La psychologie de l’impression : expression et contrôle

Psychologie – L’aire du mental – Cahier n°2 – La psychologie de l’impression

Ce cahier sur la psychologie de l’impression, son expression et son contrôle, développe le magnétisme, l’attraction et la répulsion et d’autres influences. Nous y trouvons parfois quelques répétitions, mais omettre ces chapitres nous priverait de maintes nouvelles idées concernant l’aire du mental.

Au sujet du magnétisme Hazrat Inayat dit ici:

« On peut expliquer le magnétisme comme une affinité qui possède pouvoir et attraction; elle attire son propre élément. Cette affinité peut se manifester sous n’importe quel aspect dans le monde des choses et des êtres. C’est le pouvoir de cette affinité qui a tenu cet univers entier rassemblé. Les atomes d’eau, rassemblés, forment la mer et les atomes de terre, rassemblés, forment la terre ferme. Ainsi en est-il de chaque élément et de chaque être. Si cela n’avait pas été pour cette affinité, l’univers entier serait parti en morceaux. La partie la plus puissante attire la plus faible, et c’est pourquoi Dieu, l’unique et seul Pouvoir de cette affinité, est considéré comme le Bien-Aimé, parce qu’Il attire tout à Lui. Quelques-uns L’appellent l’Amant, car Il aime Sa manifestation. Mais en réalité cette affinité elle-même devient Amour, Amant et Aimé, et est idéalisée par les sages en tant que Dieu, le Seul Etre. »

L’expression et le contrôle des pensées et des sentiments prend des formes différentes. Toutefois, il faut savoir « que l’esprit du sentiment est perdu quand il est exprimé en paroles ». C’est pourquoi le soufisme cultive particulièrement la pratique du silence et l’art d’économiser ses paroles .

« Aucune étude ne peut enseigner davantage que ne le fait le silence, aucune méditation n’est plus grande que le silence même. Quand l’huitre ferme ses lèvres, des perles se forment. C’est le cœur de l’homme qui est la coquille des perles véritables. En fermant ses lèvres, toute la beauté, qui est vue et entendue, est reçue en lui et devient comme la pierre philosophale. »

Dans le processus alchimique, le mercure doit être immobilisé, apaisé. Et c’est ainsi qu’il se transforme en argent. Ce mercure, si prompt à l’agitation, représente le mental, toujours en activité jusqu’à ce qu’il apprenne, par la force de la volonté, à trouver la tranquillité.

« Le mental qui n’est pas sous contrôle rend l’homme capricieux et faible; sa vie devient difficile. Ce mental crée le faux ego; il le rend gâté et cruel, d’abord envers les autres, et il finit par être cruel envers soi-même. … Quand ce faux ego est proprement soumis, l’ego véritable est victorieux, et dans cette bataille on fait l’expérience de l’accomplissement spirituel. Toutes les légendes hindoues expriment symboliquement cette idée, que la perfection spirituelle est la mise à mort du faux ego créé par le mental, afin de donner vie au vrai ego ».

Dans cette bataille l’idée de Dieu, gardée dans la pensée et constamment rappelée au mental, domine la pensée de soi-même. L’idée de Dieu, tout effort pour rendre Dieu intelligible, mène vers la recherche de ce qui est réel, vers la vérité, et culmine dans la compréhension de la divinité de l’âme humaine.

« Si l’homme réalisait que, bien que son extérieur soit humain et limité, son être intérieur est divin et non limité, et s’il savait comment plonger profondément en lui-même, il trouverait Dieu. Car Dieu n’est pas loin. Dieu est une extrémité d’une ligne, et lui-même est l’autre extrémité: une seule ligne à deux points, une seule vie à deux points. L’un est l’homme, l’autre est Dieu. »

La libération est le point de mire de chaque être. « L’âme a fait ce mental et ce corps afin d’expérimenter le monde extérieur. Il s’en suit qu’elle n’arrive pas à se libérer s’étant vraiment attachée à cette expérience ». Elle est comme un nageur qui s’est laissé prendre dans un filet. « Le travail du Soufi est d’effacer toutes les impressions de l’âme », ce qui restaure l’âme dans son état originel. La prière et l’adoration sont nécessaires.

« Toutes les religions en ont fait grand cas, mais elles n’ont pas dit pourquoi elles étaient nécessaires. Elles sont nécessaires afin de permettre à l’âme de se voir elle-même et de se libérer. Dans la tradition chrétienne, cela est appelé le Salut. »