
La religion, dans le sens habituel où l’entend le monde, est un credo. Il n’y a pas beaucoup de religion dans le monde, mais il y a beaucoup de credos. Que veut dire un credo ? Un credo veut dire un écran sur la religion. Il y a une seule religion et il y a beaucoup d’écrans, nommés Christianisme, Hindouisme, Bouddhisme, religion Hébraïque, religion Musulmane, etc. Quand vous ôtez ces écrans, vous constatez qu’il y a une seule religion et c’est cette religion unique qui est la religion du Soufi.
Cependant, un Soufi ne condamnera pas une Eglise, ou un credo, ou une certaine forme de culte. Il dira que ce monde ci est un monde de variété, que chacun doit avoir son choix : de nourriture, d’habillement, d’expression. Pourquoi les adhérents d’un seul credo penseraient-ils, que les autres sont des infidèles et des païens ?
Nous suivons tous une seule religion
Le Soufi pense que nous suivons tous une seule religion, sous différents noms et différentes formes ; mais que derrière les noms et les formes, il y a un unique et même esprit et une unique et même Vérité. C’est pitié que sur ce point les prêtres orthodoxes et le clergé soient en désaccord. Dans les universités où les étudiants étudient la théologie, ils étudient sans y prendre un intérêt réel. Un professeur m’a dit : « Nous avons lu beaucoup de livres sur la religion, mais nous avons enseigné à les étudier sans y prendre un intérêt profond, afin de rester neutres ». Ce n’est pas la bonne attitude pour acquérir l’inspiration. Notre attitude devrait être faite d’intérêt, de sympathie, d’amitié envers la religion que nous étudions et vers le Maître qui l’a amenée.
J’ai commencé à étudier la Bible et les Evangiles dans ma prime jeunesse, et ma dévotion pour le Christ et envers la Bible était aussi grande que celle de tout Chrétien et peut-être plus grande. Ainsi en est-il de toutes les Ecritures. Si vous êtes en sympathie avec elles, si vous avez de l’intérêt pour tout ce que vous étudiez et lisez, alors cela est vivant, alors cela vous inspire, vous en tirez bénéfice à cause de votre amour pour la vérité.
Une vérité commune
La même vérité leur est commune à toutes, mais la tendance de l’étude académique des religions est de chercher leurs différences. On s’intéressera beaucoup à trouver en quoi le Christianisme diffère du Bouddhisme, et où la religion Juive se sépare de l’Islam. On trouvera intérêt à la différence, au lieu de s’intéresser à la synthèse, aux points où elles se rencontrent. C’est pourtant au point de rencontre des différentes religions que l’on trouve la bénédiction sacrée du pèlerinage.
En Inde, pour enseigner cette idée, l’on a fait un lieu de pèlerinage là où deux rivières se rencontrent. Quand nous comprenons cela, nous faisons le pèlerinage réel dans l’esprit.
En quoi consiste la religion ?
D’abord il y a l’idée de Dieu.
Qu’est Dieu ? Certains disent que Dieu est dans le Ciel le plus élevé, qu’Il est le Créateur ; qu’Il est le Juge du Dernier Jour, qu’Il est Celui qui pardonne. Un autre dira : « Mon idée de Dieu est que Dieu est tout, que Dieu est abstrait, que tout est Dieu. Si quelqu’un croit en un Dieu personnel, je n’y crois pas ».
Tous deux sont dans le vrai et tous deux sont dans l’erreur. Ils sont dans le vrai, s’ils voient aussi l’autre point de vue, et ils sont dans l’erreur, s’ils ne voient que leur propre point de vue. Tous deux voient l’Idéal de Dieu d’un seul œil, l’un Le voit de l’œil droit, l’autre de l’œil gauche. S’ils Le voient des deux yeux, la vision est complète. C’est en vérité une erreur de la part de l’homme de limiter Dieu à l’idée d’un Être personnel. Et il est faux de la part de la personne qui croit au Dieu Absolu, d’effacer l’Être de Dieu de sa conception.
