
Tout le secret du pouvoir et de l’inspiration appartient au domaine de la méditation. Souvent l’on se demande si l’aide de la méditation est vraiment nécessaire pour chacun afin d’atteindre la perfection spirituelle. N’est-il pas suffisant de respecter des principes de vie et de mener une vie de moralité et de bonté, de pensée et de réflexion ? Est-ce que cela n’est pas assez pour arriver au même stade de perfection que l’on atteint grâce à la méditation ? Il y en a aussi beaucoup qui se demandent : « Est-ce que la prière, la foi, la dévotion et une vie religieuse ne suffisent pas pour parvenir à la perfection spirituelle ? Pourquoi se donner du mal et lutter pour cela ? ».
Bien des gens m’ont demandé : « Nous ne voyons aucun sens au fait de lutter en vue de quelque chose qui est sacré. Toutes choses qui ne sont pas sacrées et appartiennent au monde demandent de la persévérance, des efforts et de la réflexion. Si en plus de tous nos efforts en vue de choses qui ne sont pas d’une nature sacrée, il faut encore de notre énergie pour ce qui est sacré, alors il nous faut faire des efforts dans chaque direction. Pourquoi n’y aurait-il pas au moins une chose que nous pourrions obtenir sans rien faire ? ».
Pour les gens réfléchis qui posent une telle question, ma réponse sera qu’ils doivent d’abord comprendre ce qu’ils veulent atteindre grâce à la méditation. Et la découverte qu’ils en feront répondra d’elle-même à leur question. Est-ce que l’on médite pour gagner un plus grand pouvoir ou une vision plus profonde ?
Le but réel de la méditation
Est-ce que l’on médite pour atteindre plus haut ou pour plonger plus profondément ? Est-ce que l’on médite pour accomplir des prodiges, pour produire des phénomènes, pour faire des miracles ? Ou est-ce qu’on médite pour devenir extraordinaire ? Si l’on médite pour ces motifs l’on pourra en retirer quelque bénéfice, mais il sera très petit.
Le but réel de la méditation est de découvrir en soi les facultés cachées qui rendent la vie plus pleine. Et il y a à peine une personne sur cent qui comprend ce fait. Elles pensent que cela consiste à devenir plus spirituel, plus puissant ou extraordinaire, à accomplir de plus grandes choses. Elles pensent à des résultats, elles pensent à peine au but pour lequel on suit la voie de la méditation.
Même parmi des gens qui méditent, il y en a un sur mille qui comprend vraiment le sens et le but de la méditation. Ils continuent certains exercices pendant toute leur vie sans connaître le but réel qu’elle suppose et le bénéfice qu’on peut en obtenir. Le manque de connaissance de la méditation empêche même ceux qui méditent de progresser naturellement. C’est la même chose dans tous les domaines de la vie : il est rare que quelqu’un pense à la raison de certaines actions. Il pense toujours au résultat ; il pense à ce que cela lui apportera, non pas si cela lui convient.
La méditation est un art
En fait la méditation est un procédé artificiel, c’est un art. Mais l’art n’est-il pas nécessaire dans la vie ? Si nous vivions une vie naturelle nous serions dans la forêt, nous n’aurions pas besoin de maisons pour y vivre. Nous ne pouvons pas vivre sans art, car notre âme a soif de beauté et veut la trouver. Les oiseaux et les animaux n’ont pas besoin de méditation parce qu’ils vivent dans la nature. Ils ont leur méditation naturelle. Ils respirent dans le grand espace ouvert, ils regardent le soleil qui n’est pas caché par de hautes constructions. Et ils jouissent de toutes les saisons. La neige, la tempête, le vent, la pluie, chaque aspect de la nature leur donne plaisir et joie. Et ils progressent naturellement.
Nous, au contraire, sommes devenus dépendants de tous les conforts que nous faisons pour nous. L’atmosphère de la maison est produite par le chauffage artificiel, et c’est ce que nous respirons. Nous faisons des vêtements pour nous tenir chaud, et c’est aussi un aspect artificiel de nos vies. Alors que la nature a produit pour nous de la nourriture sous forme de fruits, de végétaux et de céréales, nous les cuisons et nous en enlevons une grande partie de la vie, rendant notre système digestif de plus en plus faible et de moins en moins naturel.
