L’étude des forces créatrices de la vie à travers le sexe

Philosophie – Cahier n° 8

Il s’agit du dernier cahier consacré au thème de la Philosophie. Il est préférable d’aborder l’étude des forces créatrices de la vie après s’être familiarisé avec l’importance de la dualité dans la création, avec les qualités positives et négatives de l’existence, ainsi que de la notion du sacré, en particulier celui qui entoure la relation entre l’homme et la femme, notamment dans le cadre du mariage et des relations sexuelles.

Ce cahier développe l’idée que « l’unité est dans le schéma de toutes choses, et l’harmonie gouverne la totalité de l’existence ». Dans un chapitre sur le mariage nous lisons :

« Chaque atome travaille pour s’adapter à sa bonne place, et soit il attire, soit il est attiré vers l’accomplissement de cette perfection qui est la raison de son existence. Toutes de différentes particules d’un objet sont réunies avec le temps. Aussi dispersées qu’elles soient un jour ou l’autre elles se rencontrent. Tel est le secret qui sous-tend cette existence ».

L’idéalisation des formes de relations entre l’homme et la femme

De ce point de vue sur cet aspect plus profond de la création, nous pouvons comprendre l’idéalisation des formes et voies variées que prennent les relations entre l’homme et la femme. Et cette compréhension s’étend aux caractéristiques qu’elles peuvent montrer et développer.

Nous trouvons cette idéalisation dans la description des types d’amants. Nous la voyons dans les caractères de l’aimée, dans la modestie et dans la beauté, dans l’esprit chevaleresque. A propos de la manière de faire sa cour elle s’exprime par : « une cour sincère qui est en elle-même une religion, car aucune religion ne peut enseigner davantage que ne le peut l’amour ». Le célibat, la monogamie et la polygamie sont montrés comme des tendances humaines. Chacune permet à sa manière, d’atteindre un idéal..

Le chapitre sur la perversion explique qu’ « une certaine faculté développe chaque organe pour exprimer son but particulier. … La faculté de génération développe les organes de la génération. Ainsi, tout autre usage qu’on en fait dirige l’énergie dans un mauvais canal et crée le désordre ».

Parlant de la prostitution Hazrat Inayat Khan montre encore la tendance à l’idéalisation quand il dit : « C’est à cause de sa pauvreté que la prostituée vend son corps pour de l’argent, le moindre prix qu’un homme puisse lui donner en échange pour elle-même est son cœur ».

Le chapitre se termine par des réflexions sur l’évolution morale de l’homme, sur l’interdépendance des vies humaines, « parce que l’esprit est Un. Et c’est l’esprit qui unit et l’esprit qui donne la vie ».