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	<title>Archives des La reconstruction du monde – Cahier n°3 - Soufi Inayat Khan</title>
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	<title>Archives des La reconstruction du monde – Cahier n°3 - Soufi Inayat Khan</title>
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		<title>La jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin de l'équilibre]]></category>
		<category><![CDATA[Confiance en soi]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de l'impression]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>15-21 ans Les tuteurs ont tendance à encourager le développement d&#8217;un jeune dans n&#8217;importe quelle direction qu&#8217;il choisit de prendre. Mais encourager un jeune dans n&#8217;importe quelle direction, c&#8217;est comme pousser un cheval énergique, un cheval très énergique qui court déjà rapidement. Ce dont un jeune a le plus besoin, ce n&#8217;est pas d&#8217;encouragement ; [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">15-21 ans</h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-ce155df7 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-bottom:0">Les tuteurs ont tendance à encourager le développement d&rsquo;un jeune dans n&rsquo;importe quelle direction qu&rsquo;il choisit de prendre. Mais encourager un jeune dans n&rsquo;importe quelle direction, c&rsquo;est comme pousser un cheval énergique, un cheval très énergique qui court déjà rapidement. Ce dont un jeune a le plus besoin, ce n&rsquo;est pas d&rsquo;encouragement ; ce dont il a le plus besoin, c&rsquo;est d&rsquo;équilibre. La tendance de la jeunesse, tant dans la bonne que dans la mauvaise direction, peut s&rsquo;avérer en fin de compte insatisfaisante si son action n&rsquo;est pas équilibrée.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Les tuteurs doivent tenir compte de deux choses importantes en ce qui concerne le développement des jeunes. D&rsquo;une part, très souvent, les tuteurs pensent que c&rsquo;est le même enfant, qui était un bébé, un petit enfant qui courait partout, et ils traitent le jeune de la même manière qu&rsquo;avant. Ils sous-estiment sa compréhension, sa maturité mentale, le développement de son esprit ; c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;ils s&rsquo;illusionnent eux-mêmes .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y en a d&rsquo;autres qui prennent le chemin inverse. Quand un jeune commence à dire des choses qui montrent une plus grande intelligence, alors ils ont confiance, ils croient qu&rsquo;ils peuvent lui dire tout et n&rsquo;importe quoi, sans attendre le moment le plus approprié pour mentionner une certaine chose, une certaine idée. C&rsquo;est pourquoi on peut commettre une erreur en considérant un jeune comme une personne très expérimentée et en même temps en le considérant comme quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;est encore qu&rsquo;un enfant, qui ne sait pas.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le relation au tuteur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus souvent, si elle n&rsquo;est pas donnée correctement, c&rsquo;est l&rsquo;éducation à la maison qui gâche la jeunesse. L&rsquo;époque de la jeunesse est une époque de nervosité, d&rsquo;agitation et de tension. Si l&rsquo;éducation donnée à la maison contrarie le jeune, il est gâté pour toujours. S&rsquo;il change l&rsquo;opinion qu&rsquo;il avait auparavant de ses tuteurs, une bonne opinion, alors la jeunesse est le moment où le tuteur et l&rsquo;enfant se séparent. La jeunesse construit un mur entre le tuteur et l&rsquo;enfant qui grandit. L&rsquo;enfant qui grandit se console avec des amis, des voisins, des connaissances qui prennent parfois l&rsquo;avantage en disant : « Oui, tu as raison, les gens de chez toi ne te comprennent pas. C&rsquo;est très dommage, c&rsquo;est une honte ». Et cette grande occasion de rendre plus solide le lien et la relation avec le jeune est perdue par les tuteurs qui n&rsquo;ont pas bien compris cette idée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un enfant qui montre de l&rsquo;amitié, de la réponse et un sentiment de camaraderie avec son tuteur au moment de sa jeunesse, sera toute sa vie un grand ami. C&rsquo;est comme le dressage d&rsquo;un cheval, il y a un certain temps où le cheval apprend à obéir, et si à ce moment-là le dresseur fait une erreur, cette erreur reste à jamais dans le cheval. Si, au moment où le cheval commence à répondre à l&rsquo;entraîneur, au moment de la maturité de son mental, l&rsquo;entraîneur du cheval lui donne une bonne direction, alors tout au long de sa vie, ce cheval travaille correctement.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La confiance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les tuteurs qui montrent leur impuissance à ne pas pouvoir contrôler le jeune et qui critiquent le jeune qui n&rsquo;est pas sous leur contrôle et qui ne les écoute pas, et qui pensent que c&rsquo;est sans espoir, que le jeune est gâté, que le jeune leur échappe. Ils aident très peu l&rsquo;enfant parce qu&rsquo;ils ne sont conscients que de ses mauvais côtés, et en montrant leur mécontentement, ils n&rsquo;aident pas le jeune, ils le gâtent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tuteurs ne doivent pas être sévères avec le jeune. Ils ne doivent pas être trop fermes, ni trop pessimistes en ce qui concerne son avancement. Plus ils ont confiance en lui et plus ils ont confiance en eux-mêmes, plus ils sont capables d&rsquo;aider l&rsquo;enfant. Rien n&rsquo;est plus utile que de faire confiance aux qualités de l&rsquo;enfant, de les apprécier et de l&rsquo;encourager dans cette voie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais il y en a d&rsquo;autres qui, par amour et par sympathie, gâchent les jeunes. Ils déversent tellement d&rsquo;amour et de sympathie qu&rsquo;ils les aveuglent dans ce qu&rsquo;ils font. Ils ne savent pas ce qu&rsquo;ils font avec l&rsquo;enfant. L&rsquo;enfant peut devenir trop gâté et il n&rsquo;est pas destiné à rester éternellement avec ses tuteurs. Et que se passera-t-il lorsque le tuteur ne sera plus là et que l&rsquo;enfant devra affronter le monde ? Tout le monde ne le gâtera pas, tout le monde ne lui témoignera pas sa sympathie, et la vie de l&rsquo;enfant deviendra alors misérable dans le monde.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La psychologie de l&rsquo;impression</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent, les enfants qui sont les seuls enfants de leurs parents ou de la famille, qui sont tellement choyés et qui ont reçu tant de sympathie et d&rsquo;amour, sont tellement gâtés que la sympathie et l&rsquo;amour qui leur ont été donnés se révèlent être une pilule amère. Ils ne les reçoivent plus jamais dans la vie et en souffrent tout au long de leur vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est plus sage que les tuteurs s&rsquo;efforcent de diminuer l&#8217;emprise qu&rsquo;ils avaient sur l&rsquo;enfant au fur et à mesure qu&rsquo;il grandit et devient un jeune. Mais comment la diminuer ? Tout comme un cavalier qui desserrerait les rênes de plus en plus, mais progressivement. Mais ceux qui ne comprennent pas le processus graduel, dans l&rsquo;enfance, l&rsquo;ont gardé ferme, puis dans la jeunesse, ils l&rsquo;ont laissé se relâcher. C&rsquo;est alors qu&rsquo;ils s&rsquo;abîment. Il faut le relâcher progressivement au fur et à mesure que l&rsquo;enfant grandit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et sur quelle base ? Sur la base du développement de l&rsquo;enfant. A chaque étape du développement, de la personnalité, de l&rsquo;humanité, il faut faire confiance au jeune et lui donner beaucoup plus de liberté de pensée et d&rsquo;action, tout en tenant la bride et en la gardant ferme, en étant conscient de la responsabilité des tuteurs d&rsquo;aider le jeune au cours de cette période la plus critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La meilleure façon d&rsquo;aider le jeune est de lui donner des impressions désirables des conditions, des situations, des personnalités, et de cette façon, en lui donnant des impressions, de permettre à l&rsquo;enfant d&rsquo;apprendre par lui-même sans être enseigné par des mots.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La suggestion</h4>



<p class="wp-block-paragraph">On raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un père qui voyait son jeune garçon avoir des tendances à différents vices. Il lui répétait souvent de s&rsquo;en éloigner, mais le garçon ne l&rsquo;écoutait pas. Il faisait tout ce qui était en son pouvoir. À la fin, alors qu&rsquo;il était mourant, il appela son fils et lui dit : « Maintenant, je ne te dirai plus de ne pas faire des choses que tu as toujours aimé faire. Mais tu te souviendras des dernières paroles de ton père. Chaque fois que tu voudras jouer, tu devras le faire avec les plus grands joueurs. Et chaque fois que tu auras envie de boire, tu devras le faire avec les plus grands ivrognes ». Le fils pensa que cette dernière chose était plus souhaitable que tout ce qu&rsquo;il avait entendu de son père auparavant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;expérience</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;il alla jouer, il commença à demander aux gens : « Qui sont les grands joueurs de la ville ? » Ils lui répondirent : « Les grands joueurs ne se trouvent pas dans les maisons de jeu, mais à l&rsquo;extérieur de la ville ». Après avoir entendu les noms, il s&rsquo;y rendit. Il trouva qu&rsquo;ils jouaient avec des cailloux parce qu&rsquo;ils avaient perdu tout l&rsquo;argent qu&rsquo;ils avaient. Il dit : « Vous avez une si grande renommée, et vous voilà en train de jouer avec des cailloux. Je pensais que vous joueriez avec des millions de livres ». Ils répondirent : « Non, nous avons joué avec des millions et des millions et maintenant nous jouons avec des cailloux. Venez si vous voulez jouer avec nous. Il n&rsquo;y a plus rien chez nous ». Il en a tiré une leçon. Et il a dit : « Rien à faire dans cette direction. Il faut que j&rsquo;aille ailleurs ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et il partit à la recherche de grands ivrognes. Les habitants de la ville lui ont donné deux ou trois noms d&rsquo;ivrognes connus dans la ville. Il s&rsquo;y rendit, et il ne trouva aucune bouteille, aucune boisson, rien. Il leur demanda : « J&rsquo;ai entendu vos noms. Tout le monde parle de vous, vous êtes de grands ivrognes. Mais il n&rsquo;y a pas de bouteille de boisson, que buvez-vous ? ». Ils répondirent : « Tout l&rsquo;argent que nous avions a été dépensé en boisson ; il n&rsquo;en reste plus. Nous avons maintenant des serpents. Quand nous voulons boire, quand nous voulons nous enivrer, nous laissons le serpent nous mordre ; cela nous enivre. Si tu veux, nous t&rsquo;apporterons un serpent ». Il s&rsquo;est enfui et ne s&rsquo;est jamais approché d&rsquo;eux. Cela lui a donné une leçon.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un enseignement objectif</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;éducation des jeunes dépend principalement de leurs impressions. Parfois, vous pouvez faire lire des livres à un jeune, mais cela ne servira à rien. Parfois, vous pouvez lui répéter cinquante ou cent fois : « C&rsquo;est bien » &#8211; « Ceci n&rsquo;est pas bien » &#8211; « Ceci est bon » &#8211; « Ceci n&rsquo;est pas bon », et il n&rsquo;écoutera jamais. Mais une fois que vous prenez le jeune et que vous lui montrez les phénomènes, l&rsquo;exemple de ce que vous dites, que vous le laissez voir de ses propres yeux quels sont les effets des différentes causes, alors l&rsquo;enseignement est donné de manière objective, et c&rsquo;est de cette manière que les gardiens sages éduquent les jeunes.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;idéal religieux</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Comment appelle-t-on l&rsquo;âge de la jeunesse ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je le divise en trois parties : treize, quatorze, quinze, la préadolescence. Seize, dix-sept, dix-huit, l&rsquo;adolescence ; dix-neuf, vingt, vingt-et-un, la jeunesse complète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Comment peut-on donner la foi et l&rsquo;espérance à une âme désespérée d&rsquo;environ dix-neuf ans qui essaie d&rsquo;avoir la foi en un Dieu d&rsquo;amour, mais qui l&rsquo;a perdue et menace de s&rsquo;enlever la vie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Il doit être placé sous la tutelle d&rsquo;un psychologue. Psychologue, je veux dire non pas celui qui l&rsquo;a appris, mais celui qui le comprend. Parce qu&rsquo;un garçon de dix-neuf ans, s&rsquo;il montre cette tendance, cela signifie qu&rsquo;il n&rsquo;a pas d&rsquo;équilibre. C&rsquo;est un travail spécial ; c&rsquo;est un traitement spécial qui doit être donné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pensez-vous que les jeunes devraient recevoir une éducation religieuse précise ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : C&rsquo;est le moment ; la jeunesse est le moment de donner une éducation religieuse précise. Si ce temps est passé, une personne est toujours réticente à prendre part à la religion. Quelle que soit l&rsquo;attirance d&rsquo;une personne pour la religion et l&rsquo;idéal religieux, elle se sent en retrait, elle se sent timide et ne parvient pas à s&rsquo;intéresser à la question.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>8 septembre 1926</em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 12</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
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		<title>L&#8217;adolescence</title>
		<link>https://lsps.fr/ladolescence/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Faculté de raisonner]]></category>
		<category><![CDATA[Fonctionnement automatique du mental]]></category>
		<category><![CDATA[Imagination et pensée]]></category>
		<category><![CDATA[Jelal - Jemal - Kemal]]></category>
		<category><![CDATA[Pensée de soi-même]]></category>
		<category><![CDATA[Travail de la mémoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>13,14,15 ans L&#8217;âge de l&#8217;enfant, entre treize et quinze ans, correspond à l&#8217;adolescence, la fin de l&#8217;enfance et au début de la jeunesse. Cet âge est la période de Kemal, la période du conflit intérieur. Lorsque le tuteur n&#8217;est pas conscient de ce conflit intérieur, il trouvera chez l&#8217;enfant un élément très gênant qui se [&#8230;]</p>
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<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">13,14,15 ans</h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-ce155df7 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-bottom:0">L&rsquo;âge de l&rsquo;enfant, entre treize et quinze ans, correspond à l&rsquo;adolescence, la fin de l&rsquo;enfance et au début de la jeunesse. Cet âge est la période de Kemal, la période du conflit intérieur. Lorsque le tuteur n&rsquo;est pas conscient de ce conflit intérieur, il trouvera chez l&rsquo;enfant un élément très gênant qui se manifestera sous toutes les formes, mais lorsque le tuteur comprendra que cette période de la vie de l&rsquo;enfant est une période de conflit, il la traitera différemment. Un enfant montrera des moments de passivité et des moments d&rsquo;activité ; à certains moments, l&rsquo;enfant fera preuve de présence d&rsquo;esprit et à d&rsquo;autres moments, il sera distrait. Son mental commence à se former à ce moment-là, et les fondations du mental sont posées pendant cette période.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Trois aspects de la connaissance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;époque de Kemal, trois aspects de la connaissance doivent être enseignés à l&rsquo;enfant : la connaissance de la terre, de l&rsquo;eau et du ciel. La connaissance de la terre est la connaissance de ce qui est produit dans la terre, dans les royaumes minéral et végétal. La connaissance de l&rsquo;eau est celle des créatures qui vivent dans l&rsquo;eau, des dangers de l&rsquo;eau et de la façon dont ils voyagent et ont voyagé à travers la mer. Et la connaissance du ciel concerne les étoiles et les planètes, le soleil et la lune, les effets du vent et des tempêtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourrait se demander : « Quelle est la raison pour laquelle, à cette époque, cette connaissance particulière devrait être donnée ? La raison en est que le mental n&rsquo;est pas encore définitivement formé et qu&rsquo;il faut lui tracer de grandes lignes dès sa fondation pour qu&rsquo;un merveilleux édifice puisse être érigé sur ces fondations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est préférable d&rsquo;aider l&rsquo;enfant, garçon ou fille, à conserver à ce moment-là une attitude passive plutôt qu&rsquo;une attitude active, car c&rsquo;est le moment de l&rsquo;absorption et non celui de l&rsquo;expression. En imposant une attitude passive à l&rsquo;enfant, on le mettra mal à l&rsquo;aise. Mais en cultivant cette attitude en douceur, sans permettre à l&rsquo;enfant de s&rsquo;en rendre compte, on préparera le sol de son esprit pour un meilleur objectif.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Cinq aspects de la culture mentale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La culture du mental comporte cinq aspects différents. Premièrement, la pensée et l&rsquo;imagination. La pensée est une chose et l&rsquo;imagination en est une autre. Très souvent, les gens confondent ces deux mots. La pensée est une action qui se fait par la volonté. L&rsquo;imagination est une action automatique du mental, sans aucune volonté. Par conséquent, le rêve est une imagination. Il est seulement appelé rêve parce qu&rsquo;il est plus concret lorsqu&rsquo;une personne est endormie et que les sens sont fermés, et qu&rsquo;il n&rsquo;y a donc rien d&rsquo;autre que l&rsquo;imagination devant le mental. Dans le cas de l&rsquo;imagination à l&rsquo;état de veille, il y a d&rsquo;une part l&rsquo;imagination et, d&rsquo;autre part, l&rsquo;activité des cinq sens. Par conséquent, l&rsquo;imagination joue un rôle négatif à l&rsquo;état de veille. Dans le sommeil, l&rsquo;imagination joue un rôle positif, on parle alors de rêve.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Imagination et pensée</h4>



<p class="wp-block-paragraph">En aidant l&rsquo;enfant à cultiver la pensée et l&rsquo;imagination, on peut aussi commettre une erreur. Un jour, j&rsquo;ai été invité dans une école de culture de la pensée. Ils avaient créé un nouveau système et je suis allé le voir. Il y avait dix ou douze enfants assis et le professeur a dit : « Regardez ici, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a ? ». Il n&rsquo;y avait rien d&rsquo;autre qu&rsquo;un simple tableau devant eux. Un enfant dit : « Un lys »- « Très bien ». Il dit à un autre enfant : « Regarde, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a là ? L&rsquo;autre enfant regarda et dit : « Une rose rouge » ; le professeur fut satisfait. A un troisième enfant, il dit : « Regarde, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il y a ? ». Il répondit : « C&rsquo;est une rose rose » ; l&rsquo;enseignant fut satisfait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis il demanda à un autre enfant : « Dis-nous ce qu&rsquo;il y a là ». Cet enfant répondit : « Je ne vois rien ». J&rsquo;ai pensé dans mon esprit : « C&rsquo;est lui qui a du bon sens, car il n&rsquo;a pas menti ». Maintenant, quel bien cela fait-il aux enfants qui disent ce qui leur vient à l&rsquo;esprit mais pas ce qu&rsquo;ils ont vu. Cela ne fait que les rendre imaginatifs, et après cela, quoi ? Encore pire et encore pire. Je me suis dit : « L&rsquo;avenir de ces dix ou douze enfants sera le pire des destins ». Imaginez qu&rsquo;ils apprennent pendant cinq ou six ans ce genre de culture de la pensée qui permet à leur imagination d&rsquo;agir librement et de croire qu&rsquo;ils voient ce qu&rsquo;ils ont imaginé avec leurs yeux sur le tableau. Cela ne peut que conduire à ce que l&rsquo;on appelle la culture médiumnique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Diriger l&rsquo;attention</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La bonne méthode pour aider l&rsquo;imagination de l&rsquo;enfant est de diriger son attention sur tout ce qui est beau, puis de voir comment il aimerait y ajouter, compléter la beauté, que ce soit la beauté de la ligne, de la couleur, des notes ou du rythme, ou la beauté de l&rsquo;idée, de l&rsquo;action, de la manière. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;imagination de l&rsquo;enfant s&rsquo;améliorera. Si l&rsquo;on demande à l&rsquo;enfant : « Que ferais-tu dans cette situation ? &#8211; Comment agirais-tu dans cette situation ? &#8211; « Que voudrais-tu faire pour la compléter ? » &#8211; « Que pourrais-tu faire pour l&#8217;embellir ? » On peut ainsi aider l&rsquo;enfant à développer sa faculté d&rsquo;imagination.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Renforcer sa pensée</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la question se pose alors : « Comment développer la pensée d&rsquo;un enfant ? » On ne peut pas développer la pensée d&rsquo;un enfant en lui donnant à penser sur l&rsquo;amour ou sur la bonté ou sur le bien ou sur n&rsquo;importe quoi. Dès que l&rsquo;enfant sait qu&rsquo;on lui donne une pensée à laquelle s&rsquo;accrocher, il se sent mal à l&rsquo;aise, comme une mule sentirait le fardeau sur son dos. Le meilleur moyen est de découvrir à quoi il pense et de renforcer cette pensée, si elle est souhaitable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vais vous donner un exemple. Un enfant m&rsquo;a demandé : « J&rsquo;aimerais avoir une baguette magique, où puis-je l&rsquo;avoir ? » Je lui ai répondu : « Si tu avais une baguette magique, que ferais-tu avec ? » Il m&rsquo;a répondu : « J&rsquo;ai entendu dire que si quelqu&rsquo;un a une baguette magique, il n&rsquo;a qu&rsquo;à la bouger et tout ce qu&rsquo;il souhaite se réalise ». J&rsquo;ai donc répondu : « Qu&rsquo;est-ce que tu souhaites ? » Il a d&rsquo;abord hésité parce qu&rsquo;il était très gêné à l&rsquo;idée de dire son souhait, mais il a fini par l&rsquo;exprimer. Dès que j&rsquo;ai su ce qu&rsquo;il souhaitait, j&rsquo;ai dit : « Tu n&rsquo;as pas besoin d&rsquo;une baguette magique. Le souhait lui-même est un pouvoir si tu y penses ». Il m&rsquo;a répondu : « J&rsquo;y pense toujours ». J&rsquo;ai dit : « Pense-y encore plus « .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s&rsquo;agit pas de donner à l&rsquo;enfant une nouvelle pensée, mais de renforcer sa propre pensée. À partir de ce moment, cet enfant, qui cherchait une baguette magique, a pensé que cette baguette magique était en lui et que s&rsquo;il y pensait, il l&rsquo;obtiendrait.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La mémoire</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Un enfant a toujours une bonne mémoire, mais elle n&rsquo;agit que sur les choses qui l&rsquo;intéressent. Là où il ne s&rsquo;intéresse pas, il ne se souvient pas. Cela ne veut pas dire qu&rsquo;il ne peut pas se souvenir, mais il ne se souvient pas. Ce n&rsquo;est pas une erreur de sa mémoire, mais une erreur de ceux qui lui imposent quelque chose qui ne restera pas dans sa mémoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la grande erreur des professeurs d&rsquo;école, très souvent, ils imposent à l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant quelque chose qui ne l&rsquo;intéresse pas, qu&rsquo;il ne veut pas regarder, auquel il ne veut pas penser. Quelle cruauté ! Pour que l&rsquo;enfant réussisse un examen, son esprit doit être poussé et forcé, il doit retenir une certaine idée qu&rsquo;il n&rsquo;est pas capable de retenir. La meilleure façon de développer la mémoire d&rsquo;un enfant est de lui donner quelque chose qu&rsquo;il admire, qu&rsquo;il aime, qu&rsquo;il ressent, qui l&rsquo;intéresse et de l&rsquo;interroger à ce sujet, de s&rsquo;y intéresser et d&rsquo;entretenir cette flamme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, un tuteur est intéressé par le fait de raconter une histoire à l&rsquo;enfant, mais il n&rsquo;est pas intéressé par le fait d&rsquo;entendre cette histoire de la bouche de l&rsquo;enfant. C&rsquo;est toutefois un excellent exercice si on le pratique. Après avoir raconté une histoire à l&rsquo;enfant, on lui demande trois mois plus tard de la raconter à nouveau, puis on observe comment fonctionne sa mémoire. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on peut développer la mémoire.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le raisonnement</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Certains enfants ont déjà développé la faculté de raisonnement, d&rsquo;autres non. Mais c&rsquo;est une faculté dont dépend l&rsquo;avenir de l&rsquo;enfant, dont dépend toute sa vie. Lorsque la faculté de raisonnement n&rsquo;est pas éveillée, il y a toujours un danger pour la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut très bien la cultiver chez l&rsquo;enfant en posant des questions pour et contre tout : si cela doit être, pourquoi cela doit être, et si cela ne doit pas être, pourquoi cela ne doit pas être, et parfois poser la question tout à fait contraire. Lorsqu&rsquo;un enfant dit : « C&rsquo;est bien », il faut lui demander pourquoi c&rsquo;est bien. Lorsqu&rsquo;un enfant dit : « C&rsquo;est mal », il faut lui demander pourquoi c&rsquo;est mal. Le tuteur doit adopter la même attitude que l&rsquo;enfant, en demandant toujours « Pourquoi ? » au lieu de laisser l&rsquo;enfant demander : « Pourquoi ? » Le tuteur doit devenir un enfant et demander « Pourquoi ? » pour tout. C&rsquo;est ainsi que se développe le raisonnement. Tout enfant qui fait preuve de raisonnement est promis à un bel avenir.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les émotions</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;est pas toujours conseillé de jouer avec les émotions de l&rsquo;enfant. Très souvent, cela peut sembler un plaisir pour le tuteur de voir comment l&rsquo;enfant est affecté par une certaine pensée, par un certain mot. Mais en le faisant, on affaiblit cette faculté. Le mieux est de ne pas toucher aux sentiments de l&rsquo;enfant afin que cette faculté la plus profonde devienne encore plus profonde et plus forte, de sorte que lorsque l&rsquo;enfant arrivera à l&rsquo;âge où elle doit se manifester, elle sera parfaite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la culture du mental, la chose la plus importante est la pensée du « je », du « moi ». Cette pensée se développe très fortement chez l&rsquo;enfant de treize, quatorze et quinze ans. Il tient beaucoup à dire « je » et « mon ». Si cette faculté est assouplie à cette période particulière, pendant que l&rsquo;enfant grandit, cela se passera beaucoup mieux. Cette faculté se manifeste surtout lorsque l&rsquo;enfant est contrarié, lorsqu&rsquo;il est en colère, lorsqu&rsquo;il veut se défendre et lorsqu&rsquo;il veut montrer : « Ceci m&rsquo;appartient, ceci est à moi, personne d&rsquo;autre ne doit y toucher, personne d&rsquo;autre ne doit le prendre ». Dans ces moments-là, il faut l&rsquo;adoucir. A treize, quatorze et quinze ans, l&rsquo;enfant est plus réfléchi, et dans les moments de colère, si les tuteurs s&rsquo;efforcent de lui faire voir les choses correctement et de leur point de vue, cela s&rsquo;avère plus facile à ce moment-là que dans l&rsquo;enfance.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Une lutte intérieure</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Que se passe-t-il réellement dans les profondeurs de l&rsquo;être de l&rsquo;enfant à l&rsquo;âge de treize, quatorze et quinze ans ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : D&rsquo;un côté, il y a le désir ardent de la jeunesse et de l&rsquo;autre, la fin de l&rsquo;enfance. Cela provoque une lutte intérieure chez l&rsquo;enfant. L&rsquo;adolescent n&rsquo;est ni un jeune, ni un enfant. C&rsquo;est pourquoi il y a une lutte dans son être. C&rsquo;est le moment où il doit être traité avec plus de soin. Pour cette raison certains enfants semblent très nerveux à ce moment-là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : La plupart des enfants n&rsquo;aiment pas l&rsquo;étude de l&rsquo;arithmétique, mais cela ne développe-t-il pas la concentration ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Les mathématiques viennent facilement à ceux qui ont ce tempérament, qui sont nés avec cette tendance. Et il y a une autre tendance qui est tout à fait opposée aux chiffres, à l&rsquo;arithmétique. Ce n&rsquo;est pas dans leur tempérament, si ce n&rsquo;est pas dans leur nature. Pour ma part, je compatis avec les enfants qui n&rsquo;aiment pas beaucoup l&rsquo;arithmétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Que faire lorsqu&rsquo;un enfant s&rsquo;intéresse à des choses dont il ne se souvient pas, comme la poésie et la littérature ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Cela montre que l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas concentré. Pour cela, il faut donner à l&rsquo;enfant un plus grand intérêt pour la même chose et lui demander de la lire davantage, de la préparer et de la dire, et lui montrer que l&rsquo;on apprécie ce qu&rsquo;il fait.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;orientation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Faut-il seulement développer ce qu&rsquo;il y a dans l&rsquo;enfant en particulier ? Ne devons-nous pas lui montrer aussi un autre sens et un autre enseignement ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, mais avec douceur, et il faut alors voir si l&rsquo;enfant a une tendance, un penchant pour cela. Mais si l&rsquo;enfant n&rsquo;a pas d&rsquo;inclination naturelle pour cela, il est tout aussi bien qu&rsquo;il s&rsquo;intéresse à un autre domaine. Par exemple, si l&rsquo;enfant a plutôt tendance à devenir mécanicien et que vous l&rsquo;incitez à devenir violoniste, cela s&rsquo;avérera finalement désastreux. Il ne sera ni mécanicien ni violoniste. Il est préférable de voir l&rsquo;orientation d&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Comment développer la conscience de soi chez l&rsquo;enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Il est préférable qu&rsquo;il ne soit pas développé, surtout pendant l&rsquo;enfance. Moins l&rsquo;enfant est conscient de lui-même, mieux c&rsquo;est. J&rsquo;aurais pensé que vous m&rsquo;auriez posé une question tout à fait contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Comment pouvez-vous cultiver la passivité, et ne pas laisser un enfant savoir ce que vous essayez de faire. Voulez-vous bien donner un exemple ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : C&rsquo;est un problème très difficile. Vous devez intéresser l&rsquo;enfant à votre façon de faire, à écouter ce que vous dites ou à s&rsquo;intéresser à ce que vous faites. Cela signifie seulement attirer l&rsquo;intérêt, obtenir l&rsquo;intérêt de l&rsquo;enfant pour votre parole, pour votre action. C&rsquo;est très difficile. Mais si le tuteur le fait, c&rsquo;est bon pour lui parce qu&rsquo;il peut faire la même chose avec l&rsquo;adulte.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La colère</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Comment traiter un enfant lorsqu&rsquo;il est en colère ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : En ne participant pas à la colère de l&rsquo;enfant. C&rsquo;est le premier principe. Lorsque le tuteur perd son sang-froid devant la colère de l&rsquo;enfant, tout va mal. En effet, il y a alors le feu des deux côtés, ce qui n&rsquo;aide pas l&rsquo;enfant. Il est préférable de garder son calme et d&rsquo;orienter l&rsquo;attention de l&rsquo;enfant vers autre chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;enfant est en colère et que le tuteur lui donne une punition, cela n&rsquo;apporte rien de bon à l&rsquo;enfant. C&rsquo;est du gâchis. Il y a un autre moment pour la punition. La punition doit être donnée lorsque l&rsquo;enfant est dans son état normal et équilibré. Par exemple, si vous créez un petit tribunal à la maison où les enfants sont jugés à un moment où ils ont oublié ce qu&rsquo;ils ont fait, alors ils s&rsquo;en souviendront. C&rsquo;est à ce moment-là que la punition, quelle qu&rsquo;elle soit, produit son effet. Mais lorsque l&rsquo;enfant est en colère et que la punition est donnée immédiatement, l&rsquo;effet est perdu à ce moment-là. Il faut s&rsquo;efforcer de calmer l&rsquo;humeur de l&rsquo;enfant par la gentillesse et la sympathie. Mais, très souvent, c&rsquo;est là que le tuteur commet une erreur.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La spiritualité</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Comment peut-on développer au mieux les tendances spirituelles à l&rsquo;âge de treize ou quatorze ans ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je n&rsquo;insisterais pas pour que les tendances spirituelles se développent dans la préadolescence. Mais j&rsquo;aiderais cette petite tendance spirituelle à se développer. Chez l&rsquo;enfant, chez tout enfant, il y a une tendance spirituelle qui se manifeste dès l&rsquo;âge de cinq ans : l&rsquo;amour de la prière, par exemple, l&rsquo;amour de L&rsquo;idéal de Dieu, un sentiment pour quelque chose de sacré, une révérence pour quelque chose de religieux. On pourrait croire que l&rsquo;enfant est déjà là, qu&rsquo;il est né avec. Parfois, les attributs religieux, dévotionnels et spirituels sont clairement visibles chez un enfant qui passe de la prime enfance à l&rsquo;enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tendance spirituelle est innée chez l&rsquo;enfant, vous pouvez ainsi savoir que l&rsquo;enfant l&rsquo;a apportée d&rsquo;en haut.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>1er septembre 1926</em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 11</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/ladolescence/pom/la-reconstruction-du-monde/">L&rsquo;adolescence</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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			</item>
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		<title>La fin d’un cycle</title>
		<link>https://lsps.fr/la-fin-dun-cycle/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Attitude amicale]]></category>
		<category><![CDATA[Conscience de soi-même]]></category>
		<category><![CDATA[Contentement et enthousiasme]]></category>
		<category><![CDATA[Cultiver la concentration]]></category>
		<category><![CDATA[Mécanisme de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Paires d'opposés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=10299</guid>

