
Alankara du Vadan – 48
Chevauchant la monture de l’espoir,
Tenant en mains les rênes du courage,
Vêtu d’une armure de patience,
Et sur ma tête le heaume d’endurance,
Je me mis en chemin vers le pays d’Amour.
Une lance de foi austère dans la main,
et le glaive de la ferme conviction à ma ceinture,
Avec la besace de sincérité
et le bouclier d’ardeur
J’avançai sur le chemin d’Amour.
Les oreilles fermées au bruit troublant du monde,
les yeux détournés de tout ce qui m’appelait en chemin,
le cœur battant au rythme de mon aspiration croissante, et
mon âme enflammée me guidant sur la route,
j’ai tracé ma voie de par l’espace.
J’avançai par les forêts épaisses du perpétuel désir,
je traversai des rivières roulant la nostalgie,
je passai par les déserts de la souffrance muette,
je grimpai des collines escarpées de lutte continuelle.
Sentant toujours une présence dans l’air, je demandai : « Es-tu là, mon Amour ? »
Et vint une voix à mes oreilles, disant :
« Non, plus loin encore Je suis ».