Comment les choses en sont-elles arrivées là ? Elles en sont arrivées là à cause de la tendance de l’homme à ne rien se refuser dans la vie, tandis que son pouvoir de résistance est devenu moindre. Il n’a pas fait face avec force à la nature et ainsi il a fait pour lui-même un nouveau monde, une nouvelle vie.
Découvrir en nous le moi originel
Si vous étudiez la vie de la campagne dans plusieurs contrées où les gens vivent avec la nature et mènent une vie plus naturelle, vous constaterez qu’ils sont intuitifs. Leurs facultés intuitives opèrent plus naturellement, pleinement, librement. Leur bonheur est plus grand comparé à celui des gens qui vivent dans les grandes villes. Leurs tracas, leurs anxiétés sont moindres, leurs énergies moins touchées que ceux qui vivent dans les villes. Leur faculté d’aimer est fraîche, leur tendance à l’amitié est pure, claire et belle. Ils n’ont pas besoin de penser à l’intérêt quand il s’agit d’amitié. Pour eux, l’amitié vient d’abord, les affaires ensuite.
Nous constatons que toutes les facultés spirituelles développées par la méditation, on peut déjà les trouver en eux . Et parfois l’on voit des âmes angéliques que la tromperie et la tricherie n’ont jamais touchées, qui ne savent pas ce qu’est la peur, qui sont pleines de sympathie, harmonieuses, paisibles, réceptives et enclines à être bonnes et à servir.
Cela vous expliquera pourquoi nous devons méditer. Nous devons méditer pour découvrir en nous ce moi originel qui est plus beau, plus fin, plus harmonieux et paisible, plus aimant et illuminé, qui est l’illumination même. C’est afin de trouver ce moi, cette inspiration et ce pouvoir en nous, que nous utilisons cet art que les sages ont employé pour découvrir leur moi spirituel. Les gens peuvent rendre les choses confuses, prétendre que des choses sont grandes alors qu’elles sont petites, et que des choses sont petites alors qu’elles sont grandes, c’est une tendance humaine. Ils prétendent que dans la méditation ils parlent avec des anges, ils voient des fantômes, ils voient des fées. Ils promettent divers pouvoirs que l’on peut atteindre, mais qu’en est-il ?
La concentration
La chose principale que l’on peut atteindre grâce à la méditation est le progrès spirituel, la découverte de notre propre moi. Et si c’est avec cette intention qu’un être prend le chemin de la méditation il en tire profit. Mais s’il a une autre intention alors il limite son progrès.
Pour parler de la méditation j’expliquerai les différentes étapes par lesquelles on doit passer pour atteindre à la méditation supérieure.
La première étape est la concentration, et cela n’a pas besoin d’être une concentration mentale pour commencer. Mais même la concentration corporelle est nécessaire. Être capable de s’asseoir en restant tranquille dans une certaine position n’est pas toujours facile pour toute personne. A partir du moment où l’on y pense on en constate la difficulté. L’on oublie ce fait et l’on pense : « Mon corps m’écoute ». Mais si l’on commence à s’exercer l’on trouve combien il est difficile même de s’asseoir sans bouger dans une certaine posture pour un temps donné. Les yogis ont appelé cela « asana« , une certaine posture grâce à laquelle on contrôle les mouvements automatiques de son système musculaire et nerveux. Bien souvent, des gens ne faisant pas cette concentration, vont plus loin. Mais n’étant pas bien préparés, ils n’en retirent pas de bénéfice, car il n’y a pas de raison d’aller plus loin.
Une faculté créatrice
La concentration est de trois sortes différentes. Il y a une concentration qui construit une certaine forme. L’on compose cette forme en rassemblant les atomes qui appartiennent à cette forme qu’on trouve dans le cerveau humain. Le pouvoir de la volonté les rassemble et crée une forme devant notre mental. On appelle cela visualiser. Et comme il y a des exercices musculaires qui donnent de la vigueur, de la vitalité et de la force aux muscles, ainsi cette pratique donne de la vigueur et du pouvoir aux facultés mentales.