					<description><![CDATA[<p>Préadolescence (suite) Le temps qui s&#8217;écoule entre dix et douze ans est la période qui termine un cycle, le premier cycle de la vie de chaque âme. Les mystiques considèrent que chaque cycle est de douze ans. Par conséquent, ces trois dernières années du premier cycle sont d&#8217;une très grande importance dans la vie de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">Préadolescence (suite)</h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-ce155df7 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small)">Le temps qui s&rsquo;écoule entre dix et douze ans est la période qui termine un cycle, le premier cycle de la vie de chaque âme. Les mystiques considèrent que chaque cycle est de douze ans. Par conséquent, ces trois dernières années du premier cycle sont d&rsquo;une très grande importance dans la vie de l&rsquo;enfant.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Souvent, pendant cette période particulière, onze et douze ans, ce qui est enseigné représente la touche finale, tout comme un artiste après avoir fait un tableau, donne une touche finale. Après cela, un autre cycle commence. La période de préparation des enfants au cycle suivant est très importante. Si, à ce moment-là, l&rsquo;enfant n&rsquo;a pas été instruit, n&rsquo;a pas été corrigé, n&rsquo;a pas reçu la direction qu&rsquo;il aurait dû prendre, les choses seront difficiles plus tard, car la période la plus importante est passée. Plus les tuteurs comprendront leur responsabilité, plus ils comprendront que s&rsquo;il reste quelque chose qui aurait dû être enseigné à ce moment-là, et qui n&rsquo;a pas été enseigné à ce moment-là, cela ne pourra plus être enseigné par la suite.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les filles et les garçons</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Une direction spéciale, je le répète, doit être donnée aux filles et aux garçons. On ne peut pas conduire les deux avec le même fouet. Par exemple, un mot de mécontentement touchera le garçon en surface et la fille en profondeur. Il en va de même pour un mot d&rsquo;appréciation. Souvent, le garçon le prendra par une oreille et le rejettera par l&rsquo;autre. Tandis que la fille le gardera avec elle, peut-être, toute sa vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui pensent que les garçons et les filles peuvent être dirigés de la même manière s&rsquo;apercevront en fin de compte qu&rsquo;ils ont commis une grave erreur. La psychologie du garçon est tout à fait différente de celle de la fille et, pour chacun d&rsquo;eux, une méthode spéciale doit être utilisée afin de les élever. Si la fille et le garçon doivent tous deux recevoir un mot d&rsquo;admiration ou de blâme, il faut le donner sur des tons et avec des mots différents. Il faut être plus indulgent avec la fille, alors que cela n&rsquo;a pas beaucoup d&rsquo;importance avec le garçon. Souvent, le garçon reçoit une punition et l&rsquo;oublie au bout d&rsquo;une demi-heure, ou même avant une demi-heure. Souvent, la fille s&rsquo;en souvient pendant des mois et des mois, cela la touche profondément.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les caractéristiques à développer</h4>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, il y a certaines caractéristiques à développer chez le garçon et certaines caractéristiques à développer chez la fille. On ne peut pas appeler chacune d&rsquo;entre elles des vertus pour les deux. Par exemple, le courage chez le garçon, la modestie chez la fille ; le bon sens chez le garçon, l&rsquo;idéal chez la fille ; la responsabilité chez le garçon, le devoir chez la fille. En même temps, l&rsquo;idéal de Dieu chez le garçon, la religion chez la fille ; en outre, la pensée chez le garçon, la considération chez la fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous pouvez penser qu&rsquo;il n&rsquo;est pas nécessaire que l&rsquo;autre qualité ne vienne pas au garçon ou à la fille. Mais elle viendra d&rsquo;elle-même. Ce qu&rsquo;il faut enseigner, c&rsquo;est la qualité particulière, et l&rsquo;autre qualité viendra d&rsquo;elle-même. Je ne veux pas dire que le garçon ne doit pas avoir les qualités que j&rsquo;ai mentionnées pour la fille. Par exemple, si le garçon n&rsquo;a pas d&rsquo;idéal, il est bon à rien, mais en même temps l&rsquo;idéal viendra. Mais chez la fille, cela doit être mis en place, cela doit être développé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la psychologie du garçon et de la fille qui fait qu&rsquo;il est nécessaire de donner certaines choses au garçon et certaines choses à la fille. Avec leur développement, ils prennent les qualités de l&rsquo;un et de l&rsquo;autre ; avec leur développement, cela vient naturellement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ailleurs, l&rsquo;équilibre est ce qu&rsquo;il y a de mieux, que ce soit chez le garçon ou chez la fille. Et l&rsquo;équilibre se fait par des qualités opposées. Le travail de l&rsquo;enseignant n&rsquo;est pas d&rsquo;enseigner l&rsquo;équilibre. Le travail de l&rsquo;enseignant est d&rsquo;enseigner les qualités. La vie apportera l&rsquo;équilibre elle-même, à condition qu&rsquo;on leur enseigne cette qualité particulière qui leur appartient.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les exigences de la vie</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, il y a une question : comment les enfants doivent-ils répondre aux différentes exigences de la vie, comme aider à la maison, aider à l&rsquo;extérieur, voir des amis, voir des étrangers ? Il n&rsquo;est pas nécessaire de donner aux enfants de dix, onze et douze ans un travail particulier à faire à la maison. Mais on peut en même temps les familiariser avec les tâches ménagères et les travaux de la vie extérieure. Ainsi, ils peuvent être préparés, en grandissant, à comprendre et à apprécier les responsabilités et les devoirs de leurs parents, de leurs tuteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants doivent adopter cette attitude respectueuse envers les amis de la famille, la même attitude qu&rsquo;ils ont envers leurs propres tuteurs ou parents. Ils doivent avoir la même attitude envers les amis de la famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour, le prophète a entendu ses enfants appeler un serviteur par son nom. Et le prophète les a corrigés : « Non, les enfants, il est plus âgé que vous, appelez-le oncle ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet idéal a été enseigné dès leur plus jeune âge, les enfants se font de plus en plus d&rsquo;amis au lieu d&rsquo;offenser les amis de la maison. En outre, c&rsquo;est une belle manière pour l&rsquo;enfant d&rsquo;avoir un regard amical et une attitude respectueuse envers les amis de la famille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque des enfants de cet âge rencontrent des étrangers, ces derniers peuvent comprendre, d&rsquo;après les manières des enfants, à quel foyer ils appartiennent, à quelle famille ils appartiennent, quelle éducation et quelle formation ils ont reçue. S&rsquo;ils sont grossiers, irréfléchis, inconsidérés, mal élevés, ils ont représenté leur famille sous la même forme. Il est donc de la responsabilité et du devoir des tuteurs de sensibiliser les enfants à ces règles de la vie quotidienne.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La concentration</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La période entre dix et douze ans est celle où l&rsquo;on peut apprendre aux enfants à pratiquer tout travail qui leur est confié, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de musique, de peinture, de dessin ou de tout autre travail qui leur est confié. C&rsquo;est le moment où ils doivent se concentrer sur ce travail, s&rsquo;y tenir patiemment et ne pas laisser leur esprit être perturbé par quoi que ce soit venant de l&rsquo;extérieur, parce que, plus tard, cela deviendra le fondement du développement spirituel.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;habillement</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Vient ensuite une question encore plus délicate : dans leur nourriture, leurs fantaisies, leurs vêtements, ils ne doivent pas trop en faire à leur guise. Car ce n&rsquo;est pas le moment où ils doivent penser beaucoup aux vêtements ou à la nourriture qu&rsquo;ils mangent ou à quoi que ce soit, c&rsquo;est le moment où ils doivent en être tout à fait inconscients. Tout ce qui leur est donné, ils doivent le prendre avec gratitude, avec reconnaissance. Les jours de fantaisie et d&rsquo;imagination viendront après. Si l&rsquo;on ne prend pas garde à cet aspect de la nature des enfants, ils développeront dès lors un caractère désagréable. Et plus tard, cela se manifestera sous la forme d&rsquo;un esprit très indésirable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question est maintenant de savoir comment cela peut se faire. Il faut le faire, non pas en les corrigeant ou en leur imposant une telle règle, mais en leur faisant voir le plaisir du contentement. Et il faut leur faire comprendre que c&rsquo;est le moment où ils doivent mettre leur esprit au travail. Par des conseils doux et amicaux, ils comprendront rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai dû dire à un petit enfant qui aimait beaucoup se regarder dans le miroir, très souvent, j&rsquo;ai dû lui dire que : « Les génies peuvent regarder à travers le miroir et il faut s&rsquo;en méfier, les gens qui se regardent trop souvent dans le miroir auront à rencontrer des génies ». A partir de ce moment-là, ce petit enfant a montré de moins en moins cette tendance.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une attitude amicale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est un travail très délicat que d&rsquo;éduquer un enfant sans qu&rsquo;il comprenne ce qu&rsquo;on lui apprend. Tout ce qu&rsquo;on lui enseigne doit être fait de telle sorte que l&rsquo;enfant ne sache pas qu&rsquo;on lui impose une règle ou un principe. C&rsquo;est la meilleure façon de travailler avec lui. Dans les rires, les sourires, les histoires et les conversations amicales, on peut lui dire des choses dont il se souviendra toujours. Dès qu&rsquo;on lui donne un ordre et qu&rsquo;on lui impose un principe, il en sentira le poids.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut se rappeler que la vie est une opportunité. Et que cette période particulière de dix, onze et douze ans est une opportunité extraordinaire. C&rsquo;est la période où les enfants absorbent et assimilent toutes les connaissances. Et ces connaissances grandissent avec eux au fur et à mesure de leur croissance. Très souvent, la connaissance des différentes règles de vie peut leur être transmise sous une forme très douce en racontant des histoires. En effet, une histoire donne une image merveilleuse de la vie. Et en même temps, ils ne ressentent pas le fardeau de l&rsquo;enseignement. Ils sont intéressés et, très souvent, après l&rsquo;histoire, les enfants avisés demandent : « Qu&rsquo;est-ce que cela nous apprend ? Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on en retire ? » Lorsque c&rsquo;est le cas, vous devez savoir que vous avez la plus grande opportunité d&rsquo;accorder l&rsquo;esprit de l&rsquo;adolescent à la connaissance et à la conscience auxquelles vous souhaitez l&rsquo;éveiller.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px;height:auto"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Les qualités et leurs opposés</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourquoi est-il nécessaire de développer les qualités particulières qui appartiennent par nature au garçon ou à la fille ? Pourquoi ne pas accorder d&rsquo;abord de l&rsquo;attention à l&rsquo;opposé ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : La raison est la suivante : toute qualité qui naît chez une personne en tant que qualité inhérente, naît chez cette personne parce que cette qualité mènera au but de sa vie. Par exemple, le lion reçoit la qualité de lion ; c&rsquo;est le but, c&rsquo;est son destin. Le cerf reçoit la qualité nécessaire au but de sa vie. Si le lion avait la qualité de cerf et le cerf la qualité de lion, aucun des deux ne serait apte à vivre dans le monde. Ce que le cerf est montre sa propre qualité, ce que le lion montre sa propre qualité. Les qualités opposées ne peuvent que s&rsquo;équilibrer, mais elles ne doivent pas être spécialement développées. Elles viendront d&rsquo;elles-mêmes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le genre</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : L&rsquo;âme choisit-elle elle-même si elle veut être un garçon ou une fille ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, certainement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Si l&rsquo;âme choisit son sexe, pourquoi trouve-t-on des gens qui se rebellent contre leur sexe ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Il y a quelque chose qui ne va pas chez eux ou quelque chose qui ne va pas dans leur vie. Le grand plaisir de l&rsquo;âme est d&rsquo;accomplir le but de sa vie. L&rsquo;âme reçoit l&rsquo;esprit, le corps et la situation de sa vie. Mais lorsque l&rsquo;âme choisit des choses erronées d&rsquo;elle-même, elle se sent mal à l&rsquo;aise. Il n&rsquo;y a donc aucune raison d&rsquo;être mécontent de soi, de sa vie. Il est préférable de sentir et de savoir : « Ce que je suis, il vaut mieux que je sois ce que je suis. Et je dois faire de mon mieux pour remplir le but de ma vie ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, l&rsquo;âme elle-même n&rsquo;a pas de sexe. Elle est au-delà, et lorsqu&rsquo;elle reviendra à ce stade, elle sera une et la même. Par conséquent, cette distinction ou différence ne concerne que le voyage. Ce voyage est entrepris par l&rsquo;âme pour accomplir certaines choses. Il n&rsquo;est pas nécessaire d&rsquo;être mécontent de soi.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;impression</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Voulez-vous dire que chaque fille est plus profondément impressionnée par l&rsquo;éloge ou la correction que chaque garçon ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : En règle générale, les filles sont plus impressionnées que les garçons. Mais il se peut qu&rsquo;un garçon soit impressionnable et qu&rsquo;il puisse l&rsquo;être davantage, et qu&rsquo;une fille moins impressionnable puisse l&rsquo;être moins. Mais il s&rsquo;agit là d&rsquo;exceptions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vais vous raconter une petite histoire : Quatre personnes sont accusées du même crime et comparaissent devant le roi. Le roi dit à l&rsquo;un d&rsquo;eux qu&rsquo;il doit être exilé, qu&rsquo;il doit être renvoyé du pays. Il a regardé l&rsquo;autre et a dit qu&rsquo;il devait être mis en prison pour toute sa vie. Il a regardé le troisième et a dit qu&rsquo;il devait être décapité. Puis, il a regardé le quatrième et a dit : « Je regrette qu&rsquo;un homme comme toi ait fait cela ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;homme qui est sorti de la ville et qui a été exilé a repris son activité. Il était très heureux, cela ne le dérangeait pas. L&rsquo;autre qui a été envoyé en prison, bien sûr qu&rsquo;il était désolé d&rsquo;être en prison, mais il n&rsquo;en avait pas l&rsquo;impression. Celui qui était condamné à mort, il s&rsquo;apitoyait sur son sort et c&rsquo;est tout. Mais celui à qui le roi a dit : « Je suis désolé que tu aies commis ce crime », il est rentré chez lui et s&rsquo;est suicidé.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La reconnaissance de l&rsquo;individu</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il semble qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui nous ne comprenions pas cela, et la loi donne à tous la même punition. Nous conduisons tous les gens avec le même fouet. C&rsquo;est le grand inconvénient de l&rsquo;époque actuelle : l&rsquo;individu n&rsquo;est pas reconnu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un individu que vous pouvez regarder avec des yeux mécontents et qui le ressent. Et il y a un autre individu, vous pouvez lui lancer mots après mots, comme des pierres, il les repousse, il est tout à fait heureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Si un enfant âgé de dix à douze ans n&rsquo;écoute pas les enseignements que son tuteur lui dispense de la manière dont vous avez parlé, doit-il alors être puni et de quelle manière ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Comme je l&rsquo;ai toujours dit, la punition a un très mauvais effet et elle émousse la vivacité de l&rsquo;esprit des enfants. Très souvent, la punition fonctionne bien avec eux, mais d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre, elle émousse leur finesse. Il faut donc essayer de s&rsquo;en passer, si on le peut. Après leur avoir donné tous les avis, conseils et encouragements, après leur avoir témoigné de l&rsquo;appréciation et après avoir fait tout ce qui est possible de faire, la dernière chose à faire est, comme je l&rsquo;ai déjà dit, de tirer les oreilles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Que signifie le fait de dire à l&rsquo;enfant de ne pas se regarder si souvent dans le miroir ? Y a-t-il une signification spirituelle derrière cela ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, se regarder dans le miroir rend conscient de soi, et la conscience de soi rend nerveux. Et toute la tragédie de la vie vient de la conscience de soi lorsqu&rsquo;elle culmine dans l&rsquo;apitoiement.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les cycles</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourquoi le mystique divise-t-il l&rsquo;éducation en cycles de douze ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Ce n&rsquo;est pas l&rsquo;éducation qui est divisée en cycles de douze. Mais la vie est divisée en cycles de douze. La vie de chaque individu est divisée en cycles de douze. Il y a une douzième année, une vingt-quatrième année, une trente-sixième année et ainsi de suite. Une nouvelle vie commence à chaque douzième année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Y a-t-il un lien entre les douze années du premier cycle et le nombre douze dans la symbolique mystique ? Et les douze apôtres ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Il y a douze heures, même dans le jour et la nuit. Ensuite, il y a douze divisions, demi-tons dans une octave. Après les douze demi-tons, la même note revient. Cela signifie qu&rsquo;il y a un autre cycle. Les anciens avaient douze cycles, qu&rsquo;ils appelaient ragas. Il y a aussi douze apôtres. Tout cela montre que le nombre douze correspond à la fin d&rsquo;un cycle et qu&rsquo;un autre cycle commence ensuite.</p>



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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>25 août 1926</em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 10</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;éducation dans la préadolescence</title>
		<link>https://lsps.fr/leducation-dans-la-preadolescence/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Aug 2026 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Accord au diapason naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Compréhension de la nature]]></category>
		<category><![CDATA[Instrument de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Opportunité de la vie]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Signification des coutumes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=10292</guid>

