L’esprit de libre arbitre

L’homme, maitre de sa destinée

Pîr-o-Murshid Inayat Khan - Psychologie

Le mot « Homme » (man, en anglais) vient du mot sanscrit manas, qui veut dire mental. C’est symbolique et expressif et montre que l’homme n’est pas son corps mais son mental. Il y a deux opinions opposées qui existent dans le monde ; l’une appartient à ceux qu’on appelle fatalistes, ceux qui croient au destin, et l’autre est l’opinion de ceux qui développent l’esprit de libre arbitre.

Destin et libre arbitre

Si nous considérons la vie de ces deux points de vue, nous trouverons quelques raisons pour et contre chacun d’eux. Quand nous regardons la vie du point de vue de celui qui croit au libre-arbitre, nous verrons bien des exemples où existent qualification, conditions et toute possibilité de progrès, et où en même temps il y a un empêchement inconnu dont on ne peut pas trouver la nature. Un homme peut travailler pendant des années et des années et ne pas réussir. Contre le fatalisme il y a aussi un argument : il y a beaucoup de gens qui espèrent et qui croient que toutes les bonnes choses arriveront, mais en ne faisant qu’espérer et que croire les bonnes choses ne viennent pas. Cela demande un effort et de la persévérance, cela demande de la patience pour réaliser les choses.

Cela peut montrer que les deux possibilités sont vraies, cependant la voie moyenne est la meilleure, la voie qui consiste à comprendre jusqu’où le libre-arbitre fonctionne et aussi où le libre-arbitre est empêché, et ce qui empêche le libre-arbitre de réussir.

L’action et sa préparation

Selon le point de vue du mystique on peut diviser la vie en deux aspects. L’un est l’aspect préparatoire, et le second est l’aspect de l’action. L’aspect préparatoire de la vie a lieu avant qu’un être ne soit né, l’autre aspect est après sa naissance. Un être est né dans une certaine condition qui devient la fondation de la carrière de sa vie. Il peut naître dans un environnement d’ivrognerie ou dans une famille riche. Ceci montre que la condition dans laquelle est née une personne lui donne une fondation sur laquelle bâtir sa vie. Le crédit de ce qu’elle fait de cette condition lui appartient. Mais cette condition est quelque chose qu’elle n’a pas fait. A partir de là elle doit se développer et évoluer dans sa vie. La question est la manière dont cette condition a été amenée.

Les philosophes d’Orient ont eu beaucoup de conceptions différentes concernant cette question. La manière dont les sages et les mystiques la considèrent est que l’homme est un rayon de l’Esprit qui est comparable au soleil. Chaque âme est un rayon s’échappant de ce soleil. Par conséquent, l’origine de toutes les âmes est une seul et la même, tout comme l’origine des rayons variés est dans le seul et même soleil. Mais à mesure que ces rayons s’élancent, ils passent par trois phases différentes. En d’autres termes, ils pénètrent à travers trois sphères différentes. La métaphysique orientale reconnaît les trois sphères comme la sphère angélique, la sphère des génies ou djinns et la sphère physique. Quand le rayon s’élance la première sphère à travers laquelle il passe est la sphère angélique. La suivante est appelée la sphère des génies ou djinns, la troisième est la sphère physique.

Les vêtements

La nature de chaque sphère est telle que le rayon ou âme, quand il pénètre une certaine sphère, doit revêtir le vêtement de cette sphère particulière. De même que quelqu’un venant d’un pays tropical dans un climat froid doit adopter les vêtements de ce climat, de même l’âme, qui à son origine est intelligence et rayon du soleil, source et but de tous les êtres, adopte ou revêt un certain vêtement avec lequel elle peut entrer, demeurer et passer dans cette sphère particulière.