Expliquer Dieu est détrôner Dieu. Dire que Dieu est abstrait, est comme dire que Dieu est l’espace et que Dieu est le temps. Pouvez-vous aimer l’espace ? Pouvez-vous aimer le temps ? Il n’y a là rien à aimer. Une belle fleur vous attirera davantage que l’espace ; une jolie musique vous attirera davantage que le temps. C’est pourquoi celui qui croit au Dieu abstrait, en est réduit à sa croyance et n’en tire pas bénéfice. Il pourrait tout aussi bien ne croire en aucun Dieu qu’en un Dieu abstrait. Cependant il n’a pas tort, il a inutilement raison.
Sa propre conception de Dieu
Ce qui est le plus désirable pour le croyant en Dieu, est d’abord de se faire sa propre conception de Dieu. Evidemment, l’homme ne peut pas se faire une conception de ce qu’il ne connaît pas. Si je vous dis d’imaginer un oiseau que vous n’avez jamais vu, qui ne ressemble en rien, à aucun oiseau que vous auriez jamais vu, vous y attacherez d’abord deux ailes, puis la tête d’une vache et puis ensuite peut être imaginerez-vous les pattes d’un cheval et la queue d’un paon. Mais vous ne pourrez pas imaginer une forme que vous n’avez jamais vue. Vous avez à emprunter à votre imagination une forme que vous connaissez déjà.
D’ailleurs, c’est pour un homme la chose la plus facile et la plus naturelle d’imaginer un être quelconque dans sa propre forme. Quand l’homme pense aux fées et aux anges, il les voit sous forme humaine, et ainsi, si quelqu’un se forme une conception du Dieu-Idéal, la plus haute et la meilleure manière de le concevoir sera sous la forme de la meilleure personnalité humaine possible. C’est tout ce que l’homme peut faire. Dieu est plus grand que la conception humaine, mais l’homme ne peut Le concevoir comme plus élevé qu’il ne le peut. Donc le Dieu de chaque homme est de sa propre conception. Il est inutile d’argumenter, de discuter et de forcer sa propre conception sur un autre, car la meilleure manière qu’a une personne de penser à Dieu est celle dont elle est capable.
L’aspect suivant de la religion est l’idéal du Maître.
Quelqu’un dira : « Mon Maître est le Sauveur du monde, le Sauveur de l’humanité, mon Maître est divin, mon Maître est Dieu même ». Et un autre sera prêt à s’y opposer, disant que ce n’est pas vrai, qu’aucun homme ne mérite d’être appelé divin et que personne ne peut sauver le monde ; chacun doit se sauver lui-même. Mais, à y regarder selon le point de vue du Soufi, quelle importance cela a-t-il, si un homme voit en quelqu’un qu’il adore, à qui il voue un culte et qu’il idéalise, Dieu Lui-Même ? Cette manifestation entière est la manifestation de Dieu. Si un homme dit que dans un Maître particulier il voit le divin, il n’y a rien de faux en cela. Laissez-le appeler son Maître divinité. J’ai pitié de celui qui n’appelle pas son Maître, le Sauveur.
Le Sauveur
Nos actions ont un effet sur le cosmos entier, et si l’on appelle une âme élevée, Sauveur du Monde, ce n’est pas une exagération. Un seul être méchant peut causer un tel mal au cosmos entier, et une âme sainte peut faire tant de bien directement ou indirectement ! Car chaque âme est reliée au cosmos entier. Pour le Soufi il n’y a rien à objecter à cela.
Si un Bouddhiste dit : « Bouddha est mon sauveur », si un Chrétien dit que le Christ est divin, si un Musulman dit que Mohammed était le Sceau des Prophètes, si un Hindou dit que Krishna était l’expression de Dieu, le Soufi dit : « Vous êtes tous justifiés en ayant chacun un nom (que vous idéalisez – n.d.t.), individuellement ou collectivement, vous nommez mon idéal. Je les aime tous, tous ces noms sont les noms de mon idéal. J’appelle mon idéal Krishna, Bouddha, Christ, Mohammed. Par conséquent, j’aime tous ceux que vous idéalisez, parce que mon idéal du Maître est un et le même. »
La troisième idée de la religion est la forme du culte.