					<description><![CDATA[<p>10,11,12 ans La préadolescence, période comprise entre dix et douze ans, je l&#8217;appelle la moyenne enfance. C&#8217;est à cette époque que l&#8217;on commence à distinguer l&#8217;enfant en tant que fille ou garçon, et qu&#8217;il faut donner à chacun une direction particulière : à la fille une direction de fille, au garçon une direction de garçon. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">10,11,12 ans</h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-ce155df7 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">La préadolescence, période comprise entre dix et douze ans, je l&rsquo;appelle la moyenne enfance. C&rsquo;est à cette époque que l&rsquo;on commence à distinguer l&rsquo;enfant en tant que fille ou garçon, et qu&rsquo;il faut donner à chacun une direction particulière : à la fille une direction de fille, au garçon une direction de garçon. À la maison, on peut donner une éducation qui n&rsquo;est pas prévue à l&rsquo;école, et même si les mêmes matières étaient enseignées à l&rsquo;école, ce ne serait pas la même chose que ce qu&rsquo;un enfant apprend à la maison. Par conséquent, même si l&rsquo;enfant va à l&rsquo;école, les tuteurs ont toujours la responsabilité de lui assurer une éducation à domicile, en plus de son étude à l&rsquo;école.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">La nature</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le développement intellectuel de l&rsquo;enfant, il est très important de le familiariser avec la nature. Cela ne doit pas être fait comme un enseignement, mais comme une conversation amicale pour expliquer à l&rsquo;enfant ce que sont les plantes, les arbres, les insectes, les oiseaux, les animaux. L&rsquo;effet de la parole est tout à fait différent de celui de la lecture d&rsquo;ouvrages de sciences naturelles ou de toute autre étude de la nature que l&rsquo;enfant peut faire. Cela éveille son intérêt et développe ses connaissances, cela approfondit en lui un sentiment pour la nature et cela culminera plus tard dans l&rsquo;éveil de la faculté de communiquer avec la nature, ce qui est la chose principale pour chaque âme en vue de son développement spirituel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une personne qui n&rsquo;est pas proche de la nature est très éloignée de ce que l&rsquo;on appelle la spiritualité. Pour être spirituel, il faut communiquer, et surtout il faut communiquer avec la nature, il faut sentir la nature. Il y a tant à apprendre de la vie des plantes, des oiseaux, des animaux, des insectes que lorsqu&rsquo;un enfant commence à s&rsquo;intéresser à ce sujet, tout devient une expression symbolique de la vérité intérieure. Si l&rsquo;enfant s&rsquo;intéresse profondément à la connaissance de la nature, cela montre qu&rsquo;il a fait son premier pas sur le chemin de la vérité philosophique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les coutumes</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit ensuite de faire connaître à l&rsquo;enfant les coutumes du pays où il naît et doit vivre. C&rsquo;est l&rsquo;absence de cette connaissance qui fait que les gens perpétuent leurs anciennes coutumes sans savoir ce qu&rsquo;elles sont et pourquoi elles le sont. Les gens continuent parfois pendant des centaines d&rsquo;années à suivre la même coutume sans en connaître la signification. Je pensais que les gens en Orient étaient très attachés à leurs anciennes coutumes. Très souvent ils suivaient ces coutumes pendant plus de cent ans sans savoir pourquoi et ce qu&rsquo;elles contiennent, uniquement parce que c&rsquo;est une coutume qu&rsquo;ils devaient le faire. Mais depuis que je suis arrivé en Occident, j&rsquo;ai constaté qu&rsquo;il y avait des « fêtes », par exemple ici à Paris, et ainsi de suite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est préférable pour un enfant de savoir pourquoi une telle coutume existe, quel en est l&rsquo;intérêt, quel en est le sens, qu&rsquo;en tirons-nous, que suggère-t-elle. Il est intéressant de célébrer une « fête » et d&rsquo;être gai et joyeux. Mais on peut se réjouir tous les jours et n&rsquo;arriver à rien.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Eviter d&rsquo;imposer un jugement</h4>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, la vie est une opportunité. Et chaque jour de la vie et chaque heure sont de la plus grande importance. Si l&rsquo;on consacre une si grande partie de son temps aux coutumes du pays et du peuple, il n&rsquo;y a pas de fin à cela. Chaque génération à venir doit faire un pas de plus dans l&rsquo;évolution. Et elle peut le faire mieux en comprenant mieux la vie. Les tuteurs peuvent beaucoup aider l&rsquo;enfant à la comprendre. La meilleure façon d&rsquo;éduquer l&rsquo;enfant est de ne pas donner son avis sur la question, de ne pas dire directement : « C&rsquo;est une bonne coutume » ou « c&rsquo;est une mauvaise coutume ». Il suffit d&rsquo;expliquer la psychologie et la signification de la coutume. Et ensuite de laisser l&rsquo;enfant voir par lui-même si c&rsquo;est une coutume qu&rsquo;il vaut la peine de suivre ou d&rsquo;oublier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième chose que l&rsquo;on peut faire comprendre à l&rsquo;enfant, c&rsquo;est quelque chose sur les gens de son pays, ce qu&rsquo;ils étaient et ce qu&rsquo;ils sont, leurs caractéristiques, leurs inclinations, leurs aspirations. Et ensuite le laisser rêver à partir de ce moment-là de ce qu&rsquo;il aimerait que son monde soit. C&rsquo;est aussi lui donner la possibilité de se reconstruire au fur et à mesure de l&rsquo;évolution du monde.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La famille</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La quatrième chose à faire est de familiariser l&rsquo;enfant avec sa propre famille. Très souvent, il arrive que l&rsquo;enfant connaisse la Chine, le Japon, l&rsquo;Égypte et la Perse. Il a lu à leur sujet, mais il ne connaît pas le nom de son grand-père. S&rsquo;il sait quelque chose sur sa famille, sa généalogie, il pourra mieux contrôler sa vie. Il y a peut-être des choses qu&rsquo;il suivra, qu&rsquo;il adoptera pour s&rsquo;améliorer, et il en sera impressionné. Et il y a peut-être des choses qu&rsquo;il corrigera en lui-même. Et il réparera tout le mal qui a été fait auparavant. Dans les deux cas, il pourra mieux gérer sa vie au fur et à mesure qu&rsquo;il avancera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si une personne n&rsquo;est pas intéressée par la connaissance de sa propre famille, une fois adulte, elle ne sera pas intéressée par la connaissance de la source d&rsquo;où elle vient. C&rsquo;est le premier point et à partir de ce point, elle va plus loin et atteint cette famille, cette source d&rsquo;où elle vient. C&rsquo;est réellement conduire l&rsquo;enfant à Dieu. Par exemple, un enfant souhaite connaître son père, sa mère, son grand-père, sa grand-mère ou peut-être son arrière-grand-père. Il ne fait que passer du monde de l&rsquo;illusion à la source de la réalité. Cela ne fait que donner à l&rsquo;enfant une excuse pour s&rsquo;enquérir davantage de la vie, d&rsquo;où il vient. Et il finit par concevoir la source, qui est la Source de tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il découvrira un jour que l&rsquo;humanité entière est une famille et qu&rsquo;en fin de compte, nous nous retrouvons tous au même endroit, là d&rsquo;où nous venons. Lorsqu&rsquo;il sera adulte, il changera toute son attitude à l&rsquo;égard des êtres humains. L&rsquo;étroitesse d&rsquo;esprit disparaîtra et une vision plus large s&rsquo;imposera d&rsquo;elle-même.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La métaphysique</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinquième aspect de la connaissance consiste à donner à l&rsquo;enfant une petite introduction à la métaphysique. Pas beaucoup, juste assez, il peut savoir seulement qu&rsquo;il y a une âme, qu&rsquo;il y a un mental, qu&rsquo;il y a un corps, qu&rsquo;il y a une relation entre l&rsquo;âme et le mental, et entre le mental et le corps. Très souvent, une petite idée de la vérité métaphysique pénètre dans le cœur d&rsquo;un enfant comme une petite étincelle de feu, qui se transforme lentement en une flamme, une flamme qui le guidera toute sa vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;orientation mentale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est la période de la vie de l&rsquo;enfant où les tuteurs doivent découvrir son orientation mentale, le chemin qu&rsquo;il prendra dans la vie. Je ne veux pas dire par là quelle profession il choisira ou quel travail il fera. Il s&rsquo;agit seulement de savoir s&rsquo;il a une tendance littéraire, une tendance mécanique, une tendance idéaliste ou une tendance religieuse. Une fois que le tuteur a compris cela, il est préférable de donner à l&rsquo;enfant une impression appropriée. Par exemple, si le tuteur a découvert que l&rsquo;enfant a une tendance littéraire et qu&rsquo;un grand homme donne des conférences dans la ville, il est préférable d&rsquo;y emmener l&rsquo;enfant. S&rsquo;il ne comprend pas un mot, ce n&rsquo;est pas grave. Qu&rsquo;il soit là, qu&rsquo;il regarde ce qui se passe. Cette impression restera dans l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant toute sa vie. Elle l&rsquo;aidera peut-être à devenir le même que celui qu&rsquo;il a vu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;âge de dix, onze et douze ans, l&rsquo;enfant est le plus imitatif. Et si vous connaissez le penchant de son esprit et si vous lui donnez cette impression qu&rsquo;il peut imiter et qu&rsquo;il serait bon pour lui d&rsquo;imiter, cela signifie que vous le conduisez sur la route qui mènera à son destin. C&rsquo;est la meilleure chose que l&rsquo;on puisse faire dans la vie d&rsquo;un enfant que de lui donner de bonnes impressions, de lui montrer des personnalités et des œuvres merveilleuses. Rien au monde ne peut aider un enfant plus qu&rsquo;une bonne impression.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Cultiver les qualités</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en maintenant à la question de la culture des différentes qualités chez l&rsquo;enfant. La meilleure façon d&rsquo;y parvenir est d&rsquo;apprendre à chaque enfant à chanter et à jouer, et de lui donner une formation auditive et des mouvements rythmiques. Si un enfant est enclin à chanter, il est préférable qu&rsquo;il chante. Mais si l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas enclin à chanter, mais à jouer d&rsquo;un instrument, il est préférable de lui donner un instrument à jouer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le cas d&rsquo;une fille, il est préférable qu&rsquo;elle apprenne des mouvements rythmiques. Dans le cas d&rsquo;un garçon, il est préférable qu&rsquo;il apprenne la gymnastique, l&rsquo;acrobatie. L&rsquo;énergie du garçon, qui le rend si agité, inconfortable, sera utilisée dans la gymnastique, l&rsquo;acrobatie. Cela lui permettra d&rsquo;équilibrer son esprit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;est pas nécessaire que chaque enfant soit élevé pour devenir musicien, mais un enseignement élémentaire de la musique est nécessaire pour chaque enfant. Cela l&rsquo;aidera dans tous les domaines de la vie. Quoi qu&rsquo;il fasse, une formation musicale l&rsquo;aidera. C&rsquo;est pourquoi la formation musicale ne doit pas être considérée comme une branche de l&rsquo;étude ou comme une partie du sujet, mais elle doit être considérée comme une base pour toute sa vie.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">La musique</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Si l&rsquo;enfant est particulièrement enclin au dessin ou à la peinture et non à la musique, doit-on quand même lui enseigner la musique ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, tout d&rsquo;abord, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;enfant qui ne soit pas enclin à la musique. Ce sont les adultes qui se désintéressent de la musique. Une histoire arabe raconte que lorsque Dieu a ordonné à l&rsquo;âme d&rsquo;entrer dans un corps d&rsquo;argile, il a créé le premier corps de l&rsquo;homme, mais l&rsquo;âme a refusé d&rsquo;y entrer. L&rsquo;âme dit : « Je suis toujours libre de me déplacer dans tous les domaines qui me plaisent, je dispose d&rsquo;une force, d&rsquo;un savoir et d&rsquo;un pouvoir illimités que je tiens de Toi et je ne souhaite pas entrer dans ce corps d&rsquo;argile. Pour moi, il ressemble à une prison ». Dieu demanda alors aux anges de jouer de leurs harpes et de danser. Et l&rsquo;âme, en entendant la musique, entra en extase. Au cours de cette extase, elle est entrée par erreur dans le corps et s&rsquo;est retrouvée coincée dans cette prison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi aucune âme ne vient sur terre sans s&rsquo;intéresser à la musique. Ce n&rsquo;est que lorsqu&rsquo;elle est devenue si dense après son arrivée sur terre qu&rsquo;elle perd cet intérêt. Mais lorsqu&rsquo;une personne a perdu tout intérêt pour la musique, vous devez savoir que cette personne n&rsquo;est pas vivante, il y a quelque chose qui était vivant dans cette personne et qui est mort maintenant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Quels sont les instruments les plus adaptés à l&rsquo;enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : On ne peut pas le dire. Je pense qu&rsquo;il faut d&rsquo;abord donner un instrument facile. Et ensuite, si l&rsquo;enfant est enclin à prendre un autre instrument qu&rsquo;il aime le plus, lui donner cet instrument.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La gymnastique et la danse</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : La gymnastique est-elle mauvaise pour une fille énergique si elle fait aussi des exercices rythmiques, de la danse ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Comme je l&rsquo;ai déjà dit, pour les filles, il faut une direction particulière, pour les garçons, il faut une direction particulière. C&rsquo;est dans le même ordre d&rsquo;idées que je répète que pour une fille, les mouvements rythmiques servent le même but et en même temps ne nuisent pas à ses caractéristiques de fille. Pour le garçon, la gymnastique, les acrobaties suffisent. Et cela les maintient chacun dans leur propre direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Beaucoup de filles aiment jouer avec les garçons. Est-ce mauvais ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je ne peux jamais dire du mal de quoi que ce soit. Dès qu’on devient soufi, on ne qualifie plus jamais quelque chose de mauvais. Mais en même temps, comme je l&rsquo;ai dit, le garçon et la fille ont leur propre direction et s&rsquo;ils sont guidés doucement dans cette direction, c&rsquo;est plus utile et plus bénéfique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pensez-vous que les enfants des pauvres peuvent également être enseignés de cette manière ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui. La façon dont nous avons parlé dans cette série de conférences ne s&rsquo;adresse pas seulement aux enfants d&rsquo;une certaine classe, mais à tous les enfants de toutes les classes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;âme</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Si un enfant demande « qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une âme ? Comment doit-on répondre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : La réponse la plus courte serait : « Ton être le plus profond, ton moi invisible, ton moi qui est recouvert par ton corps. Mais ce moi est ton vrai moi. Le corps n&rsquo;est qu&rsquo;une couverture ».</p>



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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>18 août 1926</em></em></p>



<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 9</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;enfance</title>
		<link>https://lsps.fr/lenfance/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 10:11:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Accord au diapason naturel]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise des suggestions]]></category>
		<category><![CDATA[Espoir et persévérance]]></category>
		<category><![CDATA[Opportunité de la vie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=10272</guid>

					<description><![CDATA[<p>7,8,9 ans L&#8217;âge de sept, huit et neuf ans est considéré comme l&#8217;enfance. Le début de cet âge est le début d&#8217;une nouvelle vie, un pas en avant dans la vie. Pour les tuteurs, cet âge de l&#8217;enfant est du plus grand intérêt. Un homme détenu en prison proposa à l&#8217;État toutes ses richesses afin [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">7,8,9 ans</h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-ce155df7 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;âge de sept, huit et neuf ans est considéré comme l&rsquo;enfance. Le début de cet âge est le début d&rsquo;une nouvelle vie, un pas en avant dans la vie. Pour les tuteurs, cet âge de l&rsquo;enfant est du plus grand intérêt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un homme détenu en prison proposa à l&rsquo;État toutes ses richesses afin de lui permette de sortir de prison. Cela prit longtemps pour l&rsquo;État de se décider. Et lorsqu&rsquo;enfin la décision de le laisser sortir de prison arriva, il répondit : « Non, ça ne sert plus à rien. Il y avait un enfant entre sept et neuf ans à la maison et c&rsquo;était la période la plus intéressante pour le voir grandir ». Maintenant que l&rsquo;âge de neuf ans est passé, il dit : « Maintenant, je vais finir ma peine ».</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfance est un terrain qui vient d&rsquo;être préparé pour la semence. C&rsquo;est une grande opportunité dans la vie de l&rsquo;enfant. Et c&rsquo;est une opportunité encore plus grande pour le tuteur de semer la graine de la connaissance et de la droiture dans le cœur de l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a trois sujets d&rsquo;intérêt qui ne peuvent pas être enseignés à l&rsquo;enfant, mais on peut l&rsquo;aider à s&rsquo;intéresser à trois sujets : le dessin, la musique et la danse.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le dessin, la musique et la danse</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à cet âge que les mouvements de l&rsquo;enfant doivent devenir gracieux. Mais une fois que le tuteur prend l&rsquo;enfant pour lui enseigner, il s&rsquo;agit alors d&rsquo;un entraînement. Ce n&rsquo;est pas le moment de dresser l&rsquo;enfant. C&rsquo;est le moment de donner une libre expression à son âme ; de le laisser danser de la manière qui lui plaît, une danse naturelle ; que l&rsquo;enfant puisse faire des dessins comme il le souhaite et peindre comme il le souhaite, sans qu&rsquo;aucune direction ne lui soit donnée, seulement un intérêt pour son travail. De même, la musique, si l&rsquo;enfant souhaite jouer d&rsquo;un instrument ou chanter, qu&rsquo;il chante comme il l&rsquo;entend. Peut-être juste ici et là un mot pour l&rsquo;aider, mais pas pour le corriger, pas pour lui donner une leçon sur ces sujets, pas pour lui laisser penser qu&rsquo;il est enseigné. L&rsquo;enfant doit seulement savoir qu&rsquo;on l&rsquo;aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nous étudions attentivement la vie, nous constatons que le dessin, le chant et la danse sont des inclinations innées, des inclinations profondes. Il n&rsquo;est pas nécessaire de les enseigner à un enfant ; elles viennent d&rsquo;elles-mêmes. Tout enfant normal a le désir de chanter, de dessiner, de danser. La seule façon dont l&rsquo;enfant commence, parfois, est qu&rsquo;il dessine sur le mur des lignes et des figures, abîmant ainsi le mur. Les tuteurs peuvent contrôler ce penchant en lui donnant un crayon et du papier et en lui demandant d&rsquo;y faire des dessins. L&rsquo;enfant sera fier d&rsquo;avoir du matériel pour dessiner. Très souvent, les tuteurs se fâchent parce que l&rsquo;enfant a écrit sur le mur. Mais on ne peut rien y faire, c&rsquo;est un penchant naturel. La meilleure façon de contrôler ce penchant est de donner à l&rsquo;enfant le matériel pour dessiner.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le chant</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;autre chose est le penchant pour le chant. Très souvent, un enfant énergique manifestera ce penchant en criant, en faisant du bruit, en élevant la voix. Cela peut être contrôlé. La meilleure façon de le contrôler est d&rsquo;apprécier une petite chanson que l&rsquo;enfant chante. Si l&rsquo;enfant n&rsquo;en connaît pas, qu&rsquo;il l&rsquo;entende quelque part. Un enfant qui a envie d&rsquo;entendre sa voix sera très heureux d&rsquo;imiter n&rsquo;importe quelle chanson qu&rsquo;il aura entendue.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La danse</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et le troisième penchant, la danse, se retrouve chez l&rsquo;enfant lorsqu&rsquo;il saute de la table à la chaise, de la chaise au coffre, et de là descend et remonte les escaliers, puis court d&rsquo;un coin à l&rsquo;autre. Cela témoigne d&rsquo;une agitation, d&rsquo;une inclination à bouger. Cette activité peut être contrôlée en appréciant les mouvements de danse des petits enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps où les anciens pensaient beaucoup aux mouvements. Ils avaient raison d&rsquo;y penser, car lorsqu&rsquo;on voit une personne aux mouvements maladroits, on trouve toujours quelque chose de maladroit dans son caractère. Une personne déficiente sur le plan cérébral le montrera toujours par la maladresse de ses mouvements. Si les mouvements ont tant à voir avec l&rsquo;évolution d&rsquo;une personne, avec sa mentalité, alors des mouvements gracieux aideront toujours la mentalité d&rsquo;une personne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfant qui est naturellement enclin aux mouvements s&rsquo;intéressera, s&rsquo;il est dirigé, à bouger avec rythme. On peut penser qu&rsquo;il est difficile d&rsquo;apprendre à un enfant à danser. Mais il n&rsquo;est pas nécessaire de lui apprendre à danser. Il faut lui apprendre l&rsquo;action. Par exemple, se tourner, prendre quelque chose par terre ou sur la cheminée, déplacer quelque chose, un éventail ou autre, et d&rsquo;autres actions de la vie quotidienne, toutes ces actions se transforment naturellement en danse. En outre, les enfants sont très imitatifs, et tout ce qui leur plaît est prêt à être imité. S&rsquo;ils voient des mouvements gracieux, ils sont très heureux de les imiter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me souviens d&rsquo;enfants qui avaient vu la danse du diable des Tibétains, très grossière et très énergique. De retour à la maison, ils l&rsquo;ont exécutée sur leurs lits et ont failli casser leurs lits, leurs chaises et leurs tables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est à cet âge que la faculté d&rsquo;imitation commence à se développer.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La persévérance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a trois choses que l&rsquo;on peut enseigner à un enfant à ce moment-là : la persévérance, la patience et l&rsquo;endurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La persévérance peut être enseignée à l&rsquo;enfant dans tout ce qu&rsquo;il entreprend. Peut-être est-il en train de réparer son jouet, de le remettre en état ou de faire quelque travail. Aidez-le, encouragez-le à continuer et à ne pas l&rsquo;abandonner avant de l&rsquo;avoir terminé. Aussi petit que cela puisse paraître, lorsque cette habitude est prise, elle se traduira plus tard par de grandes choses. Une personne qui a appris la persévérance dans son enfance montrera toute sa vie une tendance à terminer tout ce qu&rsquo;elle entreprend.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, chez les adultes, cette tendance fait défaut. Et c&rsquo;est très souvent la cause de leur échec dans la vie. Parfois, si leur esprit est agité, c&rsquo;est encore pire. Ils entreprennent quelque chose aujourd&rsquo;hui. Puis au bout d&rsquo;une semaine, leur intérêt disparaît au profit d&rsquo;autre chose, et ils n&rsquo;accomplissent rien dans leur vie. La vie est une grande opportunité. Et celui qui ne finit pas ce qu&rsquo;il a entrepris, aussi petite soit la chose qu&rsquo;il a choisie, est certainement celui qui perd le plus dans sa vie. L&rsquo;accomplissement a plus de valeur que ce qui est accompli.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, si l&rsquo;on a défait le nœud d&rsquo;une ficelle, extérieurement on n&rsquo;a rien gagné, on a perdu du temps pour une toute petite chose. Et pourtant l&rsquo;action de l&rsquo;achever est si merveilleuse que l&rsquo;on a construit quelque chose dans son esprit, qui lui sera utile quand il fera de grandes œuvres.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La patience</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en maintenant au sujet de la patience. Comment peut-on enseigner la patience à un enfant ? En lui apprenant à attendre. Parce que l&rsquo;enfant est très impatient. Et si cette tendance persiste, alors une fois que la personne est devenue adulte, elle lui donne beaucoup de malheur. Lorsqu&rsquo;une personne n&rsquo;a pas de patience, la vie devient une mort pour elle. Oui, la patience est comme la mort, mais ne pas avoir de patience est pire que la mort. En outre, la patience porte des fruits merveilleux. Et la patience est une qualité qui n&rsquo;a rien à envier à toutes les autres qualités du monde. S&rsquo;il y a quelque chose qui peut donner de la joie à l&rsquo;âme, c&rsquo;est bien la patience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les maîtres qui ont accompli de grandes choses, qui ont inspiré beaucoup de gens, qui ont aidé beaucoup d&rsquo;âmes, quel était leur secret ? Leur secret était la patience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le moment de semer la graine de la patience chez l&rsquo;enfant. Vous pouvez donner à l&rsquo;enfant l&rsquo;habitude d&rsquo;être patient dans les petites choses. En demandant de la nourriture, en voulant sortir pour jouer, et dans bien d&rsquo;autres choses, un enfant fait preuve d&rsquo;un manque de patience. Mais si, à ce moment-là, sans le blesser, on lui donne l&rsquo;habitude de la patience, l&rsquo;enfant commence à montrer la noblesse d&rsquo;esprit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;endurance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième chose est l&rsquo;endurance. On pourrait se demander : « Nous avons tant à endurer dans la vie quand nous sommes adultes ; pourquoi devons-nous faire endurer un enfant à cet âge ? » Mais je réponds : « Pour la bonne raison que la vie le fera endurer quand il sera grand, qu&rsquo;il sache dès maintenant que l&rsquo;endurance existe et que toute âme doit en passer par là. Il est sans doute douloureux pour le tuteur aimant de voir l&rsquo;enfant développer cette faculté d&rsquo;endurance. Mais en même temps, il sera plus douloureux si l&rsquo;enfant grandit sans cette faculté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut se demander : « Comment, de quelle manière peut-on enseigner à l&rsquo;enfant ? » Du matin au soir, dans la vie d&rsquo;un enfant, il y a mille choses &#8211; tant de fois il tombe, tant de fois il se blesse, tant de fois il doit avaler une pilule amère &#8211; chaque fois qu&rsquo;il n&rsquo;a pas envie de persévérer, il vaut mieux lui donner du courage et de la force, et lui donner une suggestion, un conseil, en appréciant son endurance. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il développera la faculté d&rsquo;endurance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour enseigner à l&rsquo;enfant, la meilleure méthode est de ne pas lui faire savoir que l&rsquo;on enseigne. Enseignez-lui sans qu&rsquo;il le sache. Cela peut se faire en appréciant la moindre petite chose qu&rsquo;il fait et que vous souhaitez développer dans son esprit. Appréciez-le. L&rsquo;ego naît avec l&rsquo;orgueil, même chez l&rsquo;enfant. Si vous appréciez quelque chose, il l&rsquo;apprécie aussi, et même parfois plus que l&rsquo;adulte, parce que les adultes ont perdu la foi dans les mots.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les histoires</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, les gens enseignent des comptines erronées. Ce n&rsquo;est pas seulement une perte de temps, mais cela a un mauvais effet sur l&rsquo;enfant. Il s&rsquo;agit parfois de mots inutiles, parfois de mots dépourvus de sens. Et parfois il s&rsquo;agit de mots de suggestion, qu&rsquo;il vaudrait mieux éloigner de l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant. La rime seule n&rsquo;est pas bénéfique. Elle doit avoir un sens. C&rsquo;est pourquoi le tuteur doit d&rsquo;abord savoir ce qu&rsquo;il enseigne avant d&rsquo;enseigner à l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en va de même pour les histoires. La meilleure méthode pour enseigner aux enfants est de leur raconter des histoires. Il y a des fables qui intéressent tellement les enfants, et en même temps elles contiennent un sens à comprendre. Si les tuteurs leur expliquent le sens de cette fable, les enfants s&rsquo;y intéresseront et apprendront en même temps quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;apprendre en jouant, et personne ne s&rsquo;intéresse autant aux histoires que les petits enfants. Si l&rsquo;on utilise leur intérêt à leur profit, par le biais d&rsquo;histoires, on a la possibilité de faire venir de merveilleux idéaux à leur esprit. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre moyen pour l&rsquo;enfant d&rsquo;assimiler des idéaux, des idéaux merveilleux, que de les assimiler sous la forme d&rsquo;histoires. Les histoires racontées à un enfant au début de l&rsquo;enfance resteront avec lui tout au long de sa vie. Il ne les oubliera jamais. Il se peut que chaque année, au fur et à mesure qu&rsquo;il grandit, cette histoire prenne un autre sens et encore un autre sens. Il y aura donc un développement continu de l&rsquo;idéal, qui deviendra une grande bénédiction dans la vie de l&rsquo;enfant.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Le monde des humains</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : L&rsquo;éducation de l&rsquo;enfant ne commence-elle pas avant la septième année ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Elle doit commencer dès le premier jour de l&rsquo;enfant sur terre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Quelle est l&rsquo;influence du monde sur l&rsquo;enfant entre la septième et la neuvième année ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Ce n&rsquo;est pas celle du monde des djinns. C&rsquo;est celle du monde des humains. De sept à neuf ans, l&rsquo;enfant est conscient du monde des humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auparavant, l&rsquo;enfant est conscient du monde supérieur. J&rsquo;ai vu des enfants en savoir beaucoup plus sur ce qui se passait au front pendant la guerre que les autorités elles-mêmes. Ils savaient intuitivement, parfois dans leurs rêves, parfois dans une sorte d&rsquo;imagination profonde. Lorsqu&rsquo;ils disaient quelque chose, la même chose se produisait. Cela montre qu&rsquo;entre quatre, cinq et six ans, l&rsquo;enfant est extrêmement intuitif, parce qu&rsquo;il est alors sous l&rsquo;influence de la sphère du génie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Chaque pays a son système éducatif. A l&rsquo;école, un enfant apprend la musique, le dessin et la gymnastique. Faut-il éviter cela en retirant l&rsquo;enfant de l&rsquo;école ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Si l&rsquo;enfant a été envoyé à l&rsquo;école, il ne faut pas le retirer de l&rsquo;école. Mais en même temps, comme je l&rsquo;ai dit, il est plus sage dès le début de garder l&rsquo;enfant à la maison, hors de l&rsquo;école. Il est préférable de donner à l&rsquo;enfant une éducation à domicile jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il ait neuf ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Dans certains pays, les enfants doivent aller à l&rsquo;école à partir de la sixième année. Comment peut-on l&rsquo;éviter ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je ne dis pas qu&rsquo;il faut l&rsquo;éviter. Je dis seulement qu&rsquo;il serait très bon de les garder à la maison jusqu&rsquo;à la neuvième année.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;éducation à domicile</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pensez-vous que l&rsquo;apprentissage de la danse rythmique ou d&rsquo;un instrument est une erreur absolue pour les enfants doués avant l&rsquo;âge de neuf ans ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, j&rsquo;ai déjà dit que dans la mesure du possible, une formation quelconque n&rsquo;est pas souhaitable avant l&rsquo;âge de neuf ans. Seules sont souhaitables l&rsquo;éducation à la maison et l&rsquo;éducation naturelle, ainsi qu&rsquo;une petite orientation ici et là.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Les leçons de danse, de peinture et de dessin relèvent-elles uniquement de l&rsquo;éducation à domicile ou également de l&rsquo;éducation scolaire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Ils relèvent de l&rsquo;éducation scolaire et de l&rsquo;éducation à domicile. Mais je n&rsquo;ai parlé que de l&rsquo;éducation à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Est-il bon pour les enfants de cet âge de les emmener à des spectacles de danse, à des expositions de peinture ou à des concerts ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, parfois c&rsquo;est bien, à condition de savoir où on les emmène et de quel genre de spectacle il s&rsquo;agit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le type d&rsquo;histoires</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourriez-vous donner quelques exemples du meilleur type d&rsquo;histoire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je dois dire que, parfois, une histoire ne doit pas toujours être très instructive. Les enfants mis à part, même les adultes n&rsquo;aiment pas cela. L&rsquo;histoire la plus intéressante pour les enfants est une histoire comique. Et si l&rsquo;on peut mettre un peu de sens dans une histoire comique, c&rsquo;est la meilleure chose que l&rsquo;on puisse faire. Ils s&rsquo;en souviennent, et en même temps, le sens reste couvert par l&rsquo;histoire. Au fur et à mesure qu&rsquo;ils grandissent, le sens commence à se manifester et, un jour, ils comprennent ce qu&rsquo;il signifie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;âne et le chameau</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Je vais vous donner un exemple. Une fable raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un âne et d&rsquo;un chameau : un jour, l&rsquo;âne est allé voir un chameau et lui a dit : « Mon oncle le chameau, j&rsquo;aimerais beaucoup aller brouter avec toi ». Le chameau répondit : « D&rsquo;accord, je viendrai avec toi demain ». Ils allèrent donc dans le champ. Le chameau mit longtemps à se nourrir et l&rsquo;âne mangea très vite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand l&rsquo;âne eut fini son repas, il dit : « Mon oncle le chameau, je suis si heureux, d&rsquo;abord d&rsquo;avoir ton amitié et ensuite d&rsquo;être ici dans le champ, j&rsquo;ai envie de chanter, et j&rsquo;aimerais beaucoup que tu danses ». Le chameau répondit : « Je n&rsquo;ai pas encore fini mon repas, et tu sembles être prêt » &#8211; « Eh bien » dit l&rsquo;âne, « si tu n&rsquo;es pas prêt, j&rsquo;essaierai ma voix ». L&rsquo;âne commença à essayer sa voix. Le fermier arriva avec un bâton à la main, l&rsquo;âne se sauva et le chameau fut battu. Le lendemain, l&rsquo;âne retourna inviter le chameau : « Mon oncle le chameau, viendras-tu ? », mais le chameau répondit : « Je suis trop malade. Et ton chemin est différent, mon chemin est différent. À partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, nous nous séparons ». Cela montre le sens de l&rsquo;amitié, la différence entre celui qui a du sens et celui qui n&rsquo;en a pas.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les histoires de la Bible</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Les histoires de la Bible ou d&rsquo;autres Ecritures Saintes ne sont-elles pas bonnes à donner aux enfants ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, il est toujours bon de donner des histoires tirées des Saintes Écritures. Mais la personne qui les met en forme pour que l&rsquo;enfant les comprenne doit être très sage. Si ce n&rsquo;est pas le cas, les histoires ne sont pas toujours appropriées pour enseigner aux enfants. En outre, l&rsquo;époque à laquelle l&rsquo;Ancien Testament a été transmis était différente. Et certaines histoires ne conviennent pas à notre époque. Je pense que c&rsquo;est toujours une bonne chose pour le gardien de créer ses propres histoires, de s&rsquo;inspirer de différents livres, mais de mettre cette idée dans ses propres histoires et de les donner ensuite aux enfants. Un jour, un enfant m&rsquo;a demandé : « Mais est-ce une vraie histoire ? » Je lui ai répondu : « En tant qu&rsquo;histoire, elle est réelle ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">La patience et la mort</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourquoi la patience est-elle analogue à la mort ? Si l&rsquo;on considère l&rsquo;extrême lenteur du travail créatif de la nature, je dirais que la patience, c&rsquo;est la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, si vous voulez savoir ce qu&rsquo;est la mort, vous n&rsquo;avez qu&rsquo;à attendre quelqu&rsquo;un qui doit venir, qui vient d&rsquo;un autre pays, ou qui doit peut-être vous rejoindre quelque part et qui ne vient pas au moment où vous l&rsquo;attendez. Vous déciderez vous-même alors si c&rsquo;est la vie ou si c&rsquo;est la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu&rsquo;est-ce que l&rsquo;attente ? L&rsquo;attente signifie le vide, l&rsquo;attente signifie la vacuité, l&rsquo;attente signifie le néant. Pour une personne vivante qui veut toujours que quelque chose bouge devant elle, regarder cela, regarder la vacuité, c&rsquo;est trop terrible pour être décrit avec des mots. Si vous ne l&rsquo;appelez pas la mort, comment l&rsquo;appellerez-vous ?</p>