Par conséquent, selon la métaphysique orientale l’homme est ange, l’homme est djinn et l’homme est homme. Dans ces trois conditions l’âme est la même mais le vêtement qu’elle a pris la rend différente. En passant par la sphère angélique, l’âme est ange, en passant par la sphère des génies, l’âme est djinn, en passant par la sphère physique, l’âme est humaine. Par conséquent, s’il y a un ange c’est l’homme, s’il y a un djinn, c’est l’homme. C’est la condition de l’homme au stade préparatoire du djinn qui à la fin le fait homme.

L’évolution

On pourrait alors demander : « Qu’en est-il des animaux et autres êtres et objets qui montrent une partie de vie, comme les arbres et les plantes et les rochers ? » La réponse est que tous ceux-ci sont des enveloppes préparatoires qui font les habits, le vêtement pour que l’âme s’en serve. Il y a le dicton d’un grand sage de Perse qui vivait cinq cents ans avant que Darwin n’apporte ses idées en biologie. Vous pourrez trouver ce dicton dans de nombreux manuscrits persans :

« Dieu dormit dans le roc, Dieu rêva dans la plante, Dieu s’éveilla dans l’animal, et Dieu prit conscience de Lui-Même dans l’homme ».

Il veut dire que ce processus du minéral au végétal, de l’animal à l’homme est la progression du vêtement. Par exemple, dans un pays où les gens ne savaient pas encore faire de vêtements, les premiers vêtements furent faits de l’écorce des arbres. Puis quand ils continuèrent à faire des vêtements, ils trouvèrent de meilleurs matériaux, et finalement en arrivèrent au matériau le plus beau. L’homme est le plus beau matériau – son vêtement, non pas son âme. Son âme est la même que celle de l’homme d’il y a mille ans. Le matériau a changé et progressé avec l’évolution de l’âme qui s’est revêtue de lui. De cette manière la variété des créatures est venue à la manifestation.

La loi de gravitation

Il y a une autre manière de considérer ce sujet : à mesure que l’âme s’avance vers la sphère physique en tant que rayon, sa nature est de retourner en arrière parce qu’elle suit la loi de la gravitation. Comme le corps qui est fait d’argile est attiré par la terre, ainsi l’âme qui appartient à l’Esprit est attiré vers l’Esprit. Mais on pourrait dire : « Nous voyons bien le corps attiré vers la terre, nous voyons toutes les choses de la terre attirées vers la terre, mais nous ne voyons pas la loi de gravitation à l’œuvre dans l’âme ».

Nous la voyons, mais nous la nions, nous ne la regardons pas de cette façon. Il y a une insatisfaction, un mécontentement en chaque âme. Dans un palais, dans une chaumière, en quelque condition que l’homme vive, il y a une nostalgie et une attente innée que lui-même ne reconnaît pas. On pense aujourd’hui : « Je désire l’argent », et demain on désirera une situation, un ami, la célébrité, se faire un nom. On va d’une chose à une autre, mais certainement on ne languit pas pour la chose qu’on désirait hier. Et on ne veut même pas la chose que l’on croit vouloir aujourd’hui. Cela ne fait que passer, et quand à la fin on a touché l’objet, on veut quelque chose d’autre.

Ce quelque chose est l’Esprit, le Soleil. C’est ce qui est à l’arrière-plan de la loi de gravitation. Par conséquent, dans les temps anciens les gens adoraient le dieu-soleil en tant que symbole du soleil qui est au-dedans de nous, du soleil qu’on ne peut voir, qui est la source et le but de tous les êtres, duquel nous sommes venus et vers lequel nous sommes attirés. Comme il est dit dans le Coran :

« De Dieu nous venons tous et à lui est notre retour ».

Cela veut dire :

« Il y a un Esprit, l’Esprit de toutes choses, l’essence de la vie d’où nous venons et vers quoi nous sommes attirés ».