Une autre concentration est de nature artistique. Par exemple, l’on se concentre sur de l’eau courante et l’on crée l’environnement de cette eau par sa propre faculté artistique. On crée des montagnes ou des rochers ou des prairies ou des arbres alentour. Ainsi, l’on construit non seulement un objet mais tout l’environnement, en un certain tableau. Cette concentration aide les facultés créatrices ; l’on ne développe pas seulement le pouvoir de penser mais aussi le don artistique.
On peut expliquer la différence entre ces deux méthodes de concentration en donnant un exemple musical. Une personne se concentre sur une certaine note ; pour un musicien c’est la chose la plus facile qu’il puisse faire. Une autre personne se concentre sur un certain thème – non pas sur une note, sur un son, mais peut-être sur des cordes qui résonnent dans son mental. Dans le cas d’un peintre il voit ou une couleur ou une combinaison de plusieurs couleurs. Ces deux sortes d’objets rendent la concentration différente et l’effet des deux est différent. L’une est plus fortifiante et l’autre est constructive et créative, elle aide la faculté constructive et créatrice.
Personnifier une idée abstraite
La troisième sorte de concentration est plus difficile. Elle consiste à personnifier une idée abstraite, une idée d’amour et de bonté, de gratitude, de sagesse, ou d’inspiration ou toute autre idée abstraite qu’on ne peut pas imager, et d’en faire une image. En ces temps modernes l’homme a perdu cette faculté.
Dans les anciens temps cette faculté était très visible parmi les gens d’autrefois. C’est pourquoi leur poésie est si belle et leurs écrits sont toujours sous forme de poésie. Par exemple, en Hébreu, Arabe, Persan et Sanskrit, la littérature, l’art, ou la philosophie sont tous écrits sous forme poétique. Aujourd’hui, l’on pourrait être surpris que même la science fût écrite en poésie. Mais ils n’acceptaient rien qui ne fût pas sous forme de beauté, même les affirmations scientifiques. Pourquoi ne serait-ce pas en beaux vers ? Si c’est écrit en mots banals cela n’a pas cet effet stimulant sur l’âme.
La beauté
Aujourd’hui, on dit : « Est-ce que vous ne pouvez pas dire la vérité en paroles simples ? Je veux trouver la vérité grâce à une explication simple ». Mais pour ce qu’on ne peut pas expliquer, la meilleure manière de faire est de l’envelopper dans des voiles merveilleux afin qu’on puisse le voir sous le plus bel aspect. C’est la beauté de l’approche dont on peut jouir, non pas de la vérité la plus élevée. L’homme d’aujourd’hui ne comprend pas cela. Il n’a pas la patience d’attendre et par conséquent il manque de stimulant. Il lit un livre, tourne les pages et dit : « Ceci me fatigue, je veux des idées nouvelles ». De sorte qu’il va d’année en année, lisant un livre après l’autre. Mais il n’y a pas de stimulant pour l’âme.
L’âme a besoin de rythme, de beauté, de musique, de poésie. C’est sous cette forme que la vérité était donnée. Vous pourrez constater que toutes les anciennes Ecritures sont en vers ; en Sanscrit, en Hébreu, en Arabe et en Persan. La totalité des Védas est écrite sous forme de vers, la sagesse de la vie entière était donnée en poésie, sous une forme belle, non pas en paroles banales.
La joie
L’homme d’aujourd’hui dira : « Je cherche partout et partout, et il n’y a rien à la fin ». C’est ainsi, c’est chercher partout, mais à la fin il y a « trouver ». Si l’on voyait tout de suite : « Elle est là », alors il n’y aurait pas de joie. La joie n’est pas entière dans la possession, la joie est quand on cherche pour trouver. S’il n’y avait pas une belle manière de chercher pour trouver il n’y aurait pas de joie non plus pour l’homme.
