L’environnement est créé par le mental

Khalifa Nargis

Rien n’existe sinon ce qui est créé par le mental. Tout ce qui est créé doit dans la suite des choses être détruit.  L’utilité de tout le long voyage n’est pas plus, de notre point de vue limité, que les jeux qu’un homme poursuit pour le plaisir que l’excitation lui donne, ou pour les dangers, difficultés et privations qu’il affronte volontairement pour l’intérêt de l’aventure et de l’expérience.  C’est lui-même qui place les obstacles sur sa route, pour la seule raison de les vaincre.

Ainsi, avec l’âme, le mental exerce sa faculté créatrice. Et, par le processus de solidification de l’esprit jusqu’à la condition que nous nommons matière, il moule celle-ci par le pouvoir de la pensée dans toute forme qui exprimera son idée.

Il est extrêmement difficile pour le mental de maintenir une pensée assez longtemps pour construire complètement la forme. De là viennent toutes sortes de formes fausses et mal venues qui emplissent le monde. Telle est la cause de toute l’agitation, la confusion et les conditions inadéquates.

C’est le mental de l’homme qui crée son environnement, rien d’autre.

La maitrise du mental

C’est pour le plaisir de maîtriser le mental qu’une âme entreprend le long voyage, la Divine Aventure. Mais, évidemment, de même que les hommes dans le monde physique qui essayent de maîtriser les éléments, de faire des ascensions, de chasser le gros gibier ou de dompter des animaux sauvages, l’âme échoue souvent. Et elle est elle-même maîtrisée par la chose même dont elle essayait d’obtenir la maîtrise.

C’est pour cette raison, et afin d’aider ceux qui ont échoué, que des Maîtres de Sagesse ont été envoyés, pour rappeler à l’homme son origine divine. Pour lui rappeler sa capacité à maîtriser son propre mental et à ne pas être maîtrisé par lui.

Mais cela ne peut être enseigné qu’à ceux qui peuvent voir.

Le Maître ne peut faire autre chose que d’allumer la lampe de la Sagesse dans le cœur de l’homme. Il l’allume pour qu’il puisse voir la Vérité par lui-même.

Publié dans « Entre désert et champs verdoyants » – Deuxième partie – Chapitre 3