Les échanges

Puis il nous faut penser à un autre aspect de cela. Il y a une action des âmes s’avançant depuis leur source vers la manifestation, et il y a une action des âmes se retirant de la sphère physique et allant en arrière. Les âmes qui s’avancent viennent avec la lumière et la vie, avec cette électricité, cette intelligence, cette liberté et cette vigueur qu’elles peuvent transmettre à celles qu’elles rencontrent. Les âmes venant de la manifestation ont aussi des choses à donner au cours de leur chemin : leurs pensées concernant la méchanceté du monde, la bonté du monde, leur désir d’accomplir certaines choses, leur expérience de la vie, tout le bien et le mal qu’elles ont fait, leurs bonnes et mauvaises actions envers les autres, – tout cela elles l’emportent.

Il y a un échange aussi naturel que celui qui a lieu entre des gens venant de l’Orient et de l’Amérique qui se rencontrent en Europe. Tous les deux font des échanges, autant qu’ils ont eu à faire dans leurs vies. L’un dit : « Je vous donnerai cette introduction, je connais un bon ami pour vous ». Et quand cette personne arrive il y a déjà des conditions qui sont faites pour elle pour commencer sa vie. Et une autre voit que la mauvaise personne l’a envoyée à un mauvais endroit.

La réincarnation

Dans les pays occidentaux, on fait beaucoup de cas de ce que la philosophie hindoue appelle réincarnation. En Orient, les gens en parlent très peu. Parfois cette conception a été tellement exagérée que son esprit réel a été rendu confus. Le sens réel de l’idée de la réincarnation réside dans l’impression que l’âme venue de la source a reçue. Cette impression a fait de l’âme, la même personne que celle qui a donné l’impression.

Par exemple, l’âme de Shakespeare retournant vers la source a rencontré un grand nombre d’âmes se dirigeant vers la terre, et elles furent imprégnées de toutes les expressions et pensées que Shakespeare a développées. Quand une personne vient sur la terre avec ces pensées, elle est née avec l’inspiration de Shakespeare. C’est de la même manière que les dettes sont payées ; l’un doit payer les dettes de l’autre. Parce que l’un a les bénéfices de l’autre, il a aussi les dettes. En Orient on dit : « Vous devez prendre soin de vos enfants ou payer pour votre famille. C’est la dette que vous avez à payer ». Plus nous pensons à ce sujet plus nous constaterons qu’une préparation est faite pour l’homme avant qu’il naisse sur la terre, et que cette préparation le rend capable de vivre sur la terre.

Le libre arbitre

Maintenant pour en venir à la question de la vie sur la terre : cette vie est-elle fixée et dessinée ou y a-t-il libre arbitre ? Souvent les gens ne comprennent pas le sens du terme libre arbitre, et spécialement ceux qui prétendront le plus avoir du libre arbitre en auront le moins. Ils sont conscients de leur libre arbitre et ne savent pas d’où il vient. Ils ont une inclination à rire et à pleurer, à s’asseoir et à se déplacer, mais ils ne savent pas d’où cela vient. Et ils pensent : « Je l’ai fait parce que j’avais envie de le faire », mais ils ne savent pas d’où cette idée leur est venue.

Cela peut être venu d’un ami ou peut-être de quelqu’un qu’ils ne connaissent pas. Est-ce que nous n’éprouvons pas chaque jour à certains moments une oppression, un accès d’humour sans raison, parfois un sentiment de désespoir, parfois une envie d’agir, parfois un état de léthargie ? Nous pensons que tout ce qui vient à notre esprit est du libre-arbitre, mais le libre-arbitre est quelque chose de tout à fait différent de cela.

La machine et l’ingénieur

L’homme a deux aspects à son être. L’un est un aspect purement machine, un mécanisme qui est fait pour fonctionner, sujet aux conditions, aux influences, climatiques et planétaires. Tel est le cas de l’homme moyen. S’il y a en lui une part d’ingénieur, il y a quatre-vingt-dix-neuf parts de l’aspect machine. Lorsqu’il pense parfois au libre arbitre, c’est à cause de ce petit pourcentage qu’il possède, mais le plus souvent les quatre-vingt-dix-neuf parties de l’aspect machine prédominent. Quelqu’un reçoit une impulsion suggérée par un autre et il pense : « C’est mon impulsion », Mais il a été suggéré par un autre. Le désir qui surgit dans son mental est peut-être l’influence des conditions, son désir est peut-être une influence planétaire. Et il y a des milliers d’influences inconnues de l’homme, mais comme il ne connaît pas les influences qui travaillent derrière sa vision il pense : « C’est mon libre-arbitre ».