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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>11 août 1926</em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 8</strong></strong></p>



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		<title>L&#8217;éducation au début de l&#8217;enfance</title>
		<link>https://lsps.fr/leducation-au-debut-de-lenfance/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 04:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Attitude amicale]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin de l'équilibre]]></category>
		<category><![CDATA[Idéal de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Idéal spirituel]]></category>
		<category><![CDATA[Loi du rythme]]></category>
		<category><![CDATA[Noblesse de l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[Respect de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Respect des aînés]]></category>
		<category><![CDATA[Sens de l'honneur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>6, 7 ans Lorsqu&#8217;un enfant atteint l&#8217;âge de six ans, la période de la petite enfance se termine et c&#8217;est le début de l&#8217;enfance. Il y a des causes de développement plus précoce ou plus tardif, mais en règle générale, le changement se produit à six ou sept ans. C&#8217;est l&#8217;âge des grands conflits, car [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center">6, 7 ans</h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-b2e659ba wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-ce155df7 wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;un enfant atteint l&rsquo;âge de six ans, la période de la petite enfance se termine et c&rsquo;est le début de l&rsquo;enfance. Il y a des causes de développement plus précoce ou plus tardif, mais en règle générale, le changement se produit à six ou sept ans. C&rsquo;est l&rsquo;âge des grands conflits, car l&rsquo;âme fait un nouveau pas en avant dans la vie. Ce conflit intérieur semble très souvent gênant pour le tuteur. L&rsquo;enfant est agité, obstiné, trop actif et moins réceptif. À l&rsquo;âge de sept ans, cela prend fin et une nouvelle vie commence. L&rsquo;enfant devient naturellement plus calme, plus harmonieux, plus réceptif et se plie à tous les conseils que le tuteur veut bien lui donner.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;école</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, beaucoup pensent qu&rsquo;à partir de six ans, l&rsquo;enfant doit aller à l&rsquo;école, mais c&rsquo;est une idée erronée. C&rsquo;est le moment où l&rsquo;enfant doit rester à la maison, car six ans est la période de conflit et sept ans est le début d&rsquo;une nouvelle ère pour l&rsquo;enfant. À ce moment-là, s&rsquo;il manque l&rsquo;éducation à la maison et s&rsquo;il est envoyé à l&rsquo;école pour être formé avec tous les autres, cela lui enlève la distinction qui doit lui être donnée à cet âge. La raison pour laquelle les tuteurs sont impatients d&rsquo;envoyer l&rsquo;enfant à l&rsquo;école est qu&rsquo;ils sont conscients de la vie compétitive. Ils voient qu&rsquo;il y a de la compétition dans les affaires, dans l&rsquo;industrie et dans tous les domaines de la vie ; pour former l&rsquo;enfant assez tôt pour qu&rsquo;il puisse assumer les devoirs et les responsabilités de la vie, ils souhaitent le former avant l&rsquo;heure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conséquence est que l&rsquo;enfant a perdu le meilleur temps qu&rsquo;il aurait pu passer à la maison, un temps de repos et de confort, libéré de toute anxiété liée au travail qu&rsquo;il doit accomplir à l&rsquo;école, afin que son esprit puisse mûrir correctement et qu&rsquo;il soit en mesure d&rsquo;entamer le travail scolaire au moment opportun. C&rsquo;est à cause de la faute de l&rsquo;ensemble de la population, qui est si compétitive dans toutes les professions et toutes les affaires, que nous faisons souffrir la génération future. Nous privons les enfants de leur liberté, du temps qu&rsquo;ils devraient avoir à la maison pour jouer, penser un peu et profiter davantage de la vie, et pour éviter les soucis et les angoisses. En envoyant l&rsquo;enfant à l&rsquo;école, nous lui enlevons ce meilleur moment de sa vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le rythme</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant la petite enfance, on peut donner à l&rsquo;enfant un rythme approprié, le seul entraînement nécessaire, pour qu&rsquo;il ne soit pas trop excité et qu&rsquo;il ne devienne pas trop léthargique, pour que son intérêt grandisse et qu&rsquo;il puisse jouer avec la nature et acquérir les connaissances qu&rsquo;elle peut lui donner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;un enfant a six ans, il n&rsquo;est pas capable de saisir un idéal et tout idéal qui lui est donné à cet âge est erroné. Seule la régularité du rythme doit être maintenue dans sa vie quotidienne. La tendance naturelle est de trop rire, de trop jouer ; tout ce qui l&rsquo;intéresse, il le fait plus qu&rsquo;il ne le devrait. Si le tuteur peut veiller à ce que sa vie soit normale et équilibrée, cela fera une grande différence.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le premier idéal</h4>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;âge de sept ans, l&rsquo;enfant est prêt à concevoir tout idéal qu&rsquo;on lui propose, car c&rsquo;est le début de l&rsquo;enfance. Maintenant vient une question : quel idéal doit-on mettre ? Le premier idéal est l&rsquo;idéal d&rsquo;une attitude respectueuse envers les aînés ; car une fois adulte sans cet idéal, une âme n&rsquo;apprend jamais le respect. Il apprend seulement la forme, mais il ne vient pas de l&rsquo;intérieur. Parmi cent personnes qui sont obligées d&rsquo;agir avec respect, il y a peut-être une personne qui est respectueuse par l&rsquo;esprit, quatre-vingt-dix-neuf personnes sont obligées par la convention d&rsquo;agir avec respect, et cette action ne donne pas de joie. Lorsque cette attitude vient de l&rsquo;intérieur, elle s&rsquo;accompagne de joie, elle donne de la joie aux autres et elle donne de la joie à soi-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, nous constatons une attitude générale d&rsquo;insolence, qui se développe de plus en plus avec le temps. C&rsquo;est le résultat de la négligence des tuteurs au moment où il faudrait les prendre en main. Beaucoup pensent que cette attitude devrait être enseignée à l&rsquo;école, mais l&rsquo;école n&rsquo;en est pas responsable. Elle relève de l&rsquo;éducation à domicile, et c&rsquo;est le tuteur qui en est responsable. C&rsquo;est à l&rsquo;âge de sept ans que cette attitude peut être donnée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ailleurs, si un enfant n&rsquo;a pas une attitude respectueuse, on peut très bien le supporter. On sourit de son absence. On se dit : « C&rsquo;est un petit enfant, qu&rsquo;attendez-vous de lui ? ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le respect</h4>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;amour, la compassion et l&rsquo;affection que l&rsquo;on a pour l&rsquo;enfant nous font penser : « Oh, qu&rsquo;est-ce que ça peut faire ! Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est ? N&rsquo;est-ce pas un enfant ? » Non, le prendre ainsi, c&rsquo;est travailler contre son avenir. C&rsquo;est à ce moment-là qu&rsquo;il faut développer cette attitude. La tendance à contester, puis la tendance à riposter, la tendance à refuser, à désobéir, la tendance à parler sur un ton désagréable, même la tendance à froncer les sourcils et à changer de regard, à faire une sorte de visage désagréable, toutes ces tendances irrespectueuses grandissent avec les années dans l&rsquo;enfance. On ne pense pas qu&rsquo;elles ont une quelconque importance, mais lorsqu&rsquo;elles grandissent, elles deviennent des ennemis, les ennemis les plus acharnés de l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, comme le dit Saadi : « <em>Ba adab ba nasib, bi adab bi nasib</em>« , ce qui signifie</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">«Celui qui a du respect en lui est sûrement chanceux, et celui qui en manque est malheureux.»</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;absence de cette tendance est un malheur pour l&rsquo;homme. En outre, l&rsquo;homme qui n&rsquo;a pas de respect pour l&rsquo;autre n&rsquo;a pas de respect pour lui-même ; il ne peut pas l&rsquo;avoir, il n&rsquo;a pas ce sens. Le respect de soi ne vient qu&rsquo;à l&rsquo;homme qui a du respect pour l&rsquo;autre. Vous trouverez toujours chez une personne irrespectueuse un manque de respect de soi.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;égard</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre idéal est le respect du tuteur. Par tuteur, qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;entends ? Les parents ou ceux qui prennent soin de l&rsquo;enfant et remplacent les parents. Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;entends par égard ? Ce n&rsquo;est pas seulement du respect, c&rsquo;est plus que du respect. C&rsquo;est un sentiment : « C&rsquo;est mon tuteur », un sentiment « je lui dois quelque chose », un sentiment « il y a un certain devoir qui me lie à mon tuteur », la prise de conscience du caractère sacré de ce devoir. Dans ce sentiment, il y a une joie. Si l&rsquo;enfant est inspiré par ce sentiment à ce moment précis, vous verrez qu&rsquo;il appréciera ce sentiment chaque fois qu&rsquo;il en fera l&rsquo;expérience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on regarde la vie et qu&rsquo;on voit combien de personnes adultes ont perdu toute considération pour leurs tuteurs, on se dit que le monde est vraiment cruel ; il y a tant de personnes qui n&rsquo;ont aucune considération pour ceux qui les ont élevées depuis leur enfance, quand elles étaient sans défense ! Il est très triste de voir combien de tuteurs, de parents, sont traités avec négligence.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le dévouement</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Puis, dans de rares cas, lorsque vous voyez le dévouement d&rsquo;une fille envers sa mère âgée, au point qu&rsquo;elle a tout sacrifié dans sa vie pour rendre sa mère âgée à l&rsquo;aise et pour l&rsquo;aider, cela semble si beau. Quand vous voyez une personne adulte, un homme adulte, qui a de l&rsquo;estime pour sa mère ou son père après avoir été capable de gérer ses affaires et d&rsquo;assumer les devoirs et les responsabilités de la vie, et qui en même temps pense à ses parents âgés, c&rsquo;est quelque chose de si beau à voir et il y a une telle bénédiction là-dedans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut inspirer cette belle tendance dès l&rsquo;enfance, mais si l&rsquo;on manque ce moment, cela devient difficile. En outre, ce n&rsquo;est pas seulement qu&rsquo;il est beau de pouvoir donner du plaisir et rendre service aux parents, mais ceux qui, dans leur vie, deviennent réfléchis, commencent à voir que c&rsquo;est le plus grand privilège et la plus grande bénédiction que l&rsquo;on puisse faire dans la vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le respect de soi</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le troisième idéal que l&rsquo;on peut inspirer à l&rsquo;enfant est une attitude fière, une attitude de respect de soi, car c&rsquo;est à ce moment-là que l&rsquo;enfant pourrait perdre le respect de soi ou ce petit sens de la fierté ou de l&rsquo;honneur, qui grandit maintenant en lui. Il est agréable de le voir satisfait d&rsquo;un jouet ou attiré par une friandise placée devant lui. Mais c&rsquo;est encore plus agréable lorsque vous lui offrez un jouet ou une friandise qu&rsquo;il aime et qu&rsquo;il le refuse par respect pour lui-même. Il est agréable de voir un enfant dire à son tuteur : « S&rsquo;il te plaît, donne-moi ceci ». Et il est encore plus agréable de voir l&rsquo;enfant retenir son désir par respect pour lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la fierté n&rsquo;est pas développée à cet âge, qu&rsquo;est-ce que la vie sans fierté ? Rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y avait autrefois des enfants de bonne famille qui n&rsquo;étaient pas connus dans les pays étrangers, à l&rsquo;époque où les moyens de transport n&rsquo;existaient pas comme aujourd&rsquo;hui, s&rsquo;ils se rendaient par hasard dans un pays éloigné de leur foyer, ou si le destin les amenait dans un autre endroit où ils n&rsquo;étaient pas connus. C&rsquo;est la fierté, et non les perles, les bijoux, l&rsquo;argent ou quoi que ce soit d&rsquo;autre, qui a fait d&rsquo;eux ce qu&rsquo;ils étaient. Le sens de l&rsquo;honneur est un tel joyau, un tel gain et un tel trésor que, en l&rsquo;absence de tout joyau, de tout trésor, de tout argent et de toute richesse, il s&rsquo;avérera être un trésor des plus précieux.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le sens de l&rsquo;honneur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Dans quel sens cette fierté doit-elle être ? Il doit être dans le sens du contentement. Si l&rsquo;enfant comprend que « là où l&rsquo;on ne veut pas de moi, je n&rsquo;ai pas besoin d&rsquo;être », que « quelle que soit la beauté d&rsquo;un objet dans la main d&rsquo;une autre personne, quelle que soit la beauté, la douceur d&rsquo;un fruit ou d&rsquo;une fleur, ou de tout ce qui lui appartient, je ne dois même pas montrer que je voudrais l&rsquo;avoir », ce sens de l&rsquo;honneur, c&rsquo;est la richesse même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Combien de parents s&rsquo;efforcent toute leur vie d&rsquo;amasser de l&rsquo;argent, pour donner ensuite de l&rsquo;aisance à leurs enfants ! Mais jusqu&rsquo;à quel point pouvons-nous dépendre de cet argent, et surtout à notre époque où l&rsquo;argent change si rapidement dans les échanges qu&rsquo;il ne faut pas longtemps à un riche pour devenir pauvre ? Si l&rsquo;argent peut rendre une personne riche, cette richesse n&rsquo;est pas fiable. Les parents peuvent donner des richesses qui ne peuvent être retirées à l&rsquo;enfant, et ces richesses sont sous la forme d&rsquo;ennoblissement de l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant, inspirant à l&rsquo;enfant la fierté et l&rsquo;honneur, de sorte que dans sa pauvreté et ses richesses, dans toutes les conditions, il peut se révéler être une âme noble.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La prévenance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a ensuite un quatrième idéal que l&rsquo;on peut inspirer à l&rsquo;enfant. Il s&rsquo;agit de la prévenance en parlant, en mangeant ou en faisant quoi que ce soit. Cela signifie que l&rsquo;enfant doit être conscient de sa place. Il ne doit pas essayer de prendre la place de l&rsquo;aîné. C&rsquo;est un enfant, il doit garder sa place. Par exemple, si deux personnes âgées parlent d&rsquo;une certaine chose et que l&rsquo;enfant arrive et dit : « Non, non, ce n&rsquo;est pas vrai », il quitte sa place. Il doit rester à sa place. S&rsquo;il vient dire : « Non, ce que vous avez dit n&rsquo;est pas vrai », il se peut que, selon lui, ce ne soit pas vrai, mais il n&rsquo;a pas le droit de le dire. C&rsquo;est ce que l&rsquo;on entend par réflexion.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La conscience de sa place</h4>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, il faut faire preuve de prudence en toutes choses; par exemple, lorsque l&rsquo;enfant prend une place pour s&rsquo;asseoir quelque part, s&rsquo;il ne tient pas compte de ceux qui doivent d&rsquo;abord s&rsquo;asseoir, mais prend d&rsquo;abord une place pour lui, laissant les autres attendre ; ou en entrant dans une place ou en sortant d&rsquo;une place, si l&rsquo;enfant avance lui-même et retient ceux qui devraient aller en premier ; à table, si un enfant avance sa main en premier, avant que les autres n&rsquo;aient bougé. Toutes ces choses doivent être prises en compte. Dans la parole, dans le mouvement, dans l&rsquo;action, l&rsquo;enfant doit être conscient de son enfance et doit connaître sa place.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sinon, que se passe-t-il ? Combien peu de personnes réfléchies rencontre-t-on dans la vie de tous les jours ! L&rsquo;inconscience est omniprésente dans la vie ordinaire du monde d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Pourquoi ? Parce qu&rsquo;on a laissé de côté toutes les choses qui sont de la plus haute importance dans l&rsquo;éducation ; on les a laissées de côté pour faire de la place aux mathématiques.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;idéal spirituel</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Et le cinquième idéal que l&rsquo;on peut inspirer à l&rsquo;enfant est l&rsquo;idéal de l&rsquo;inconnu, de l&rsquo;invisible. Si cet idéal n&rsquo;est pas inspiré, pour quoi vit-on ? Seulement pour gagner un pain ? Qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est ? Seulement pour se battre dans cette vie de compétition, jour après jour, en ruinant sa santé, en affaiblissant son esprit, en humiliant son âme ? Et que gagne-t-on ? Si le seul gain est le gain terrestre, c&rsquo;est un gain bien mince en fin de compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on n&rsquo;inspire pas à l&rsquo;enfant un idéal plus élevé, un idéal spirituel, un idéal de Dieu, il en résulte ce que vous voyez aujourd&rsquo;hui, des milliers et des millions d&rsquo;âmes perdues dans la foule, qui ne savent rien faire d&rsquo;autre que de vivre pour aujourd&rsquo;hui et pour demain. Toute la lutte consiste à vivre, et une lutte encore plus grande pour vivre plus confortablement, rien d&rsquo;autre. Combien de temps peuvent-ils se contenter de cet idéal ? Il arrive un moment où ils perdent la tête. Ils ont des millions à la banque et pourtant ils ne sont pas satisfaits, parce qu&rsquo;ils ne voient pas, même avec des millions : Où allons-nous ? Y a-t-il quelque chose à attendre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dans l&rsquo;enfance que l&rsquo;esprit est réceptif, et à ce moment-là, si Dieu-Idéal est inspiré, alors on a fait la même chose que ce que le Christ a dit :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">«Cherchez le royaume de Dieu et tout vous sera donné par surcroît.»</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Vous avez mis l&rsquo;enfant sur la voie de Dieu et c&rsquo;est la première leçon qu&rsquo;il faut donner à l&rsquo;enfance.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une attitude amicale</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pour éduquer les enfants, la meilleure façon n&rsquo;est pas de leur montrer que vous leur enseignez. La meilleure chose à faire est d&rsquo;être l&rsquo;ami de son enfant. En discutant amicalement avec les enfants, on peut leur inspirer ces choses. Car dès qu&rsquo;un enfant sait qu&rsquo;on lui apprend quelque chose, il le prend mal. Mais si vous faites ressortir le bien qui est en lui et l&rsquo;idéal qui est déjà dans son esprit, pour qu&rsquo;il approuve ce que vous dites, alors l&rsquo;enfant le fait volontiers. Commander l&rsquo;enfant est une chose et lui donner un conseil aimant, un conseil amical en est une autre. En dirigeant, on ne peut pas marteler ces idéaux dans la tête d&rsquo;un enfant ; mais en gagnant son affection et son amour, on peut très bien former son esprit et l&rsquo;accorder à l&rsquo;idéal supérieur.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">La formation du mental</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : L&rsquo;âge du changement survient-il exactement dans la septième année ou existe-t-il des cas de développement plus précoce ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, il y a des cas de développement plus précoce ou plus tardif, mais en règle générale, le changement intervient au cours de la sixième ou de la septième année.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Quel changement s&rsquo;opère réellement dans l&rsquo;âme de l&rsquo;enfant entre la sixième et la septième année ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Comme je l&rsquo;ai dit, j&rsquo;appelle la petite enfance de la troisième à la sixième année et la septième année marque le début de l&rsquo;enfance. Par conséquent, tout comme la troisième année marque la fin de la prime enfance, la sixième année marque la fin de la petite enfance, et l&rsquo;enfance commence à partir de la septième année. Tout changement entraîne un conflit, tout comme la troisième année est le conflit de la prime enfance, la sixième année est le conflit de la petite enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourquoi la sixième année est-elle difficile pour l&rsquo;enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Le changement est synonyme de difficulté. C&rsquo;est le passage de la petite enfance à l&rsquo;enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Le changement de dents a-t-il un rapport avec les difficultés de l&rsquo;enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, il s&rsquo;agit d&rsquo;un changement extérieur des dents. Intérieurement, c&rsquo;est la formation du mental. Le mental se construit, la mentalité se construit, pendant que ce processus se déroule.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Honneur et fierté</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Comment prévenir la transformation du sentiment d&rsquo;honneur en une fausse fierté ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : C&rsquo;est la responsabilité du tuteur. Tout ce qui est exagéré et tout ce qui va à l&rsquo;extrême est mauvais. On peut devenir trop orgueilleux et penser trop à l&rsquo;honneur. Mais la plupart du temps, la vie du monde est parfois si mauvaise qu&rsquo;au lieu de donner le sens de l&rsquo;honneur, elle agit au contraire sur une personne. Il y a tant de besoins, tant de désirs, tant de conditions et de situations qui, au lieu d&rsquo;élever une personne, la tirent vers le bas. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;effort du tuteur est de lui donner un coup de main pour l&rsquo;aider à s&rsquo;élever au lieu de descendre. Mais il y a beaucoup d&rsquo;influences qui tirent vers le bas.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;éducation à domicile</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Lorsqu&rsquo;un enfant a des frères et sœurs aînés qui lui manifestent le désir d&rsquo;aller à l&rsquo;école, est-il préférable de le retenir alors qu&rsquo;il n&rsquo;a pas encore atteint l&rsquo;âge de sept ans ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : L&rsquo;âge de sept ans est trop précoce pour qu&rsquo;un enfant aille à l&rsquo;école, même si la sœur ou le frère aîné y va, cela ne signifie pas que l&rsquo;enfant doit être privé de l&rsquo;éducation à domicile. Il n&rsquo;est pas nécessaire d&rsquo;envoyer un enfant à l&rsquo;école par plaisir. Mais un tuteur peut donner le même plaisir à l&rsquo;enfant en lui donnant une formation agréable à la maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se passe généralement, c&rsquo;est que les tuteurs sont tellement fatigués de s&rsquo;occuper de l&rsquo;enfant qu&rsquo;ils se sentent déchargés d&rsquo;un grand fardeau lorsque celui-ci va à l&rsquo;école. Ils se sentent à l&rsquo;aise de disposer de six à huit heures de temps libre ; un enfant à la maison équivaut à cent enfants. Les tuteurs pensent qu&rsquo;ils aiment l&rsquo;enfant et très souvent ils pensent qu&rsquo;ils font tous les sacrifices. Mais en même temps, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de supporter l&rsquo;enfant énergique à la maison, c&rsquo;est une question. Cela ne signifie pas un manque d&rsquo;amour, mais ils pensent : « Je serais plus heureux si l&rsquo;enfant était absent pendant un certain temps ». C&rsquo;est seulement pour cette raison qu&rsquo;ils ne savent pas que c&rsquo;est une grande opportunité d&rsquo;inspirer, de former, de guider l&rsquo;enfant pour toute sa vie. Si le tuteur rate cette occasion, l&rsquo;enfant en pâtit.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Une usure prématurée</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Lorsqu&rsquo;il y a beaucoup d&rsquo;enfants dans un foyer, n&rsquo;est-il pas souvent impossible pour la mère de donner toute son attention à l&rsquo;enfant ? Que peut-elle faire au mieux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, c&rsquo;est un peu plus de responsabilités. Mais en même temps, c&rsquo;est plus facile aussi, parce que le tuteur en a beaucoup en même temps, et il y a une meilleure opportunité et une plus grande pratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Les tuteurs doivent-ils enseigner les lettres et les chiffres à leurs enfants à la maison ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Ce n&rsquo;est pas nécessaire. Plus vous enseignez tôt, plus la mentalité de l&rsquo;enfant s&rsquo;usera tôt dans la vie. Si vous ne l&rsquo;enseignez pas, cela signifie simplement que lorsque le mental sera mûr, il comprendra plus vite. Selon les professeurs de chant, si vous commencez à chanter à un certain âge, votre voix s&rsquo;épanouira, si vous chantez avant cet âge, ce n&rsquo;est pas bon. Il en va de même pour la mentalité de l&rsquo;enfant. Si l&rsquo;enfant commence à apprendre avant l&rsquo;heure, cela signifie simplement que son esprit finira par s&rsquo;user avant l&rsquo;heure.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Savoir s&rsquo;élever</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : N&rsquo;en va-t-il pas de même avec la tendance actuelle des classes inférieures de la société à vouloir accéder aux positions les plus élevées dans la vie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je dis qu&rsquo;il n&rsquo;y a rien de mal à vouloir aller plus haut, à grimper plus haut. C&rsquo;est pour cette raison que chaque âme naît, pour aller plus haut. Ce n&rsquo;est pas une erreur. Ce qui est faux, c&rsquo;est la mauvaise méthode. Et ce qui est mauvais, c&rsquo;est l&rsquo;ignorance de la part de beaucoup de gens de la façon de s&rsquo;élever. Qu&rsquo;est-ce que cela signifie vraiment ? Très souvent, ils vont vers le bas, très souvent&#8230; Ce qu&rsquo;ils font, c&rsquo;est qu&rsquo;ils tirent ceux qui vont vers le haut ; ils veulent qu&rsquo;ils aillent eux aussi vers le bas. Ce n&rsquo;est pas aller vers le haut. C&rsquo;est l&rsquo;erreur des gens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je pense que chaque âme a le droit de s&rsquo;élever dans toutes les directions. Aucune âme n&rsquo;est faite par Dieu pour rester en bas parce qu&rsquo;elle appartient à telle ou telle classe. Quelle que soit la caste ou la classe, tous doivent essayer de s&rsquo;élever. Mais avant de s&rsquo;élever, ils doivent d&rsquo;abord savoir ce que signifie réellement s&rsquo;élever. Que font-ils ? Ils essaient de tirer vers le bas à leur propre niveau les autres qui s&rsquo;élèvent et ils s&rsquo;abaissent eux-mêmes également. À cause de cette mauvaise tendance, le monde entier est privé d&rsquo;ascension, il est entraîné vers le bas. C&rsquo;est la dégénérescence.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le placement</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Un enfant, une fois adulte, peut-il donner des conseils à ses parents, ou n&rsquo;est-ce pas sa place ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Cela ne fait aucun doute. Je considérerais comme un manque de respect le fait qu&rsquo;un enfant, même adulte, se lève et donne des conseils à ses parents, à moins qu&rsquo;on ne lui demande de le faire. En outre, un enfant est un enfant, même s&rsquo;il a cinquante ans, s&rsquo;il ne se sent pas un enfant devant ses parents, il rate beaucoup de choses dans sa vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On raconte l&rsquo;histoire du Maharadja d&rsquo;Udaipur qui fut très triste pendant un an après la mort de sa mère. Un jour, ses amis lui ont dit : « Tu as déjà atteint l&rsquo;âge de cinquante ans et tu es maintenant père, voire grand-père. Les parents ne durent jamais. Tant qu&rsquo;ils durent, c&rsquo;est un privilège. Maintenant qu&rsquo;elle est partie, tu dois oublier ton chagrin ». Il a répondu : « Oui, j&rsquo;essaie d&rsquo;oublier. Mais il y a une chose que je ne peux pas oublier, c&rsquo;est le surnom par lequel elle m&rsquo;appelait. Tout le monde me respecte, tout le monde m&rsquo;appelle Maharadja. Une personne m&rsquo;a donné un surnom. Je l&rsquo;aime tellement ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">Trouver la bonne attitude</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Quel que soit l&rsquo;âge que l&rsquo;on atteint, si l&rsquo;on va devant ses parents et que l&rsquo;on ne se sent pas comme un bébé, comme un enfant, c&rsquo;est très dommage. C&rsquo;est une grande joie de se sentir dans la vie comme un bébé, comme un enfant, quel que soit son âge. C&rsquo;est un grand privilège et une bénédiction dans la vie lorsque les parents sont vivants, que l&rsquo;on est adulte et que l&rsquo;on a la chance de se comporter comme un bébé, c&rsquo;est la plus belle chose au monde. Bien sûr, il est très facile d&rsquo;être insolent et il est amusant d&rsquo;essayer d&rsquo;enseigner aux autres ; on peut aussi essayer d&rsquo;enseigner aux parents. À l&rsquo;âge adulte, lorsqu&rsquo;on est vieux et faible, et que l&rsquo;on décline mentalement, on cède naturellement. Mais cela n&rsquo;a rien de beau. Ce qui est beau, c&rsquo;est de donner un conseil même sans le dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les parents attentionnés, lorsqu&rsquo;un enfant a gagné leur confiance, souhaitent naturellement un conseil. Mais lorsque l&rsquo;enfant a la bonne compréhension, il aura la bonne attitude, il ne fera jamais passer le conseil pour un conseil, il le présentera toujours sous une forme telle qu&rsquo;il semblera venir des parents et non de lui.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;idéal de Dieu</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Si un très jeune enfant pose des questions sur son origine, quelle sera la meilleure réponse à lui donner ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse : Dieu. C&rsquo;est l&rsquo;excuse. Cette question donne une excuse pour semer la graine de Dieu-Idéal dans le cœur de l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : En parlant de la petite enfance, vous avez également parlé de l&rsquo;idéal de Dieu. Cela signifie-t-il que l&rsquo;idéal de Dieu devrait être introduit dès la petite enfance ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Lorsqu&rsquo;un enfant demande : « Qui est Dieu ? Qu&rsquo;est-ce que Dieu ? », que devons-nous répondre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Enfant à part, même si une personne adulte le demande, vous ne pouvez pas répondre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Quelle est la cause ultime de la perte de tous les beaux principes de l&rsquo;éducation aujourd&rsquo;hui ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Parce que l&rsquo;éducation a laissé de côté l&rsquo;idéal.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>4 août 1926</em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 7</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Éduquer le bébé avec sagesse</title>
		<link>https://lsps.fr/eduquer-le-bebe-avec-sagesse/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 04:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Contrôle et maîtrise de soi]]></category>
		<category><![CDATA[Louange et blâme]]></category>
		<category><![CDATA[Nature animale]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir de la répétition]]></category>
		<category><![CDATA[Psychologie de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Respect de soi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=10022</guid>