Dans une religion on allume des cierges, il y a des formes de culte, dans une autre religion, on ne permet pas même de chanter un cantique dans l’église. Dans une autre religion, on met une statue de Bouddha sur l’autel comme un signe de paix. Ce sont différentes expressions de dévotion. Comme dans les pays occidentaux en hochant la tête et dans les pays orientaux on élève les mains pour se saluer mutuellement, le sentiment est le même, mais l’action est différente. Quelle importance cela a-t-il que l’on salue de cette manière ou de cette autre ? Tout cela n’est-il pas se saluer ? Le Soufi dit : tant qu’il y a une dévotion vraie, peu importe la manière dont elle s’exprime.
Je voyageais un jour entre l’Angleterre et les Etats-Unis et sur le navire, le dimanche, il y eut un service protestant, à la suite duquel il y eut un service catholique. Et quand j’allai aussi au service catholique les gens commencèrent à me regarder, se demandant si j’étais catholique ou protestant. Ensuite j’allai à un service juif et les gens se mirent à demander pourquoi, si j’étais un rabbin, j’allai à tous ces services.
Pour moi chacun de ces services était une expression de dévotion, pour moi ils n’étaient pas différents. Les formes ne font pas de différence ; quand notre sentiment est vrai, dans une église, sur la place du marché, dans la nature sublime ou dans notre propre maison, nous exprimerons toujours notre dévotion sincère. Par conséquent, la forme de prière d’un Soufi est toutes les formes de prière, et en chaque forme il ressent cette exaltation dont l’expérience est l’objectif principal dans la vie religieuse.
L’aspect suivant de la religion est la moralité, la conception éthique
Ce qui est défendu et ce qui est permis. Des religions différentes ont sur cela des conceptions différentes. Quelle est cette loi, d’où provient-elle ? Cette loi provient de la conception des prophètes qui donnèrent la loi religieuse, qu’ils tirèrent des besoins de la communauté. Un législateur pourra être né en Syrie, un autre en Arabie, un autre en Inde, un autre en Chine, et chacun vit un besoin différent chez les gens de ce temps. Par conséquent, si nous comparons les lois que donnèrent ces inspirateurs de la religion, elles diffèreront, et argumenter à leur sujet sera une chose insensée. Il en est de même des nations : si une nation dit que ses lois sont meilleures que celles d’une autre nation, cela n’a pas de sens, car les nations font leurs lois selon leurs besoins. Les besoins de chaque race, communauté et nation sont différents.
Néanmoins, le principe fondamental est un et le même ; avoir considération pour un autre est la racine de toutes les lois religieuses, et sentir : « Je suis dans la même situation qu’un autre. Si j’agis injustement envers un autre, l’autre est justifié d’agir de même avec moi ; je suis exposé à recevoir la même chose ». Quand cette idée est éveillée dans l’homme et que la sympathie est éveillée envers son prochain, il n’a nul besoin de se tracasser, d’argumenter et de discuter des lois différentes.
L’éveil à l’amour
L’amour est un grand inspirateur de la loi, et celui qui n’a pas d’amour pourra lire un millier de livres de lois, il accusera toujours les autres de leurs fautes et ne connaîtra jamais les siennes. Mais si l’amour s’est éveillé dans votre cœur, il n’est pas nécessaire pour vous d’étudier la loi, car vous connaissez la meilleure loi, car toute loi vient de l’amour – et pourtant l’amour se tient au-dessus de la loi.
Les gens disent qu’il y a la justice dans l’au-delà, et que nous aurons à montrer le registre de nos actions. Mais nous-mêmes ne connaissons pas le registre de toutes nos actions. Si Dieu est si exigeant qu’il demande le compte de chaque petite chose mauvaise que chacun a commise, alors Dieu doit être pire que l’homme, parce qu’un homme décent passe sur les fautes de son ami, un homme bon pardonne les fautes d’une autre personne. Si Dieu est aussi exigeant que cela, ce doit être un Dieu Autocrate.