L’esprit de libre arbitre

La part de l’aspect machine dans la vie de l’homme vient des vêtements qu’il a pris. Son corps est une machine et il y a une autre machine plus fine à l’intérieur qui est le mental. Mais ces deux machines sont indépendantes de l’esprit de libre arbitre qu’est l’âme. Plus l’homme est conscient de cet esprit de libre arbitre, plus il éveille la maîtrise en lui-même. En Orient, la personne qui s’éveille à cet esprit de libre arbitre est appelée le maître-esprit. Nous confondons souvent nos deux instruments. Nous avons un aspect physique et un aspect mental, le corps et l’esprit, et la personne qui les fait fonctionner selon son libre arbitre commence à faire l’expérience de la maîtrise dans la vie.

Les grands héros dont parlent les livres, les inventeurs, les compositeurs, les généraux, les hommes d’état, quoi qu’ils aient accompli dans la vie, montrent tous cet esprit de libre-arbitre qui est la pure essence de l’esprit ou de l’âme. Cet esprit qui était développé en eux a amené les grandes réalisations qu’ils ont menées à bien dans leurs vies. Mais si nous pensons à la vie, nous nous rendons compte que ce n’est pas tout ce qu’il y a à réaliser. Il y a beaucoup plus à réaliser dans la vie que de nouvelles inventions, une accumulation de richesses et divers aspects de civilisation. Quand nous méconnaissons cela et restons satisfaits de ce que nous avons, nous ne progressons plus.

L’objectif individuel et l’objectif collectif

Il y a dans l’âme un besoin d’être satisfaite, et c’est par la plus haute destinée. Il y a deux objectifs dans la vie ; l’un est l’objectif individuel et l’autre est l’objectif collectif. Les objectifs de la vie des individus sont différents. Par exemple, dans un orchestre l’objectif de la clarinette en est un et celui du violon un autre, et celui du violoncelle encore un autre. Chaque instrument doit prendre sa place dans l’orchestre. Ainsi il y a un objectif, un objectif séparé pour la vie de chaque individu.

Et puis il y a l’objectif collectif, l’objectif de toutes les vies. Ce but est d’arriver à la réalisation de cet Esprit qui est en l’homme, qui est la source et le but de toutes choses, l’Esprit qui fut et est capable de produire cette manifestation entière. Par conséquent, les gens religieux l’ont appelé « Seigneur », « l’Architecte de tout », « le Compositeur de tout », afin d’exprimer leur sentiment que cet Esprit a tout pouvoir de création. C’est le pouvoir du seul et unique Esprit.

On peut se demander : « Comment en prendre conscience ? N’est-il pas possible de le réaliser intellectuellement ? » Il semble qu’avec la guerre il soit venu sur le monde une vague de compréhension de la vérité spirituelle. Certainement, il semble que les gens s’éveillent à la vérité spirituelle, mais à mon sens beaucoup vont en arrière au lieu d’avancer. Pensez-vous qu’il y ait une paix plus grande qu’auparavant ? Les gens pensaient que la guerre amènerait la paix. Mais d’abord il y eut la guerre au-dehors et maintenant il y a la guerre au-dedans. Maintenant la guerre est dans l’esprit des gens.

La liberté

Nous parlons tellement de liberté, mais où est-elle ? Nous ne pouvons pas voyager sans montrer un passeport et cela devient plus grave que cela n’a jamais été. Il y a un millier de choses aujourd’hui qui montrent qu’il y a moins de liberté qu’il y a cinquante ans. Les conventions, le mercantilisme et le matérialisme extrêmes d’aujourd’hui ont éloigné l’homme loin de cet idéal spirituel qui était le thème central de la civilisation. Il est certain qu’une majorité aujourd’hui est éveillée à une vérité plus élevée ou du moins la cherchent. La raison en est que l’homme est devenu si matériel et que la vie est devenue si matérielle que maintenant chaque être, consciemment ou inconsciemment, cherche quelque chose de différent de ce qu’il a. Il a naturellement un désir de chercher quelque chose d’autre.