					<description><![CDATA[<p>4,5,6 ans Dans l&#8217;éducation du bébé, une grande sagesse est requise. Le tuteur ne doit pas être découragé de trouver de l&#8217;obstination, du tempérament ou de l&#8217;égoïsme chez le petit bébé. Il doit savoir que soit il en a hérité soit cela est dû à la santé physique de l&#8217;enfant, et qu&#8217;il faut le traiter [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong><strong>4,5,6 ans</strong></strong></h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-56d38c1d wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;éducation du bébé, une grande sagesse est requise. Le tuteur ne doit pas être découragé de trouver de l&rsquo;obstination, du tempérament ou de l&rsquo;égoïsme chez le petit bébé. Il doit savoir que soit il en a hérité soit cela est dû à la santé physique de l&rsquo;enfant, et qu&rsquo;il faut le traiter avec la plus grande sagesse. </p>
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</div>



<p class="wp-block-paragraph">Le feu est augmenté par le feu, et la plante du tempérament est arrosée par la colère. Plus le tuteur réagira, plus il encouragera cette tendance chez le bébé. S&rsquo;énerver contre le bébé qui est colérique signifie souffler l&rsquo;étincelle de la colère en lui. Le meilleur moyen est d&rsquo;abord d&rsquo;amener le bébé à réagir. Et ensuite, à partir de cette réponse, de le faire agir en accord avec l&rsquo;ordre du tuteur. De même, si l&rsquo;obstination d&rsquo;un bébé peut être orientée à son avantage, il peut tirer profit de cet entêtement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;obstination peut être d&rsquo;une plus grande utilité. En effet, la plupart des grands personnages de ce monde sont devenus grands grâce à cette nature de l&rsquo;obstination dans leur caractère, parce que c&rsquo;est une force, un pouvoir en soi. Un homme d&rsquo;affaires obstiné peut réussir, un guerrier obstiné peut gagner, un politicien obstiné peut atteindre son but, un industriel obstiné peut accomplir de grandes choses. L&rsquo;obstination, si elle est bien dirigée, peut donc être d&rsquo;une plus grande utilité. Il suffit de modeler le mental de l&rsquo;enfant de manière à ce que son obstination devienne fructueuse. C&rsquo;est l&rsquo;enfant obstiné qui s&rsquo;assoit et termine une tâche qui lui est confiée. S&rsquo;il n&rsquo;était pas obstiné, il ne le ferait pas. De l&rsquo;obstination naît parfois l&rsquo;esprit de rivalité, et très souvent l&rsquo;esprit de rivalité devient le moyen de réussir.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le respect</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La manière est la chose la plus importante. Et surtout à l&rsquo;âge de quatre et cinq ans, la leçon de la manière doit être donnée. La première leçon à donner est de savoir quand s&rsquo;approcher et être affectueux, et quand s&rsquo;asseoir tranquillement, disponible, en présence du tuteur. Si tout le temps le gardien aime le bébé, le bébé est gâté. Il doit y avoir un changement. Il doit y avoir un moment où l&rsquo;enfant est aimé, et il a besoin d&rsquo;amour, l&rsquo;amour est sa nourriture. Mais il y a aussi un autre moment où il doit être disponible, il doit s&rsquo;asseoir ou se tenir debout ou faire quelque chose qu&rsquo;on lui demande. Et à ce moment-là, il n&rsquo;est pas question d&rsquo;amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a une chose qu&rsquo;il faut enseigner dès l&rsquo;enfance, et c&rsquo;est de ne pas discuter. Si cette tendance n&rsquo;est pas réprimée dès l&rsquo;enfance, elle se développera peut-être inconsciemment et, par la suite, les tuteurs la trouveront très désagréable. Une personne qui n&rsquo;est pas prévenue dès l&rsquo;enfance contre cette tendance, quelle que soit la manière qu&rsquo;elle a pu apprendre par la suite, cette tendance se manifestera sous une forme ou une autre. Et c&rsquo;est la pire des insolences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En même temps, le bébé doit être inspiré par l&rsquo;esprit de respect de soi. Il peut y avoir quelque chose de délicieux sur la table, quelque chose d&rsquo;attirant dans la pièce, quelque chose de beau à sa portée, il peut y avoir des pièces d&rsquo;or et d&rsquo;argent en vrac en sa présence, sa tendance naturelle est de les prendre, de les utiliser, de les briser et de les abîmer, cette tendance doit être freinée.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La maîtrise de soi</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Comment doit-on la freiner ? L&rsquo;enfant ne doit pas penser qu&rsquo;il est obligé de se tenir à l&rsquo;écart de ce qui l&rsquo;attire. Mais il doit penser que c&rsquo;est son amour-propre de ne pas le regarder. Faites en sorte que l&rsquo;enfant soit si fier qu&rsquo;il soit heureux de détourner les yeux de la friandise qui est sur la table, qu&rsquo;il ressente une grande fierté, un grand honneur de penser qu&rsquo;il ne regardera même pas. Cela apprend à l&rsquo;enfant la patience. Ce respect de soi lui donne une telle joie que même la friandise et le jouet ne lui donneraient pas, parce que cela touche son être même. Cela réveille l&rsquo;âme lorsque l&rsquo;enfant se sent fier et refuse quelque chose qui l&rsquo;attire de tout son cœur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne veux pas dire que le bébé doit être privé de tout ce qui est bon et beau. Non, il faut lui apprendre que lorsque c&rsquo;est donné, il faut le prendre. Mais lorsque ce n&rsquo;est pas donné, le bébé doit être assez fier pour se tenir à l&rsquo;écart.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut apprendre à l&rsquo;enfant à ne pas s&rsquo;enthousiasmer pour tout ce qui l&rsquo;attire, que ce soit une friandise, un jouet ou quelque chose de beau ; à ne pas montrer une trop grande reconnaissance. Car c&rsquo;est une humiliation, c&rsquo;est se faire tout petit devant l&rsquo;objet pour lequel on s&rsquo;enthousiasme. Le bébé doit être trop fier pour être enthousiaste. Et n&rsquo;oubliez pas qu&rsquo;un bébé commence à l&rsquo;apprécier, si ce n&rsquo;est au début, un peu plus tard. La maîtrise de soi donne au bébé un tel sentiment, un tel pouvoir et une telle satisfaction qu&rsquo;il commence à l&rsquo;apprécier.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La vertu et la joie</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut empêcher l&rsquo;enfant de juger : « Tu as pris plus que moi », ou « Mon petit frère » ou « Ma petite sœur a pris plus que ce qui m&rsquo;est donné ». Il ne doit pas juger, il doit apprécier le fait que le petit frère ou la petite sœur ait obtenu plus. Et il doit s&rsquo;en réjouir. Naturellement, il ne sera pas heureux. Mais si on lui apprend à être heureux, alors il sera heureux, il appréciera d&rsquo;être heureux. Les vertus sont des vertus parce qu&rsquo;elles procurent de la joie si elles sont pratiquées une fois. Si une vertu ne donne pas de joie, ce n&rsquo;est pas une vertu.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le choix des jouets</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, les tuteurs n&rsquo;accordent pas d&rsquo;importance aux jouets qu&rsquo;ils donnent au bébé. Il y a certains jouets dont l&rsquo;effet le rendra paresseux, il y a certains jouets qui le rendront confus, ou qui entraîneront la stupidité, ou qui rendront l&rsquo;enfant irritable, ou qui le rendront timide. Inconsciemment, ils ont cet effet sur l&rsquo;enfant. En outre, il y a certains jouets dont l&rsquo;utilisation n&rsquo;apporte aucun bénéfice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand nous pensons que chaque moment de l&rsquo;enfance est si précieux dans la vie de l&rsquo;âme, et qu&rsquo;ensuite cette âme se voit refuser tout ce qui peut contribuer à son progrès, c&rsquo;est une grande pitié. Il doit y avoir une discrimination même dans le choix des jouets, pour savoir quel jouet inspirera les enfants, les aidera et élèvera leur âme.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;appréciation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Maintenant, pour ce qui est de l&rsquo;appréciation de chaque petit geste adorable de l&rsquo;enfant, il ne faut pas la passer sous silence. Chaque bonne petite tendance de l&rsquo;enfant doit être soulignée, appréciée. &nbsp;Il ne faut jamais penser qu&rsquo;en montrant son appréciation à l&rsquo;enfant, il deviendra fier. Non, il faut l&rsquo;encourager. Lorsque vous appréciez tout ce qui est agréable dans les manières d&rsquo;un bébé, il en sera comme de l&rsquo;arrosage d&rsquo;une plante. Il n&rsquo;y a jamais un moment dans la vie où il apprécie autant un mot d&rsquo;éloge que lorsqu&rsquo;il est un bébé. Il l&rsquo;apprécie vraiment et est encouragé à faire de même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en au blâme. Pour tout ce que l&rsquo;enfant a fait de mal, la première chose à faire est de le raisonner, de le convaincre. S&rsquo;il n&rsquo;est pas convaincu, la prochaine fois, la troisième fois, la quatrième fois, il continue. Ne soyez jamais déçus, même si vous devez convaincre l&rsquo;enfant dix fois en argumentant. Très souvent, un tuteur pense que c&rsquo;est une trop grande perte de temps de discuter avec un bébé qui ne comprend pas, et qu&rsquo;il est facile de dire un mot de réprimande et de s&rsquo;arrêter là.&nbsp;Mais cela ne suffit pas. Beaucoup de réprimandes émoussent l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant. Son esprit doit être gardé si fin et si vif que le moindre petit regard le blesserait. Mais si l&rsquo;on gronde l&rsquo;enfant tout le temps, cela émousse son esprit, et l&rsquo;enfant devient de plus en plus mauvais.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La récompense</h4>



<p class="wp-block-paragraph">N&rsquo;imaginez pas un seul instant que l&rsquo;enfant n&rsquo;accepte pas votre raisonnement, si ce n&rsquo;est pas la première fois, il l&rsquo;acceptera à la deuxième ou à la troisième fois. Il faut continuer à raisonner avec l&rsquo;enfant. Et en faisant cela, le tuteur rapproche l&rsquo;enfant de son esprit, parce que l&rsquo;enfant sent une amitié entre lui et le tuteur. En raisonnant, on rapproche l&rsquo;enfant de son propre esprit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si, en raisonnant, l&rsquo;enfant n&rsquo;écoute pas et que le tuteur a raisonné très longtemps et pendant de nombreux jours, la prochaine chose à faire est de le tenter, de lui donner un jouet, une friandise, une fleur, quelque chose qu&rsquo;il aime, de l&rsquo;aimer, de l&rsquo;apprécier, de lui dire : « Tu as bien agi, maintenant tu as fait quelque chose de bien. Et je vais te donner une belle chose ». C&rsquo;est l&rsquo;étape suivante. Il est préférable que l&rsquo;enfant apprenne par le raisonnement. Mais si ce n&rsquo;est pas le cas, une récompense doit l&rsquo;inciter à écouter.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La réprimande</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Si la récompense ne suffit pas, la troisième solution est la réprimande. Mais la réprimande doit être courte. La réprimande doit être dans la voix, dans la façon de dire les choses. Elle ne doit pas être dure, elle ne doit pas être sévère. Il doit y avoir un certain ton pour que l&rsquo;enfant comprenne immédiatement qu&rsquo;il est grondé. Il faut éviter de gronder autant que possible ; mais si l&rsquo;on ne peut pas s&rsquo;en empêcher, c&rsquo;est la troisième voie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai très souvent constaté qu&rsquo;un bébé têtu qui n&rsquo;écoute pas ou qui ne change pas, en lui demandant de se tourner trois fois, changeait immédiatement de point de vue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on veut qu&rsquo;il ressente encore plus profondément, il suffit de dire à l&rsquo;orgueilleux bébé d&rsquo;aller se mettre dans un coin, le dos tourné à tout le monde, pour qu&rsquo;il se sente vraiment blessé. C&rsquo;est la troisième chose, lui demander de sortir et de se tenir derrière la porte. Cela fait trop mal à l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les garçons sont plus têtus que les filles dans ce domaine. Et si vous leur donnez une petite punition sous forme de gymnastique, cela les corrige. Si on dit à un garçon de s&rsquo;asseoir et de se lever cinquante fois, cela ne fait que l&rsquo;aider dans sa gymnastique et en même temps, il se sent puni. Les garçons sont difficiles à contrôler et peuvent facilement devenir insolents s&rsquo;ils ne sont pas formés dès leur enfance. Une fille est par nature réfléchie et un garçon est à l&rsquo;inverse. Lorsqu&rsquo;un garçon est réfléchi, cela signifie que la vie lui a appris.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La répétition</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, les garçons et les filles peuvent être éduqués par la répétition. Par exemple, si vous dites au garçon de répéter : « Je ne ferai pas de marques de crayon sur le mur ». Après l&rsquo;avoir répété cent fois, il en sera impressionné ; c&rsquo;est la meilleure punition que vous puissiez lui donner. Pendant qu&rsquo;il le répète cent fois, il devient impatient, fatigué, mécontent et se décourage. Et en même temps, il est impressionné par la punition qui lui est infligée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l&rsquo;on demande à un bébé de rester longtemps debout et de répéter : « Je ne serai pas espiègle, je ne serai pas espiègle », cela lui enlèvera en quinze minutes une grande partie de son esprit d&rsquo;espièglerie. Tout comme les musiciens de l&rsquo;orchestre sont habitués à regarder la baguette du chef d&rsquo;orchestre, il faut apprendre à un bébé à regarder le regard de son tuteur. Si le tuteur est assez sage pour diriger l&rsquo;action du bébé du matin au soir par son regard, il est sûr de former ce bébé à une âme des plus prometteuses dans l&rsquo;avenir.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les compagnons de jeu</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La question qui se pose maintenant est de savoir dans quelle mesure le bébé doit être contrôlé et dans quelle mesure il doit être autorisé à jouer avec ses compagnons de jeu. Il ne doit y avoir que certains moments où le bébé doit être autorisé à jouer avec ses compagnons de jeu. Le tuteur doit les choisir parce que l&rsquo;association dans l&rsquo;enfance est plus responsable de son avenir que l&rsquo;association à l&rsquo;âge adulte. Très peu de gens y pensent. La plupart du temps, les parents ont tendance à penser que tout enfant qui arrive peut jouer avec l&rsquo;autre enfant. Mais lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;éducation à domicile, ce n&rsquo;est pas la même chose. Ce système ne convient pas, car l&rsquo;éducation à domicile est une éducation individuelle, alors que l&rsquo;éducation scolaire est différente. Ils y sont tous ensemble, les lois de l&rsquo;éducation scolaire sont différentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne fais que parler de l&rsquo;éducation à domicile. C&rsquo;est une chose différente, c&rsquo;est un idéal différent. Il faut se rappeler que l&rsquo;éducation scolaire sans l&rsquo;éducation familiale n&rsquo;est pas suffisante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus grand inconvénient aujourd&rsquo;hui est que l&rsquo;éducation familiale fait défaut et que seule l&rsquo;éducation scolaire est dispensée. C&rsquo;est pourquoi, dans de nombreuses personnalités, il manque quelque chose qui aurait dû venir de la maison. Même s&rsquo;il y avait des milliers d&rsquo;écoles sagement et merveilleusement organisées, elles ne pourraient pas remplacer l&rsquo;éducation à la maison. L&rsquo;éducation à la maison est le fondement de l&rsquo;éducation scolaire. La possibilité d&rsquo;être éduqué à la maison ne doit pas être refusée à un enfant, car pour lui, l&rsquo;éducation à la maison est une grande bénédiction.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un seul tuteur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut faire preuve de discernement quant aux compagnons de jeu que l&rsquo;on choisit pour le bébé. Il doit y avoir un temps limité, de sorte que, pendant ce seul temps, le bébé joue avec ses compagnons de jeu. Mais si l&rsquo;on permet à l&rsquo;enfant de jouer sans limite, il n&rsquo;y a pas de formation, ce n&rsquo;est pas de l&rsquo;éducation. Il est nécessaire de jouer, mais seulement pendant un certain temps et pas plus longtemps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La régularité dans la vie est un rythme de vie. Et plus le rythme est maintenu dans la vie, mieux c&rsquo;est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mis à part les camarades de jeu, il n&rsquo;est pas utile que plusieurs personnes adultes s&rsquo;occupent d&rsquo;un bébé. Il doit y avoir une seule personne pour cela. C&rsquo;est comme l&rsquo;orchestre et le chef d&rsquo;orchestre. S&rsquo;il y avait quatre chefs d&rsquo;orchestre dans l&rsquo;orchestre, ils le gâcheraient. Peu importe qu&rsquo;il y ait quatre cents musiciens, il doit y avoir un seul chef d&rsquo;orchestre. C&rsquo;est la même chose pour le tuteur. S&rsquo;il y a plus d&rsquo;une personne pour guider la vie de l&rsquo;enfant, il est gâté. Dans le cas des deux parents, l&rsquo;un doit devenir la main de l&rsquo;autre. Mais si les deux veulent s&rsquo;occuper de leur enfant, il est également « pourri gâté ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;idéal</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand idéal que l&rsquo;on peut donner à un bébé est d&rsquo;admirer ses parents ; c&rsquo;est le premier idéal. Et si, à ce moment-là, l&rsquo;enfant n&rsquo;a pas reçu cet idéal, il n&rsquo;aura pas d&rsquo;idéal toute sa vie, parce que la base de l&rsquo;idéal était absent .</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelqu&rsquo;un alla trouver le prophète Mohamed et lui dit : « Prophète, j&rsquo;ai un grand penchant pour la spiritualité et j&rsquo;aimerais beaucoup suivre votre message et venir méditer en votre présence. Mais je suis encore jeune et mes parents ont besoin de moi à la maison. Que dois-je faire ? » Le Prophète répondit : « Restez d&rsquo;abord chez vous, car vos parents ont droit à certains égards ». On pourrait penser que « le Prophète était un idéal plus grand encore, pourquoi le Prophète lui a-t-il refusé cet idéal, pourquoi l&rsquo;a-t-il renvoyé chez lui ? Parce que le Prophète pensait que c&rsquo;était le premier idéal. S&rsquo;il n&rsquo;atteignait pas le premier idéal, comment pourrait-il atteindre le second ? S&rsquo;il ne respectait pas ses parents, s&rsquo;il ne les appréciait pas, s&rsquo;il ne se sentait pas assez reconnaissant envers eux, comment pourrait-il apprécier le Prophète ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais on peut se dire : « Comment des parents peuvent-ils donner cet idéal pour eux-mêmes à leur propre enfant ? C&rsquo;est leur devoir, non pas pour leur propre personne, mais pour le bien du bébé. Cet idéal doit être donné dès l&rsquo;enfance, afin que l&rsquo;enfant regarde ses parents comme on regarde le roi ou la reine, Dieu ou un prophète. Lorsque l&rsquo;idéal est semé dans l&rsquo;enfant dès le début de cette manière, il s&rsquo;épanouit et alors cet idéal devient une lumière qui guide dans la vie de l&rsquo;âme.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;adaptation des jouets</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourriez-vous nous indiquer quelques jouets adaptés pour les garçons et les filles ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Vous devrez emmener Murshid à la rencontre du Père Noël où il pourra choisir les jouets. Tout ce qui est constructif est bon. Par exemple, un train qui roule ou un instrument qui émet des sons. C&rsquo;est agréable pour un enfant. Ou tout ce que l&rsquo;on peut composer, par exemple des morceaux d&rsquo;images à partir desquels l&rsquo;enfant peut faire un tableau, ou des petites briques et des piliers avec lesquels il peut faire une maison ou quelque chose comme ça. Tous ces jouets sont bons. &nbsp;En bref, chaque jouet doit être constructif, doit mener à un certain but. Tel est le principe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourquoi les bébés préfèrent-ils souvent jouer avec des objets qui appartiennent aux adultes ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Parce qu&rsquo;ils ont l&rsquo;air de jouets. Ils sont comme des jouets pour eux. Tout objet qui les attire est un jouet pour eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Lorsqu&rsquo;une fille a tendance à jouer avec les garçons et n&rsquo;aime pas les jeux de filles, les parents doivent-ils lui interdire de jouer avec les garçons ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui, il est préférable que la fille ait ses propres jouets et que le garçon ait les siens. Il est préférable de ne pas leur donner les jouets de l&rsquo;autre. Les jouets des garçons ne doivent pas être donnés aux filles et les jouets des filles ne doivent pas être donnés aux garçons. Si les garçons s&rsquo;habituent à jouer avec les jouets des filles, leur esprit s&rsquo;oriente dans une autre direction. Les deux doivent avoir des jouets appropriés. Mais très souvent, le tuteur ne fait pas de distinction entre les deux.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La nature des jouets</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Pourriez-vous nous dire quels sont les jouets qui troublent l&rsquo;enfant ou qui le rendent timide ou paresseux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : C&rsquo;est difficile à dire, car je n&rsquo;ai pas beaucoup de jouets devant moi en ce moment. Mais en même temps, il y a beaucoup de jouets sans intérêt avec d&rsquo;horribles visages, des jouets horribles. Il n&rsquo;y a rien de beau en eux. L&rsquo;enfant les aime parce que l&rsquo;enfant peut aimer n&rsquo;importe quoi. Parfois, ce sont les jouets horribles qui lui plaisent le plus. Par exemple, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un ours en peluche fait à l&rsquo;enfant ? L&rsquo;inspire-t-il ? Est-ce qu&rsquo;il élève son âme ? Il ne fait rien. Au contraire, il donne au mental négatif de l&rsquo;enfant l&rsquo;impression d&rsquo;un animal. Ce n&rsquo;est pas bon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, il y a des jouets qui ne donnent pas d&rsquo;inspiration, qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;action. Ils ont donc un effet semant la confusion chez l&rsquo;enfant. On donne à un enfant un ours en peluche parce qu&rsquo;on pense qu&rsquo;il l&rsquo;aime. Mais pourquoi faut-il donner quelque chose à l&rsquo;enfant parce qu&rsquo;il l&rsquo;aime ? Une amitié avec l&rsquo;ours ! Il y a bien d&rsquo;autres choses à faire pour occuper son esprit. Il y a aussi certains jouets qui n&rsquo;exercent pas le mental et n&rsquo;inspirent pas l&rsquo;enfant, ce qui le rend paresseux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Souvent, les enfants aiment la plupart des poupées sans bras ni jambes. Est-ce parce que leur amour les rend parfaites ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Sans doute, inconsciemment. Mais en même temps, nous devons leur donner des jouets qui sont finis et qui ne sont pas sans bras ni jambes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les animaux</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Est-il bon pour les enfants de jouer avec des animaux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Non, il n&rsquo;est pas très bon pour l&rsquo;enfant de jouer avec des animaux. Seulement, si l&rsquo;enfant peut avoir un sentiment bienveillant à l&rsquo;égard des animaux, c&rsquo;est tout à fait suffisant, car toute association produit le même effet en soi. Très souvent, la tendance du tuteur est de penser que l&rsquo;enfant aime beaucoup l&rsquo;animal et qu&rsquo;il doit donc être avec des animaux. Mais ce n&rsquo;est pas très bon pour lui ; d&rsquo;un point de vue psychologique, c&rsquo;est parfois mauvais pour l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Est-il mauvais pour les enfants de jouer avec des soldats de plomb ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Oui : Oui, cela entraîne une tendance à la bagarre. Mais c&rsquo;est une question délicate et on ne peut pas établir de règles à ce sujet. Quelle chose terrible ce serait si l&rsquo;enfant ne jouait pas avec des flèches, un arc et une épée, avec tout ce qui ressemble à un soldat, et qu&rsquo;ensuite, à l&rsquo;âge de vingt et un ans, le pays l&rsquo;appelait à défendre la nation. Il n&rsquo;en aurait jamais entendu parler auparavant, cela ne l&rsquo;aurait pas impressionné.. C&rsquo;est donc une question très subtile à laquelle il faut répondre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La guerre</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi une question qui se pose lorsque toute la nation est prête à faire la guerre et qu&rsquo;il y a un enfant, peut-être, qui pense : « Je n&rsquo;irai pas parce que je ne suis pas d&rsquo;accord avec le principe ». Oui, s&rsquo;il n&rsquo;est pas d&rsquo;accord avec le principe, c&rsquo;est bien. Mais en même temps, il est prêt à partager l&rsquo;ordre et la paix qui sont maintenus par la nation, à partager tous les privilèges d&rsquo;être membre de la nation. Il les partage, puis il refuse ce que la multitude souhaite qu&rsquo;il fasse. Cela va à l&rsquo;encontre de ses principes, certes, mais il refuse ce que la nation veut qu&rsquo;il fasse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S&rsquo;il refuse les privilèges, c&rsquo;est différent. S&rsquo;il fait comme les sages, s&rsquo;il part à l&rsquo;étranger et reste à l&rsquo;ombre d&rsquo;un arbre, c&rsquo;est différent. Et s&rsquo;il ne veut pas d&rsquo;argent, s&rsquo;il dit : « Je ne veux pas rivaliser avec vous », « Je ne veux pas bénéficier de votre progrès dans la vie », « Je ne garde pas d&rsquo;argent qu&rsquo;un voleur pourrait me dérober et pour lequel je devrai me présenter devant votre tribunal », alors c&rsquo;est différent. Mais s&rsquo;il ne refuse pas les privilèges, s&rsquo;il est prêt à partager tous les privilèges qui appartiennent au pays, et quand vient le moment de la défense, il dit : « C&rsquo;est contre mes principes », c&rsquo;est différent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pensez jamais que je soutiendrais la guerre. Je serais la dernière personne à le faire. Mais en même temps, je dis : « Laissons les petits garçons être capables de tout ».</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;obéissance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : L&rsquo;année dernière, vous avez dit qu&rsquo;un enfant devait apprendre à obéir même s&rsquo;il ne comprenait pas pourquoi son tuteur exigeait quelque chose de lui. Pourriez-vous expliquer une fois de plus ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Il y a une grande différence entre la mentalité et l&rsquo;expérience de l&rsquo;enfant et du tuteur. Il y a beaucoup de choses dont l&rsquo;enfant ne sait pas pourquoi on lui dit : « Tu ne dois pas le faire » ou « Tu dois le faire ». Si l&rsquo;enfant demandait toujours : « Pourquoi ne dois-je pas le faire ? », ce serait difficile, car très souvent, on ne peut même pas l&rsquo;expliquer. Très souvent, il vaut mieux ne pas l&rsquo;expliquer. L&rsquo;obéissance vaut mieux que l&rsquo;explication. Très souvent, il vaut mieux que l&rsquo;enfant n&rsquo;écoute que son tuteur plutôt que de discuter. Si les parents se disputaient, ce serait pire pour l&rsquo;enfant que mieux. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;enfant doit être incité à ne pas discuter.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les caprices</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Comment peut-on apprendre à un bébé à ne pas contredire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Il faut toujours surveiller quand un enfant contredit. À tel point que le tuteur peut lui dire : « Comme tu es un enfant, comme tu es jeune, tu n&rsquo;en sais pas assez ». Même si cela semble faux, il y a une part de vérité là-dedans. « Tu ne sais pas, et par conséquent tu ne dois pas contredire. Et tu ne dois pas contredire ton tuteur devant les autres. Si tu penses que ton tuteur a tort, quand les autres sont partis, tu peux aller voir ton tuteur et lui dire : &lsquo;Ce que tu as dit n’était pas juste&rsquo;. Mais tu ne dois pas le dire devant les autres, car tu ne sais pas ce que ton tuteur a dit. Il y a peut-être une raison à cela ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on aura dit cela une, deux ou trois fois au bébé, il comprendra. Comme je l’ai toujours dit, il est plus facile de travailler avec un enfant qu’avec des adultes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La punition est naturelle</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : N&rsquo;est-il jamais bon de punir un enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : La punition est naturelle. Chaque âme est punie d&rsquo;une manière ou d&rsquo;une autre ; pour tout ce que l&rsquo;on fait, il y a une punition. La loi de la nature, la loi de la vie prévoit des punitions de la même manière. Mais pour un enfant, la punition doit être douce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, le fait de demander à un enfant de se tenir dans un coin, le dos tourné à tout, lui apprend beaucoup. Parce qu&rsquo;il se sent insulté, il se sent très blessé de ne pas faire partie de la société et de devoir se mettre dans un coin. Parfois, le fait d&rsquo;obliger l&rsquo;enfant à rester debout pendant un certain temps lui fait prendre conscience de ce qu&rsquo;il a fait. Parfois, le fait de le faire s&rsquo;asseoir et se lever pendant un certain temps est utile. Cela lui donne un peu d&rsquo;exercice et l&rsquo;oblige en même temps à obéir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est préférable d&rsquo;éviter une punition sévère ; toujours une punition qui est un peu mentale, une punition qui fait penser à l&rsquo;enfant qu&rsquo;il est puni. Supposons que vous disiez à l&rsquo;enfant : « Va de tel endroit à tel autre cinq fois ou dix fois ». En réalité, marcher dix fois est un plaisir pour l&rsquo;enfant. Mais parce que vous lui avez donné une punition, il n&rsquo;aime pas cela. Ce sentiment « je suis puni », ce sentiment lui-même le corrige. Pour punir, il n&rsquo;est pas nécessaire de torturer l&rsquo;enfant. Il suffit de lui faire croire qu&rsquo;il est puni. C&rsquo;est suffisant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;insolence</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Quelle est la différence entre faire répéter une phrase à un enfant et lui faire écrire cette phrase cent fois ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Si vous faites écrire la phrase cent fois à un enfant, l&rsquo;effet est d&rsquo;un quart par rapport à l&rsquo;effet si vous l&rsquo;aviez fait dire cent fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Que faire si l&rsquo;enfant n&rsquo;accepte pas la punition, s&rsquo;il ne répète pas par exemple ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Le bébé le fera sûrement. Si, dès l&rsquo;enfance, il n&rsquo;est pas contrôlé, il devient insolent et refuse par la suite. Mais si on lui apprend à obéir dès l&rsquo;enfance, il obéira. Il n&rsquo;est pas naturel qu&rsquo;un enfant refuse. Si l&rsquo;enfant est normal, il ne refusera pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Y a-t-il des cas où il est nécessaire de gifler un enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Les gifles sont parfois dangereuses, parce qu&rsquo;il y a des veines et des organes délicats sur le front et sur les deux côtés des yeux. Parfois, les gifles provoquent une affection qui peut ne pas se manifester à ce moment-là, mais qui peut se manifester vingt ou trente ans plus tard, ce qui n&rsquo;est pas bien. C&rsquo;est pourquoi, au lieu de donner des gifles, il est préférable de tirer les oreilles.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>21 juillet 1926</em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 6</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/eduquer-le-bebe-avec-sagesse/pom/la-reconstruction-du-monde/">Éduquer le bébé avec sagesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;éducation du bébé</title>
		<link>https://lsps.fr/leducation-du-bebe/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 04:54:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Chemin de l'équilibre]]></category>
		<category><![CDATA[Idéal de Dieu]]></category>
		<category><![CDATA[Loi du rythme]]></category>
		<category><![CDATA[Pratique du silence]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=9995</guid>

