
En Dieu (en Dieu manifesté ou limité) est tout ce qui a jamais existé, ou qui pourrait être conçu, ou pensé, ou fabriqué, par quelque être que ce soit dans l’Univers ; il n’y a rien de nouveau, tout a toujours existé ; avant le commencement du temps cela était, et après que le temps aura été consommé cela sera ; rien ne peut être ajouté, rien ne peut être enlevé.
« Alors quel est le but de la création ? »
C’est de créer et de détruire des formes. Le but est de ré-arranger, transmuer et transformer sans cesse chaque atome et molécule appartenant au monde dans lequel nous vivons, jusqu’à ce que la Forme Parfaite soit façonnée. Cette forme alors devient le Corps de Résurrection. Elle devient le Corps de Rayonnement du Grand Esprit que les hommes appellent Christ ou Esprit-Guide.
Le Corps du Christ
Ce qu’englobe le Corps du Christ à venir est l’essence de l’évolution humaine. A mesure que chaque âme est devenue parfaite, elle transmet cette essence. Et d’autant en est enrichie la corporalité du Christ. Jusqu’à ce que ce Corps soit complet, c’est-à-dire que chaque atome qui le compose soit arrivé à perfection (ou élevé à sa condition de lumière originelle) et occupe sa propre place dans ce Corps, le Christ est enseveli dans l’humanité. Il ne peut se lever ou monter au « Père » jusqu’à ce que la « Pierre » n’ait été roulée de côté.
L’interprétation mystique de la Pierre est qu’au long des âges l’accumulation des pensées des hommes s’est durcie. Elles s’est concrétisée et fixée jusqu’à devenir presque immuable. Mais que jusqu’à ce qu’elle soit enlevée la Vérité qui est la Vie ne peut pas être vue. Elle doit être libérée. Et alors seulement, quand elle s’élève l’homme peut voir avec la vision véritable que tout ce que l’on détient est perdu.
Le Christ Cosmique
Quand Jésus était sur la terre, même Ses plus proches disciples ne pouvaient percevoir Sa grandeur. Et ils s’affligeaient de ce qu’il dût les quitter. Ce n’est pas avant qu’Il ne se soit élevé dans Son corps de Résurrection qu’ils purent comprendre. Aussi longtemps qu’Il fut près d’eux physiquement et qu’ils purent Le toucher et L’entendre parler ils ne purent Le connaître qu’en tant qu’homme. Mais quand le corps fait de terre ne Le fixa plus en bas, et qu’Il fut libéré de sa limitation, alors seulement, quand ils L’eurent apparemment perdu, ils purent recevoir la Vérité. Quand Il fut ainsi élevé, ils purent aussi l’être avec Lui. Dans la mesure où ils purent réaliser ce mystère en eux-mêmes.
Comme le Christ Cosmique s’élève dans ce Corps mystique rayonnant, cette portion d’humanité qui est devenue « parfaite » s’élève aussi avec Lui vers une évolution plus grande. Mais ici la pensée ne peut pas suivre et tout essai d’explication ne ferait que provoquer de la confusion. Tout ce qu’on perçoit ne peut pas être transmis en paroles.
Publié dans « Le seuil de la discipline » – Chapitre 37
