Philosophie – Cahier n° 1

Le cahier commence par une étude de l’illusion et de la réalité. L’esprit et la matière sont un ; la matière a absorbé l’esprit et l’objective sous sa forme condensée. Cette forme, nous la voyons devant nos yeux et elle semble réelle, mais elle n’est pas stable, elle change, elle s’efface. Si nous voulons la réalité, elle est dans le fond des choses, de toutes choses, car la matière n’existe pas sans l’esprit.
L’esprit se développe en matière. Ce processus est expliqué par le phénomène de la capacité, qui est une forme créée pour la vie afin « qu’elle y produise une substance », et des vibrations qui « amènent à la terre les choses du monde intérieur » et « font que la vie prend forme ». Et derrière les vibrations travaille la loi du rythme.
Dans la manifestation de l’Être Unique, on peut observer un triple aspect. Ceci est développé dans une étude sur la lumière et l’intelligence, mais « en toute chose et en tout être, dans toute condition, les trois aspects existent ». Mais le double aspect de la nature existe aussi, la nécessité des caractères opposés « pour que chaque chose et chaque être puissent exister, agir et remplir le but de la vie ». Cependant, « grâce à une vision approfondie de la nature, nous découvrons que la Création et le Créateur ne font qu’un, la source est la même que le but, les deux sont en réalité Un Seul.
L’unité
Et ainsi l’esprit et la matière sont un, il n’y a pas de hiatus entre eux. « Il n’y a pas de chaînon manquant entre l’esprit et la matière, parce qu’ils sont un seul et sans second. » L’âme est comparée à un rayon du soleil. Et quand on voit plusieurs rayons, on peut dire qu’il y a plusieurs âmes.
Mais comme les rayons sont une manifestation du seul soleil, ainsi ces âmes sont le phénomène de l’Esprit Unique. « Elles sont et ne sont pas. Elles sont, parce que nous les voyons, et elles ne sont pas, parce qu’il y a l’Unique, le Seul Être. »
Ceci rejoint ce qui est dit au premier chapitre. « Connaître la réalité est connaître tout ce qu’il y a à connaître. Apprécier la réalité, l’admirer, l’aimer est s’approcher du but – le but qui est la réalité elle-même. »