					<description><![CDATA[<p>4,5,6 ans Sur les cinq premières années de la vie d&#8217;un enfant, je considère les deux premières années comme la prime enfance et les trois suivantes comme la petite enfance. Très souvent, les tuteurs souhaitent commencer l&#8217;éducation du bébé de quatre ou cinq ans, que ce soit dans un « jardin d&#8217;enfants » ou à la maison. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong><strong>4,5,6 ans</strong></strong></h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-56d38c1d wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Sur les cinq premières années de la vie d&rsquo;un enfant, je considère les deux premières années comme la prime enfance et les trois suivantes comme la petite enfance. Très souvent, les tuteurs souhaitent commencer l&rsquo;éducation du bébé de quatre ou cinq ans, que ce soit dans un « jardin d&rsquo;enfants » ou à la maison.</p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Cette période de la vie d&rsquo;un enfant est une période de royauté. Et l&#8217;empressement des tuteurs à commencer l&rsquo;apprentissage de l&rsquo;enfant ne fait que lui mettre la pression avec notre vie de compétition. En effet, nous sommes en compétition dans notre vie, et cela va de mal en pis chaque jour. Inconsciemment, le même esprit est une pression sur la vie de l&rsquo;enfant pour qu&rsquo;il commence à devenir l&rsquo;un des nombreux concurrents du monde, dans le but de préserver ses intérêts lorsqu&rsquo;il sera adulte. Mais qu&rsquo;en est-il des années les plus bénies que le destin a accordées au bébé, où il n&rsquo;y a pas de souci, pas d&rsquo;anxiété, pas de malice et pas d&rsquo;ambition ? C&rsquo;est là la véritable royauté. Si vous comparez un bébé à un roi, vous verrez que le bébé est le roi et que le roi en est l&rsquo;imitation.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le jardin d&rsquo;Eden</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il est sans doute utile que l&rsquo;enfant apprenne dans un « jardin d&rsquo;enfants » où on ne lui enseigne que l&rsquo;alphabet, parce que son esprit y est distrait et qu&rsquo;il a de quoi s&rsquo;amuser. Mais en même temps, le fait d&rsquo;attirer l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant vers un horizon limité limite la croissance de son âme. Il est préférable de faire comme le faisaient autrefois ces paysans et ces gens rustiques, et de laisser les enfants, à cet âge-là, parfaitement libres de courir partout, de grimper aux arbres, de jouer avec la terre, de sauter, de courir et de s&rsquo;amuser avec leurs compagnons de jeu. C&rsquo;est une grande erreur, au contraire, et aussi une erreur de la part des tuteurs, de priver l&rsquo;enfant de cette liberté, de ce bonheur, que le Ciel lui a accordé à cette époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;histoire de l&rsquo;exil d&rsquo;Adam du jardin d&rsquo;Eden montre seulement qu&rsquo;il y a un certain temps dans la vie d&rsquo;une personne où elle se trouvait dans le jardin d&rsquo;Eden. Après cette période, il a été exilé de ce jardin et n&rsquo;a plus connu la joie, le bonheur et la liberté que l&rsquo;âme connaissait autrefois. Il n&rsquo;y a pas une seule âme dans ce monde qui n&rsquo;ait pas connu le jardin d&rsquo;Eden. Et ce jardin d&rsquo;Eden, c&rsquo;est l&rsquo;enfance.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;activité intense des enfants</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Se pose alors la question de savoir comment gérer l&rsquo;activité intense des enfants. Tout d&rsquo;abord, l&rsquo;activité intense de l&rsquo;enfant fatigue les membres de la famille parce que leurs intérêts sont différents. Mais ce n&rsquo;est pas la faute de l&rsquo;enfant si son intérêt est différent. Par exemple, si le tuteur est en train de travailler, d&rsquo;écrire, de se reposer ou de penser à quelque chose de matériel et que l&rsquo;enfant joue et fait du bruit, le tuteur se dit : « Non, c&rsquo;est mauvais ». Mais mauvais selon quelle loi ? Selon sa propre loi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon leur loi, c&rsquo;est bien. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une inconsidération lorsque le tuteur ne tolère pas l&rsquo;activité du bébé. Sans doute, cela ne convient pas aux gens d&rsquo;ici-bas. Mais ils ne sont pas terrestres, ce sont des créatures célestes. Il faut leur donner la liberté de jouir de leur vie céleste, alors que l&rsquo;on pense avoir le droit de faire l&rsquo;expérience de la vie sur cette terre.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La régularité</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a sans doute une certaine limite à cela. On dira : « Nous ne les laisserons pas casser les objets de la maison ». « Nous ne les laisserons pas gâcher les objets de la maison ». « Nous ne les laisserons pas nous déranger dans notre travail ». Mais tout ceci est terrestre. En réalité, le tuteur n&rsquo;a pas le droit d&#8217;empêcher le bébé d&rsquo;agir librement, il doit faire tous les efforts possibles pour permettre au bébé d&rsquo;agir librement. Dans les jeux des enfants, dans leur agitation, dans leurs pleurs, leurs sauts, leurs courses et leurs escalades, leur âme s&rsquo;exprime. Nous appelons cela de la désobéissance. Mais ils pensent que c&rsquo;est leur droit, et c&rsquo;est ainsi. Parce que nous les contrôlons et que nous les adaptons à notre vie, leur énergie, leur enthousiasme, leur esprit se limite. C&rsquo;est ainsi que leur véritable progrès est entravé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;âge de trois, quatre et cinq ans, le bébé est très imitatif ; tout ce qu&rsquo;il voit, il aime l&rsquo;imiter. Et la meilleure façon d&rsquo;éduquer le bébé est de lui présenter tout ce qui mérite d&rsquo;être imité. Par exemple, les sons, les notes, le rythme et tout ce qui a trait à la tonalité et au rythme construisent et embellissent le caractère et forment la fondation du caractère dès la petite enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mieux est que jusqu&rsquo;à l&rsquo;âge de cinq ans, rien ne soit enseigné au bébé sous forme de chiffres, d&rsquo;alphabet, de lettres ou de quoi que ce soit d&rsquo;autre. La régularité est la seule chose que l&rsquo;on peut enseigner sans qu&rsquo;ils le sachent aux enfants à cet âge: régularité dans le sommeil, dans le réveil, dans l&rsquo;alimentation, dans le jeu et dans les moments calmes.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le silence</h4>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai été très intéressée par ce que Madame <em>Montessori </em>m&rsquo;a dit lorsque j&rsquo;étais en Italie, à savoir qu&rsquo;en plus de toutes les autres pratiques qu&rsquo;elle donne aux enfants, elle leur fait prendre le silence. Après un certain temps, ils l&rsquo;apprécient tellement qu&rsquo;ils préfèrent le silence à leur activité. Et cela m&rsquo;a encore plus intéressée de voir une petite fille d&rsquo;environ cinq ans qui, lorsque le temps du silence est arrivé, est allée fermer les fenêtres et la porte, et a rangé toutes les choses avec lesquelles elle jouait. Puis elle est venue s&rsquo;asseoir sur sa petite chaise, a fermé les yeux et ne les a pas rouverts pendant trois ou quatre minutes. On pouvait lire sur son visage innocent une expression angélique. Il semble qu&rsquo;elle ait préféré ces cinq minutes de silence à tous les jeux de la journée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les enfants apprécient le silence, à condition de s&rsquo;y habituer. Le silence n&rsquo;est pas une contrainte pour un enfant. Au début seulement, il semblerait désagréable pour un enfant qui a hâte de jouer et de courir, d&rsquo;être assis et de fermer les yeux. Au début, il lui semble difficile de s&rsquo;asseoir et de fermer les yeux. Mais une fois que les enfants sont habitués au silence pendant quatre, cinq jours ou une semaine, ils commencent à apprécier le bonheur du silence.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les changements d&rsquo;humeur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Parfois, les gardiens ou l&rsquo;entourage d&rsquo;un bébé ont tendance à s&rsquo;amuser de son irritabilité. C&rsquo;est un petit divertissement pour eux. Parce qu&rsquo;ils aiment le bébé, ils aiment le petit geste d&rsquo;agacement de sa part. Mais en l&rsquo;appréciant, ils développent cette nature ; en la reconnaissant, en l&rsquo;observant, ils développent cette nature. Le mieux est de l&rsquo;ignorer, de ne pas le reconnaître, de ne pas en être conscient, de ne pas sentir un seul instant que l&rsquo;enfant est irritable. Une fois que le tuteur n&rsquo;y prêtera plus attention, le bébé commencera à diminuer cette tendance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tuteurs ont également tendance à s&rsquo;agacer de l&rsquo;irritabilité de l&rsquo;enfant. C&rsquo;est également une erreur. Parce qu&rsquo;en s&rsquo;énervant, on donne à l&rsquo;enfant, comme de l&rsquo;huile sur le feu, l&rsquo;énergie pour être encore plus irritable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La garde d&rsquo;un bébé exige une grande patience. Et plus on est patient, plus on est sage avec le bébé, plus on peut aider au progrès de son âme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, dans l&rsquo;irritabilité d&rsquo;un enfant ou d&rsquo;une personne adulte, il y a une raison cachée. Et cette raison est physique. Il y a quelque chose de physiquement mauvais que les autres ne savent pas. Et ils pensent seulement que cet enfant est irritable par nature. Ils attribuent l&rsquo;irritabilité à l&rsquo;enfant, au lieu de voir qu&rsquo;il y a quelque chose qui ne va pas physiquement. En essayant de le découvrir, on peut mieux tolérer cet état.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe une autre tendance chez le bébé : au cours de son développement, il change d&rsquo;humeur. Certains jours, il est affectueux, d&rsquo;autres jours, il l&rsquo;est moins. Certains jours, il est plus enthousiaste, d&rsquo;autres jours, il l&rsquo;est moins. Il change ainsi d&rsquo;humeur.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;équilibre</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de cette phase, il convient de veiller tout particulièrement à ce que toutes ces humeurs de l&rsquo;enfant soient contrôlées, sans trop forcer sa volonté. Par exemple, si le bébé est très enclin à pleurer, ou à rire, ou s&rsquo;il est très enclin à détruire des objets, ou très enclin à jouer, la meilleure chose à faire est de diriger son attention vers quelque chose d&rsquo;autre. S&rsquo;il rit beaucoup, il faut diriger son attention vers quelque chose qui détourne son attention de l&rsquo;idée qui le fait rire. S&rsquo;il pleure, on peut faire la même chose : détourner l&rsquo;attention du bébé de l&rsquo;objet, de l&rsquo;idée, de la pensée ou de l&rsquo;état qui le fait pleurer, et de cette manière rétablir un équilibre dans sa vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La religion</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en maintenant à la question : y a-t-il une place pour la religion dans la vie d&rsquo;un bébé ? Ma réponse est la suivante : c&rsquo;est la meilleure occasion de semer la graine de la religion, pendant l&rsquo;enfance, parce que c&rsquo;est à ce moment-là que la qualité angélique est fraîche et que la qualité du djinn commence à se développer. On peut se demander de quelle manière il faut enseigner la religion à l&rsquo;enfant. La vieille et ancienne leçon que tous les prophètes et enseignants ont donnée sur l&rsquo;idéal de Dieu, s&rsquo;avérera toujours être la meilleure leçon : donner à l&rsquo;enfant l&rsquo;idée de Dieu, Dieu de bonté, Dieu d&rsquo;amour, Dieu de beauté, Dieu de compassion, Dieu d&rsquo;harmonie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfant est souvent plus réceptif à l&rsquo;idéal de Dieu qu&rsquo;une personne adulte, parce que cette dernière, absorbée par les choses du monde, a perdu l&rsquo;idée de Dieu. Elle a le monde devant elle. L&rsquo;enfant n&rsquo;a pas encore le monde devant lui. Par conséquent, l&rsquo;enfant est plus apte à concevoir la pensée de Dieu qu&rsquo;une personne adulte. Lorsque cette opportunité est perdue, une fois adulte, il pense qu&rsquo;il manque quelque chose à sa vie et pense : « Si j&rsquo;avais connu Dieu, cela aurait été beaucoup mieux ». Mais il est maintenant trop tard, il leur est difficile de concevoir la pensée de Dieu, parce que la graine n&rsquo;a pas été semée à l&rsquo;époque qui était la plus propice pour cela.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai vu d&rsquo;innombrables personnes qui, parce que leurs parents ne leur avaient pas donné l&rsquo;idée de Dieu, avaient ensuite beaucoup de mal à la concevoir. En même temps, leur âme est constamment à la recherche de Dieu.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Lui parler dans sa langue</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le tuteur doit être très prudent : il ne doit pas semer la graine du fanatisme avec l&rsquo;idéal religieux. S&rsquo;il le fait, c&rsquo;est un grand mal pour l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tuteur doit également se sentir responsable de ne pas donner à l&rsquo;enfant une nourriture plus lourde que ce qu&rsquo;il peut digérer sous la forme de la religion. Très souvent, il y a des tuteurs remplis d&rsquo;une idée philosophique, d&rsquo;une meilleure idée de la religion ou d&rsquo;une conception éthique de la religion, qui souhaitent inspirer l&rsquo;enfant à cet âge. Ce faisant, ils aggravent encore la situation. En effet, au lieu de donner la première leçon, ils ont peut-être donné une leçon trop avancée pour l&rsquo;enfant. Et tout est perdu. C&rsquo;est comme si l&rsquo;on donnait trop d&rsquo;eau à la plante en croissance, qui meurt à cause de l&rsquo;afflux d&rsquo;eau qu&rsquo;elle ne peut absorber.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai vu très souvent des tuteurs qui parlaient philosophiquement à un bébé parce que leur conception philosophique était si débordante qu&rsquo;ils pensaient qu&rsquo;elle devait être déversée sur l&rsquo;enfant. S&rsquo;il en est trop rempli, il doit l&rsquo;oublier. Nous devons devenir des enfants avec l&rsquo;enfant pour l&rsquo;élever. Il faut lui parler dans sa langue et ne lui donner que ce qu&rsquo;il peut concevoir.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Prendre soin de la croyance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Un petit exemple : une fois, une infirmière est venue me voir et m&rsquo;a dit : « Cet enfant pose de merveilleuses questions et je ne peux pas y répondre. Je lui ai répondu : « Quelles sont ces questions ? » Elle m&rsquo;a répondu : « Lorsque cet enfant allait faire sa prière du soir avant d&rsquo;aller se coucher, il m&rsquo;a demandé : &lsquo;Dieu est au ciel, là-haut, alors pourquoi dois-je me prosterner sur la terre ?&rsquo;. » L&rsquo;infirmière était très perplexe, elle ne savait pas quoi répondre. Et si l&rsquo;on n&rsquo;avait pas répondu à cet enfant, sa croyance aurait disparu à partir de ce moment-là. C&rsquo;est le moment où l&rsquo;âme commence à s&rsquo;interroger sur la vie et son mystère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai demandé à l&rsquo;enfant : « Quelle était ta question ? » L&rsquo;enfant m&rsquo;a expliqué. Je lui ai dit : « Oui, Dieu est au ciel. Mais où sont ses pieds ? Sur la terre. En te penchant vers la terre, tu touches ses pieds ». Cela lui a donné la raison : bien que la tête de Dieu soit au ciel, ses pieds sont sur la terre. Par conséquent, toucher la terre, c&rsquo;est toucher les pieds de Dieu. L&rsquo;enfant était très satisfait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, les enfants sont sur le point de perdre leur croyance parce que leur croyance est comme une petite plante, une petite graine qui sort de terre. Si elle n&rsquo;est pas bien protégée, elle peut être détruite en un instant. Si cette petite graine semée dans le cœur de l&rsquo;enfant est détruite à ce moment-là, elle ne pourra plus jamais être réparée.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La sphère de la croyance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est pourquoi il faut être particulièrement attentif. Il importe peu qu&rsquo;une personne adulte ait une croyance aujourd&rsquo;hui et qu&rsquo;elle l&rsquo;abandonne demain. Cela n&rsquo;a pas d&rsquo;importance parce que sa croyance n&rsquo;était rien. Mais la croyance d&rsquo;un enfant est différente. C&rsquo;est quelque chose de sérieux. Il ne doute pas, il n&rsquo;a aucun doute. Ce qu&rsquo;il croit, il le croit sérieusement. Sa croyance est la vraie croyance. Si cette croyance est détruite, c&rsquo;est une grande pitié et une grande perte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour, un enfant est venu me voir, très perplexe, parce qu&rsquo;un garçon lui avait dit : « Crois-tu au Père Noël ? Si tu crois en une telle chose, ce n&rsquo;est pas bien, car le Père Noël n&rsquo;a jamais existé ». Cet enfant était très déçu car il venait d&rsquo;écrire une lettre au Père Noël avant Noël. Dans son grand désespoir, il est venu me demander : « Est-il vrai que le Père Noël existe ou cela n&rsquo;est-il pas vrai ? » Je suppose que si j&rsquo;avais répondu : « C&rsquo;est vrai », il serait venu me voir quatre ou cinq ans plus tard pour me dire : « Non, ce n&rsquo;est pas vrai » et si j&rsquo;avais dit : « Non, ce n&rsquo;est pas vrai », son incrédulité serait devenue totale. Il aurait complètement changé. Cela aurait fait disparaître toutes les croyances religieuses qui se trouvaient dans le cœur de cet enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je lui ai dit que : « Rappelle-toi que tout ce que l&rsquo;esprit peut concevoir existe. Si cela n&rsquo;existe pas sur le plan physique, cela existe dans la sphère du mental. Ne dis donc jamais que cela n&rsquo;existe pas. Celui qui dit que cela n&rsquo;existe pas, dis-lui que cela existe dans la sphère du mental ». L&rsquo;enfant en fut très impressionné.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;idéal</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle réponse, un enfant peut s&rsquo;en souvenir toute sa vie. S&rsquo;il évolue au point de toucher les cieux, il y croira quand même. Jamais de sa vie il ne dira « je n&rsquo;y crois pas ». C&rsquo;est une foi, une croyance qu&rsquo;il peut tenir dans sa main, c&rsquo;est tangible. Il ne pourra jamais dire : « Cela n&rsquo;existe pas, ce n&rsquo;est pas réel ». Et il peut dire : « C&rsquo;est réel », en tant qu&rsquo;enfant et en tant qu&rsquo;adulte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est essentiel que l&rsquo;enfant reçoive un enseignement religieux. Si le tuteur n&rsquo;est pas en mesure de discuter de religion avec l&rsquo;enfant, il est préférable de ne pas discuter, mais de donner à l&rsquo;enfant l&rsquo;habitude de s&rsquo;asseoir en silence pendant un moment pour penser à l&rsquo;idéal supérieur, Dieu. La voie du Christ était de donner à l&rsquo;humanité l&rsquo;idéal de Dieu, Dieu en tant que Père céleste. Quelle en était la raison ? C&rsquo;est parce que c&rsquo;est concevable. Même un enfant peut comprendre cette idée : Père, Père céleste, le vrai Père.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;Ami invisible</h4>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;ailleurs, tous les autres noms différents que les prophètes et les enseignants ont donnés à Dieu ne sont pas vraiment des noms appropriés. C&rsquo;était seulement pour faire comprendre aux gens. Leur esprit ne peut concevoir que ces noms : le Juge, ou le Créateur, ou l&rsquo;Être suprême, ou le Roi du Jour du Jugement. Ce ne sont pas les noms de Dieu. Dieu ne peut se limiter à ces noms ; ce sont des noms trop petits pour lui. En même temps, c&rsquo;est tout ce que l&rsquo;on peut faire pour rendre l&rsquo;idéal de Dieu aussi concret que possible pour le mental de l&rsquo;homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l&rsquo;enfant, penser dès l&rsquo;enfance : « Il y a un Ami, inconnu, invisible, il y a quelqu&rsquo;un qui entend mes prières, quelqu&rsquo;un qui dans mes soucis et mes difficultés peut être avec moi, quelqu&rsquo;un dont je demande la bénédiction, quelqu&rsquo;un qui me protège, quelqu&rsquo;un qui est comme ma mère et mon père et pourtant inconnu, invisible », quelle aide, quelle force c&rsquo;est, même dès l&rsquo;enfance ! Même si l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas capable de se l&rsquo;approprier, inconsciemment il le sentira comme un soutien de l&rsquo;intérieur, qu&rsquo;il peut s&rsquo;appuyer sur ce soutien, un soutien si grand qu&rsquo;en tout temps, que l&rsquo;enfant ait ses parents ou en l&rsquo;absence de ses parents, dans toutes les conditions il peut sentir : « Il y a quelqu&rsquo;un qui est toujours là avec moi ». Si cet idéal est construit dès l&rsquo;enfance par des tuteurs sages, il aide l&rsquo;enfant pendant toute sa vie.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Les conditions de l&rsquo;existence</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : L&rsquo;éducation à domicile et les conditions de vie ont-elles quelque chose à voir avec le caractère et les qualités de l&rsquo;enfant ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Certainement. Les deux parents sont responsables dans une large mesure du caractère de l&rsquo;enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Si le bébé est orphelin, comment peut-il atteindre le même niveau ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : C&rsquo;est le destin. On ne peut que s&rsquo;en désoler. Et ceux qui sont bénis par la providence et qui ont la charge de quelques orphelins, il est préférable qu&rsquo;ils pensent à leur responsabilité de parent, de tuteur envers l&rsquo;orphelin qui est à leur charge. Mais je pense que chaque femme dans ce monde et chaque homme doit considérer son devoir : chaque fois qu&rsquo;ils sont en contact, ou que la vie les met en présence d&rsquo;une jeune âme, ils ressentent leur devoir envers cette âme comme le feraient des parents. Car dans le schéma de la vie entière, nous, tous les adultes, tous les aînés, devons jouer le rôle des parents. Et les plus jeunes doivent adopter l&rsquo;attitude d&rsquo;enfants vis-à-vis de ceux qui sont plus âgés. Ainsi, nous avons à prendre soin et à respecter nos aînés et nos jeunes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Si les parents ne peuvent pas être des idéaux, que faire ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : C&rsquo;est à nous de nous forger un idéal. Si nous pensons que nos parents ou toute autre personne dans le monde deviendra notre idéal, cette personne ne sera jamais notre idéal. Nous lui trouverons toujours des défauts ou des lacunes. Mais si nous voulons faire de quelqu&rsquo;un notre idéal, nous devons ajouter ce qui manque à cette personne grâce à notre dévotion et rendre l&rsquo;idéal parfait.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La bigoterie</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Qu&rsquo;entendez-vous exactement par bigoterie ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Je veux dire qu&rsquo;il y a un moment où une personne croit en Dieu. Et c&rsquo;est un moment très béni. Lorsqu&rsquo;il est plus évolué dans la vie du monde, il se bat pour son église, c&rsquo;est le moment suivant. Lorsqu&rsquo;il évolue encore, il méprise les autres. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;une personne évolue de plus en plus. C&rsquo;est cette évolution que j&rsquo;appelle bigoterie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si un enfant est impressionné dès son enfance par cet esprit, l&rsquo;objectif principal est compromis. L&rsquo;objectif principal de la religion est d&rsquo;élever l&rsquo;âme vers un idéal supérieur. Cela peut se faire en lui donnant la clé principale de la religion, c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;idéal de Dieu.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les fantômes</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Si l&rsquo;enfant pose des questions sur les fantômes dont il a peur ou sur le diable, que faut-il répondre ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : La meilleure chose à faire est de maintenir l&rsquo;enfant dans l&rsquo;ignorance aussi longtemps que possible de toutes les histoires de fantômes parce que les histoires de fantômes impressionnent l&rsquo;enfant et l&rsquo;intéressent beaucoup. De ce fait, son esprit s&rsquo;oriente dans une autre direction, une direction qui ne lui convient pas. La meilleure chose à faire est de toujours éviter les conversations sur les fantômes et les esprits, ainsi que sur le diable. La meilleure façon de l&rsquo;éviter est d&rsquo;en faire une blague. Une réponse pleine d&rsquo;esprit qui détournera l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant de l&rsquo;idée de fantôme pour en faire une blague serait la meilleure chose à faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe une mauvaise méthode que les tuteurs adoptent très souvent, peut-être plus en Orient qu&rsquo;en Occident. Cette méthode consiste à effrayer un enfant en lui disant : « Le croque-mitaine arrive » ou quelque chose d&rsquo;autre qui l&rsquo;effraie. S&rsquo;il continue à être méchant, quelque chose viendra l&rsquo;effrayer, l&rsquo;arrivée d&rsquo;un fantôme ou d&rsquo;un esprit. C&rsquo;est la pire chose que l&rsquo;on puisse faire avec un enfant, car chaque choc qui lui fait peur lui enlève une grande partie de son enthousiasme et de son envie de progresser. C&rsquo;est un frein au progrès de l&rsquo;âme que d&rsquo;être effrayé par quoi que ce soit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en même temps, dire que le fantôme ou le diable n&rsquo;existe pas, c&rsquo;est prendre sur soi une très grande responsabilité. C&rsquo;est nier quelque chose qui est écrit dans la Bible ou dans les Écritures et c&rsquo;est faire d&rsquo;un enfant un incroyant, de sorte que lorsqu&rsquo;il grandira, il ne croira en rien.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;accord</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Qu&rsquo;en est-il d&rsquo;un enfant qui dit « silence » aux tuteurs ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : Il doit être commandant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Question : Je connais un enfant qui demande la bénédiction pour sa nourriture et qui demande toujours le silence et attend la bénédiction jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il l&rsquo;obtienne. Il a quatre ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réponse : C&rsquo;est une tendance exceptionnelle : C&rsquo;est une tendance exceptionnelle. Mais s&rsquo;il attend pour obtenir la bénédiction, d&rsquo;une certaine manière, c&rsquo;est une bonne chose qu&rsquo;il croie tellement qu&rsquo;il obtiendra une bénédiction. Mais d&rsquo;un autre côté, cela peut augmenter et le rendre plus déséquilibré à l&rsquo;avenir parce qu&rsquo;il ne croit pas que c&rsquo;est accordé dès qu&rsquo;il l&rsquo;a dit, mais il attend que ce soit accordé dans le silence. Cela peut s&rsquo;aggraver. Mieux vaut surveiller cet enfant.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>14 juillet 1926</em></em></p>