Les hommes et les femmes politiques travaillent en vue de conditions meilleures et pourtant ils ne sont pas parvenus à voir les choses plus clairement. Il en est de même des scientifiques aujourd’hui. Ils inventent beaucoup de choses, pourtant ils pensent qu’il y a quelque chose qui reste encore à découvrir.

La quête de vérité

L’autre jour j’avais une entrevue avec un grand savant à New-York. A la fin de la conversation, j’ai constaté à quel point les savants d’aujourd’hui désirent trouver quelque preuve de l’inspiration, du pouvoir, de la lumière qui n’a pas encore été explorée. Mais bien souvent les gens prennent de mauvais moyens.

Par exemple, pendant ma visite aux Etats-Unis j’ai vu des chercheurs de vérité qui pensaient qu’ils arriveraient à la réalisation en lisant des livres occultes. C’est comme chercher la lune sur la terre. On doit regarder le ciel. C’est la même chose pour les gens qui veulent trouver la vérité intellectuellement. Ils ne pourront jamais la trouver. Pour atteindre le secret de la vie on doit prendre une voie complètement différente. Je ne dis pas que l’étude intellectuelle ne soit pas de grande importance afin d’interpréter la vérité pour les autres, mais pour trouver la vérité quelque chose de plus grand que l’étude des livres est nécessaire.

Il y a un homme qui avait lu peut-être cent livres sur des sujets occultes et avait lui-même écrit cinquante livres. Il vint me voir et dit : « La vérité, je ne l’ai pas encore trouvée ». J’ai répondu : « Vous ne la trouverez jamais dans les livres. Elle ne consiste pas à apprendre, mais à désapprendre. On ne peut pas l’apprendre ou l’enseigner, elle doit être découverte. Ce n’est pas quelque chose que vous puissiez obtenir du dehors, elle est déjà là. Ce n’est pas quelque chose de nouveau que vous apprendrez, c’est ce que votre âme a connu ».

Les prodiges

Et puis il y en d’autres qui pensent : « Eh bien, je ne me soucie pas de ce qu’est la vérité. Ce qui en vaut la peine c’est de voir des prodiges, des esprits que les autres ne peuvent pas voir ». Ils sont comme des enfants avec des jouets. Ces personnes sont friandes de curiosités. Elles iront voir des prestidigitateurs qui leur montreront des illusions, et après cela elles acquerront quelque compréhension ! D’autres encore veulent chercher dans ce livre-ci et dans ce livre-là, dans cette école-ci et dans cette école-là. Ce sont des gens agités qui se distraient. Ils ne veulent pas la vérité.

La confiance

Le chercheur de la vérité a un rythme différent, une inclination différente. Le bateau qui est volage et qui est instable n’atteindra pas sa destination. C’est le lourd vaisseau qui atteindra sa destination. L’homme doit d’abord se rendre comme ce vaisseau, sincère et sérieux. Comment quelqu’un qui n’est pas sincère, sans confiance en lui pourrait-il atteindre ce stade, quelqu’un qui doute, quelqu’un dont la volonté est faible ?

Il y a beaucoup de choses que l’on doit surmonter avant de se mettre en route sur le chemin de la réalisation élevée, et à chaque pas que l’on fait vers la réalisation de la vérité on a davantage confiance en soi. Plus on surmonte tous les doutes, plus la confiance en soi augmente, et plus on a de volonté. Plus on s’avance près de la vérité, plus de lumière l’on voit. Et quelle est cette lumière ? C’est la lumière de la réalisation de soi.


Wichita, 20 avril 1926

L’Alchimie du Bonheur – chapitre 26 – 2
Recueil de conférences – première édition en anglais 1923.