Forcé par la demande pressante de la généralité, beaucoup ont employé des formules aussi sommaires que : « Je suis Dieu ». C’est réduit à cela : des affirmations sommaires dépourvues de beauté, toute beauté étant perdue.
Quand on lit les paroles de Zarathoustra, comme la vérité est bellement rendue, cachée sous l’imagerie poétique ! Quand un Musulman lit le Coran son âme est élevée, parce que ce n’est pas écrit en mots banals, mais en une belle prose poétique, il y a là une stimulation. La Bhagavad Gîtâ de Krishna est en vers. Ceux qui ont donné des messages spirituels furent ceux dont les âmes étaient si joyeuses et heureuses qu’elles dansaient, et tout ce qu’ils ont donné est sous une forme dansante. Vous pouvez voir dans leurs paroles qu’ils n’étaient pas gens monotones, leur âme se réjouissait, dansait. Et même l’âme qui lit et comprend leurs paroles est stimulée et encline à danser comme ils le faisaient.
La contemplation
Un pas plus loin est la contemplation. La contemplation est une concentration sur une idée qui est répétée. Très souvent, l’effet de la contemplation du mental est que même chaque cellule du sang est impressionnée par l’idée que la contemplation y a mise. Une histoire raconte que Mansur al-Hallaj, un grand sage du Bokhara, affirma : « Je suis la vérité », alors que le clergé de l’époque voulait le contraindre à leurs principes religieux. A ce moment-là, il y avait un gouvernement religieux et cet homme fut accusé d’hérésie. La punition qui lui fut infligée fut que chacun de ceux qui le verraient devait lui jeter une pierre. Il devait être lapidé. L’aspect intéressant de l’histoire est que chaque goutte de sang qui tombait de sa tête sur le sol, avait en elle le sceau et l’impression des mots qu’il avait prononcés : « Je suis la Vérité ».
Ce n’est qu’une simple histoire, mais ce qu’elle dit est magnifique, à savoir que la contemplation peut faire sur une personne une impression telle que chaque cellule du sang de son corps deviendra une entité vivante représentant cette idée qu’il a contemplée.
Par conséquent, ceux dont la contemplation se fait sur une idée d’amour rendent naturellement chaque atome de leur être un atome d’amour : chaque action accomplie, chaque mot prononcé, ne sont plus rien qu’amour. Ils peuvent contempler la sagesse et leur être même se changera en sagesse, les empreintes de leurs pas deviendront signes de sagesse, leur regard possédera l’influence de la sagesse. Il est difficile d’imaginer jusqu’à quel point le pouvoir de la contemplation a son influence sur la vie de l’homme. Il peut changer totalement la personne.
La méditation
Un pas suivant est la méditation. La concentration et la contemplation sont des actes, mais la méditation est une condition. Car dans la concentration l’on doit agir, dans la contemplation aussi, mais dans la méditation l’on doit être passif. Ce n’est pas une action, c’est une condition. Par exemple, si je vous dis qu’en ce moment vous méditez, c’est vrai. Votre attention à ce que je dis est une sorte de méditation. La même attitude que vous avez en ce moment en écoutant mes paroles, si elle est tournée vers Dieu ou vers une certaine condition ou vers un certain plan, ce peut être une méditation. Il est certain que l’on peut embrouiller une idée simple et que l’on peut rendre simple des idées mystiques, selon qu’on choisit de le faire.
On peut difficilement imaginer quel pouvoir il y a dans la passivité. Beaucoup reconnaissent le pouvoir de quelqu’un qui peut être déterminé, qui peut être agressif, qui peut être en colère. On constate qu’il y a expression, qu’il y a pouvoir dans toute action. Mais on réalise à peine quel pouvoir l’on peut tirer de la passivité, de l’état attentif. C’est une action du mental complètement différente. Penser, se concentrer, imaginer sont une action ; être passif, écouter et percevoir en est une autre. C’est un acte négatif mais le pouvoir qu’il peut attirer peut parfois être bien plus grand que le pouvoir de l’action. Par conséquent, ceux qui méditent tirent naturellement leur pouvoir d’esprits plus élevés, d’entités, de planètes, d’âmes élevées et de Dieu, selon le cas. Si leur cœur est focalisé sur Dieu ils tirent leur pouvoir de Dieu.