Cela n’est pas vrai. Dieu n’est pas loi, Dieu est amour. La loi est la loi de la Nature, mais l’Être de Dieu n’est pas loi, l’Être de Dieu est amour. C’est pourquoi la juste conception de la vie, et la perspicacité en ce qui concerne le bien et le mal ne sont pas enseignées par l’étude livresque, mais comme le dit le Soufi, toutes les vertus se manifestent d’elles-mêmes, une fois que le cœur est éveillé à l’amour et à la bonté.
Un autre aspect de la religion est le sanctuaire sacré
C’est l’importance qu’on attache à l’église, au prêtre ou au pasteur, au temple, à la pagode, à la mosquée ou à la synagogue. Pour le Soufi, ce n’est pas l’endroit qui est saint, mais c’est notre foi qui le rend tel, et si quelqu’un a la foi qu’un certain endroit, un temple ou une église, est sacré, il en tirera bénéfice. Mais la sainteté n’est pas dans la construction, la sainteté est dans sa propre croyance.

Qu’avons-nous à apprendre de la religion ?
La connaissance de la vérité.
La première chose que nous avons à apprendre de la religion est la connaissance de la vérité. Mais on ne peut pas parler de la vérité en paroles. La vérité est quelque chose que l’on découvre ; elle n’est ni apprise ni enseignée.
La grande erreur est que les gens confondent les faits et la vérité. Par conséquent, jamais ils ne savent ce qu’est la vérité, ni le fait. Nombreux sont ceux qui sont si sûrs de leur vérité, qu’ils la martèlent sur les autres. Ils disent : « Je ne me soucie pas si vous êtes choqués, ou si vous êtes vexés, je vous dis de toute façon la vérité ».
Une telle vérité employée comme un marteau ne peut pas être la vérité. La vérité est trop délicate, trop tendre, trop belle. La vérité pourrait-elle blesser quiconque ? Si la vérité était si dense et si grossière, si tranchante et si blessante, elle ne pourrait pas être la vérité. La vérité est au-dessus des mots, les mots sont trop rigides pour exprimer la vérité. Même des beaux sentiments comme la tendresse, la gentillesse, l’amour et la gratitude, la vérité les dépasse. On ne peut pas expliquer la vérité ; la vérité est au-delà de toute émotion, au-dessus de toute passion. La vérité est une réalisation qu’on ne peut pas mettre en paroles, parce que le langage n’a pas de mots pour l’exprimer.
Les faits sont l’ombre de la vérité
Que sont les faits ? Les faits sont l’ombre de la vérité. Ils donnent une illusion de vérité. Les gens se disputent au sujet des faits et à la fin ils ne trouvent rien. Et puis vient la question : comment peut-on atteindre la vérité grâce à ce qu’on appelle la religion ? Tous les aspects de la religion vous aident à atteindre la vérité, si on les comprend vraiment. Le premier aspect est Dieu. Dieu est comme un marchepied, Dieu est comme une clé vers la vérité, et si quelqu’un omet l’idée de Dieu et veut parvenir à la réalisation de la vérité, il perd énormément dans la vie. Il pourra arriver à une certaine conception de la vérité, mais il aura pris un mauvais chemin et il aura erré en zig-zag. Il aurait pu arriver par le bon chemin.
L’idée du Maître
Une seconde chose à apprendre de la religion est l’idée du Maître que l’on idéalise. Pourquoi ne pourrions-nous pas avoir une conception élevée du divin dans l’homme ? C’est la plus belle idée qu’on puisse avoir, et celui qui n’a pas cette conception élevée du divin dans un être humain, à quelque époque qu’il soit né, dans le passé ou dans le présent, grande est sa perte dans la vie. C’est le besoin de l’âme d’avoir un idéal élevé, un idéal que l’on puisse concevoir comme un être humain.
Puis il y a la forme du culte.
Nous avons un corps, et puisque nous avons nous-mêmes une forme, nous ne pouvons pas condamner l’idée de forme. La vie que nous vivons est entièrement forme, bien que ce soit une illusion. Pourtant, nous ne pouvons pas vivre sans elle. Puisque nous avons des formes pour toutes choses matérielles, pourquoi ne pourrions-nous pas avoir une forme pour nos prières ?
