
Le monde mental nous est souvent dépeint comme un « palais de miroirs », un monde de réflexions, où le mental est « un miroir réfléchissant des images-pensées d’un miroir à un autre » et « dans ce phénomène de réflexions chaque personne est exposée à tous les miroirs… C’est un pays de miroirs qui est un phénomène vivant – vivant parce que les miroirs sont vivants ».
L’homme est vivant et donc créateur. Le mental et le cœur sont vivants. Ils ne retiennent pas seulement l’impression. Mais ils créent quelque chose d’une nature semblable. Ainsi l’impression de succès produit du succès et l’impression d’échec produit de l’échec. Et « le cœur qui détient la réflexion d’une rose trouvera des roses partout ». La réflexion aussi « devient comme une graine et porte fleur et fruit selon sa nature et son caractère ». Une pensée de peur non seulement projette la peur mais crée en même temps un objet à craindre.
Le monde du mental est encore comparé à un dôme résonnant, abritant toutes les voix qui se sont inscrites dans l’univers, semblables à des sons gravés sur un disque. Ces voix sont constituées des paroles, pensées et émotions qui, une fois exprimées, continuent de vibrer dans ce dôme de cet univers, générant une infinité d’échos. Elles composent ce que l’on appelle le « langage cosmique« , une communication subtile qui, bien qu’inaudible, reste perceptible. Ce langage influence chaque être, que ce soit de manière consciente ou inconsciente.
Ce monde du mental doit ainsi être un monde incommensurable où vit une infinité de choses que nous avons créées ou que nous avons fait entrer, intentionnellement ou automatiquement. Il est encore dit que ce monde est notre royaume et que nous en sommes responsables.