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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 5</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/leducation-du-bebe/pom/la-reconstruction-du-monde/">L&rsquo;éducation du bébé</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le nourrisson est un exilé des cieux</title>
		<link>https://lsps.fr/le-nourrisson-est-un-exile-des-cieux/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 04:25:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Loi du rythme]]></category>
		<category><![CDATA[Mécanisme de l'impression]]></category>
		<category><![CDATA[Nature angélique]]></category>
		<category><![CDATA[Nature djinn]]></category>
		<category><![CDATA[Rythme naturel]]></category>
		<category><![CDATA[S'oublier soi-même]]></category>
		<category><![CDATA[Sphère des anges]]></category>
		<category><![CDATA[Sphère des génies - des djinns]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=9831</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;éducation du nourrisson (suite) L&#8217;enfant qui naît sur la terre apporte avec lui l&#8217;air du ciel.  Dans son expression, dans ses sourires, et même dans ses pleurs, on entend la mélodie du ciel.  Le point de vue soufi est qu&#8217;un nourrisson est un exilé des cieux et que sa première expression sur terre est donc [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-nourrisson-est-un-exile-des-cieux/pom/la-reconstruction-du-monde/">Le nourrisson est un exilé des cieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong><strong>L&rsquo;éducation du nourrisson (suite)</strong></strong></h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-56d38c1d wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfant qui naît sur la terre apporte avec lui l&rsquo;air du ciel.  Dans son expression, dans ses sourires, et même dans ses pleurs, on entend la mélodie du ciel.  Le point de vue soufi est qu&rsquo;un nourrisson est un exilé des cieux et que sa première expression sur terre est donc un cri.  L&rsquo;âme qui vient d&rsquo;en haut se sent mal à l&rsquo;aise sur la terre dense.  Cette atmosphère est étrange et n&rsquo;est pas libre ;  et c&rsquo;est un sentiment d&rsquo;exil qui fait pleurer l&rsquo;âme, un sentiment d&rsquo;horreur, de terreur de ce monde de malheurs.</p>
</div>
</div>



<h4 class="wp-block-heading">Les éducateurs</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Avant que l&rsquo;enfant ne vienne au monde, il a lui aussi eu des éducateurs, un éducateur ou plusieurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les âmes plus âgées du plan angélique ont leur expérience, leur vie, leurs sentiments à transmettre à une nouvelle âme qui poursuit son voyage. C&rsquo;est de là qu&rsquo;un enfant a apporté le sentiment d&rsquo;admiration pour toute beauté, l&rsquo;amour de l&rsquo;harmonie, l&rsquo;innocence et la profondeur des sentiments.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, il a rencontré d&rsquo;autres instructeurs sur le plan djinn. Et ces instructeurs sont ceux vers lesquels il a été dirigé depuis le plan angélique. Car selon son association dans le plan angélique, il prend son chemin, une certaine route, une certaine direction. Ce sont ses premiers instructeurs qui ont l&rsquo;influence dans la vie d&rsquo;un enfant, qui dirigent et déterminent son destin dans le plan djinn. Là, il reçoit à nouveau des instructions des habitants de cette sphère, ainsi que de ceux qui viennent de revenir de la terre et qui sont désireux de transmettre à l&rsquo;enfant leur expérience, leurs connaissances et tout ce qu&rsquo;ils ont encore avec eux et qu&rsquo;ils ont apporté du plan terrestre. </p>



<h4 class="wp-block-heading">La transmission</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Ils lui auraient même donné ce qu&rsquo;ils avaient sur le plan terrestre, mais personne n&rsquo;a le droit d&#8217;emporter sur l&rsquo;autre plan ce qu&rsquo;il a recueilli ici. Tout ce qui appartient à cette sphère, une personne doit le quitter pour être libre et pouvoir entrer dans les sphères supérieures. Par conséquent, ce qu&rsquo;ils ont, c&rsquo;est ce qu&rsquo;ils ont collecté dans cette sphère pendant qu&rsquo;ils étaient sur terre. C&rsquo;est tout ce qu&rsquo;ils ont : les pensées, les impressions, les sentiments et les expériences, les connaissances, tout ce qu&rsquo;ils ont acquis. Tout cela est une collection qu&rsquo;une personne fait dans les sphères supérieures. Ce n&rsquo;est pas quelque chose que l&rsquo;on peut déposer à la banque. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, lorsque l&rsquo;homme a laissé à la terre tout ce qu&rsquo;il a emprunté à la terre, il ne part qu&rsquo;avec les biens qu&rsquo;il a déposés, ou qu&rsquo;il a rassemblés dans les sphères supérieures, bien qu&rsquo;il ne le sache pas. Très peu de gens sur terre savent que pendant qu&rsquo;ils vivent sur le plan terrestre, ils amassent quelque chose sur le plan supérieur. Ils vivent en même temps sur le plan supérieur, mais ils ne le savent pas.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les impressions</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Un enfant arrive sur terre avec cet héritage, cette connaissance et l&rsquo;instruction qu&rsquo;il a reçue d&rsquo;une ou de plusieurs personnes du plan supérieur <a href="#_ftn1" id="_ftnref1"><strong><sup><strong><sup>[1]</sup></strong></sup></strong></a>. Mais certains peuvent dire : « Un nourrisson ne montre aucun signe de connaissance de la terre ou des cieux. Il ne montre aucun signe du monde angélique ou du monde des djinns ». ls ne savent pas qu&rsquo;un nourrisson peut percevoir ou recevoir des impressions d&rsquo;êtres humains beaucoup plus facilement que les personnes adultes. Le nourrisson perçoit immédiatement la bonne personne et la mauvaise personne, la personne paisible et la personne agitée. Et parfois il perçoit plus qu&rsquo;une personne adulte. </p>



<h4 class="wp-block-heading">La musique</h4>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, nous, les adultes, pensons que nous apprécions la musique, mais si nous pensions au sens qu&rsquo;un enfant a apporté avec lui pour apprécier le son et le rythme, nous ne nous vanterions jamais de connaître la musique. Un enfant est une musique en soi. Dans son berceau, il bouge ses petits bras et ses petites jambes selon un certain rythme. Et lorsque la musique tombe dans les oreilles d&rsquo;un nourrisson, elle est de moins bonne qualité que la musique à laquelle il est habitué. En même temps, il commence à bouger ses jambes et ses bras au rythme de la musique dense. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous pouvons avoir la musique la plus fine, mais pour un enfant, c&rsquo;est la musique la plus dense. Il est habitué à une musique beaucoup plus fine que nous ne pouvons le concevoir.  Il y aspire, il la cherche, ce que nous lui donnons comme substitut ne le satisfait pas.  Pendant un moment, il essaie de l&rsquo;écouter, il essaie de l&rsquo;apprécier, de l&rsquo;aimer. Mais en même temps, il ne se sent pas chez lui, il tourne le dos et veut s&rsquo;en aller. Un instant seulement, il essaie d&rsquo;en profiter, pensant qu&rsquo;il s&rsquo;agit de quelque chose qui appartient à son pays, c&rsquo;est-à-dire aux cieux. Puis il s&rsquo;en aperçoit : « Non, c&rsquo;est étranger ».  C&rsquo;est la seule raison pour laquelle un enfant pleure au milieu d&rsquo;un concert.  Sinon, il y prendrait le plus grand plaisir.</p>



<h4 class="wp-block-heading">S&rsquo;acclimater</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut un certain temps au nourrisson pour s&rsquo;habituer à la vie terrestre. Et qu&rsquo;est-ce qui l&rsquo;y habitue ? La couleur. La couleur est ce qui attire le plus, puis le son.  Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;habitue au son dense et à la couleur dense, il commence progressivement à perdre ses attributs célestes. Lorsque son premier souhait est quitter son statut d&rsquo;ange et de marcher comme les animaux, lorsqu&rsquo;il commence à ramper, c&rsquo;est à ce moment-là qu&rsquo;il commence sa vie terrestre. Mais avant cela, il était un ange.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;indépendance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Les parents pensent souvent qu&rsquo;il est mal vu qu&rsquo;un enfant porte sa main à la bouche. C&rsquo;est pourquoi ils lui donnent un objet en bois, en caoutchouc ou autre.  Cela l&#8217;empêche de progresser réellement dans la vie, car chaque âme est née pour atteindre l&rsquo;idéal de l&rsquo;autosuffisance. Un nourrisson essaie dès le début de mettre sa main dans sa bouche quand celle-ci veut quelque chose. Les parents, pour lui apprendre les bonnes manières, lui donnent autre chose, ce qui le rend plus artificiel.  S&rsquo;ils le laissaient à sa tendance naturelle, ils favoriseraient sa croissance, sa progression vers un idéal plus élevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que font les sages et les saints, les adeptes et les mystiques dans leur période d&rsquo;accomplissement spirituel ?  Ils éliminent tout ce qui, dans leur vie, les rend dépendants de l&rsquo;extérieur. Ils mangent avec leurs mains. Au lieu de prendre des assiettes, ils utilisent des feuilles, et tout ce qu&rsquo;ils font montre qu&rsquo;ils souhaitent devenir indépendants. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;indépendance signifie l&rsquo;autosuffisance&nbsp;;&nbsp; ce qu&rsquo;ils peuvent obtenir d&rsquo;eux-mêmes, ils ne doivent pas le chercher à l&rsquo;extérieur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est le principal motif de ceux qui s&rsquo;efforcent de se réaliser, car c&rsquo;est le remède pour sortir des chagrins, des troubles et des malheurs de cette vie.  Dans la vie des adeptes, on observe un effort constant pour se rendre indépendant des choses extérieures autant que possible.  Au contraire, nous, les gens du monde, pensons chaque jour que c&rsquo;est un progrès de pouvoir dépendre de quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre.  Chaque pas que nous faisons va dans le sens de la dépendance. Et plus nous dépendons des autres, plus nous pensons que nous progressons.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La dépendance</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, nous arrivons à un stade où nous ne pouvons plus rien faire.  Nous dépendons des autres pour tout ce dont notre âme a besoin, dont notre cœur a besoin, dont notre mental a besoin et dont notre corps a besoin.  Et ne connaissant pas le vrai sens de la liberté, nous apprenons à l&rsquo;enfant à prendre autre chose au lieu de sa petite main dans sa bouche.  En réalité, il est tout à fait naturel pour un enfant de mettre sa main dans sa bouche. Et c&rsquo;est le jouet le plus pur et le plus propre qu&rsquo;il puisse avoir pour jouer.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les trois premières initiations</h4>



<p class="wp-block-paragraph">On peut lire dans le Coran&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Il y a un temps pour tout ».&nbsp;</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a donc un temps, un jour, une heure, un moment fixé pour que l&rsquo;enfant change d&rsquo;attitude, par exemple pour apprendre à s&rsquo;asseoir, pour apprendre à se tenir debout, pour apprendre à marcher.  Lorsque les parents, impatients de voir l&rsquo;enfant se tenir debout, s&rsquo;asseoir ou marcher, l&rsquo;aident, l&rsquo;enfant le fait avant l&rsquo;heure et cela va à l&rsquo;encontre de son développement, car ce n&rsquo;est pas seulement qu&rsquo;il commence à apprendre à s&rsquo;asseoir, à se tenir debout ou à marcher, mais il y a une plus grande signification à cela.  Ce sont les différentes étapes qu&rsquo;un enfant traverse dans sa vie spirituelle.  Physiquement, il s&rsquo;agit simplement d&rsquo;actions habituelles, mais spirituellement, il s&rsquo;agit d&rsquo;une étape.  Lorsqu&rsquo;il s&rsquo;assoit, c&rsquo;est une étape. Lorsqu&rsquo;il se tient debout, c&rsquo;est une étape supérieure, et lorsqu&rsquo;il commence à marcher, c&rsquo;est la troisième étape.  Ce sont comme trois premières initiations dans la vie d&rsquo;un enfant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le langage du nourrisson</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre le sens des rires et des pleurs d&rsquo;un nourrisson, il faut devenir un nourrisson, car il s&rsquo;agit d&rsquo;un langage d&rsquo;une autre sphère.  Lorsqu&rsquo;une personne ne s&rsquo;en préoccupe pas, les pleurs de l&rsquo;enfant ne sont qu&rsquo;une nuisance, et son rire un jeu.  Lorsque les gens veulent faire rire l&rsquo;enfant de plus en plus parce que cela les intéresse, ou que c&rsquo;est divertissant, ou lorsque les gens négligent de prêter attention aux pleurs de l&rsquo;enfant, ainsi que dans le cas où un enfant pleure et que la mère dit : « Tais-toi », dans tous ces cas, ils perdent l&rsquo;occasion de comprendre le langage d&rsquo;un enfant.  C&rsquo;est l&rsquo;occasion pour le tuteur, la mère, la personne qui s&rsquo;occupe de l&rsquo;enfant, d&rsquo;apprendre la langue céleste.  Car rien n&rsquo;est dénué de sens, et c&rsquo;est un nourrisson qui est une expression, un exemple d&rsquo;en haut. Chacun de ses mouvements a un sens. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais comme nous sommes du matin au soir absorbés par les responsabilités et les devoirs du monde, nous oublions notre responsabilité et notre devoir envers le nourrisson.&nbsp; Parce que l&rsquo;enfant ne peut pas parler dans notre langue et nous dire à quel point nous sommes négligents et ignorants de ce qu&rsquo;il veut, de ce dont il a besoin et de ce qui peut être fait pour lui, un mur de séparation subsiste entre la mère et l&rsquo;enfant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Choisir l&rsquo;entourage</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Un nourrisson sait et ressent l&rsquo;existence d&rsquo;une personne indésirable dans l&rsquo;atmosphère où il se trouve.  Il est tout à fait contraire à la sagesse de prendre n&rsquo;importe quelle infirmière qui se présente pour s&rsquo;occuper de son enfant.  Il est regrettable qu&rsquo;à l&rsquo;heure où les mères ont beaucoup d&rsquo;autres occupations, elles ne puissent pas prendre en charge leur enfant et doivent l&rsquo;envoyer dans ce qu&rsquo;on appelle une « crèche », dans un endroit où l&rsquo;on s&rsquo;occupe des nourrissons.  Je ne veux pas dire qu&rsquo;il n&rsquo;est pas juste de garder un enfant parmi d&rsquo;autres enfants.  Une fois que nous avons grandi dans ce monde dense et que nous nous réunissons, il est toujours difficile pour de nombreuses personnes de travailler ensemble, d&rsquo;être ensemble, de vivre ensemble. Et pourtant, nous sommes ici sur cette terre depuis tant d&rsquo;années et nous nous sommes habitués à cette vie sur terre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais qu&rsquo;en est-il d&rsquo;un nourrisson qui vient d&rsquo;arriver et qui est placé parmi d&rsquo;autres nourrissons où l&rsquo;écart d&rsquo;évolution entre un nourrisson et un autre est infiniment plus grand que l&rsquo;écart entre deux personnes adultes ?  Ils ne sont pas encore rapprochés, et l&rsquo;atmosphère d&rsquo;un nourrisson est néfaste pour un autre.  Il n&rsquo;y a pas de mal à ce que de nombreux soldats vivent dans une maison, ou que de nombreux patients soient dans un hôpital, mais pour de nombreux nourrissons, être mis dans un seul endroit, imaginez, après avoir été exilés du Paradis sur cette terre, puis qu&rsquo;ils fassent cette expérience !  C&rsquo;est comme être un roi hors de son royaume.  Sans doute, après six mois ou un an, un nourrisson s&rsquo;y habitue, mais en même temps, l&rsquo;individualité de l&rsquo;âme et cette possibilité de développement de la personnalité s&rsquo;émoussent.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La patience</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il est certain qu&rsquo;il faut beaucoup de patience pour s&rsquo;occuper d&rsquo;un nourrisson.  Mais la patience n&rsquo;est jamais perdue.  La patience est un processus par lequel une âme passe et devient précieuse.  Les âmes qui se sont élevées au-dessus des limites et des chagrins du monde, de la fausseté et de la tromperie du monde, sont les âmes qui sont passées par la patience.  Si le destin des tuteurs est d&rsquo;avoir de la patience, ils doivent savoir qu&rsquo;ils n&rsquo;ont rien perdu, mais qu&rsquo;ils ont eu un plus grand gain dans leur vie.  Élever un enfant, le soigner, l&rsquo;éduquer et se donner à son service est un travail aussi bon que celui d&rsquo;un adepte. Car l&rsquo;adepte s&rsquo;oublie lui-même en méditant, et la mère s&rsquo;oublie elle-même en donnant sa vie à l&rsquo;enfant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les mauvaises habitudes</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il est toujours possible de donner de mauvaises habitudes à un enfant.&nbsp; La raison en est que, parfois, un tuteur s&rsquo;amuse des rires d&rsquo;un nourrisson et le fait rire de plus en plus, parce que c&rsquo;est amusant.&nbsp; Mais autant un nourrisson a ri, autant il doit pleurer ensuite, afin de rétablir l&rsquo;équilibre.&nbsp; .&nbsp; Et puis il y a une autre mère qui, dès qu&rsquo;un enfant a ouvert la bouche pour pleurer, dit&nbsp;: « Silence, silence&nbsp;! ».&nbsp; Si le nourrisson est devenu silencieux, c&rsquo;est que quelque chose de son caractère est brisé.&nbsp; Il veut pleurer, il faut le laisser pleurer.&nbsp; Il y a quelque chose qui veut sortir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, le nourrisson a tendance à jeter des objets, à frapper, donner des coups de pied, à déchirer et à casser des choses.&nbsp; Parfois, c&rsquo;est une si petite chose qui est cassée ou abîmée que la mère pense que c&rsquo;est amusant.&nbsp; Mais si un enfant est autorisé à faire ce qui ne doit pas être encouragé, cela signifie simplement qu&rsquo;on lui apprend à faire quelque chose qui sera problématique par la suite.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il doit être corrigé.  Mais il ne faut pas le corriger par la colère ou l&rsquo;agacement. Il faut le corriger à plusieurs reprises en lui donnant quelque chose à faire, quelque chose qui n&rsquo;est pas la même chose que ce qu&rsquo;il faisait auparavant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut toujours concentrer l&rsquo;attention de l&rsquo;enfant sur ce qui est bon pour lui. Et toujours détourner son attention de ce qu&rsquo;il ne doit pas faire, au lieu de se réjouir et de s&rsquo;amuser de ce qu&rsquo;il fait quand les parents pensent que cela n&rsquo;a pas d&rsquo;importance.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un rythme approprié</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Venons-en maintenant à la mauvaise nature du nourrisson.  Parfois, il fait preuve de sévérité et d&rsquo;obstination à différents moments. Et même à un point tel que l&rsquo;on se sent agacé et que l&rsquo;on commence à le gronder.  Mais ce n&rsquo;est pas correct.  Les gronderies ont un effet néfaste sur les nerfs d&rsquo;un enfant.  Et une fois que les nerfs d&rsquo;un enfant sont gravement touchés, il y aura toujours une marque d&rsquo;agacement sur ses nerfs tout au long de sa vie.  La meilleure chose à faire dans ces moments-là est d&rsquo;attirer sans cesse son attention sur quelque chose qui l&rsquo;amusera, qui détournera ses pensées, et de ne jamais se lasser de le faire.  C&rsquo;est ce qui permet à un enfant d&rsquo;adopter un rythme approprié.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les tempéraments</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe deux tempéraments principaux chez les nourrissons&nbsp;: actif et passif.&nbsp; Il y a un nourrisson qui est tout à fait heureux dans l&rsquo;endroit où il est placé, tout à fait satisfait, qui s&rsquo;amuse.&nbsp; Il ne pleure que lorsqu&rsquo;il a faim.&nbsp; Il y a un autre enfant qui est toujours en train de faire quelque chose, soit il pleure, soit il casse quelque chose, soit il déchire quelque chose, il doit toujours faire quelque chose. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La meilleure chose à faire est de les amener à un rythme normal.  Un enfant actif doit être calmé par l&rsquo;influence du tuteur, en attirant son esprit vers une certaine chose, en battant la mesure et en lui imposant un certain rythme.  Alors qu&rsquo;il ne faut pas se contenter d&rsquo;un nourrisson qui est calme, satisfait, passif et joyeux. En effet, cela pourrait se révéler ne pas être bon à long terme. Il faut rendre cet enfant un peu plus actif, lui accorder un peu plus d&rsquo;attention, lui donner quelques jeux supplémentaires, un peu plus de considération.  Il faut le soutenir, le prendre dans les bras et diriger son attention vers ceci ou cela, afin qu&rsquo;il devienne plus actif et qu&rsquo;il s&rsquo;intéresse davantage aux choses qu&rsquo;il voit et qui lui permettront d&rsquo;atteindre un bon équilibre.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Les trois premières années</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Pourriez-vous dire jusqu&rsquo;à quel âge un enfant montre la nature angélique et jusqu&rsquo;à quel âge les djinns&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong>&nbsp;: Je divise l&rsquo;enfance en trois parties.&nbsp; Je dis&nbsp;: « L&rsquo;enfance est angélique, ce n&rsquo;est pas le temps du djinn, c&rsquo;est le temps angélique.&nbsp; L&rsquo;enfance dure trois ans.&nbsp; Les trois premières années sont la véritable enfance.&nbsp; La première année est la plus angélique.&nbsp; La deuxième année, il y a une petite ombre de sphère djinn.&nbsp; Et la troisième année, il commence à manifester l&rsquo;influence terrestre, l&rsquo;influence de ce monde.&nbsp; Un enfant devient donc de ce monde au cours de sa troisième année.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les stades d&rsquo;évolution</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Vous avez dit que les enfants étaient à différents stades d&rsquo;évolution.&nbsp; Pouvez-vous expliquer cela plus en détail&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong> : Comme je l&rsquo;ai dit, chaque âme provient de trois sphères, la sphère angélique, la sphère djinn et enfin la terre, qui est la troisième sphère.  Mais chaque âme a en elle une note prédominante. Soit elle est angélique, soit elle est djinn, soit elle est terrestre.  Il y a trois stades dans le monde angélique, trois stades dans le monde djinn et trois stades dans le monde terrestre.  Il y a donc neuf stades et, dans ce monde, vous trouverez des personnes à neuf stades différents. Si elles sont de type angélique, elles évoluent dans trois stades. Si elles sont de type djinn dans trois stades et si elles sont du monde dans trois stades. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au stade humain, l&rsquo;un est une personne humaine. Un autre est une personnalité animale, une personnalité grossière. Et un autre est une personnalité monstrueuse, un individu monstrueux, où il n&rsquo;y a aucun sentiment de bonté ou de gentillesse, aucune pensée ou considération.  Il n&rsquo;y a que le moi, et ce qu&rsquo;il peut détruire. L&rsquo;inharmonie ou le désastre qu&rsquo;il peut causer à autrui n&rsquo;ont pas d&rsquo;importance.  Seule sa propre soif doit être satisfaite.  C&rsquo;est la troisième étape.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le plan angélique</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: L&rsquo;âme dans le plan angélique et djinn peut-elle choisir son instructeur, ou est-elle impuissante vis-à-vis d&rsquo;un autre qui est attiré vers elle&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong> : Il y a toujours le libre arbitre et l&rsquo;absence de libre arbitre, dans tous les plans.  Si nous allons au milieu de la ville, il y a des choses que nous aimerions voir avec intention. Et nous les cherchons.  Et en même temps, il y a aussi beaucoup de choses qui attirent notre attention sans aucune intention de notre part.  De la même manière, lorsque l&rsquo;âme vient, elle est attirée par des choses, des êtres qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas l&rsquo;intention d&rsquo;attirer.  En même temps, elle a le choix.  Les deux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Question</em></strong>&nbsp;: Comment expliquer qu&rsquo;un nourrisson, bien que relié aux sphères angéliques, n&rsquo;ait pas de sentiment de bonté à l&rsquo;origine&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Réponse</em></strong> : Les anges ne sont pas obligés d&rsquo;être gentils, ils sont eux-mêmes gentils. Mais cette bonté angélique doit s&rsquo;éveiller ici. L&rsquo;âme a apporté de nombreuses qualités des sphères supérieures, mais ces qualités ne sont pas développées. Elles peuvent toujours rester enfouies si on ne leur donne pas l&rsquo;occasion de se développer, de la même manière que si on ne donne pas l&rsquo;occasion de développer la bonté chez l&rsquo;enfant, la bonté est au fond de son cœur, mais il ne le sait pas. </p>