Le principe moral
La quatrième chose que nous apprenons de la religion est le principe moral. Il est naturel que nous ayons un principe dans notre vie. Que ce soit un principe ou un autre, nous devons avoir quelque principe auquel sacrifier notre bénéfice dans la vie.
Finalement il y a la réalisation de la vérité.
Cette réalisation vient d’elle-même, une fois que nous nous livrons à la recherche de la vérité, parce que la vérité est notre propre Moi. Et c’est réaliser le Moi qui est la réalisation de la vérité.

Adhérer aux lois
Question : Est-ce que chaque personne fait sa propre loi pour ses propres besoins ?
Réponse : Ce serait bien agréable, mais nous vivons dans une communauté. Il ne nous est pas permis de vivre dans une communauté et de ne pas respecter ses lois. Si nous voulons bénéficier de tous les avantages d’une communauté et que nous pensons y avoir droit, nous devons adhérer à ses lois.
Sans doute, si nous avons de meilleures idées que celles édictées par la communauté, nous pourrons peut-être leur faire voir que notre principe est juste. Mais nous ne devons pas dédaigner le principe de la communauté entière et dire : nous avons fait des lois pour notre personne individuelle. Nous pouvons aller dans les montagnes, dans la forêt et dire : nous avons nos propres lois. Alors nous y seront autorisés. Il y eut des personnes spirituelles dans les anciens temps qui allaient habiter des cavernes et vivaient selon leurs propres lois. Mais si nous disons que nous, en tant que membres de la communauté devons avoir les privilèges de la communauté, alors nous devons adhérer à ses lois.
La conscience morale
Question : Quelle est l’origine de la conscience morale ?
Réponse : La conscience morale est la crème du mental, le meilleur de ce que le mental a produit. C’est une production du mental, de sorte que la conscience d’une personne qui vit dans une nation est tout à fait différente de celle d’une personne d’une autre nation. Elle est construite sur un autre élément.
Par exemple, dans les anciens temps il y avait des communautés de voleurs. Ils étaient d’opinion qu’ils avaient le droit de piller les caravanes. Mais c’était leur principe moral et leur idéal que si quelqu’un disait : « Tout ce que je possède, prenez-le et laissez-moi aller », ils disaient : « Non, je dois voir le sang de ta main ». Ils ne le laissaient pas aller sans l’avoir blessé. Quel en était le principe ? Ils pensaient : nous sommes des voleurs, non pas des mendiants. Nous risquons notre vie pour notre métier. Nous nous défendons et nous risquons notre vie. Et nous y avons droit, nous sommes courageux. Ils estimaient que c’était une vertu, et à partir de là, certains d’entre eux devinrent rois. Les mêmes gens, quand ils étaient petits restaient voleurs, quand ils étaient grands ils devenaient rois.
La conscience morale, donc, est ce que nous avons fait. C’est la chose la plus belle que nous fassions. Elle est comme le miel que font les abeilles. Les belles expériences de la vie, les délicates pensées et sentiments rassemblés en nous, font une conception du bien et du mal. Si nous allons à leur encontre cela amène du malaise. Le bonheur, le succès, le bien-être dans la vie et la paix dépendent tous de la condition de notre conscience.
La conscience et la vérité
Question : Quelle est la relation entre la conscience et la vérité ?
Réponse : Je fais la distinction entre la vérité et les faits. La conscience est faite de la crème des faits, mais non pas de la vérité, parce que la vérité se tient au-dessus de toutes choses. Elle n’a rien à voir avec la conscience. Ce sont les faits qui ont à faire avec la conscience.
Quand nous en venons à comprendre la vérité, la compréhension de la vérité est comme une fontaine qui jaillit et s’étend en un océan, de sorte que vous en venez même à un degré de compréhension où vous dites : « Tout est vrai, et tout est vérité ».
La conscience morale est un sens qui est né quand la conscience tient devant elle, dans une balance, d’un côté une action et de l’autre l’idée.
Tiré de « La Voie de l’Illumination »
Los Angeles, 25 mars 1926
Publié dans L’unité des idéaux spirituels deuxième partie – La Religion Unique – cahier n°1 – chapitre 1