Le déni de soi-même
Il y a un procédé pour atteindre, pour arriver à Dieu, et ce procédé est enseigné par le maître qui a l’expérience du chemin spirituel. C’est pourquoi en Orient l’importance du maître est considérée comme grande. La direction d’un maître est considérée comme plus grande que la religion, parce que la religion est exotérique, mais ce qui est ésotérique est de plus grand pouvoir. Ce chemin est suivi sous la direction de quelqu’un en qui l’on a une absolue confiance. Le manque de confiance ou le doute de la part de l’élève est un empêchement sur le chemin.
Il vaut mieux ne pas prendre ce chemin ni la direction offerte que de les prendre et de manquer de confiance ou de douter, parce que dans ce chemin ce qui est nécessaire est l’abnégation, le déni de soi. Le déni de soi ne signifie pas se refuser toute la joie, la beauté et l’harmonie du monde. Il signifie seulement nier l’idée que l’on a de soi-même. Être sous la direction d’un maître est un processus dans lequel on a à passer par le déni de soi-même.
L’histoire du paysan et sa vache
Il y avait un maître qui demanda un jour à son élève : « Qu’est-ce que tu aimes dans ce monde ? Y a-t-il quelque chose que tu aimes ? » -« Oui, – répondit l’élève qui était un jeune paysan et vivait dans la forêt – il y a une vache que j’aimais beaucoup. C’est le seul être que j’aime » – « Une vache – dit le maître – soit. Eh bien tu dois méditer sur l’idée de la vache ». L’élève alla dans sa cellule et médita sur l’idée de la vache. C’était une méthode différente de celle que le maître enseignait à ses autres élèves. Les autres élèves venaient à cette école, s’asseyaient dans leur cellule pendant une demi-heure ou quinze minutes et puis s’en allaient.
Après quelques jours le maître demanda à ses élèves : « Où est le nouvel élève ? Je ne l’ai pas vu depuis quatre ou cinq jours. Je ne peux pas penser qu’il soit parti, il était très sérieux. Allons regarder dans sa cellule ». Il frappa à la porte, mais n’obtint pas de réponse, la porte était fermée. Le maître ouvrit la porte. Le jeune homme était assis en concentration. Quand le maître l’appela il répondit comme répond une vache. « Sors » – dit le maître, mais le jeune homme répondit « Mes cornes sont trop longues pour sortir par cette porte ». Le maître lui donna la main, disant « Oui, sors, sors donc ». Il dit alors aux autres élèves : « Votre concentration de dix ou douze ans ne peut égaler les quatre jours de concentration de cet homme. C’est cela le matériau dont on peut faire un ornement ».
La réalisation spirituelle
Le processus général est que les gens se concentrent quelques minutes, se fatiguent et arrêtent. Le jour suivant ils recommencent et ainsi de suite. Il y en a quelques-uns qui jouent à la méditation et n’en retirent rien, et il y en a quelques-uns qui y entrent sérieusement. Ceux-ci n’en sortent jamais sans un résultat. Le résultat qu’on peut obtenir par le pouvoir de la méditation, on ne peut pas le comparer avec quelque autre réalisation ou gain que ce soit, appartenant à la terre.
Une personne pourra dire : « Si je ne sais pas de quel gain il s’agit, pourquoi me mettrais-je à sa poursuite ? » Mais je dirai : « Chaque petite chose de cette terre demande beaucoup plus de sacrifices et coûte bien plus que quoi que ce soit de spirituel : elle ne demande pas seulement effort ou préoccupation ou énergie, elle demande en plus votre foi et votre désir de l’atteindre. S’il y a quelque chose de moins coûteux c’est la réalisation spirituelle, et s’il y a quelque chose de très précieux c’est la réalisation spirituelle. »
New-York, 14 janvier1926
Publié dans Mysticisme – De la limitation à la perfection – Cahier n°3 – chapitre 3