<h4 class="wp-block-heading">Une qualité cachée</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Une très bonne personne est venue me voir un jour et m&rsquo;a dit : « Murshid, je ne sais pas quoi faire de ma vie ». Je lui ai demandé : « Pourquoi ? »  « Parce que je pense que je n&rsquo;ai pas de qualité de cœur ».  J&rsquo;ai dit : « Vous êtes sûre ? »  Elle m&rsquo;a répondu : « Oui ».  J&rsquo;ai dit : « Vous avez un cœur, je suppose ».  « Oui, j&rsquo;ai un cœur ».  « Si vous avez un cœur, il doit aussi avoir la qualité.  On ne peut pas avoir un cœur sans la qualité du cœur, elle doit être dans le cœur ».  Elle a continué à dire : « Je ne sais pas si j&rsquo;en ai un ».  « Vous en avez un pour la simple raison que vous dites : &lsquo;Je ne sais pas' ».  </p>



<p class="wp-block-paragraph">Très souvent, les gens pensent qu&rsquo;il y a quelque chose qui n&rsquo;est pas développé en eux. En réalité, il y a quelque chose d&rsquo;enfoui et de recouvert, de si grand et de si profond, bien plus que d&rsquo;autres personnes qui le montrent. C&rsquo;est pourquoi se faire une opinion sur une personne, et consulter la profondeur de cette personne, n&rsquo;est l&rsquo;affaire de personne.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a>   Les impressions faites sur l&rsquo;âme pendant son séjour dans les cieux angéliques et dans la sphère des djinns sont largement décrites dans « Le grand cycle de l’âme » (<a href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-philosophie-2/philosophie-sommaires/#PHIC5">Philosophie &#8211; Métaphysique &#8211; Livre 5</a>).</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em>Suresnes, <em>7 juillet 1926</em></em></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-de-la-reconstruction-du-monde/reconstruction-du-monde-sommaires/#RMC3">L&rsquo;éducation</a></div>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 4</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-nourrisson-est-un-exile-des-cieux/pom/la-reconstruction-du-monde/">Le nourrisson est un exilé des cieux</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le nourrisson</title>
		<link>https://lsps.fr/le-nourrisson/pom/la-reconstruction-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pîr-o-Murshid Inayat Khan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 04:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La reconstruction du monde]]></category>
		<category><![CDATA[La reconstruction du monde – Cahier n°3]]></category>
		<category><![CDATA[Formation du caractère]]></category>
		<category><![CDATA[Loi du rythme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lsps.fr/?p=9812</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les trois premières années Pendant que le nourrisson est allaité par sa propre mère, la qualité du cœur se forme en lui. C&#8217;est de cette qualité que dépendent les sentiments du nourrisson pour toute sa vie. Ne comprenant pas cela, on utilise aujourd&#8217;hui différentes méthodes pour nourrir un nourrisson, ce qui émousse l&#8217;esprit d&#8217;héritage, les [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-text-align-center"><strong>Les trois premières années</strong></h4>


<div style="padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)" class="has-text-align-right wp-block-post-author"><div class="wp-block-post-author__avatar"></div><div class="wp-block-post-author__content"><p class="wp-block-post-author__name">Pîr-o-Murshid Inayat Khan</p></div></div>


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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:0;padding-bottom:0;flex-basis:33.33%"><figure style="padding-top:0;padding-bottom:0" class="aligncenter wp-block-post-featured-image"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" style="height:171px;object-fit:contain;" /></figure></div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-container-core-column-is-layout-56d38c1d wp-block-column-is-layout-flow" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);flex-basis:66.66%">
<p class="wp-block-paragraph">Pendant que le nourrisson est allaité par sa propre mère, la qualité du cœur se forme en lui. C&rsquo;est de cette qualité que dépendent les sentiments du nourrisson pour toute sa vie. Ne comprenant pas cela, on utilise aujourd&rsquo;hui différentes méthodes pour nourrir un nourrisson, ce qui émousse l&rsquo;esprit d&rsquo;héritage, les mérites et les qualités que l&rsquo;enfant doit développer. On prépare une nourriture mécanique, et le cœur de l&rsquo;enfant devient mécanique lorsqu&rsquo;il grandit. </p>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour, un empereur moghol fut très étonné de voir son fils ébranlé par le bruit d&rsquo;un fusil. Il demanda à son sage ministre : « Je ne comprends pas qu&rsquo;un enfant de ma famille puisse présenter un tel trait de caractère ». Le ministre répondit : « Si vous vous renseignez sur la façon dont l&rsquo;enfant a été élevé, vous constaterez qu&rsquo;il n&rsquo;a pas été nourri par sa mère ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme il est vrai que la chair des différents animaux porte en elle l&rsquo;effet du caractère de l&rsquo;animal en question, de même, avec tout ce que l&rsquo;on mange, on participe à l&rsquo;esprit de l&rsquo;animal. Un nourrisson est destiné à recevoir de sa mère, sous forme de nourriture, des qualités qui deviennent un engrais pour le développement de son cœur. Les aliments conservés dans des bouteilles et des boîtes de conserve, ainsi que les jus de fruits et de viande, donnés à un enfant en bas âge, forment des atomes indésirables. Il devient chaque jour plus dense.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les étapes</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est au moment où l&rsquo;enfant fait ses dents que son mental se développe, c&rsquo;est l&rsquo;époque du développement du mental. En observant attentivement la croissance d&rsquo;un enfant, on s&rsquo;aperçoit que le jour où il commence à sortir ses dents, l&rsquo;expression de ses yeux change, un esprit naît, une pensée est créée. C&rsquo;est à partir de ce moment-là qu&rsquo;il commence à prendre conscience des choses, qu&rsquo;il commence à penser. La sortie des dents n&rsquo;est qu&rsquo;une manifestation extérieure&nbsp;; le processus intérieur est la formation du mental. C&rsquo;est donc un moment très important dans la vie d&rsquo;un enfant, car qu&rsquo;est-ce que le mental&nbsp;? Le mental, c&rsquo;est le monde. À ce moment-là, le nourrisson forme le monde dans lequel il va vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment où un enfant commence à se lever et à marcher est le moment où le pouvoir commence à se manifester en lui. L&rsquo;enthousiasme, le courage, le pouvoir de supporter, le pouvoir de la patience, le pouvoir de la persévérance, tout cela vient à ce moment-là. C&rsquo;est à ce moment-là que le pouvoir est conféré à un enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment où l&rsquo;enfant commence à parler, c&rsquo;est le moment où son esprit s&rsquo;est formé. Le mental est relié à l&rsquo;âme, et relié au corps ; tout l&rsquo;esprit est formé à ce moment-là. À partir de ce moment, il doit être considéré comme un individu. C&rsquo;est un petit individu qui commence alors à posséder en lui l&rsquo;essence de tout, et de toutes les choses du monde. C&rsquo;est comme dans chaque âme où il y a une étincelle de chaque objet et de chaque qualité qui existe dans l&rsquo;univers entier. Ainsi, lorsque l&rsquo;esprit d&rsquo;un enfant est achevé, toutes les qualités, tous les mérites et tous les objets qui existent dans le monde, l&rsquo;essence de tous ces éléments s&rsquo;est formée en tant qu&rsquo;esprit dans l&rsquo;enfant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les qualités du cœur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">La meilleure façon d&rsquo;éduquer un enfant est donc pour la mère de s&rsquo;éduquer elle-même. Le calme, la tranquillité, la tendresse, la douceur, tout ce que la mère cultivera dans sa nature à ce moment précis où le nourrisson est allaité, le nourrisson le recevra comme une leçon dans son berceau. Les qualités du cœur sont les qualités les plus profondes de l&rsquo;homme, les qualités du cerveau viennent ensuite. Les qualités du cœur constituent la base de toute la vie. Et ce sont des qualités telles que la bonté, la sympathie, l&rsquo;affection, la tendresse, la gentillesse, la douceur, qui sont développées à ce moment précis.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le rythme</h4>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi à ce moment-là que la régularité est enseignée à l&rsquo;enfant, qu&rsquo;il apprend sa première leçon de ponctualité. Il apprend, inconsciemment, un rythme. Il sait à quelle heure il doit être nourri, il n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;une montre, il sait à quelle heure il doit manger et à quelle heure il doit se reposer. En introduisant le rythme dans l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant, vous le mettez sur la voie de la perfection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mères qui s&rsquo;énervent contre un nourrisson, qui le jettent de côté et disent : « Eh bien, laissons-le pleurer un peu », elles considèrent que d&rsquo;autres tâches sont plus importantes. Mais elles ne savent pas ce qu&rsquo;elles manquent. C&rsquo;est la plus grande opportunité de s&rsquo;occuper de l&rsquo;enfant. Même s&rsquo;ils l&rsquo;ont fait au prix de tous les sacrifices possibles, cela en vaut la peine. Parce qu&rsquo;une fois qu&rsquo;un enfant a été impressionné par le fait d&rsquo;être négligé par sa mère, il reste toute sa vie une impression de douleur au plus profond de son être ; et lorsqu&rsquo;une personne grandit, elle le ressent inconsciemment. Il est alors mécontent et insatisfait de tous ceux qu&rsquo;il rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on laisse un nourrisson être nourri à n&rsquo;importe quelle heure et endormi à n&rsquo;importe quelle heure, cela l&#8217;empêche d&rsquo;avoir un rythme correct et régulier, ce qui entrave sa progression dans la vie. C&rsquo;est le premier pas, la petite enfance est le premier pas sur le chemin du progrès.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La dentition</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque le mental d&rsquo;un enfant est en train de se former, lorsqu&rsquo;il sort ses dents, les gens lui donnent parfois dans la main un objet en caoutchouc ou en bois à mettre dans la bouche. D&rsquo;un point de vue psychologique, c&rsquo;est tout à fait indésirable, car cela ne répond pas à l&rsquo;objectif de la bouche. La bouche sert à manger. Physiquement, ce n&rsquo;est pas bon pour ses nerfs et ses gencives, et psychologiquement, cela ne sert à rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la même manière, tout ce que l&rsquo;on met dans la main d&rsquo;un nourrisson à cet âge, qui ne sert pas un but particulier, est une mauvaise chose à donner. Un enfant ne doit pas être trompé, même dès son enfance, par un objet qui n&rsquo;a pas de raison d&rsquo;être. Dès l&rsquo;enfance, chaque objet donné à l&rsquo;enfant doit lui inspirer son utilité. Un objet qui n&rsquo;a pas d&rsquo;utilité, qui ne sert à rien, entrave les progrès de l&rsquo;enfant.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La marche</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le moment où l&rsquo;enfant se met debout et marche est un moment qui doit être surveillé avec beaucoup d&rsquo;intérêt et d&rsquo;acuité. C&rsquo;est le moment où les pouvoirs se manifestent. Et si ces pouvoirs sont utilisés et dirigés pour que l&rsquo;enfant aille vers quelque chose, une boîte ou un plateau ou quelque chose qui n&rsquo;est pas inspirant, quelque chose qui ne donne pas quelque chose en retour à l&rsquo;enfant, ces pouvoirs sont émoussés à chaque effort que l&rsquo;enfant fait. Le mieux est alors d&rsquo;aller au-devant de l&rsquo;enfant et de l&rsquo;appeler, d&rsquo;attirer la sympathie et l&rsquo;attention de l&rsquo;enfant sur soi.  Cela inspire l&rsquo;enfant et lui donne une nouvelle vie.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;orientation</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Dans tout ce que l&rsquo;on fait avec un enfant, il faut toujours veiller à ce que ce ne soit pas sans but. Si c&rsquo;est le cas, toute la vie sera gâchée, sans but. Nombreux sont ceux qui, une fois adultes, ne parviennent pas à atteindre un certain objectif dans leur vie. Très souvent, la raison en est que depuis leur enfance, lorsque les forces s&rsquo;élevaient, elles n&rsquo;étaient pas orientées vers un but. Peu importe que l&rsquo;on ait déposé un bonbon, un fruit ou une fleur et que l&rsquo;on ait demandé à l&rsquo;enfant de les apporter. Il y a un but. Mais lorsque l&rsquo;enfant est dirigé vers une boîte, un mur ou une porte, où il n&rsquo;a rien à gagner, l&rsquo;effort qui s&rsquo;est élevé inconsciemment est perdu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le début de la vie d&rsquo;un enfant est plus important que la dernière partie de la vie d&rsquo;une personne, car c&rsquo;est dès l&rsquo;enfance que le chemin est tracé pour lui permettre d&rsquo;avancer dans la vie. Qui trace la route ? C&rsquo;est le tuteur qui trace la route pour lui. Si cette route n&rsquo;est pas tracée et que le tuteur est endormi, l&rsquo;enfant aura de grandes difficultés à l&rsquo;âge adulte. L&rsquo;éducation scolaire, l&rsquo;éducation au collège, tout cela viendra après. Mais l&rsquo;éducation la plus importante dans la vie d&rsquo;une personne se fait dans sa petite enfance.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le fondement du caractère</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a un symbolisme dans l&rsquo;action de l&rsquo;enfant. Si l&rsquo;enfant va droit vers quelque chose, cela montre la rectitude de sa nature. Si l&rsquo;enfant est chancelant, cela montre qu&rsquo;il manque de volonté. Et si l&rsquo;enfant va d&rsquo;un côté et reste là, puis va d&rsquo;un autre côté, puis d&rsquo;un troisième côté et revient sur ses pas, cela montre qu&rsquo;il a peur, qu&rsquo;il a des doutes, que son mental n&rsquo;est pas clair. Si le mental de l&rsquo;enfant était clair, il irait tout droit. S&rsquo;il s&rsquo;arrête en chemin, cela constitue pour lui un obstacle dans sa vie future. Si l&rsquo;enfant court et atteint un certain endroit, il est impulsif, il est audacieux. Il se lancera dans quelque chose quand il sera grand.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais si, dès le début de sa marche, l&rsquo;enfant adopte un rythme approprié et atteint l&rsquo;endroit désiré, il est très prometteur. Le rythme de sa marche montre dès l&rsquo;enfance qu&rsquo;il a un but unique et qu&rsquo;il est équilibré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;avec l&rsquo;accord du tuteur, un enfant commence à marcher sans le regarder, mais s&rsquo;intéresse à ce qu&rsquo;il voit devant lui, cet enfant sera indifférent lorsqu&rsquo;il sera adulte. Mais un enfant qui, après s&rsquo;être rendu à un endroit, est attiré par le tuteur, montre la qualité du cœur, il sera une âme aimante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque action que l&rsquo;on peut enseigner à un enfant pour instaurer un rythme, un équilibre, une concentration, une discipline, un sentiment d&rsquo;affection, tout cela contribue à construire son avenir. Et cela fait de la première éducation le fondement de son caractère.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Un seul tuteur</h4>



<p class="wp-block-paragraph">En disant qu&rsquo;une seule personne doit éduquer un nourrisson, et non plusieurs, je ne veux pas dire que le nourrisson doit être tenu à l&rsquo;écart de tout le monde. Je veux seulement dire que les autres peuvent s&rsquo;occuper de l&rsquo;enfant pendant un moment. Ils peuvent le voir, ils peuvent l&rsquo;admirer et l&rsquo;aimer, mais pendant un moment. Mais si quatre ou cinq personnes s&rsquo;occupent du nourrisson en même temps, le caractère de l&rsquo;enfant ne sera pas déterminé. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une chose ou d&rsquo;une autre. Si un tuteur surveille constamment l&rsquo;enfant lorsqu&rsquo;il est en présence d&rsquo;autres personnes, ou lorsqu&rsquo;un nourrisson est à l&rsquo;écart, cela est toujours bénéfique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le silence</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu&rsquo;un enfant atteint l&rsquo;âge de deux ou trois ans, il est très bénéfique de lui enseigner un moment de silence. Mais, dira-t-on : « Comment peut-on enseigner le silence ? » On peut enseigner le silence en attirant très fortement l&rsquo;attention de l&rsquo;enfant. Cela peut également être enseigné par le rythme. Lorsque vous faites un certain bruit, en tapant des mains ou en suivant un rythme, lorsque vous êtes en mesure d&rsquo;attirer pleinement l&rsquo;attention de l&rsquo;enfant et qu&rsquo;il arrive un moment où vous souhaitez qu&rsquo;il reste inactif, vous pouvez le maintenir dans cet état pendant un moment. Cela peut faire beaucoup de bien ; cela deviendrait une sorte d&rsquo;éducation religieuse et ésotérique dès l&rsquo;enfance. Si un enfant peut garder ses yeux sans cligner, sa respiration suspendue et le mouvement de ses mains et de ses jambes suspendu pendant un moment, c&rsquo;est une méditation qu&rsquo;il accomplit à cet âge.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les premier sons</h4>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, lorsqu&rsquo;un enfant commence à émettre des sons, tels que ba, pa, ma, boo, goo, il ne faut pas considérer cela comme quelque chose d&rsquo;insignifiant ou qui n&rsquo;a pas de sens. Il faut considérer que chacun de ces sons est une nouvelle leçon que l&rsquo;enfant a apprise du monde. Il faut donner à ce mot une grande importance, parce que c&rsquo;est le premier mot. C&rsquo;est un mot divin. La meilleure façon d&rsquo;apprendre ces mots et ces sons à un enfant est de répéter avec lui les mêmes sons. Faites-lui entendre un son, toujours le même, et laissez-le s&rsquo;intéresser à ce qu&rsquo;il dit. Attirez ensuite son attention sur des objets, sur des personnes portant le même nom.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ainsi que les mots ma, pa sont apparus. Ce n&rsquo;est pas quelqu&rsquo;un qui a donné ce nom, c&rsquo;est l&rsquo;enfant qui l&rsquo;a donné à son père et à sa mère. Ils ont ajouté à ces mots pour en faire mater, ou mader, ou mother. Mais le mot a commencé par ma.  C&rsquo;est un mot naturel. Il vient du plus profond de l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant. C&rsquo;est un mot divin ; son origine est divine. On peut aider un enfant en lui répétant ces mots et en lui indiquant la signification de ce mot, au lieu de lui imposer un autre mot, qu&rsquo;il a du mal à répéter et qui lui gâche les oreilles.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;éducation de l&rsquo;oreille</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Le prince de Rampur exprima un jour au chef musicien de sa cour le désir de pratiquer lui-même la musique. Le maître lui répondit&nbsp;: « Je vous enseignerai la musique à une condition&nbsp;: que vous n&rsquo;écoutiez pas tous les types de musique qui se présentent à vous. Lorsque l&rsquo;on entend de la mauvaise musique, l&rsquo;oreille s&rsquo;abîme et l&rsquo;on ne peut plus faire la différence entre la bonne et la mauvaise musique ». Il en va de même pour un enfant. Si l&rsquo;enfant dit « pa » et que la mère dit « feuille », l&rsquo;enfant dit quelque chose et le tuteur dit autre chose. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;harmonie et aucun but n&rsquo;est atteint.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;enfant ne peut pas dire « feuille », il commence à dire « pa ». C&rsquo;est son intuition qui le guide. Il est préférable d&rsquo;aller avec la nature et laisser l&rsquo;enfant s&rsquo;éclairer à chaque son qu&rsquo;il émet, en lui montrant quelque chose en rapport avec ce son. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;on aide l&rsquo;enfant à parler. Puis, lorsque par la méthode de la nature, il apprend à parler, il promet un jour de parler par intuition.</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="188" height="192" src="https://lsps.fr/wp-content/uploads/2025/10/Rec.png" alt="" class="wp-image-7902" style="width:130px"/></figure>



<h4 class="wp-block-heading">Les parents</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Qu&rsquo;en est-il du fait que le père et la mère sont tous deux éducateurs de l&rsquo;enfant&nbsp;? Pourriez-vous expliquer cela&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em> : Tout d&rsquo;abord, la vie de l&rsquo;homme exige qu&rsquo;il consacre toute son attention à son travail. La mère est née avec le sens du devoir envers son enfant. C&rsquo;est donc elle qui a le premier droit d&rsquo;éduquer l&rsquo;enfant. Si le père peut faire quelque chose, c&rsquo;est aider la mère, aider le tuteur, à éduquer l&rsquo;enfant. Et si l&rsquo;enfant était entièrement confié au père dans sa petite enfance, je n&rsquo;ai guère d&rsquo;espoir qu&rsquo;il s&rsquo;en sorte, car l&rsquo;homme est un enfant toute sa vie. Et l&rsquo;aide nécessaire dans la vie d&rsquo;un nourrisson est celle de la mère. Néanmoins, plus tard dans la vie d&rsquo;un enfant, il arrive un moment où l&rsquo;influence du père est tout aussi nécessaire. Mais ce n&rsquo;est pas dans la petite enfance. Comme le disent les brahmanes : </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph">« Le premier gourou est la mère, le deuxième gourou est le père et le troisième gourou est le maître.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Quel conseil donnera Murshid si le père et la mère ne sont pas d&rsquo;accord sur la façon d&rsquo;éduquer&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Ces père et mère doivent être éduqués à nouveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Que faire lorsqu&rsquo;une autre personne maîtrise l&rsquo;enfant au moment où le tuteur l&rsquo;éduque&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Le tuteur doit maîtriser l&rsquo;autre personne également.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Il y a des mères qui ne veulent pas prendre de responsabilités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Dans ce cas, elles ne sont pas responsables.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les nourrices</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Si la mère n&rsquo;est pas en mesure d&rsquo;allaiter son enfant, quelle est la meilleure solution&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Le meilleur moyen est de trouver une « nourrice ». Et la nourrice doit être considérée non seulement du point de vue de la santé, comme beaucoup le font, mais aussi du point de vue du caractère. Elle doit être considérée sous tous les angles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Sans approuver l&rsquo;alimentation artificielle, est-il préférable de faire appel à une nourrice si la mère ne peut pas fournir la nourriture&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Certainement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Au cours des vingt dernières années, de nombreux bébés ont dit  » Mamie  » au lieu de « mama ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em> : Mamie est le troisième mot, et il est prononcé avec l&rsquo;aide des tuteurs. Le premier mot est ma, le deuxième mot est mama, le troisième mot est que mama est transformé en Mamie. Par conséquent, aucun nourrisson ni aucun enfant ne commencera par dire le mot  » Mamie « . Ce n&rsquo;est peut-être que ces dernières années que les gens ont pris goût à ce mot. Comme les modes vestimentaires, il y a des fantaisies dans les mots. Les gens aiment utiliser un mot pendant un certain temps ; c&rsquo;est devenu une mode.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Parfois l&rsquo;esprit de l&rsquo;enfant est plus fort que son corps, il n&rsquo;a pas d&rsquo;équilibre, comment l&rsquo;aider&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Comme je l&rsquo;ai dit&nbsp;: apprendre à l&rsquo;enfant le rythme peut apporter l&rsquo;équilibre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Doit-on faire de la gymnastique avec un nourrisson&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Non, un nourrisson est trop jeune pour faire de la gymnastique.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Les pleurs</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: N&rsquo;est-il pas préférable de distraire un enfant qui pleure plutôt que de le laisser pleurer&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Oui, il est préférable de distraire l&rsquo;esprit d&rsquo;un enfant qui pleure. Mais en même temps, il est tout à fait naturel qu&rsquo;un enfant pleure parfois. Et si l&rsquo;enfant ne pleure pas, cela signifie qu&rsquo;il lui manque quelque chose, qu&rsquo;il n&rsquo;est pas normal. Il faut savoir faire la part des choses, savoir combien il faut laisser l&rsquo;enfant pleurer et quand il faut l&rsquo;arrêter. On peut laisser l&rsquo;enfant aller jusqu&rsquo;à un certain rythme, et lorsqu&rsquo;il a atteint ce rythme, il ne doit plus pleurer. C&rsquo;est le moment de l&rsquo;arrêter. Mais lorsqu&rsquo;une mère, agacée par son enfant, arrête ses pleurs dès qu&rsquo;ils commencent, cela a un effet néfaste sur son système nerveux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Je ne comprends pas encore comment rendre un enfant plus passif. Est-ce que le fait de lui donner des choses qui attirent son attention n&rsquo;est pas un nouveau moment d&rsquo;agitation&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Il existe trois rythmes. Il y a un rythme de passivité, lorsque l&rsquo;enfant n&rsquo;est pas du tout actif. Cela signifie que l&rsquo;enfant ne va pas bien ou que quelque chose ne va pas chez lui. Il y a un deuxième rythme, lorsque l&rsquo;enfant est actif mais pas excité. C&rsquo;est le rythme normal. Il y a un troisième rythme, lorsque l&rsquo;enfant est excité. Cette excitation doit être ramenée au rythme normal où l&rsquo;enfant est actif mais pas excité. On peut y parvenir en lui donnant ce qu&rsquo;il aime. S&rsquo;il n&rsquo;aime pas un jouet, donnez-lui un autre jouet, s&rsquo;il n&rsquo;aime pas cet autre jouet, donnez-lui encore un autre jouet, tout ce qu&rsquo;il faut pour occuper son esprit afin que, pendant quelques instants, il s&rsquo;en tienne à une seule chose, qu&rsquo;il soit occupé par une seule chose.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;apprentissage</h4>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Comment peut-on éduquer une nature très impulsive dès l&rsquo;enfance&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: La petite enfance est le moment où l&rsquo;on peut former une nature impulsive. C&rsquo;est le moment de tirer le meilleur de la nature impulsive et de l&rsquo;utiliser à son meilleur avantage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Question</em>&nbsp;: Comment se fait-il qu&rsquo;un enfant très tendre soit parfois si cruel&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Réponse</em>&nbsp;: Eh bien, la gentillesse et la cruauté s&rsquo;apprennent en venant ici. Quand ils viennent ici, ils ne viennent qu&rsquo;avec de l&rsquo;amour. Toutes les autres choses sont enseignées ici. Si le tuteur le savait, il aiderait mieux l&rsquo;enfant.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="padding-top:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-right:var(--wp--preset--spacing--large);padding-bottom:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-left:var(--wp--preset--spacing--large)"><em><em>Suresnes,30 juin 1926</em></em></p>



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<div class="wp-block-button"><a class="wp-block-button__link wp-element-button" href="https://lsps.fr/soufi-inayat-khan/publications-des-traductions-et-travail-de-synthese/le-message-soufi-de-liberte-spirituelle/theme-de-la-reconstruction-du-monde/reconstruction-du-monde-sommaires/#RMC3">Sommaire de « L&rsquo;éducation »</a></div>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph" style="padding-top:0;padding-right:var(--wp--preset--spacing--x-small);padding-bottom:0;padding-left:var(--wp--preset--spacing--x-small)"><strong>Publié <strong>dans La reconstruction du monde &#8211; L&rsquo;éducation </strong>&#8211; <strong>cahier n°3 &#8211; chapitre 3</strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://lsps.fr/le-nourrisson/pom/la-reconstruction-du-monde/">Le nourrisson</a> est apparu en premier sur <a href="https://lsps.fr">Soufi Inayat Khan</a>.</p>
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