sentiment de bonté, de bonne volonté envers un autre, ou d&rsquo;irritation, de nervosité, d&rsquo;antagonisme, une tendance hostile, nous ne pouvons l&rsquo;écarter de cet autre. Cela suffit pour que nous connaissions cette vérité essentielle, la vérité absolue de l&rsquo;univers entier, que la Source est Une, le But est Un, la Vie Une, et la multiplicité seulement son voile.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="246" height="236" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/04/08.gif" alt="Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie" class="wp-image-1593" style="width:101px;height:auto"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>La notion d&rsquo;individualité vient du mental</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Est-ce que le subconscient est non-individualiste&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Pas nécessairement, la surface du mental subconscient est non-individualiste, mais sa profondeur est universelle, absolue. Dans la profondeur du mental subconscient, chacun peut découvrir le mental ultime et absolu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Peut-on appeler « âme » le mental subconscient&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Non. Le mental est toujours le mental&nbsp;; l&rsquo;âme demeure toujours l&rsquo;âme. Le mental est un instrument de l&rsquo;âme, comme la machine l’est pour l’ingénieur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Si la profondeur de notre mental n&rsquo;est pas individualisée, devons-nous essayer de l&rsquo;individualiser afin d&rsquo;acquérir la sagesse&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: L&rsquo;homme n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;essayer d&rsquo;individualiser, le mental est déjà individualisé. Il vaudrait mieux essayer de faire le contraire. Tout, dans la vie, nous incite à individualiser. La notion d&rsquo;individualité vient du mental, le mental lui-même est l&rsquo;individu. Il n&rsquo;est pas nécessaire de faire quoi que ce soit au mental à cet égard. Ce qui est nécessaire, c&rsquo;est d&rsquo;élever la conscience de plus en plus haut afin d&rsquo;élargir l&rsquo;horizon de notre vision.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Posséder sans être possédé</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Est-ce que l&rsquo;on peut parler de « propriétés » d&rsquo;une âme individuelle&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Je ne sais pas ce que vous voulez dire par « âme ». Dans ma terminologie, j&rsquo;appelle « âme » ce qui ne possède aucune propriété. Si jamais elle en possédait une, c&rsquo;est qu&rsquo;elle serait devenue prisonnière de la propriété, et alors elle essayerait à chaque instant de s&rsquo;en détacher. La « propriété » est une illusion que l&rsquo;âme reçoit en possédant un mental et un corps, et aussi longtemps qu&rsquo;elle conserve cette illusion, elle reste prisonnière. En réalité, cette propriété ne lui appartient pas, et elle n&rsquo;appartient pas à cette « propriété ». Comprendre cela est la motivation de l&rsquo;ascète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, si vous me demandiez&nbsp;: « Est-il bon pour l&rsquo;âme de posséder quelque chose&nbsp;? », je dirais que le mieux pour l&rsquo;âme serait de se rendre compte que toutes les propriétés lui appartiennent&nbsp;: plus vaste est la propriété qu&rsquo;elle estime sienne, mieux cela vaut. La seule chose qui nuit à l&rsquo;âme est d&rsquo;être possédée par la propriété.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Coran dit&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Nous avons fait tout ce qui est au ciel et sur la terre pour l&rsquo;homme ».</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;il en est ainsi, il n&rsquo;y a rien de bon ou de beau qui ne soit pour l&rsquo;homme, et il n&rsquo;y a pas de péché pour lui à posséder, aussi longtemps qu&rsquo;il n&rsquo;est pas lui-même possédé.</p>



<h4 class="wp-block-heading"><strong>Gérer la réceptivité</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Si une personne, dont le cœur est fermé, a projeté cet état sur quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre, comment y remédier&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Si quelqu&rsquo;un vous jette un verre d&rsquo;eau quand vous passez sous sa fenêtre, que faites-vous&nbsp;? Vous vous sauvez. C&rsquo;est tout ce que vous pouvez faire pour éviter l&rsquo;eau. Bien sûr, ceci est une réponse banale. La réponse véritable est que vous devez obtenir la clef de chaque cœur. En possession de la clef, vous pouvez l&rsquo;ouvrir. Où trouver cette clef, direz-vous&nbsp;? Est-ce l&rsquo;amour&nbsp;? Certes, le pouvoir de l&rsquo;amour permet de tenir cette clef en main, mais la clef elle-même n&rsquo;est pas l&rsquo;amour&nbsp;: c&rsquo;est la sagesse. Il y a beaucoup d&rsquo;êtres pleins d&rsquo;amour, qui néanmoins ne peuvent ouvrir le cœur d&rsquo;autrui. Ils auraient le pouvoir de tenir cette clef en main, mais ils ne la possèdent pas. L&rsquo;amour est un pouvoir, mais la clef est&nbsp;: tact, sagesse, compréhension de la psychologie d&rsquo;autrui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Si deux fortes personnalités s&rsquo;opposent l&rsquo;une à l&rsquo;autre…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: C’est la guerre&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Est-ce toujours la plus forte qui projette sa réflexion sur l&rsquo;autre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Non. C&rsquo;est celui qui, momentanément, se trouve dans un état négatif qui reçoit la réflexion projetée par celui qui est dans un état positif. Le plus souvent, les deux en sont inconscients. Le plus fort n&rsquo;est pas tout le temps positif, et le plus faible n&rsquo;est pas tout le temps négatif. Le mental de l&rsquo;un agit sur celui de l&rsquo;autre, sans qu&rsquo;ils le sachent, et parfois ils n&rsquo;en ressentent l&rsquo;effet que plus tard.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right has-manrope-font-family wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><em>Le palais des miroirs &#8211; série de conférences donnée durant l’École d’été, Suresnes, 1924.<br>La première édition en anglais date de 1935 Deventer.</em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong><strong>Publié dans Psychologie – <strong><strong>L’aire du mental <strong><strong>–&nbsp;Le palais des miroirs</strong></strong></strong></strong> –&nbsp;<strong>cahier n°6</strong>&nbsp;– chapitre 3</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/la-pensee-image-et-le-phenomene-de-reflexion/pom/psychologie/psychologie-laire-du-mental-de-lhomme/psychologie-le-mental-cahier-n6/">La pensée &#8211; image et le phénomène de réflexion</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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